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Le blog de Persone

SYNTAX ERROR - FATAL ERROR

28 Juillet 2021, 18:05pm

Publié par Persone

Bonjour à tous !

Et désolé pour cette longue période de silence. Comme le dit l’adage : parfois c’est toi qui cogne le bar, parfois c’est le bar qui te cogne. Le bar c’est le petit théâtre de la vie, symboliquement ou non…  En outre les  réseaux sociaux forment la plus grande "franchise" de troquets du monde. Sans boire ce qu'on y sert, sans y trouver le moindre espoir, je m’y suis cogné aussi.  😶

Je reviendrais m’investir, penser et écrire ici tant l’avalanche des évènements personnels et collectifs me le permettront. Rien de certain mais je tiens à conserver ce groupe, pour le témoignage, pour les amitiés et pour l’empreinte, fusse-t-elle électronique… Pour l’accord recherché et approché ici, entre les règles de l’univers, l’impitoyable causalité, la mécanique empirique à l’échelle des foules et des civilisations, le cri de la vie, l’analyse de l’observateur ET les révélations du langage « en personne ». Ac/cord, con/cord/ance, co/ordin/a/t/ion (….). Des liens d’affinité et de raison, des liens qui libèrent.

Le langage en personne… What the fuck ? Aucun jeu de mots volontaire ici, mais une simple subtilité linguistique que l’on doit à l’ambiguïté du terme « personne » et au champ sémantique ouvert par son utilisation syntactique :

En personne signifie « de lui-même », « ce qui est de par sa propre nature », « ce qui est manifeste et manifesté de façon visible/palpable ou non, sous une forme présente ou rémanente ». Néanmoins les deux termes signifient aussi « qui s’incarne en personne », personne faisant référence à l’être (Une personne, la personne, les personnes) ou à son absence (Personne). Autrement dit, le langage s’incarne de lui-même et témoigne des interactions du monde déterminé à travers lequel il s’exprime de multiples façons. Il est un principe qui relève de l’immanence. D'un point de vue mathématique, il témoigne de l’ordre et du chaos, il exprime des phénomènes arithmétiques, géométriques, musicaux, physiques, biologiques (…), qu’aucun animal avant l’Homme n’avait la nécessité de figurer. Aujourd’hui, grâce aux meilleurs aspects du progrès scientifique, lorsqu’un homme relativement instruit évite la chute d’un objet à la suite d’un bon réflexe, il sait qu’il a inconsciemment et très rapidement fait des mathématiques. Le langage de la science aurait pu nous libérer des illusions et du choc des croyances, nous immuniser contre la nature virale de la démagogie. Alors pourquoi le génie de la science trahit-il les utilisateurs de la lampe à lumière, de génération en génération ? Pourquoi nous soumet-il aux exigences d’un futur consumériste déterminé au fur et à mesure qu’il révèle des phénomènes universels dont nous avions l’intuition depuis Mathusalem ? Pourquoi nous révèle-t-il les principes de l’univers au fur et à mesure qu’il nous  pousse à détruire et gaspiller le fruit qui en résulte ?

La guerre qui oppose le royaume pluriel et conflictuel des croyances et des cultures, à l’empire unique de la raison contrariée par les intérêts particuliers. Une suite logique de termes consécutifs à laquelle l’esprit commun semble encore réfractaire ! L’Homme commun cherche des coupables : les autres, les salops, les cons, les étrangers, les juifs, les chrétiens, les musulmans (…), les athées, les riches, les pauvres qui ne jouent pas le jeu, les satanistes, les reptiliens, les extra-terrestres… Ou des excuses : le purgatoire terrestre, la cruauté de la nature, la mauvaise nature de l’Homme, la négativité des espaces telluriques et des forces gravitationnelles, la mort et fatalité des forces de destruction après l’apogée, la loi du plus fort jusqu’à l’extinction finale de son bassin de prédation et donc son réservoir d’énergie, etc. Tous semblent encore confondre la fin inéluctable et la qualité du voyage en fonction de la façon dont nous voyageons ! La FIN ne justifie pourtant pas les MOYENS, et la mort ne nous prie pas de supporter tant d’inégalités, de paradoxes et de souffrances.

