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Le blog de Persone

La science par les prismes de la spiritualité et de la théologie et vice versa...

2 Décembre 2020, 15:13pm

Publié par Persone

La science par les prismes de la spiritualité et de la théologie et vice versa...
La science par les prismes de la spiritualité et de la théologie et vice versa...
La science par les prismes de la spiritualité et de la théologie et vice versa...

Prologue :

Bonjour à tous,

En ces temps de confusion et d’incertitude, nous avons tous tendance à nous noyer dans un conflit global de termes, d’opinions et d’idéologies (…), tout en perdant notre latin. Technocratisme, eugénisme, empirisme, ontologie, éthique, épistémologie, collapsologie, eschatologie, alarmisme, populisme, régressionnisme… Comment faire la part des choses sans un langage commun pouvant révéler le dénominateur commun de nos multiples connaissances, aujourd’hui fragmentées pour des raisons d'ambiance (segmentation exponentielle de la notion de culture), de production, de performance, de protectionnisme et de carriérisme ? Autrement dit, sans un lien susceptible de nous unir et de nous libérer de nos visions conflictuelles d'un univers externe et interne pourtant commun ? Des mathématiques, nous avons essentiellement retenu les opérateurs, les outils de mesure et de comptabilité, les lettres quant à elles ne sont plus que de simples conventions de langage, et la science fondamentale, compartimentée, ne nous permet plus de contrôler le pouvoir de ses applications. 

Je vous propose ici de renouer avec ce langage commun et de retrouver le lien par une des voies les moins médiatisées et les plus inattendues qui soient à ce jour : un domaine sans porte-parole recouvert par un hermétisme plurimillénaire, un art perdu pourtant prisé par nos élites les plus initiées, qui en cherchent en vain les clés. Des clés et une serrure qui se sont réfugiées là où nos intérêts conflictuels ne les cherchent plus.

Je vous propose de réconcilier les théories et les résultats de ces domaines conflictuels que sont la science (politique comprise), la théologie et la spiritualité, par le prisme de la sémantique et de la mathématique.

Ce travail fait suite à une proposition de Laure Mvondo, proposition que voici :

Extrait de mes notes prévues initialement pour aborder une nouvelle saga cinématographique. Étude qui serait tombée à point nommé au vu de notre actualité. Mais le projet ne verra pas le jour… [Qu’est-ce que la tradition primordiale ? Tout d’abord, il faut savoir que la notion de tradition primordiale a pour corollaire la doctrine des quatre âges selon laquelle l’histoire du genre humain n’est pas évolutive et progressiste mais, tout au contraire, cyclique et involutive. Nous y retrouvons : l’or, l’argent, l’airain et le fer. Ces phases ont des durées relatives de 4, 3, 2 et 1, le total 10 figurant la durée du cycle complet. La diminution progressive de ces durées correspond à une accélération de l'histoire, par ailleurs, très sensible de nos jours. L’homme du dernier âge (associé au fer par Hésiode et les Perses et qualifié de sombre par les Hindous) est spirituellement inférieur au regard des êtres des âges précédents et tout particulièrement ceux qui vécurent au premier âge (comparé à l’or, métal solaire synonyme de perfection). Cet homme, donc, apparaît conditionné, affaibli, incapable de percevoir le sens supérieur de l’existence. Dans le film des frères/sœurs Wachowski, la matrice traduit de façon métaphorique l’état d’aliénation psychique de l’humanité.] … Bonne méditation.

PS : je m’excuse encore pour les pubs que vous affronterez probablement sur mon blog, pubs qui profitent de l’entière gratuité de ma démarche pour polluer ce dernier. Ce qu’il faut comprendre c’est que si je veux être moins sujet à ce harcèlement, je dois souscrire à un abonnement payant et commencer à monétiser mon blog en ayant le grand privilège de choisir mes publicités. Des plateformes proposent aujourd’hui un système alternatif, mais celui-ci ne fait que sélectionner les annonceurs en fonction des préférences de telle ou telle communauté… Omniprésence de la loi du marché ! Désolé, mais j’ai une méchante crampe qui m’empêche de plier le genou devant ce géant d’immondices. Je vous conseille donc de zapper les pubs d’un simple clic certes inconfortable et de lire l’article  sur un ordinateur car les annonceurs sont bien plus virulents sur vos téléphones et vos tablettes !

L’article est long, dix pages environ, mais votre effort de lecture sera toujours bien moindre que celui que j’ai fourni pour l’écrire. Et pour ma défense, 10 pages de synthèse ardue valent parfois 10 livres spécialisés autosuffisants et un millier de romans de gare positivement abrutissants. « Rien ne mérite d’être dit qui ne prenne pas suffisamment de temps pour être dit » - Proverbe végétal.   

 

Introduction:

« Dieu est mort, vive la nouvelle république ! » clame-t-on encore d’un ton moins assuré qu’hier.  L’incertitude croissante, l’impuissance de l’institution scientifique devant un désastre écologique auquel elle a nettement contribué… Un simple clin d’œil intelligent vers l’actualité nous rappelle à l’ordre… Face au désordre. Dans ce marasme, la question religieuse qu’on avait reléguée au fond de la classe avec les imbéciles et les détraqués, se retrouve de nouveau sous les projecteurs… Des compromis s’imposent dans l’optique d’un accord entre les spécialistes des questions théologiques, spirituelles et réductionnistes. Depuis quelques décennies, les scientifiques acceptent de collaborer avec leurs homologues croyants dans une nouvelle lecture des écritures et nombre de pragmatiques admettent dorénavant l’intelligence de nos ancêtres qui n’avaient pas la technologie pour faciliter leur observation et leurs méditations sur l’univers, sur la causalité et sur la question existentielle.

