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Le blog de Persone

L’Argent, le crédit, l’usure, la dette et l’oubli… Des raisons pour lesquelles on invoque le N.O.M

29 Mai 2017, 00:01am

Publié par Persone

La déconnade au point 0.666 (humour)
La déconnade au point 0.666 (humour)

La déconnade au point 0.666 (humour)

L’argent est un outil qui permet de fixer une correspondance entre la valeur des biens et des services échangés.

Mais, contrairement au troc, c’est aussi un mécanisme qui dope les échanges et représente un moteur de croissance indépendant des besoins réels et des ressources.

Il est donc un bon outil tant que l’offre s’adapte aux besoins de la société et que la société reste en symbiose avec son environnement et l’épanouissement du jardin intérieur (l’esprit et le corps) de l’individu. 

En revanche, lorsque l’offre fait son premier pari de spéculer sur la demande en oubliant le besoin, l’argent se met au service de l’orgueil et nourrit le plus grand complexe du patriarche: la raison abstraite de l’impérialisme! C’est ici que les forêts brûlent et que les Hommes commencent à accepter leur esclavagisme au nom DU progrès, qui n’est en réalité qu’une piètre façon de progresser, parmi tant d’autres! Ainsi les choix faits par les occidentaux, les africains, les hébreux et les arabes, aux temps de l’Egypte ancienne, pèsent encore sur nos épaules aujourd’hui. Compte tenu de l’âge de l’Homo-sapiens, comparé au rythme des grandes mutations biologiques, l’humanité semble bien jeune. A l’aube de la folie des grandeurs, l’Antiquité, nous sommes apparemment entrés dans une adolescence torturée dont nous n’arrivons pas à nous extirper.   

Autrement dit, l’argent crée le Marché et le Marché, indépendant des ressources et des besoins, est un ensemble chaotique composé d’une multitude de marchés, certains en synergie, la plupart en concurrence. Sans contrôle systémique et éthique, cette mécanique fonctionne sur la croissance continue et fonctionne exactement comme un cancer, qui atteint tous les organes de la société.

L’émission d’argent doit donc se faire en fonction des besoins réels de l’organisme commun jusqu’à ce que les besoins arrivent à la limite des ressources ou à la clôture du voisin! Pourquoi dépassaient-t-on déjà l’une ou l’autre de ces limites dès l’Antiquité, malgré l’espace et les ressources dont nous disposions?

  • Premièrement le motif du profit et l’inégalité de la redistribution de l’argent! L’exploitation des uns par les autres et la sophistication des moyens de compensation poussent les classes pauvres à se reproduire quel que soit le prix à payer pour leurs enfants.  Nous pouvons ironiser intelligemment en admettant, par exemple, que de nombreux mâles dominés nourrissent, de père en fils, le complexe de l’aura du riche ou du puissant sur les jolies pouliches ! Ces innombrables mâles sont souvent dans le déni de leur soumission, mais soulagent allègrement leur amertume entre les cuisses de leurs femmes ou de celles des autres ! C’est un fait et aussi la plus vilaine tumeur de l’humanité ! Un fait que l’instrumentalisation politique du féminisme et la grande fête du consumérisme nous font oublier en lissant la situation, de façon à ce que la question de la guerre des sexes devienne une banalité (une technique vieille comme la civilisation). Chez les riches, le soulagement hormonal est aussi de mise, mais d’autres motivations sont en jeu : certains pensent à pérenniser le patrimoine avec force de relève, certains comptabilisent combien de riches sont nécessaires pour gouverner les pauvres en pleine expansion, certains sont attachés à la lignée ou d’autres (plus contemporains) jouissent de leur fortune pour mettre leurs pouponnières en concurrence…  En bref, le moteur du profit et les inégalités débridées provoquent un besoin de création de masse monétaire, indépendamment des besoins réels et des ressources.  Ils sont un premier tremplin vers un mauvais libéralisme, un mauvais capitalisme et une incontrôlable politique de marché, totalement consumériste.