Au-delà de toutes nos savantes excuses et procès à l’emporte-pièce, demeure la loi de l’apprentissage par l’échec et le fait que la pente descendante demeurera toujours plus facile que l’ascension. En d’autres termes, il faut bien que jeunesse se fasse ! Parfois le jeune crétin se fout en l’air, parfois il se relève de ses expériences…

Mais comment justifier une telle crise d’adolescence, qui semble avoir persisté jusqu’à l’Anthropocène ? 

 

Quelques éléments de réponse :

Avant l’ère du rationalisme et de la technologie, l’ingénieur était tenu en respect par le religieux et le politique, une ère durant laquelle la confrontation des observations, des théories et des résultats ne faisait pas encore le poids face aux interprétations morales, identitaires et politiques.  De nos jours le religieux s’incline devant les deux autres, tenant à flot sa petite entreprise en attendant que l’avalanche eschatologique lui donne de nouveau raison. Un temps de vengeance et de compensations matérielles pour la raison et les intérêts communs ! Un temps compté, surchargé par l’avalanche des contraintes et des principes de précautions exigés par des moyens en révolution permanente. L’escalade du progrès, l’aventure du Titanic… et encore et toujours : la détermination face à l’incertitude. « Le temps c’est de l’argent et le langage une convention commune qui facilite l’organisation du travail et des loisirs… » Un avenir divin pour l’agenda et la calculatrice qui n’attendaient que la technologie pour asservir totalement son utilisateur. Dans une telle ère, comment l’ingénieur ou l’Homme de raison commune aurait-il le temps de s'enfoncer dans les arcanes de la construction du langage sous toutes ses formes (jargon scientifique compris) pour départager des conflits sémantiques d’un temps révolu dont seuls se préoccupent les fous de Dieu ? Les fous de Dieu et ces étranges institutions initiatiques, franc- maçonnerie par exemple, qu’il est de plus en plus difficile de mentionner sans être qualifié de néo-créationniste, d’illuminé ou de complotiste.

La barbarie et les persécutions n’ont plus bonne presse dans notre meilleur des mondes, mais le conflit entre l’ingénieur, le politique et le religieux persiste.

Le conflit/la compétition, les rancœurs et des quiproquos sémantiques historiques sont donc le moteur de nos révolutions et du progrès auquel nous consentons, un moteur puissant dont les contraintes particulières concentrent toute l’attention des belligérants, les éloignant d’une solution globale. Les intérêts particuliers sont rarement au service du principal ! (Humour bancaire).

Voilà donc pourquoi en l’absence d’une passerelle sémantique, d’un accord commun non tacite, d’un sortilège qui annule les autres sortilèges (…), science sans conscience demeure le fruit pourri « dernière génération » de notre expérience. En MATIERE d’autorité et de gouvernance, à l’échelle de l’individu ou de l’Etat, un tel accord de langage constitue une légitime, universelle et irrévocable SOMMATION de l’Homme pluriel, en tant qu’acteur de notre désastre empirique. En matière de justice ou de médecine, il s’agit d’une sommation de tous les éléments et facteurs externes ou internes ayant entraîné le crime, la maladie ou l’infection ; en matière d’arithmancie, d’une sommation des TERMES qui caractérisent le langage de l’Homme et les systèmes d’exploitation qu’il incarne.

 

Les limites de l’expérience et du principe de précaution, en tant que paradigmes :

En collectivité, et à l’image de ces circuits de neurones qui s’animent entre nos deux oreilles, l’individu dominant ou dominé engendre la société qu’il mérite. Et toute société affronte les mêmes complexes que l’individu concernant ses relations intérieures et extérieures. Mais pour autant, la  société n’est pas la somme des valeurs des individus qui la composent.