René Guénon a été un précurseur de la réintégration de la tradition primordiale, en tant que référence dans l’analyse épistémologique de la construction et de l’application des connaissances à travers l’Histoire. Dans la relecture moderne de la tradition primordiale initiée par Guénon, il s’agit de réparer la fracture entre l’ingénierie intérieure et extérieure, entre l'Église et l’État peut-on dire, en observant avec le recul de notre temps la prophétie faite par les premiers sages mentionnés dans les Écritures. Est désigné ici un état d’existence spirituelle que l’Homme est enclin à perdre en vivant l’expérience de la chute et qu’il convient de retrouver au moyen de la connaissance métaphysique tant théorique (enseignement oral et écrit) qu’opérative (expérience). Nous retrouvons ici l’ambiguïté du salut, accord subtil entre la foi, la raison et les sentiments.

D’un point de vue métaphysique, évolution et involution peuvent être considérés comme des forces simultanées (un couple), sans considération de temps ou plus précisément comme un principe de vase communicant reliant les éléments du futur à ceux du passé. L’observation physique se réduit quant à elle au constat temporel : de l’Alpha jusqu’à l’Oméga, tout se transforme  et évolue jusqu’à dissipation. Ici l’involution en tant que retour à l’état d’origine est exclusivement rattachée à la notion de dégradation irréversible (le retour à l’état de poussière selon les termes de la tradition. En termes de civilisation : le retour à l’état primitif après transformation de toute l’énergie, autrement dit le dernier acte, pas le retour à l’âge d’or. Ce qui n’empêche pas la question existentielle liée et posée par cette matière consciente qu’est l’Homme et donc la recherche du lien substance/conscience et d’une issue plutôt qu’une clôture. La philosophie, la spiritualité ou la théologie insistent donc sur les notions d’immanence, de principes au-delà du temporel, et particulièrement sur les notions de jugement dernier et d’apocalypse (révélation). Notons que la question rationnelle du recommencement de l’univers après sa fin n’est toujours pas tranchée, pas plus que celle de la mort ! De nombreuses découvertes récentes notamment en physique quantique, remettent au goût du jour cette recherche concernant la nature du lien sémantique (langage) unissant la substance et la nature de l’existence, la matière et les principes,  le corps et la conscience, l’espace et le temps, le fini et l’infini, le durable et l’éternel…

 

Qu’est-ce que le Télos ?

La terminaison, la limite à laquelle cesse une chose (fin d’un état, d’une action ou d’un système donné). La fin représentée par le dernier acte d’une succession ou série.

La fin éternelle d’un phénomène unique qui ne se produira plus jamais de la même façon.

La fin de ce à quoi les choses se rattachent. Notons l’ambiguïté de la notion de but et de finalité : elles désignent à la fois un but fixé par une volonté quelconque et le point final de toute « chose » qui sera inexorablement atteint par nécessité de sa propre nature (logique).   

Télos désigne aussi l’ambivalence de ce par quoi se termine une chose : une clôture ou une issue.

Et une dernière définition relie Télos au tribut, au péage.

Depuis deux siècles, la politique a mis l’Homme de science en tête de gondole et relégué le religieux à la cave… « Qu’on se le dise, l’univers part dans tous les sens, il n’y a pas de but en tant que tel, Dieu n’a jamais existé. La finalité n’est que la mort et la vie elle-même n’a aucun sens…  Consomme la vie avant qu’elle ne te consume ». Dans ce jugement populaire qu’on ne remet plus en question, un détail est oublié : les anciennes écritures ne mentionnent jamais de dessein particulier émanent de Dieu et accompli par ses soins. Lorsqu’elles le font, elles utilisent des visions éprouvées par des protagonistes et les messages délivrés ou gestes accomplis par la nature divine relèvent de codes arithmantiques relatifs aux sciences hermétiques de l’époque ou de métaphores (voir la note en fin d’article). Notons que la vision commune du créateur Tout Puissant et Dieu des armées, n’est que la falsification politique des différentes traductions de la tradition primordiale. Dans l’Ancien Testament, les passages les moins remaniés à travers l’Histoire évoquent bel et bien un Dieu désarmé et non l’inverse. Autre paradoxe engendré par la victoire du rationalisme, du matérialisme et du néolibéralisme : D’un côté, on nous décrit l’univers comme partant dans toutes les directions, on réhabilite la Main invisible d’Adam Smith,  et on dénonce les méfaits de l’interventionnisme (régulation) de l’Homme ou des états dans l’économie et la croissance toutes puissantes… Et de l’autre, on bâtit un univers entièrement conçu pour obtenir le consentement du peuple à  l’échelle mondiale (l’organisation du travail et des loisirs, les ambiances variées, la musique, les images, les médias, les supermarchés, les centres commerciaux, le coaching de vie, le gymnase-club, les portables…).  Autrement dit, un pouvoir très centralisé, totalement interventionniste et préfabriqué. Une anti-démocratie qui ressemble à de la démocratie. En outre, devant le désastre orchestré depuis un siècle par un mode de vie réduisant la question existentielle à l’humanisme (l’Homme au centre), les scientifiques les plus scrupuleux d’un point de vue éthique se penchent de nouveau sur leurs constantes et leurs osselets de variables pour tenter de faire la part des choses : il y a des lois, des principes et des « choses déterminées », il y a des facteurs aléatoires et des phénomènes plus ou moins prévisibles, il y a aussi des variables qui font que des phénomènes déterminés peuvent engendrer une infinité de scénarios entre un alpha et un oméga. La loi du chaos, le facteur de probabilité et concernant le vivant : LE LIBRE ARBITRE. Notre Histoire n’échappe pas à la causalité, nos choix individuels et collectifs s’imposent par des forces déterminées et des mécanismes complexes, mais ni ces forces, ni cette complexité que nous augmentons de manière catastrophique ne sont des excuses valables au procès de dupes que l’obscurantisme eschatologique religieux et la sérendipité matérialiste des « Lumières » ont fait au libre arbitre… Et donc à la responsabilité de nos actes, que l’on soit le roi, le marchand, l’ouvrier ou le voleur.

