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Le blog de Persone

Sujets d'hier et d'aujourd'hui par Annick De Souzenelle

9 Juin 2020, 19:03pm

Publié par Persone

Bonjour à tous,

Je vous propose ici un petit retour sur la période de confinement que la reprise économique tend à nous faire oublier tout en nous rappelant nos devoirs et l'ombre du durcissement à venir concernant nos droits et les modalités de nos accords tacites...

Après avoir visionné cet interview spontané proposé par la jeune demoiselle qui ne mentionne pas son nom, je vous propose ici un petit décryptage des propos:

Comment le cœur et la raison pourraient-t-ils rester indifférents au discours de cette vénérable gardienne des âges, de la mémoire des icônes et des doctrines portées par le chalcédonisme. En précisant au nouveaux lecteurs que j'étudie les religions dans le cadre de mon travail, sans affinité particulière et en laissant à la vie le soin de guider ma foie envers elle, je rappelle ici que le Concile de Chalcedoine (451) est celui qui a tranché le nœud gordien concernant la nature humaine et divine du Christ. Ici s’ouvrit un champs de réflexion demeurant très hermétique, une énigme intemporelle: la Trinité. Le principe admis ici définit la nature du Christ (C3H8R9I9S1T2 donc CHRIST 5) comme 100% humaine 100% divine. L'unité de l'être est RELATIVE et le vivant est indissociable des principes qui le composent et qui l'entourent, principes et manifestations qui agissent sur lui et sur lesquels il agit en retour. Note: le chiffre 5, par ses propriétés arithmétiques est un médiateur des ordres de grandeur, il est chiffre premier, moitié entière de l'unité ou des décades (0,5, 5, 50...) et son double revient à cette unité (1,10,100...). En matière d'inverse, dans le domaine des valeurs et des ordres de grandeurs, le centre de symétrie n'est pas 0, mais 1 (1/x), ainsi le double de 1 (1x2) est 2 (croissance vers l'infiniment grand ou horizon 0) et sa moitié (1/2) est 0,5 (fragmentation vers l'infiniment petit nous rapprochant du centre 0). Autrement dit, 1600 ans avant notre époque, la question de l’immanence fût en partie résolue. Notons que cette dernière était déjà au centre des préoccupations des philosophes et mathématiciens de l’Antiquité, qu’elle fût reprise entre autres par Descartes et Spinoza et qu’elle demeure au cœur du grand défi moderne concernant l’irrésolue théorie du Tout. Pour la résoudre, les spécialistes se consacrent à rendre compatibles les résultats du modèle standard (physique des particules, dite quantique) et de la définition que nous avons de la gravitation. Les théories de la relativité générale et restreinte sont quant à elles compatibles (du point de vue théories/résultats) avec le modèle de la physique classique, mais ne suffisent pas encore à déterminer le lien avec la quantique.

Autrement dit, le langage de double nature, porté par l’inspiration et le souffle qui réunissait jadis la métaphysique, le réductionnisme, l’art et la politique, s’inscrit de lui-même à l’ordre du jour concernant  les enjeux caractéristiques de notre progrès... La « grande question de notre temps » !