 

  • Deuxièmement l’enrichissement rapide des castes dominantes grâce à l’impérialisme, tout comme l’émission incontrôlée d’argent dans la société provoque une croissance toujours plus dévorante et des investissements non mesurés y compris chez les commerçants, puis une nouvelle pénurie de matières premières, ceci entrainant à terme une inflation maladive. Notons aussi que les producteurs et les commerçants n’attendent pas forcément cette pénurie pour provoquer des inflations : lorsque l’argent coule à flots et que les gens achètent, ils augmentent souvent leur prix par simple volonté de gros profits. Aucun de ces facteurs n’a jamais été contrôlé correctement !!! Nous croyons à tort que la rigueur des monarchies successives et le corporatisme était une barrière morale à ce genre de liberté financière : à l’époque, les bonnes affaires participaient aux quatre volontés de conquête et de gloire des seigneurs et, lorsque les activités devenaient financièrement immorales, nous avions pour habitude de les confier au peuple que nous considérions comme déicide : les juifs. Lorsque la crise revenait, nous les taxions audelà du taux d’imposition commun et lorsqu’elle mordait trop fort, nous avions déjà un bouc émissaire tout désigné, que nous tabassions en règle avant de le congédier en récupérant notre mise au passage !!! Rien n’a changé, nous avons juste oublié, avec le consentement morbide des responsables et garants de notre éducation. A une différence près, aujourd’hui, le bouc émissaire est un actionnaire majoritaire de l’objet de pouvoir.

 

  • Et enfin, l’usure ! Vendre des crédits incite à valider n’importe quel projet, tant que les lois assureront le remboursement de l’emprunt ! Ce qui explique que même lorsque les marchés sont saturés, la chasse aux emprunteurs reste ouverte, incitant les entrepreneurs à baisser la qualité des produits et à exploiter les salariés dans les limites de la légalité. Depuis John Law un autre phénomène vient s’ajouter à ce premier détail sur les méfaits de l’usure : L’apparition des courtiers en bourse et des hommes d’affaires ! Ici, la banque c’est vous ! Vous prêtez de l’argent en étant fière d’être actionnaire et attendez vos dividendes avec impatience, mais si le marché s’écroule ou que la compagnie a trop flambé, aucune loi ne vous protège, contrairement à une vraie banque. Un sport réservé aux riches donc ! Mais lorsque les compagnies s’écroulent ou se rachètent les unes les autres, chez les pauvres, c’est la mort ! La conséquence la plus morbide de l’usure et de l’actionnariat est le caractère exponentiel qu’il confère à la croissance, le débridage total du Marché et le nonretour imposé par la dette ! Je rappelle à mes lecteurs que ce qui a amélioré le sort de l’homme, c’est la connaissance de lui, des autres et de son environnement, l’échange gratuit de nouvelles connaissances, l’éducation et l’hygiène ! Pas la consommation, ni la sophistication. Le rôle de prêteur d’argent est lié à la politique, ils sont tous deux des outils logistiques qui se corrompent l’un l’autre en fonctionnant séparément. Aujourd’hui, le paradoxe est tel que les banques centrales sont privatisées, que le contrôle de la monnaie échappe aux états et que la dette globale a été émise à partir de rien ! Juste du vent, une simple écriture ratifiée avec promesse de remboursement du principal, de l’intérêt et de l’assurance, alors que l’argent n’existe pas. C’est ici qu’il convient d’aborder la notion d’intérêt : L’intérêt est un pourcentage de votre principal restant à payer, vous le versez chaque année sur 10 ou 20 ans. Les crédits les plus attractifs sont ceux de l’immobilier : ne présentant aucun risque pour la banque, ils sont souvent à des taux très faibles en période de crise. Malgré tout, vous aurez souvent remboursé une fois et demie votre emprunt à la fin de la période… L’immobilier est avant tout une affaire juteuse !  Et j’insiste sur le fait que l’argent que l’on vous prête n’est pas celui que tout le monde épargne à la banque, il est créé de toutes pièces et disparaîtra dès que vous aurez fini de tout rembourser ! Cela motive le fait de développer des crédits faciles (immobilier ou crédit a la consommation), parce que les gens sont absolument contraints de rembourser, mais aussi le fait de limiter les crédits à risque représenté par l’esprit novateur, et le droit des peuples à disposer de leur véritable génie !!! Autrement dit, cela pousse la science vers le commercial au détriment de la vie qu’elle appréhende de plus en plus vulgairement.