Malgré l’ampleur de notre désordre global, quelque chose tend à se révéler au cœur de ce qu’il y a de plus petit : l’information, l’octet, le messager, le langage. Les forces de l’évolution et de l’involution ne font qu’une pour qui veut bien le comprendre ! Et elles sont à même de nous aider à construire une passerelle qui nous fait défaut depuis des millénaires, une passerelle capable de combler le fossé qui se creuse entre les domaines du rationnel, du spirituel, de l’organisationnel et de l’art. À la déconstruction du langage nul mensonge, nulle démagogie n’échappe, pas même le mythe lucratif de fatalité du choc des civilisations.

Jusqu’où irons-nous dans la souffrance avant de mériter le dévoilement de ce qui demeure caché ? That’s the question. La solution est déjà prête et demeure pourtant totalement hermétique, elle n’intéresse personne.  Sémantique, arithmétique, géométrie… Quel charabia devant les puissances de Sodome et Gomorrhe… Ce remède est pourtant gratuit et accessible à tous bien plus qu’on ne l’imagine mais force est de constater que nous lui préférons entre autres le prêt à consommer, la technologie, l’eugénisme, la manipulation du vivant et les vaccins.

Ce qu’une grande majorité d’entre nous méritent pour l’instant, c’est quelques souffrances de plus, pour quelques dollars de moins. Un fait qui n’épargnera malheureusement pas les innocents.

 

Ambiguïté de la métaphore des 4 âges et lectures contextuelles :

Une relecture de la tradition primordiale par le nouveau prisme incluant la théologie et la science a mené les spécialistes à comprendre que les métaphores utilisées par les premiers sages n’étaient pas centrées sur le règne de l’Homme, mais sur la simple notion de cycle et de mécanisme dont nous pouvions témoigner en observant la vie sur terre ou les étoiles. Nos ancêtres ayant la maîtrise des mathématiques, cela explique que les nombres mentionnés dans les diverses traditions, ne correspondent pas nécessairement à des années en tant que mesure précise, mais à des estimations approximatives ou à des codes afférents aux propriétés des chiffres et plus globalement à la logique abstraite mais manifeste de l’arithmétique et de la géométrie. Une base de langage commun propre à la théologie autant qu’à la science dite exacte.

Il convient donc de considérer les quatre phases (2 avant le zénith et deux avant la fin) du cycle eschatologique en distinguant le point de vue de l’univers en tant qu’ensemble et le point de vue de la civilisation humaine. 

Concernant l’ensemble univers :

On admet de nos jours que l’univers, à l’aube, se résume à la brillance des particules élémentaires qui se manifestent dans le champ d’énergie que nous avons encore peine à modéliser. Les premières bases de la sémantique, de la mathématique et de l’observation du monde physique nous permettent néanmoins d’envisager ce champs comme nécessaire de par sa propre nature et plus précisément comme un potentiel éternel que l’on doit à la dualité : rien n’a pas de sens sans quelque chose, nous avons donc là une cathode et anode en tant que principes immuables. Le vide et le plein, le + et le moins, le grand et le petit, le semblable et le différent, le masculin et le féminin… Autant d’observations qui nous permettent depuis toujours de conceptualiser le point de départ de notre univers et de comparer le champ primordial au potentiel du point et de l’infini (0 et I : le cercle relatif et son rayon). Je caricature pour éviter des longueurs! Le 0 n’étant pas encore admis dans l’Antiquité, on parla de principe créateur et de principes secondaires, de création et de dieux, et plus tard de Dieu, de ses anges et de leur création (le monothéisme, annonçant la découverte du 0). Dans une seconde phase, avant l’apogée, le zénith, le midi (...), la forge est allumée et tout se « crée » (manifeste) et se transforme, c’est le Big-bang et la création de l’univers en expansion que nous observons. Dans une troisième  phase, le début de la fin d’un jour d’univers s’annonce, la vie abrite certaines planètes, il y aura des témoins de la vie et de la mort... Et puis l’entropie du système fait que toute l’énergie s’est dégradée et que la fin du jour approche, c’est la quatrième phase.  À noter aussi : la diminution de la durée des périodes (4, 3, 2, 1) correspond à la diminution de la période (les phases durent moins longtemps), et inversement, à l’augmentation de la fréquence, de l’hystérèse, de l’entropie…

Concernant l’Homme :

En termes de civilisation on parle de grandeur et de décadence, d’emprise de l’expérience, de révolution permanente et d’avalanche d’évènements causés par la croissance addictive des moyens artificiels au détriment des besoins réels… Des cycles et une entropie globale croissante devant conduire à la chute définitive, avec la révélation en option si énigmatique soit-elle. L’Histoire et l’actualité confirment cette augmentation des moyens et des enjeux, caractéristique de l’accroissement accéléré de l’entropie et de l’incertitude. En à peine deux siècles, l’ère industrielle nous a propulsés vers un nouveau mode de vie plus consumériste que 10 000 ans d’archaïsme. En d’autres termes, la révolution des Lumières marque l’accélération de la fin de notre dernier cycle en matière d’évènements catastrophiques.