L’instrumentalisation du langage par une élite permet à cette dernière de réguler et d’exploiter le comportement des foules, un pouvoir qui promet un développement rapide et promet la puissance… Au détriment de l’énergie et du temps nécessaire à maîtriser les aspects éthiques, dialectiques et écologiques de l’expérience. La foule est une entité sans tête, passivement soumise aux forces qui la conditionne, elle n’est jamais la sommation logique, morale ou spirituelle des valeurs et des besoins des êtres qui la compose. Tout mouvement de foule tend vers l’annihilation sans SOMMATION du libre arbitre et donc de la conscience de la responsabilité de nos actes dans un univers déterminé. Par l’annihilation du libre arbitre, la masse se transforme et développe l’énergie qu’on lui connait, pour le meilleur et pour l’Empire. Autrement dit, un individu seul se comporte de façon bien plus raisonnable que lorsqu’il est galvanisé par le nombre. Le verbe ordonne aux foules, mais la vérité, tout comme la gestion de l’ambiguïté, n’appartient ni à la masse, ni à aucune des expériences particulières qui la conditionne, fussent-elles de « grandes » civilisations. Le contrôle des masses par l’instrumentalisation du langage revient à corrompre le rapport naturel de l’individu avec le milieu qui l’entoure et le constitue pour l’assimiler à une de ces expériences particulières qui gouverne le nombre.

Des chiffres et des nombres dont nous instrumentalisons les attributs et les propriétés connus, mais dont la nature nous échappe encore et toujours. Dans l’univers philologique de JK Rolling, les nombres sont comparables aux détraqueurs dont la gouverne finit par échapper au ministère de la magie. L'auteur évoque indirectement l'entité collective engendrée par la foule et le phénomène de masse, elle fait allusion aux nombres en tant qu’entités mathématiques dont le pouvoir nous soumet peu à peu : des nombres qui contrôlent et gouvernent chacun de nos actes et conditionnent tous nos mouvements dans l’espace-temps ! Montre, agenda, téléphone multifonctions, facture, numéro de sécu, échéance de paiement, imposition, pouvoir d’achat, timing des contraintes et des libertés… Il s'agit là de l'entité fatale qui garde la petite et la grande prison de la cité, fusse-t-elle une mégalopole, un royaume, une nation, un empire. Un système fatal n'a pas conscience de son existence relative et encore moins de la responsabilité de ses actes: un arbitre sans la moindre pensée, qui ne sait ni ce qu'il est, ni ce qu'il arbitre. Il ne gère pas l'ambigüité, ne fait pas de sentiment, ne connait l'amour sous aucune forme. Au service de qui est-il? Qui le programme? L'Homme, guidé par lui même et le nombre de ses semblables. L'unité et le nombre: deux entités que l'apprenti sorcier ne connait pas encore aussi bien qu'il l'imagine. Le langage fonctionne comme la nature, il est la nature, et en tant que tel il est fort peu conseillé de le manipuler sans le connaître, sans lui poser directement, humblement la question, avec toute la subtilité qu'elle mérite. Une grande part de notre salut relève de cette quest/ion.

« La générosité n’est pas dans la nature d’un détraqueur, ils vous feront mal s’ils le  peuvent. » … « Lorsqu’ils sévissent, c’est comme si tout espoir ou toute joie s’effaçait de ce monde. » … « Ils peuvent aspirer jusqu’à votre âme. » …

Conditionner n’est pas enseigner, vendre n’est pas partager ! Et le contrôle d’une entité sans tête par la démagogie ou la compensation du profit, est une illusion temporaire dont les conséquences catastrophiques sont proportionnelles aux enjeux, à la grandeur et à la persistance contre-nature de l’expérience.

En outre, l’instrumentalisation du langage et l’hermétisme total posé sur les arts qui permettent de le révéler, constitue depuis l’antiquité un GAP intellectuel entre l’élite et la masse, ainsi qu’une hypocrite relation entre le ministère de la magie et celui des affaires ordinaires.

...

En persistant à produire gratos une telle cuisine dans l’orgie des intérêts, des sucres et des mauvaises graisses suscités par les réseaux sociaux, le bar va encore me cogner ! Bah, qu’à cela ne tienne, j’ai ici quelques amitiés qui valent bien des kilolikes !

Le mensonge, la démagogie prennent toujours l’ascenseur semble-t-il… La vérité se contente de l’escalier.

 

Attention, dans le menu Gustave Le Bon, il y a à prendre et à laisser! Malgré son "génie", l'Homme souffrait lui-même de ce que son discours dénonce, notamment de la petite vérole darwinienne d'une saison blanche et sèche. En d'autre termes, d'une interprétation des travaux de Darwin qui ne fait plus sens aujourd'hui. (Petite référence cinématographique pour la saison blanche et sèche.) 

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