Pourtant, faut-il le dire, notre nouvelle Église est celle de la matière, de l’argent et des intérêts temporels relatifs à une humanité mécanisée. Nos modèles standards métaphysiques et théologiques sont mis à mal depuis environ deux siècles, pour cause d’hermétisme de leur part, mais aussi pour cause d’une soumission pandémique à un matérialisme de type résolument/absolument déterministe. Les cauchemars de Darwin et Spinoza sont ici… Darwin qui ne cautionnait pas la suprématie des dévoreurs mécaniques que nous sommes, et Spinoza préoccupé avant sa mort par ses amitiés contrariées avec les rationalistes, qui quelques années plus tard furent les diffuseurs de la pensée libertaire matérialiste. Pensée qui est en soi un paradoxe puisque ce matérialisme fondé sur le réductionnisme a affirmé l'inexistence du libre arbitre. Et, oui! Au cas où vous ne le sauriez pas, nous sommes tous considérés comme les pions d'un univers absolument déterminé, dont certains et influent scientifiques disent qu'il est un accident hasardeux sans le moindre sens, soumis à la destruction par simple aboutissement de la mécanique de cause à effet. Les pions d'un destin programmé sans la moindre intelligence, intention ou sensibilité, mais tout puissant! Des pions imaginant à tord qu'ils ont le choix de leurs agissements, des pions au final non responsables de leurs actes et donc soumis à une justice par principe de précaution. Justice censée représenter la loi et non l'arbitraire. Pourtant ce sont bien des Homme qui font ces lois, la science elle même admet l'incomplétude de ses propositions en matière d'unification de ses théories et il y aura toujours un juge humain en dernière instance pour ARBITRER les affaires. Un antique paradoxe remis au gout du jour par la démocratie démagogique engendrée par la révolution des Lumières! 

Je me permets donc de compléter les paroles d’Annick de Souzenelle en insistant sur le fait que "cette nouvelle voie qui s’offre à nous" en ces temps de malheur, balaye autant le dualisme ancré dans les idéologies matérialistes dites horizontales que les altérités réciproques motivées par les principes dits verticaux (conflits religieux), et cela sans pour autant nier le principe universel de la dualité et ses champs de manifestation ! Dualité qui par nécessité de sa propre nature et par logique de complémentarité ne contrarie aucunement la notion d’unité. Pas plus qu’elle ne contrarie le principe de Trinité ou encore la notion de temps en tant que 4ème dimension, permettant le témoignage du mouvement de ce qui s’incarne en 3 dimensions...  Je vous ramène ici à mes derniers articles concernant la sémantique des chiffres et l'unification des langages humains par leur déconstruction, qui a mes yeux offrent la seule solution non morbide à la question de la théorie du Tout. Il me semble important de souligner un petit détail de grande importance : les juifs ne portent-ils pas le double fardeau de l’ancien testament (intimement lié au nouveau ainsi qu'au Coran) et de la plupart des vérités scientifiques de notre temps ? Et leurs hôtes, qu'ont ils sur la conscience? Comment chacun a -t-il traité cette cellule humaine invinciblement séparée de son aire de répartition biblique?  Quel peuple aujourd'hui ne souffre pas des sentiments de victimisation, d'exclusivité ou de protectionnisme ? Qui a trahi ? Que celui qui n’a jamais cautionné le choc des civilisations jette la première pierre ! La tromperie, la conquête, l’adultère et l'acte de viol sont par définition des complexes d'adulte qui dépasse de loin les conventions du sexe dictées par un anneau de pouvoir corrompu, anneau de mauvaise ALLIANCE. Mauvaise alliance, mauvaise séparation, adultère, viol (...), des questions que les Juges et les avocats de père et mère ont souvent tranchées en posant l’éteignoir sur la lueur de l’enfant. Conflits intérieurs et extérieurs, démagogie, conquête, soumission, avilissement (...), des question que les juges et les avocats de notre Empire des sens ont souvent tranchées en posant l'éteignoir sur la flamme des peuples.

Je conclue ce paragraphe en me permettant une synthèse de plusieurs phrases prononcées par cette femme d’esprit et de spiritualité : au regard de la renaissance de notre temps, annoncée tant par nos besoins que par les convulsions manifestes de notre humanité, l’intellect et la sagesse elle-même devront accepter leur échec. Hannick de Souzenelle ne dit en aucun cas que l’intellect et la sagesse ne seront plus et encore moins qu’ils sont mauvais. J'admets que cela peut sembler paradoxal avec sa proposition concernant le ressenti et la nécessité de l’expérience, une nouvelle expérience au-delà de toute condition réductionniste ou matérielle. Un détail qui méritait d'être approfondi dans l'interview, dommage. Notons que la sagesse, souvent politique et contextuelle, est donc intimement liée à cette dimension de l’intellect face à la matière, aux mouvements et à l’avalanche des évènements (causalité) à travers le temps ! Mais une fois encore, il ne s’agit pas de condamner l’intellect, la sagesse ou même le réductionnisme, mais de les soustraire de leur absolutisme, pour les voir embrasser la « dimension supérieure ». J’entends par cette dimension, la réunion des deux et quatre voies principales connues à ce jour :