Bref, on ne peut plus faire dire à la science « La métaphysique, la question existentielle et pire encore, la question religieuse, n’ont rien, absolument rien à voir avec la physique et la science en général ».

 

Le chiffre 4 :

Avant toute complexité, la danse du soleil et de la terre faisait du 4 un chiffre idéal pour schématiser un cycle : aube, fin de matinée, après-midi et crépuscule pour la journée ou encore début et fin du jour et début et fin de la nuit.  Le chiffre exprime notamment  la notion de quartiers dans une rotation ou une révolution complète : un cercle muni d’un repère orthonormé (2 diamètres perpendiculaires) se décompose en 4 quartiers. Une notion que l’on retrouve dans le calcul de coordonnées (mesure des positions et des vitesses), mais aussi dans la mesure du temps par le découpage des cycles (les 4 saisons, le cadran horaire).

Le choix du chiffre 4 comme référence en matière de considération spatiotemporelle n’est pas fortuit : cela se rapporte à des phénomènes arithmétiques, géométriques et physiques dont les applications semblent illimitées et concerne notamment la Genèse :

1 est le point ou plus petite manifestation du versant matériel du 0 en tant que mystère et chiffre entier. 1 est l’unité relative et toute unité est soumise entre autres au principe de ratio (une des applications de la dualité). Explication : "tout" et "rien" ne sont pas concevables l’un sans l’autre, ils forment un ensemble (2 en 1) et sont respectivement inatteignables (indéterminables) dans leur valeur absolue. Si cette valeur pouvait être atteinte pour le plein (tout) par exemple, il ne contiendrait plus la moindre part de vide (rien) et cette victoire absolue ne lui permettrait plus de se définir. Allons plus loin… Si la logique nous permet de penser que l’impulsion du Big Bang ne peut se résumer à un point dans l’espace vide et l’activité d’une unique particule, c’est entre autres parce qu’elle nous indique que le 1 est soumis à d’autres applications de la dualité : unique n’a pas de sens sans pluriel, semblable n’a pas de sens sans différent, ici n’a pas de sens sans ailleurs, quelque part (déterminable) n’a pas de sens sans nul part (inconnu)… Ou encore : lorsqu’on entre dans l’observation microscopique, l’unité semble pouvoir se diviser à l’infini (inconnu) et inversement l’observation macroscopique nous aide à comprendre des objets complexes en les ramenant à l’état d’unité relative.  1 est donc le point ou un point parmi d’autres, le point étant cette singularité tendant vers l’infiniment petit lorsqu’on l’observe de l’extérieur ou au contraire un horizon (une sphère en 3D) lorsqu’on l’observe de l’intérieur (dualité et relativité encore et toujours). Exemple : pour le dessinateur, un point est une tache ronde sur une feuille de papier, mais pour un acarien noyé dans la tâche d’encre, ce point est un immense disque. Relatif donc, 1 a nécessairement des semblables et des différents. Intimement, il a aussi et nécessairement un double, une moitié et un inverse. Nous voici donc à 2, en tant que principe de dualité (diviser/multiplier), mais aussi en tant que sa manifestation comme signe ou force : la notion d’opposés complémentaires implique deux choses de même nature ou de même valeur, mais de signes et d’états différents, opposés. Par observation, on remarque que ces couples sont soumis aux lois de l’attraction et de la répulsion.

2 points en interaction, d’un point de vue géométrique, c’est un segment ; d’un point de vue physique, cela peut être un champ de force entre deux particules ou un rayonnement. Or la notion de symétrie relative à la dualité miroir (0 pour centre de symétrie) implique un troisième point relatif : le milieu (0) entre l’unité x et son opposé (+x et –x). Note : concernant les ordres de grandeur, le centre de symétrie n’est plus 0 en tant que tel, mais l’unité elle-même 1 : plus l’on s’éloigne de 1 vers l’infiniment grand (Nx), plus l’inverse de cette valeur grandissante se rapproche du 0 (1/Nx). Mais revenons à la géométrie et aux forces : trois points alignés AOB d’un segment ­[AB] forment un triangle si une force quelconque vient briser le segment en O. Si O est le milieu de [AB], il s’agit du triangle équilatéral (60°60°60°). 3 points non alignés sont donc nécessaires pour sortir du linéaire. Concernant les forces en présence, nous avons les interactions entre deux semblables (l’unité et son double), entre ce binôme et le 0 dont il est soustrait (0 est le « miroir magique », le milieu à la fois intérieur et extérieur), et entre tous les binômes semblables ou différents impliqués par la dualité (unique ne va pas sans pluriel et au-delà de 0 : 1 ne va pas sans 2, puis 3 (…), ainsi que les chiffres ne vont pas sans les nombres). Pour schématiser, dans une création suffisamment complexe pour engendrer un univers, un segment reliant deux points n’a rien d’immuable et une simple force appliquée différemment sur AB et 0 suffit à briser le segment et former le triangle. La formation triangle fait apparaitre trois droites, 3 champs de force. En outre nous avons ici la dimension du plan ou 2D. Une autre brisure de segment et nous obtenons un second polygone particulier, le carré (premier polygone pouvant être concave ou convexe). Des polygones, il y en a de toutes sortes, autant qu’il y a de configurations dans la structure des atomes.

