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Le blog de Persone

LES PETITS POLISSONS ENDOCRINIENS III

5 Juillet 2017, 20:36pm

Publié par Persone

LES PETITS POLISSONS ENDOCRINIENS III

Pour faire suite à la médiatisation de la réponse du parlement Européen à propos des perturbateurs endocrinien (voir article du Monde « PE : la France capitule devant l’Allemagne » http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/07/04/perturbateurs-endocriniens-la-france-cede-a-l-allemagne_5155485_1652666.html

Attardons nous sur le discours du commissaire européen :

« Après des mois de discussion, nous avançons vers le premier système réglementaire au monde pourvu de critères légalement contraignants, définissant ce qu’est un perturbateur endocrinien, s’est félicité Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé. C’est un grand succès. Une fois mis en œuvre, ce texte assurera que toute substance utilisée dans les pesticides et identifiée comme perturbateur endocrinien pour les humains ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché. »

Comment un être humain peut-il lire cela sans comprendre ipso facto à quel point nous sommes de misérables troupeaux que l’on persuade de se diriger gaiement vers le paradis des vaches sans tête ! Les bergers sans foi ni loi jubilent, les chiens de garde, de chasse et de troupeaux, remuent la queue et les loups de la finance se lèchent les babines… Une véritable orgie est à prévoir dans les années qui viennent pour tous les amateurs de vache folle !

Je dissèque le texte :

« Après des mois de discussion »  - Soit dit en passant le terme de PE a été défini en 1991 par Mme Théo Colborn, une zoologiste et épidémiologiste américaine !

Des mois de discussion sur un sujet alarmant depuis une quarantaine d’année ! Dans les années 70, un certain Roger Guillemin a mis en évidence le rôle de liaison de l’hypothalamus, entre le système nerveux et le système endocrinien. Or, en 1959, un certain Peter Karlson a défini le mot « phéromones », ces petites molécules souvent odorantes apportant la preuve que des substances volatiles invisibles peuvent affecter la physiologie et le comportement animal en diffusant des messages que le système nerveux transmet au système endocrinien. Autrement dit, avant les années 80, les gens se piquaient déjà d’une étrange curiosité envers ces nouvelles matières plastiques très odorantes et nos élites étaient parfaitement en mesure de comprendre les dangers innombrables que représentait la synthèse débridée de molécules issues de la pétrochimie !

Mais ne l’oublions pas, les années 70, c’est la coupe qui déborde, qui se renverse et le nouveau pinard qu’on verse dedans !  Les années 70 c’est la gauche et la droite, les démocrates et les républicains qui misent sur la grande fête du slip et le libre échangisme pour éviter d’affronter le nerf de la guerre, la vérité, et pour entrer dans une paix d’hypocrites, une paix compétitive et consumériste. Les années 70, c’est la pilule et la maison « en tout plastique » ! Le plastique c’est fantastique, le caoutchouc super doux, chantait-on 10 ans plus tard… Et nous, hystériques, libres de jubiler comme des cons jusqu’à plus d’heure sur le danse floor !  Comment arrêter une politique qui fonctionne si bien alors qu’on a déjà fabriqué et vendu l’arme du crime à tout le monde, TOUT LE MONDE ?!?

« … vers le premier système réglementaire au monde pourvu de critères légalement contraignants, définissant ce qu’est un perturbateur endocrinien, s’est félicité Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé. » - Au regard de ce que je viens d’écrire, l’affirmation est le comble de la honte ! Pitié pour ce pauvre commissaire ! Mais allons plus loin pour démontrer l’absurdité qui nous envahit : « Un système règlementaire définissant ce qu’est un perturbateur endocrinien » !!! C’est la science qui définit ce qu’est et ce que fait une molécule, pas la justice ! Autrement dit, sans langue de bois, la justice, après 40 ans de déni, se décide enfin à accepter que les PE existent, mais les industriels et les nouvelles lois du grand Marché lui demandent d’exiger des preuves concernant les effets de chaque type de PE sur le sujet humain spécifiquement, avant de rédiger une définition définitive de ce que sont ces molécules ! Et M. Vytenis Andriukaitis s’en félicite !

Mais continuons :

« Nous avançons vers… » « Une fois mis en œuvre… »

Donc toute cette farce, ce grand progrès dont le commissaire se félicite, n’est encore qu’un objectif à atteindre ! Think positive !

« Utilisé dans les pesticides »

Doit-on comprendre qu’une fois que toute cette fadaise sera mise en place, après des années de déni, elle ne s’appliquera qu’aux seuls pesticides ? Et la pilule ? Et tout ce foutu plastique ? Et les pectines dans les jus de fruits ? Et les expériences militaires sur le climat ?

« … pourra être évalué et retiré du marché… »

Là, on comprend clairement : le produit pourra être évalué. (!?!?!?) La cerise sur le gâteau ! Si ce monsieur ne se moque pas ouvertement de nos tronches, c’est qu’il espère que nous sommes tous devenus aussi cons que ses commanditaires l’on assuré.

Pour conclure, évoquons la notion de concentration, que les chantres de l’industrie espèrent voir figurer dans la définition des PE : un PE est ce qu’un scientifique appelle un modèle de vecteur endocrinien suivant une courbe dose-dépendante en U, ce qui signifie que les petites concentrations sont aussi efficaces que les fortes. L’action d’un PE n’est pas limitée localement, il ne représente pas un empoisonnement classique et il suffit d’une seule de ces molécules usurpatrices pour déclencher une réponse de l’organisme. Comme nous venons de le voir une faible concentration suffira à provoquer une réaction en chaine pouvant affecter profondément l’organisme. Les formes géométriques et la taille des PE correspondent à celles de molécules naturellement produites par le corps ou son environnement, des molécules donnant des indices sur leur état respectif lorsqu’elles sont captées par le système nerveux et endocrinien, qui déclenche les réactions adaptées. Imaginez ces milliards de milliards de molécules déversées dans le sol, les rivières et les océans, dont CHACUNE est une fausse information pour les organismes vivants.

Depuis 40 ans, les industriels nous rassurent avec un leurre « le poison, c’est la dose », sous-entendu : la dose nous pouvons la calculer et donc ne pas la dépasser ! Une majorité de scientifiques demande à ce qu’on corrige cette erreur, mais appelons un chat un chat, il s’agit ici d’un délit d’initié et d’un déni criminel de la part des états !

Chers lecteurs, certains, beaucoup même, j’en suis persuadé imaginent que je vais trop loin quand je ramène systématiquement tout à la psychanalyse du viol originel et des mensonges « bibliques » que se sont fait les fondateurs des lois divines, civiles et réductionnistes : les hommes ! Les BOOOOOOSS !

En quelques mots :

Ce qui nous ronge est avant tout la suppression de notre temps par la compétition, les obligations et les compensations organisées pour masquer l’entretien de nos altérités réciproques et l’actualité de tous nos vieux mensonges.

L’origine de la merde est souvent sous notre pif ou accrochée aux poils de nos culs, et notre couple « orgueil/amour-propre » cache  indécrottablement les remèdes à nos souffrances là où l’on ne veut pas regarder !

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