  • La sémantique pure (abstraction, création spontanée, inspiration mystique/transcendantale) et la réductionniste (raison, mesure, calcul, traitement de l’information sujet à des protocoles stricts), concernant les deux principales.
  • La religion/spiritualité (1) et l’art (2) face à la politique (logistique dans le contexte des idéologies) (3) et à la science (4), concernant les quatre hybrides. Note : chacune de ces 4 voies utilise les deux voies principales ! Contrairement aux idées reçues, la théologie et la plus part des cosmogonies ont dès leurs origines puisé dans les sciences issues de l'expérience et des mathématiques... Tout comme la science, à travers l’ontologie et les icones qu’elle utilise pour noter les signes et les symboles, puise dans la sémantique pure. Immanence encore! 

J’insiste une dernière fois, la raison et l’école des mystères divins ne sont pas incompatibles et ne devraient souffrir d’aucun conflit, d’aucun dualisme. Elles ne font qu’un et une. Deux extrêmes, deux pôles et tous les binômes sont unis par un indéterminable et trois fois merveilleux milieu ! Ce principe se manifeste autant dans la physique ou les mathématiques (monde réel et semi-abstrait) que dans la métaphysique. La dualité ne contrarie pas l’unité, elle n’est qu’un porte ouverte vers la multiplicité ou la fragmentation, vers la diversité, le cycle... Vers la boucle magique d’un ruban de Möbius borroméen et ver l’infinité généreusement mystérieuse (dualité du 0). La plénitude temporelle/intemporelle de l'être est elle atteignable par ce "Je" contrarié des la naissance par un lourd héritage? Un "Je" complexé de n'être ni totalement plein, ni totalement vide? 

Un temps pour …ƎIIE…

L’unité, UNI T ou encore UN I T, « Un » ou 1, est à la fois centre et horizon ou point et cercle, ou encore point et droite ou courbe. Elle est aussi ce qui réunit vide et non vide, elle est relative (vue d’ensemble ou vue d’une unité par une autre…), elle signifie Unis ou Union, elle sous-entend un principe structurel, logique, ainsi qu’une dimension impalpable qui s’exprime et manifeste le jeu des transformations (Energie)… ETC ! U3N5 donne 8 ! 3 est le principe de base : trinité, immanence, triangle d’Heisenberg (incertitude et jeu focal), structure des noyaux atomiques de base (3 quarks dans les baryons), trois dimensions pour la matière (hauteur, longueur, largeur)… ETC. Voir mes articles précédents. Et 5 est quintessence, médiation des ordres de grandeur et symbole d’ENERGIE !  Note : certaines particules subatomiques non basiques ont une structure composée de 5 quarks, on parle de pentaquark. Les tétraquarks sont quant à eux considérés comme virtuels tellement leur durée de vie est courte. Dans ce jeu de quatre quarks infiniment éphémères, nous retrouvons l’expression relative de l’unité de temps, temps ou quatrième dimension. 8 est la boucle que j’évoquais précédemment et symbole des infinis qui ne font qu’un. Le jeux des chiffres et des lettres est un long travaille de logique réalisé au fil du temps par nos linguistes, travail commencé intuitivement depuis que l'Homme apprend à partager ce qu'il ressent, compte et analyse.