Nous arrivons donc au 4 ! Avec 3 points, nous avons une structure stable, solide, mais limitée à la 2D, avec 4, nous avons enfin la possibilité du volume (les trois points limitant la hauteur, la largeur et la profondeur et le point d’intersection de ces trois axes) : la 3D ! La 3D (espace) et la quatrième dimension (le temps) sont donc intimement liées, la notion de temps étant indissociable de celle de la transformation de l’espace. Un repère orthonormé 2D indique quatre directions, un repère orthonormé 3D en indique 6 (gauche/droite, devant/derrière et haut/bas ou encore axe Nord/Sud et disque équatorial en matière de mouvements rotatifs et gravitationnels). Ressentie ou mesurée, la notion de temps permet de comparer les différents phénomènes cycliques ainsi que leur durée et de les mettre en équation avec des phénomènes perçus comme linéaires (une trajectoire rectiligne d’un point de vue géométrique, ou encore la suite logique de faits irréversibles allant d’un début vers une fin, sans que l’on puisse avoir la certitude d’un retour à la case départ. La vie d’un être et sa mort par exemple, ou celles de notre univers connu). En sus, la notion de temporalité est indissociable de  celle d’éternité ! Le 0, son unité, sa dualité, son volume, son potentiel, ses manifestations, sa plénitude, son vide, ses infinis attributs…  

Entre 1 et 4 nous avons donc un socle d’attributs sémantiques, arithmétiques, géométriques et physiques, ainsi qu’une base d’outils de mesure propre à définir un monde : le repère 3D propre à l’observation de l’objet dans l’espace, mais aussi dans le temps en tant que quatrième dimension. D’un point de vue arithmétique de 1 à quatre, nous avons aussi une base avec des pairs, des premiers, des binaires, des tertiaires, le tout avec la notion de nombre entier relatif (les signes, les opposés) et d’ordre de grandeur (les inverses). Mais il manque les impairs non premiers ! Pour que le socle soit complet il faut attendre 9. On remarque en outre que la matrice logique des 10 chiffres de 0 à 9, ne comporte que 4 chiffres premier avant les nombres. 7 étant le 4ème et dernier chiffre premier. Les nombreux rapports entre les chiffres 4 et 7 font l’objet d’une étude à part entière, un sujet traité dans mes précédents articles. Autre énigme hermétique ayant parcouru les âges sous couvert d’hermétisme : pourquoi le 8 est-il à l’horizontal le signe de l’infini alors que 9 le suit avant le passage des chiffres aux nombres ? Pourquoi est-il lié au mot nuit (en référence à la nuit des temps) dans autant de langues (nuit, nacht, notte, noche…)? Explication : 2 dualité, 4 dualité au carré, 8 dualité au cube ! Ne pas confondre avec les 6 directions de la triple dualité (repère 3D). Néanmoins, si l’on trace autour du centre orthonormé de ce repère un cube de côté 2 (longueur entre -1 et +1), il sera composé de 8 cubes de longueur 1 (longueur entre 0 et 1 ou 0 et -1). Ce cube composé de huit autres unitaires est un volume qui peut varier de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Notons aussi que les notions de linéaire et de courbe sont elles aussi relatives (voir la notion de fractal). Voici donc les considérations qui sont à l’origine de la calligraphie du 8 (double cercle ou sphère) et de son assimilation à la notion de fini dans l’infini. 9 est la boucle finale qui tend vers le recommencement de la suite logique que nous évoquons ici. (Une explication plus détaillée de ce dernier phénomène « le système décimal » fait l’objet d’un autre article.)     

Impossible ici de ne pas parler du principe de la sommation appliqué à l’arithmétique, un des nombreux principes mathématiques qui ont servi de socle à la tradition. (Pour les détails les plus approfondis en matière de sommation ou réduction des termes consécutifs d’une suite, se référer aux travaux de Léonhard Euler à ce sujet ou à ceux de Pythagore.) Les 4 Âges se décomposent ainsi : 24 000 ans (4x6 000) pour l’âge d’or, 18 000 ans (3x6 000) pour l’âge d’argent, 12 000 ans (2x6 000) pour l’âge de bronze ou airain, et 6 000 ans pour l’âge de fer.  4 unité de temps, puis 3, puis 2, puis une : dans un diagramme, la figure des 4 âges est une structure décroissante. Appliquons la sommation de cette suite : 4+3+2+1 donne 10, puis 01. On remarque la correspondance avec la matrice logique des 10 premiers chiffres de 0 à 9 : le système décimal, la base des mesures métriques. En complément, les chiffres et les opérateurs nous indiquent autre chose… 4x3x2x1 donne 24 : le nombre de milliers d’années caractérisant l’Age d’or, mais aussi le nombre choisi bien plus tard pour découper en tranches horaires une journée complète sur terre. 24 qui se réduit à 6 par sommation finale. 6 est le nombre de milliers d’années représentant une unité de temps dans le comptage des Âges, mais il est surtout le chiffre lié à la valeur de l’angle du triangle équilatéral (60°) qui multiplié par lui-même donne 36, ce dernier nombre nous ramenant au 360° qui définissent un cercle. La connaissance des propriétés des nombres, les mathématiques, la géométrie et l’observation des astres sont à l’origine du système décimal et du système sexagésimal (base 0 ou 12 ou 24, puis 3, 6, 9) qui nous permettent de mesurer et de découper le temps et l’espace depuis l’Antiquité.

