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Le blog de Persone

Individualisme, communautarisme, culturalisme, nationalisme, mondialisme ?

9 Juillet 2015, 15:08pm

Publié par Persone

Tout d’abord…

Et bien que toute la sphère médiatique, relayée par la toute puissante connerie humaine, semble nous indiquer le contraire… 

Vous trouvez ces 5 notions si différentes que ça ? Si incompatibles ?

Si vous raisonnez comme un économiste, un financier, un politique ou un simple brouteur de foin… Il y a des chances que OUI !

Et il y a surtout des chances que vous jouiez de cette fausse réalité si vous êtes de ceux qui aiment diviser et faire brouter les autres !

Mais allez dire ça à un philosophe digne de ce nom, à un sociologue à un psychologue (…) Ou encore à un bon physicien qui ne travaille pas en circuit fermé... Ecoutez bien leurs réponses, elles lèveront le voile des illusions !

Et avant l’individualisme… le cellularisme ? Et encore avant…

Ou après le mondialisme…l’interplanétarisme ? Et encore après…

Dedans, dehors, avant, après….Que d’incertitudes pour nous, pauvres pêcheurs n’ayant point fait d’études !

Exercice : Ces notions dont nous parlons « individualisme, communautarisme, culturalisme, nationalisme, mondialisme », représentons les comme cinq couches voisines de la peau d’un oignon ! 

Observation : Un oignon dont la matière est très susceptible, un oignon qui possède un nombre infini de couches et dont le cœur même reste insondable, renvoyant celui qui approche de son mystère vers l’horizon des évènements !

Hypothèse : Et ces couches, ou plutôt frontières que l’on cite, ne forment-elles pas un jeu de miroirs dans lesquels se regardent, l’égo et l’amour propre des entités qu’elles définissent : l’individu, la communauté, la culture, la nation, le monde ?

Axiome : Toutes nos personnalités, qu’elles soient individuelles ou collectives, physiques ou morales se reflètent les unes les autres. Comme vous l’aurez sûrement vu dans ce livre ou

en cours de philo « la société reflète l’individu et vice versa ».

Conclusion : Qu’elle soit physique ou morale, qu’elle soit un individu, une tribu, une nation ou une république galactique (…), chacune de ces entités dispose d’une volonté et d’une horloge biologique (par opposition à l’orgueil et à l’amour propre) lui offrant la faculté de transcender l’opacité de ces frontières dont on parle et de jouir de la complémentarité de toutes les couches de l’oignon. C’est ainsi qu’un organisme évite de succomber aux maladies et aux contraintes extérieure. C’est avec cette volonté programmée et cette horloge biologique que la nature exprimait un paradis vert et durable, jusqu’à ce que l’Homme leur préfère la vanité et le regard de l’autre.   

Interrogations : Pourquoi l’Homme est-il le seul fruit de la création à pourrir si vite de l’intérieur ? Et pourquoi ne pas le guérir vite, avant que la génétique, la culture et le dressage ne lui permette de contaminer définitivement toute les forme de vie sur lesquels l’Orgueil n’avait jamais eu d’emprise.

Mais pour une telle disposition, ne faudrait-il pas en premier lieu que les pilotes du collectif nous laissent cicatriser des blessures liées à notre histoire, plutôt que de tirer profit de la situation ?

Plus de cours d’histoire donc et de philo ? Et des cours de psycho, de socio et de logique pure ? Plus de connaissance et moins de technocratie ? Plus de partage du savoir et moins de monopolisation (dans tous les sens du terme) ? Une meilleure éducation en général ? Cela serait déjà un bon début !

Mais difficile de croire que nos dirigeants et la sainte loi du marché nous guident vers cette recherche d’harmonie !

A droite : De la méritocratie, encore et toujours, dans un monde « décomplexé » où la tragédie de l’égalité des chances n’a plus qu’un effet comique !

A gauche : Du pédagogisme radical dans un royaume de « bollos » dont la « ouèchisation » fait tourner l’économie ! (Vous savez, ce nouveau royaume d’illettrés dans lequel tout le monde s’appelle Gros !)