Pour conclure, je pose donc un bémol à cet interview d’Hannick de Souzenelle,  un bémol sémantique :

Légitimement écœurés par une nourriture religieuse politisée depuis toujours et par un matérialisme qui nous mène aux abattoirs, la nouvelle tendance spiritualiste prononce ainsi sa sentence : le mental est en échec et représente la source de nos malheurs, quelque CHOSE de supérieur nous attend, la raison n’y a plus sa place, il ne s’agit que d’expérience, une expérience intérieure, intime. Le flou sémantique est ici : l’expérience a toujours été ce qui nous a guidés, qu’elle soit intérieure et ressentie (endostasie) ou extérieure et rationalisée (exostasie) ! Il me semble que l'expérience, si ultime soit elle, n'est ni l'apanage de la spiritualité, ni celle de la raison, elle est une substance nutritive multidimensionnelle dont les informations sont traitées autant par la tête, que le cœur, le foie ou les intestins. L’expérience intime, lorsqu'elle est partagée (réciproque) puis transmise par toute forme  de langage devient culturelle, en premier lieu c’est ce qui a donné naissance aux communautés. Tribalismes animistes par exemple ou autres formes mystiques. Un "archaïsme" qui n’a pas su s'adapter et résister à une seconde expérience : l’expérience mixte de la raison pure et de la religion, celle qui a mené les nations dominantes à la religion, à l’écriture et au progressisme. Une expérience à double tranchant, à travers laquelle le chef, le gourou et le travailleur sont entrés dans un cercle vicieux conflictuel motivé par la démagogie. Démagogie, rhétorique, hypocrisie, compromis et fuite en avant... Le maudit secret de la croissance! L’expérience collective (Babel pour symbole) a toujours été empirique, pour le meilleur et surtout pour le pire. Dans nos expériences plurimillénaires, force est de constater que le cœur a menti, autant que la raison, autant que la foi. Tous ont trahi et été trahis en retour. Le fruit de leur dissociation! Difficile dans ces conditions de complexification de retrouver l’unité des sentiments pluriels, des sciences plurielles, des volontés plurielles (volitions) et des confessions plurielles. Elle est ici notre boîte de pandore. Et de son ouverture par le cœur, la raison et la foi enfin réconciliés et donc réciproquement innocentés, dépend notre Pardon et la découverte du Graal que nous recherchons.  

La clé de cette énigme est cachée dans notre langage et le principe d’immanence qui le définit et le caractérise. Lorsqu’Hannick de Souzenelle parle de cette expérience qu’elle décrit comme verticale, elle cite néanmoins un phénomène qui devrait attirer toute notre attention : la magie des mots et des lettres. Elle aurait pu ajouter les chiffres, les nombres, les signes et les symboles. Nous pouvons d’ailleurs observer qu’elle marque ici un temps d’arrêt et qu’elle avoue avoir en tête quelque chose de bien difficile à expliquer (voir dans le premier quart de l’interview). Le langage sous toutes ses formes n’est pas inventé par l’Homme, ce dernier ne fait que les découvrir peu à peu. Transcendance et immanence ne sont pas contradictoires, elles sont complémentaires. L’immanence est un principe nécessaire de par sa propre nature et la transcendance respectant cette logique est un phénomène messager à double sens. Un repentir salutaire attend toutes nos écoles : les religieuses, les réductionnistes, les logistiques (politiques et philosophies matérialistes ou non) et artistiques. Mais aussi les hébraïques, les chrétiennes, les musulmanes, les brahmaniques, les bouddhistes, etc…   Le langage n’impose pas, il révèle !  Il porte l’Apocalypse sans la moindre notion de destruction. Le repentir ressenti par force de compréhension, en toute rationalité, est la libération qui manquait à notre cœur et à notre foi, bien malades et abusés tous les deux. La réconciliation est derrière cette épreuve intime et globale. Le grand Pardon dirait Rabbi Jacob ! Et donc la conjuration irrévocable de la compétition économique qui nous mène à notre perte.        