 

Un peu de symbolisme pour les curieux :

L’or est une couleur avant d’être un métal ! Il est dans l’aube et le crépuscule, dans certaines lumières de printemps et d’automne, il est dans le soleil, dans la flamme parfois ou dans la forge et l’étincelle. Quel stupeur lorsqu’on a découvert le métal qui porte cette couleur ! Aube et crépuscule, feu du commencement et de la fin, dans l’Antiquité l’Age d’or est majoritairement considéré comme un idéal passé, alors qu’au Moyen-Age, on l’associe plutôt à la promesse d’une révélation après la chute.  

L’argent est un métal (poussières d’étoiles) qui n’a pas la couleur et la « chaleur » de l’or, sa brillance se déduit au contraste blanc/noir. Il est symbole de l’engouement à ce qui est moins pur et binaire (produire/consommer, travailler/gagner…). Nous retrouvons ici le symbolisme de la pièce d’argent qui signe l’arrestation de Jésus-Christ. Une pièce à double face reflétant elle-même le bon et le mauvais côté de l’argent en tant que métal rare (considéré comme précieux) et monnaie d’échange. Dans la métaphore, l’Age d’argent n’est néanmoins pas lié à la dualité en tant que principe, mais au dualisme et aux conflits motivés par une entropie décadente. On retrouve ici un principe qui dans la bible est mentionné à l’aube de l’âge d’or : celui de la connaissance du bien et du mal par les représentants de l’engeance humaine (programme Adam et Eve). Dans les premières étapes de la vie, la distinction du bien-être et de la douleur s’est faite dans les eaux au cours de l’évolution, le programme Adam et Eve est un « ghost » ou programme matriciel qui a voyagé quelques millions d’années avant de se doter du corps et de l’esprit humain et de leurs facultés. Autrement dit, le passage du ressentir et du savoir innocent (stade animal) à la connaissance (comprenant le langage complexe) et à la possibilité de l’instrumentaliser. La question du libre arbitre. Comment va-t-on traiter l’information et les connaissances, va-t-on les instrumentaliser ou les partager ? Va-t-on s’aimer ou s’exploiter ?

Suivant les traditions, l’airain, parfois appelé or d’airain, est un alliage de cuivre ou plus globalement un mélange artisanal de matière meuble et de cet alliage pour la manufacture d’un objet. En termes de civilisations naissantes, nous avons ici le thème de la révolution permanente des moyens au détriment de la pureté et des besoins. En restant bon jardinier et connaisseur de la culture agro forestière, l’Homme aurait pu être l’acteur d’un progrès maîtrisé, un alchimiste de la vie, avec de l’or dans le cœur et dans les mains (le symbole perdu de l’or d’Airain), un partageur de connaissances et de denrées qui ne détourne pas l’argent et l’objet de leur valeur utilitaire ou esthétique… Un équilibre cependant trop fragile pour une humanité encore puérile et inexpérimenté en termes d’expérience de masse… Trop fragile pour résister à l’enfance de l’art et à l’expérience de la décadence.