Bref, citoyens du monde, voilà les deux écoles d’hypocrites, les deux grosses mamelles suintantes de la vieille république, entre lesquelles nous sommes pris en sandwich !

« Allez les enfants, dépêchez-vous ! VITE, avant les autres ! On tète la gougoutte ! » …

Réveillez-vous tous, suiveurs et suivis !!! Le secret de notre guérison et la clé du retour à un épanouissement décent n’ont jamais été cachés dans ces tunnels de lumière artificielle que nous creusons à nos dépend sans plus savoir ce que l’on cherche !

 

Mais revenons-en à nos 5 notions ! A en croire les politiques de tout poil et les beaux discours du gouvernement, prononcés depuis que nous sommes Charlie (enfin, depuis que deux millions de français sont Charlie), nous devrions nous méfier, même du culturalisme, car il risque de favoriser le vilain communautarisme qui menace la Sainte et Universelle Nation !!! Non mais franchement !?! Pour une fois les amalgames et la médiocrité intellectuelle de nos nouveaux politiciens me fait presque rire ! Le « isme » problématique que l’on peut accoler aujourd’hui à la simple défense des patrimoines et des cultures n’est qu’une réaction régulatrice proportionnelle au positivisme absurde d’une gouvernance irresponsable et anti-systémique !

Et vous verrez, bientôt ce seront les cultures et les nations elles-mêmes qui menaceront l’uniforme et la non moins universelle mondialisation ! Et à ce moment-là, que dira-t-on ? Que les nations font du communautarisme ? Que les patrimoines culturels doivent-être sacrifiés s’il le faut ? Qu’un bon fédéralisme devrait pouvoir les protéger ? Tout comme le progrès et les échanges devaient nous rendre meilleurs ?  Et que, dans le pire des cas, nos petites mains bonnes à tous et enfin uniformisées pourraient nous permettre de fabriquer de quoi coloniser l’espace ??? Impayable ! A mourir de rire ! A crever de honte !

J’insiste, je répète : Distribuer le mode d’emploi d’un Monopoly, d’une entité fédérale ou d’une mondialisation totale à des créatures fascinées par leur nombril, ignorantes de la complémentarité (non vénale) de leurs différences, habituées au conflit et à toutes les formes de violence, rompues à la compétition, dépassées par leur propre téléphone, lobotomisées par la télévision et mécanisées par l’organisation du travail et des loisirs… C’est mettre la charrue avant les bœufs !

 

Cà a toujours été « mettre la charrue avant les bœufs » !

Et qu’ils ont l’air fiers tous, brandissant leurs poings contre le communautarisme tout en enflammant notre élan national ! Les fourbes ! Les hypocrites ! Au nom du collectif disent-ils ? Et voilà pourtant plus d’un siècle que la république conditionne l’âme et la chair du peuple dans les usines à gaz du modernisme pour finir par vendre les richesses produites par le labeur de plusieurs générations sur le marché d’une mondialisation dont le caractère universel semble travailler pour le portefeuille de quelques personnalités morales, au service d’intérêts parfaitement individuels !!! Ah les infâmes… le meilleur tour d’illusionniste du monde, le casse du siècle !!!

Individualisme, communautarisme, culturalisme, nationalisme et mondialisme…

La belle affaire !

Enfin, pour dernier argument, notons qu’il existe une confusion profonde autour du terme même de communautarisme, une confusion qui résume à elle seule le sens de mon article :

Quand les langues, pour rallier l’électorat, se font nationales, elles condamnent le communautarisme parce qu’elles l’assimilent à la revendication marginale, ethnique, religieuse, anti-progressiste ou anti-industrielle. Mais lorsqu’il s’agit de se plier devant la puissance des actionnaires de la World Company ©, les langues se font subitement mondialistes et encensent le communautarisme selon le terme anglo-saxon désignant le primat de la communauté globale sur les individus qui la composent. La magie des mots !   