Epilogue :

Inquiet que je suis, mais POINT pessimiste, intrigué donc, concernant le rapport paradoxal entre la désinVOLTure de notre époque et la hauteur des préjudices commis, j’aimerais souligner une « chose » (singularité paradoxale chronique) :

En écoutant Annick de Souzenelle, les amateurs de coaching de vie et de New-Age risquent de détourner son discours à leur avantage. Car de prime abord, autrement dit, au premier degré, tout ce qu’elle dit semble justifier leur prosélytisme et leur engouement pour la pratique pure et simple, pour l’EXPERIENCE EXCLUSIVE ! J’insiste donc encore : le principe vertical ne doit pas être en conflit avec le principe horizontal ! Pour reprendre le jargon de ce New-Age, le  "bas astral, c'est la raison". Je pense pour ma part que ce "bas astral" ne devrait pas évoquer une notion péjorative condamnant la raison ou l’intelligence. Soyons clairs: rejeter les rationalistes en les laissant se débrouiller avec leur tête sans cœur, ou encore ne pas favoriser l’émergence du langage universel qui unirait leurs théories et leurs pratiques avec la métaphysique et la spiritualité au sens large, constitue un véritable danger à une époque où les altérités réciproques incarnent matériellement l'objet de notre anthropocène. Si illégitimes soient-ils, les technocrates sont néanmoins les rois du monde que les peuples, dans leur faiblesse, ont élus. S’isoler entre initiés dans des communautés parallèles, invoquer la fraternité céleste et se recentrer individuellement sur notre cœur sacré, à l’image des idiosyncrasies en vogue depuis les seventies, revient à laisser le monde tel qu’il est courir à sa perte, en espérant au mieux que les leaders du Nouvel Ordre Mondial nous laissent un petit morceau de terre après leur catastrophe programmée. Et les victimes ? Les plantes, les animaux, les innocents, enfants ou non, comment pourra-t-on supporter leur souvenir en errance ? Soit dit en passant, lorsque le traqueur passe en mode sacrifice global parce qu’il est lui-même traqué par l’inéluctabilité de l’apocalypse qui révélera ses mensonges, les peuples connaissent une horreur et une souffrance qui frappe au hasard et n’épargne rien ni personne. L’herbe est plus verte à la campagne dit-on… Mais les campagnes sont les premiers points de ravitaillement des armées « en campagne », non ? Le lieu de campement pour ceux qui assiègent les villes. Les havres ou les guerriers consomment les fruits, les femmes et parfois les enfants de leurs ennemis. Chacun peut tenter de se rassurer en affirmant que les guerres ne concernent plus les fantassins, mais qu’en est-il des guerres économiques, bactériologiques et en dernier recours: nucléaires ? Épargnent-elles une quelconque campagne, une quelconque communauté réunie autour de la prière passive et de la culture du bien-être ?

Les vendeurs de ce bien être à la carte prônent sempiternellement qu’il faut fuir le négatif et les personnes qui en portent la marque. Ils désignent aussi comme éléments passifs ou passeurs de cette négativité, tous ceux qui n’auraient pas encore digéré le mal qui leur a été fait ! Non que la théorie soit fausse, le problème demeurant ici dans la façon de considérer l’autre ou dans le fait d’avoir la prétention de le guérir par quelques passes d’amateur. Ou de s’en détourner purement et simplement après quelques échecs. Je donne un exemple concret : « mon voisin algérien ressasse inconsciemment toutes les horreurs qu’il déclare avoir été subies par ses parents et grands-parents ! Je lui ai stipulé plein de fois que cela était vain et qu’il n’était pas du tout sur le bon chemin, mais rien à faire ! Je lui ai proposé quelques soins gratuits, j’ai travaillé sur son énergie sacrée en me concentrant bien fort, mais toujours rien ! Honnêtement, cela suffit, il est dans le négatif, alors j’ai activé ma bulle divine de protection et lui ai signifié de rester à distance. Du coup notre proximité de voisinage devient très problématique, les algériens ont vraiment l’art de la victimisation, ça perturbe mes énergies cosmiques. Ecartons-nous du négatif mes amis ! »… « J’ai aussi une copine qui a été violée, après les mêmes conseils et 5 ou 6 soins gratuits, voilà qui commence à diminuer mon fonds de commerce, pareil !!! J’ai été obligée de couper les ponts. C’est fou quand-même le nombre de gens qui sont dans la négativité ! » … Ma chère amie, entre nous on se sent si bien ! Encore quelques efforts et toi aussi tu pourras enseigner, en plus avec ton diplôme de reiki, tu arrondiras comme moi tes fins de mois ! Je perds une élève, mais grâce à toi la famille s’agrandira comme une belle pyramide ! »…  