Le fer a la couleur d’un argent grisé, qui aurait perdu toute sa pureté, son éclat. Il symbolise depuis bien longtemps le métal impur. Dans l’échelle chronologique moderne, l’âge du fer (qui débute environ 1 000 ans avant J-C) a marqué le berceau de la future Homestake, en d’autres termes la mine, la forge, la déforestation, le besoin de main d’œuvre, l’urbanisation qui s’en suit (…) et la multiplication des armes. Métal  impur enfoui dans la terre, le fer symbolisait aussi la Masse impure : poids du métal et supposition de sa provenance des entrailles de la planète. Le centre de la sphère pour les rationalistes de l’époque où le monde en dessous pour les adeptes de la terre plate. La géologie leur donne raison, le centre de la terre est constitué d’une succession de couches de fer et de magma. Fer fut aussi la terminaison de Lucifer, Luc représentant la lumière considérée comme pure, le i (9ème lettre) la transition ou fin de cycle, et fer la masse considérée comme impure. Lucifer est donc l’ange de la vie et de la mort : pas de lumière sans ténèbres, pas de voyage sans point d’émission et de réception, pas de vide sans masse… Plus particulièrement, Lucifer est donc l’ange de l’incarnation de la substance ! Le vide non vide, la matière non pleine et des systèmes destinés à s’exprimer puis se dégrader, qui finiront par permettre avec la touche de Lucifer, la manifestation de l’observateur : le vivant. Et puis l’Homme, au grand dam des premiers de la classe, Michel et ses copains. Cette fichue créature doté d’assez de talents pour détruire la création à sa guise. Et pour cause, créature lumineuse par son esprit, mais corruptible et sujette à la décadence par phénomène de MASSE, l’Homme et son orgueil (conscience propre) se retournera bien contre la nature et fera l’expérience de la génération de sa propre souffrance. C’est la révolution ou crise de jeunesse de l’humanité. L’Orgueil, en tant que gardien de l’individu pluriel et des civilisations que ce dernier incarne, se trouve contraint de nous armer les uns contre les autres. Dans la symbolique biblique, il s’agit de la bataille des anges. Dans la gnose et l’hermétisme, Lucifer est vu comme décrit ici, de façon ambiguë… Dans les canons retenus par l’Histoire et sous l’influence de la politique, il se résume au mal que l’on rattache à la notion de ténèbres et il est considéré comme déchu après sa défaite au profit de la Lumière. La version ambiguë est un modèle de logique face à celle de la liturgie classique ! Si l’on considère l’orgueil comme le gardien de l’état humain de la substance (côté divin/côté humain ne faisant qu’un), il est un don du principe de création (créateur/créatures/saint esprit) et tout comme ce premier, dernier et éternel, il est nécessaire de par sa propre nature. Autrement dit, la vie charnelle n’est pas impure au sens moral, elle n’est ni aussi parfaite qu’un triangle  équilatéral, ni aussi pure que certains gaz, ni aussi élémentaire que certaines particules, parce que si  elle l’était nous serions demeuré au stade d’évolution moléculaire propre aux premiers instants du Big-Bang ! La condamner par un procès obscurantiste au titre de ce qui serait considéré par amalgame comme pur, originel, éternel et BON est donc la véritable hérésie ! Quand-au jugement de Luc I fer, comment juger quelque chose dont on ne s’est pas même accordé sur la signification ? D’un point de vue logique, un Dieu Tout Puissant et interventionniste qui pousserait les vivants vers le bien, c’est un paradoxe, une ineptie sans le moindre sens. À l’équation du jugement de la vie charnelle et de l’Orgueil, il convient donc d’intégrer les notions d’interactions en collectivité, de choix, de tentations, d’atouts/faiblesses et de forces de conditionnement (mécanique des causes et des conséquences complexifiant les prises de décisions en fonction des choix actés). En tant que gardien de l’individu ou de la personnalité morale (somme d’individus), l’orgueil est soumis à l’expérience Babel en tant qu’intelligence (analytique et mémoire) et conscience propre devant assumer son appétit. Or, une conscience propre est dotée de sentiments, l’un d’entre eux est l’amour propre. Ce dernier bien que nécessaire et naturellement propre à la relativité (pluralité des points de vue ou référentiels) est la première faiblesse de l’orgueil face à l’expérience Babel dans laquelle il se fait rapidement le ministre du politiquement correct et de la bonne réputation. Au détriment des sentiments plus nobles qui l’accompagnent et composent son ordre : la reconnaissance de soi en fonction de la reconnaissance de l’autre (ratio, intimité, amours), la reconnaissance de soi en fonction de la reconnaissance de la pluralité des autres (vivre ensemble), la reconnaissance de soi en fonction de la reconnaissance de l’ensemble (la vie, l’univers). Mettre fin à la guerre manichéenne qui sévit en nous entre la Lumière et les ténèbres, revient donc à mériter enfin le paradis terrestre, dont même la luxuriance de l’Age d’or n’a pas suffi à nous épargner la mauvaise expérience. Un accord entre le cœur, la raison, l’appétit et la foi capables de rayonner entre l’individu et les sociétés qu’il incarne. 

 

Conclusion :           

J’espère que cette relecture contextuelle de la métaphore eschatologique des 4 âges concentrera votre attention sur l’importance de la déconstruction du langage pour unir enfin l’Homme de foi, l’Homme de raison, l’artiste et le politicien qui sommeillent tous deux en nous. Ce qui est mis en avant ici, n’est autre que le principe d’immanence qui nous aiderait enfin à réduire les fractures complexes que nous avons engendré en dissociant les notions de conscience et de matière. Le lien entre les deux natures, les états et les innombrables formes de la substance est le langage ! Une logique et des programmes associés au hard et au soft-ware, un tissu matriciel et ses manifestations physiques !  Un lien brisé, un langage instrumentalisé avant d’avoir été compris. Une matrice n’est pas un Dieu tout puissant et paradoxal dont la détermination fixe un scénario unique entre l’alpha et l’oméga, simple logique, une matrice n’est pas non plus une intelligence qui joue avec de la matière première et des pantins vivants. La créature, sous peine de travail, de complexité, de raffinement bénéficiera du libre arbitre dans un univers déterminé.  Et comme nous l’avons vu, de la possibilité de falsifier le langage et d’instrumentaliser la connaissance.

En d’autres termes, véroler le programme originel.

Je vous présente Mister Smith (de la trilogie Matrix). Homo-falsus, un usurpateur capable de se répliquer à l’infini et doté du pouvoir de mutation, en mauvais mais talentueux élève qu’il est. Cet agent véreux, c’est nous qui l’avons programmé, ensemble, entre maîtres et esclaves, par accord tacite. Il sert depuis toujours les systèmes d’exploitation que nous engendrons en déniant notre défaut de langage entre hommes et femmes, entre voisins, entre maîtres et esclaves. Et entre la nature et nous. La vérité est toujours plus simple et complexe qu’on ne l’imagine, elle se révèle et se partage par l’expérience et la sémantique, elle réunit l’ingénierie extérieure et intérieure (réductionnisme, théologie, spiritualité, art, philosophie, politique…), elle est à la fois commune et intime. Parfois nous la dénions, parfois nous la renions, et lorsque nous l’acceptons, nous la sacrifions à un Léviathan dont la puissance et la morbidité augmente proportionnellement à l’ampleur de ce sacrifice. Doté de l’IA, notre système d’exploitation actuel, le Titanesque Léviathan 3.0, tend à nous soumettre au pouvoir et à l’omniprésence de la machine…

Mr Smith a fait peau neuve, il a carte blanche.