Quelles sont les conséquences aujourd’hui ?

L’Argent, le crédit, l’usure, la dette et l’oubli… Des raisons pour lesquelles on invoque le N.O.M
L’Argent, le crédit, l’usure, la dette et l’oubli… Des raisons pour lesquelles on invoque le N.O.M

Les états et les familles sont endettés jusqu’au cou et pour rembourser ne serait-ce que les intérêts, de nouveaux crédits doivent impérativement être signés et les hommes doivent impérativement accepter l’austérité. (Dans l’antiquité cela signifiait la guerre et le besoin de richesses rapides et d’esclaves).

L’orgueil de l’Homme, la liberté du Marché et le choix de persévérer dans un système financier spéculatif nous ont menés à la ruine jusqu’à ce que nous soyons prêts à accepter, par défaut, un Nouvel Ordre Mondial qui n’a rien de la solution universelle dont on pourrait rêver !!!

Jadis, les chiffres et l’esprit spéculatif ont permis aux hommes et aux femmes et plus globalement aux dominés et aux dominant de compenser leur altérité réciproque dans une puérile hypocrisie, encore excusable. Mais l’Homme, le patriarche a persévéré en ignorant ce qui deviendrait bien vite un complexe freudien. Sans l’instrumentalisation de la psychanalyse, peut-être le progrès contemporain aurait-il pu nous libérer des traumas d’une mauvaise enfance et de cette crise d’adolescence persistante ! Mais la psychanalyse, dans son échec de science compartimentée, comme les autres, n’aura servi qu’à nous étudier pour que l’offre puisse enfin conditionner totalement notre demande ! C’est ici que s’arrête la responsabilité de la banque, du créateur de monnaie, du libéralisme, du capitalisme ou du socialisme…  Comment en est-on arrivé là ? Quels intérêts se cachent derrière ce crime, commis avec de simples outils ? Je ne reviendrais pas sur le viol originel et le sacrifice de l’enfant, mais sur l’Egypte ! La grande hypocrisie fratricide du bassin méditerranéen a commencé ici ! Au menu des chiffres, le pouvoir et des mensonges entre occidentaux, arabes, juifs et africains.

Vous n’imaginiez pas les affaires vaginales, l’histoire et la religion intervenir dans vos problèmes bancaires ou dans votre galère quotidienne ultra moderne ? Détrompez-vous !!!   

Derrière l’apparente guerre économique, se cachent encore nos plus vieilles rancunes.

Sans un changement de paradigme, sans un retour sur les vieux mensonges, sans la chute de l’hypocrisie, sans le vrai pardon… Nous resterons des moutons tondus à longueur d’année, subissant les chroniques d’une mort annoncée !  

Et ce choix est en chacun de nous, tant qu’il nous reste un tant soit peu d’esprit et de mémoire… Une bonne dose de repentir ne serait pas superflue, ne serait-ce que pour mériter ce pardon gratuit qu’offre les yeux d’un enfant.

 

Je répète l’introduction de mon article :

L’argent est un outil qui permet de fixer une correspondance entre la valeur des biens et des services échangés.

Mais, contrairement au troc, c’est aussi un mécanisme qui dope les échanges et représente un moteur de croissance indépendant des besoins réels et des ressources.

Il est donc un bon outil tant que l’offre s’adapte aux besoins  de la société et que la société reste en symbiose avec son environnement et l’épanouissement du jardin intérieur de l’individu. 

Autrement dit, les peuples et donc l’individu a gagné sa souveraineté par la révolution, au moment même où il l’a fourvoyé par sa soumission totale au système spéculatif.

L’Argent, le crédit, l’usure, la dette et l’oubli… Des raisons pour lesquelles on invoque le N.O.M

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