Que fera-t-elle la grande famille si la désolation économique ou virale atteignait leur petit pré carré ? Que fera-t-elle si la faim, la colère et la soif déferlent du Sud ? Que fera-t-elle si personne de plus responsable qu’elle n’arrête le  processus macabre actuel par l’action d’un cœur enfin intelligent ou inversement, d’une intelligence enfin accordée avec le cœur. Depuis  les années 70, nombre d’occidentaux se joignent au mouvement « prières collectives cosmiques » en s’efforçant de rétablir un équilibre planétaire… Or en 50 ans, jamais l’avalanche d’évènements à l’échelle globale n’a été aussi épouvantable. Je n’affirme évidemment pas que nous ne sommes pas connectés à la nature ou que nous ne sommes pas tous intriqués en tant que particules, j’exhorte simplement chacun à rester humble et à accepter enfin le dialogue avec l’autre.

J’en profite pour glisser un message à tous les amateurs de positivisme à la carte : ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionne pas forcément pour les autres. Notons aussi que l’autosuggestion fonctionne très bien, mais qu’elle devient une arme dangereuse en ces temps de confusionnisme et de frasques individualistes/communautaristes. Concernant l'esprit ou le corps, la complexité des blessures nuit à la simplicité du diagnostique et du remède. Plus l'entropie de notre mode de vie est forte, plus la vérité nous échappe, fusse elle sous notre nez. L’art de la réparation, de la guérison ou des remèdes est une quête que l'Homme moderne, vorace, à laissé de côté lui préférant l'expérience du pouvoir pour les uns et du confort individuel pour les autres. L’art de la QUEST/ION et de la SOLUT/ION est immanent et subtil, comme celui du langage sous toutes ses formes.   

Pour conclure :

Le dualisme, c’est justement le positif contre le négatif ! Les amateurs de Life Coaching moderne n’emploient pas les notions de bien et mal pour ne pas passer pour des idiots en pleine contradiction, mais ils ne peuvent s’empêcher d’exprimer ce  même manichéisme qui nous ronge depuis bien longtemps. Dualité n’est pas dualisme, encore faut-il le com/prendre.

Deux écoles s’affrontent depuis bien longtemps, au prix que l’on connait : les spiritualistes et en particulier les déistes, qui affirment que la conscience précède et prédomine la matière, et les rationalistes/matérialistes qui affirment l’inverse et place au centre la conscience de l'Homme. Pourtant, au regard du principe d’immanence, au regard des mathématiques et des notions d’infini ou d’éternité, chacun a tort ! Beaucoup de bruit pour rien disait Shakespeare, avec cœur, mais non sans raison.

Malgré leur incomplétude et leurs dérives, toutes les écoles ont en partie raison : les religieuses, les réductionnistes, les spirituelles, les progressistes, les conservatrices, les collectivistes, les libérales, les nationalistes, les souverainistes, etc, etc…  Et le New Age aussi, malgré quelques contradictions plus cruelles et dangereuses qu’on ne l’imagine. Autrement dit, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, mais chez chacun, tout n'est pas à jeter. L'enfant roi n'est pas devenu ce qu'on attendait de lui, il serait hypocrite de le faire décapiter sur la place publique.

Le mortier de l’Hermétisme recouvre à la fois la question de nos sentiments intimes les plus profonds et celle du langage qui porte et reflète nos interactions ! Ce mortier motive toujours  les altérités réciproques au nom desquelles nous nous préparons à la guerre tout en souhaitant la  paix. 

Personne

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