Un Néo (Noé ou Éon ou encore né H2O) sommeille néanmoins en chacun de nous, il doit s’éveiller et comprendre que la matrice ne sert personne en particulier, ni le bien ou le mal, ni l’Homme ni la machine qu’il fabrique. Elle n’est pas responsable du virus Smith et n’interviendra pas pour autant en la faveur de Perceval (Néo), qui devra mériter le Graal et poser correctement sa question. Il devra inverser la situation du traqueur et du traqué, anticiper ses coups jusqu’à ce que Smith et Néo se reconnaissent l’un en l’autre. De cette embrassade ne devrait rester que Néo dans sa renaissance… Adieu Homo-falsus, à un de ces jours peut-être, tu ne nous manqueras pas !

Dans un courant global qui emporte tout dans la décadence, un Néo est nécessairement réduit au plus petit, insignifiant, perdu dans la masse… Le Néo qui sommeille en chacun de nous, lorsqu’il s’éveille a néanmoins quelques témoins : les enfants par exemple.   

PS: ce que j’entends ici par matrice ou tissu matriciel n'est pas le système d'exploitation généré par l'IA dans le blockbuster, mais plutôt le lien et le miroir, objets indéterminables, entre l'être et le non-être, ainsi que les lois et le langage qui régissent la manifestation physique de la logique. Logique ne va pas sans ratio, sans interaction, sans susceptibilité, sans sensibilité... Simplicité/complexité, unicité/relativité et plus si affinité, l'éternité laisse le temps au temps. A méditer. Avant que l'IA ne se dote d'une conscience ou du pouvoir de nous asservir, l'Homme aura eu le temps de pousser sa souffrance et son consumérisme à leur paroxysme, avec son propre système d'exploitation, sa propre intelligence artificielle. Une prégnance des moyens au détriment des ressources et des besoins, une ingénierie extérieure qui dévore l'ingénierie intérieure, un désaccord entre le cœur, la tête, la foi et l'appétit, entretenu individuellement et collectivement par accord tacite. Néanmoins, dans le film, les frères/sœurs Wachowski ont fait une allusion à la matrice que je définis ici comme la double substance selon les termes de Spinoza, à travers le personnage de l'oracle. Néo la voi(t)(x)(e), elle voi(t)(x)(e) Néo...

Note (fait référence au symbolisme évoqué dans la section « qu’est-ce que le télos ») :

Le meilleur exemple de cryptage métaphorique mal compris par les esprits modernes, concerne Moïse et l’ouverture de la mer rouge. Moïse, en tant que protagoniste de la bible est comme Peter Pan (représentant la dualité) : il est l’enfant confié aux eaux parce que porteur de la révélation fâcheuse. Ici, Juifs et Égyptiens ne servent que de juxtaposition avec le contexte historique de l’époque. Il sera donc la particule isolée qui échappe à la loi de la masse pour se retrouver au sein du pouvoir malgré lui. Concernant Peter, il y parvient lorsqu’il devient Pan et accède au monde imaginaire : la cabine de pilotage invisible du vivant soumis néanmoins aux lois du monde physique. Avant de reprendre sa place parmi les grands, dans le monde à l’endroit, il devra affronter son reflet : le capitaine Crochet. Les notions de dualité et d’immanence portées par Moïse s’expriment pleinement dans le passage de l’ouverture de la mer. Tant qu’un seul Homme sera privé de sa liberté au nom des autres, aucun Homme ne sera libre. Ceux qui suivent la particule à même de révéler ce rapport entre l’individu et les sociétés qu’il incarne seront à même de refonder et de mériter alliance et terre promise : métaphoriquement le lit de la rivière qui porta Moïse enfant est ici la vallée salutaire formée par la mer (le tout, la masse) qui s’ouvre en deux. Un lit marque un chemin trouvé par la vie (rivière), un chemin directionnel (sens du courant) qui sépare deux rives qui formaient un tout.

Autre exemple : Noé est considéré à tort comme un patriarche humain, y compris par nombres de croyants pratiquant une lecture des textes au premier degré. Alors que la bible stipule bien, par sa durée de vie non humaine et par son époque décrite comme diluvienne, qu’il n’est que le représentant de l’éon (son anagramme). Autrement dit, il est l’archétype de la vie aquatique qui sortira des eaux pour que son engeance mérite ou non l’arche (terre et voûte céleste) d’alliance. Dans le passage de l’ivresse de Noé, sa femme et ses trois fils représentent le jeu de la spéciation par la complémentarité de la reproduction à l’identique et de la reproduction sexuée. Une affaire de sexe donc, mais qui s’est passé dans les eaux, il y a fort longtemps, et qui ne concerne pas nos valeurs morales ! Pourtant, ce sont bien les interprétations moralistes et politiques qui ont permis aux juifs, au chrétiens et aux arabes, de légitimer l’esclavagisme du peuple noir en prenant la malédiction de Cham comme prétexte émanent du livre de Dieu.

C.A.B

La science par les prismes de la spiritualité et de la théologie et vice versa...
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