Doit-on comprendre que plus le communautarisme est petit, plus il est mauvais?

Les farceurs !

 L’individu ne peut primer sur le monde, la galaxie, l'univers (...) Certes! Et re-certes !!! Mais tout comme l’inverse ! Nos politiques devraient enfin comprendre que ce qui est un complexe pour leur malheureux esprit de petits hommes est un simple équilibre naturel dans l’univers.

Si l’individu et l’univers se reflètent l’un l’autre, il serait temps de ne plus les dissocier à des fins religieuses, économiques ou politiques et de cesser de convaincre l’homme qu’il n’est que matière besogneuse ! Les universalistes que nous croyons être depuis le grand flash des Lumières ne sont que d’égocentriques singes fièrement compartimentés dans un laboratoire géant. Et notre système n’est qu’une logistique collective non systémique, reposant sur de vielles lois dont la possibilité de réforme semble échapper à de simples individus que la supercherie du mérite scolaire et le Saint suffrage universel auront mis au pouvoir. Ces lois, loin d'être universelles, ne sont que les tortures mentales d'une politique sénile, concoctée depuis des millénaires par des hommes qui ne savent plus s’ils s'aiment, s’ils se détestent, s’il y a vraiment une salope dans la mère, la fille ou la femme et s’ils doivent vénérer Darwin ou le Saint Père (ça laisse peu de choix!). Car en réalité les chantres de ce système qui se mondialise aiment  flâner vers l'église le dimanche, par clientélisme bien-sûr, mais aussi pour compenser la morsure du doute, comme nous tous ! Et du lundi au vendredi, ils travaillent à nous imposer mondialement leurs interprétations couillues du darwinisme! Merci Charles, bravo mon Général! 

Toutes ces lois, qui nous gouvernent, favorisent donc des groupements d'intérêt parfaitement individuels ! Elles protègent toujours les actionnaires des profits engendrés par l'exploitation des ressources naturelles et de la masse humaine ! Et elles permettent de redistribuer l’argent le plus inégalement possible, en toute légalité ! Quel universalisme dites-moi.

Les accords transatlantiques seront bientôt actés dit-on doucement… Vous avez signé quelque-chose vous ? Qui a signé quoi au juste ?

Des clowns donc, des vilains, des pathétiques, des macabres… Pas pour les enfants !

 

Epilogue :

Vu l’avenir que notre orgueil, notre amour propre et notre hypocrisie leur réserve, je trinque (dans tous les sens du terme) à la santé de nos progénitures !

A tous les enfants du monde, n’oubliez jamais de croire !

Et nous autres les adultes, cessons donc d’être crédules !

Comment ? La phrase vous trouble ? Vous voyez là un paradoxe ?

Il n’y en a point !

Et si c’était notre crédulité et le monde que fabriquent nos bonimenteurs qui dénaturaient les rêves de nos enfants ? Suffisamment pour en pervertir la magie ! Suffisamment pour y introduire l’objet ! Suffisamment pour que les espoirs deviennent d’indispensables et compensatoires masses dévorantes ? Suffisamment pour transformer le devoir de croire en le besoin de croire, et la foi de l’innocence en crédulité !

La boucle est bouclée, poil au nez !

Vous trouvez cet épilogue un peu décousue ? C’est pour mieux dévoiler le trou de notre… Oups pardon, je voulais dire bien sûr qu’il est décousu ! Et pour cause, c’est lorsqu’on a décousu une trame ou un vulgaire nœud que l’on commence à comprendre les secrets de sa géométrie et les relations établies entre les différents fils !

J’ai dans ma cave une vieille bouteille de rêve et de raison, une des rares dont le précieux mélange ne tourne pas au vinaigre ! Je n’oublie ni les voyages d’Ulysse, ni les leçons de Guizot, je garde en poche mes petits carnets scientifiques et romantiques,  mais par-dessus tout,  je lève mon verre à tous les enfants du monde, aux pirates et aux rêves de Peter Pan ! 

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