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Le blog de Persone

Ghost in the Shell - Suite...

12 Août 2021, 13:43pm

Publié par Persone

Méditation N°2 :

 

La déconstruction du langage pourrait-elle aider et contribuer à sauver et réparer l’ensemble ?

La déconstruction de son propre langage est la tâche de l’Homme qu’il en soit conscient ou non. Un accomplissement au sens évolutif et involutif du terme. La tâche, disons la double quête, d’un bâtisseur en herbe qui a fait du verbe conjugué et du mot décliné, un pouvoir absolu sur l’autre et arme de destruction massive qui n’épargne personne. « Plus je pense, plus Jesu(i)s, plus la machine et l’arme que je croyais miennes se retourne contre moi, contre ce et ceux que j’aime autant que contre ce et ceux que je n’aime pas ! »

Construire et déconstruire est donc une quête de l’Homme et les fruits les plus universels de cette quête s’expriment nécessairement à travers certains d’entre eux, dont le nombre se réduit vraisemblablement à peau de chagrin en cas de décadence globale. Que  l’Histoire a elle retenu de ces héros, de ces guides, de ces prophètes, souvent victimes de leur notoriété. C’est ici qu’il faut distinguer la construction intuitive du langage, ses mises à jour logiques en concordance avec les observations de l’époque et grâce aux échanges entre linguistes et intellectuelles d’origines différentes, et enfin sa déconstruction ! Jadis, l’Homme construisait en se référant à la sagesse intuitive de ses ancêtres et les langues plurielles peinaient à trouver un langage universelle. L’application des mathématiques et des propriétés des chiffres au langage alphabétique a réglé en partie cette question. Nous sommes ici à l’aube du monothéisme. Dans un second temps, la raison pure a réglé les conflits de bâtisseurs en prenant la gouverne d’un monde résolument matérialiste qui se passe de Dieu et de la question existentielle pour proliférer. L’outil universel, c’est la science pure et dure. Enfin, de nos jours se développe timidement un art de la déconstruction et de la sommation, dont certaines applications démystifient les concordances entre l’intuition de nos ancêtres et le langage universelle, mais sans âme, de la science moderne.

Pour exprimer cela d’une énième et vulgaire façon : nous avons aujourd’hui les moyens de faire le tri entre tout ce que nos prophètes disaient, toutes les conneries qu’on leur a fait dire, et toutes les vérités qu’ils ignoraient autant que ceux qui les ont fait parler à travers les âges! Les moyens de démystifier les complexes sémantiques incarnant ces malédictions que sont la lutte des classes et le choc des civilisations.

Dans l’art de déconstruire le langage, la notoriété du messager ne compte nullement devant celle du message. Et tous les signifiants convergent vers un même signifié. L’arithmancie qui sert de règle à cet art est un sortilège qui annule tout autre sortilège ! Notre époque, si nous le méritons, nous permet donc l’enseignement d’un langage universel, innocent et désarmé, qui se serait bien passé de héros, de martyrs et d’ingénieurs corrompus pour préserver le lien universel et défendre ce qui a été violé. Un enseignement susceptible d’immuniser l’Homme contre sa propre démagogie et les dérives de ses expériences collectives.

 

Méditation N°3 :

 

Un pont entre la physique et la métaphysique OK ! Une réconciliation entre le politique, le religieux, l’artiste et le scientifique OK ! Un secret qui n’a plus lieu de rester secret OK ! Une vaccination contre la démagogie et la connerie humaine qui devrait être pratiquée à l’école OK… Mais la déconstruction du langage, ça consiste en quoi techniquement ?

Si j’entrais dans les détails, on me reprocherait encore d’être trop compliqué, je tente donc un résumé nécessairement incomplet en vous conseillant de quêter par vous-même, c’est bien plus méritant et bien plus ludique. En premier lieu, les termes « déconstruction du langage » vous mèneront vers les neurosciences et l’anthropologie face au spectre de Derrida ! Après avoir survolé ces approches relativement complexes, je conseille un petit documentaire sur l’origine des langues véhiculaires et la découverte progressive de l’écriture (Arte - L’odyssée de l’écriture - par exemple). Lorsque vous aurez compris le principe en repérant quelques noms au passage, vous vous orienterez probablement vers des figures comme Pythagore ou Léonhard Euler, pour la version math. Vers Champollion, Ferdinand de Saussure, Pierre de La Ramé ou Etienne Dolet, pour leur contribution à la linguistique et leurs analyses concernant la nature et les mécanismes du langage. Je cite aussi Renée Guénon pour son approche pertinente du syncrétisme. Et Jung pour ses travaux sur l’inconscient (Une comparaison entre son œuvre et celles de Freud et Lacan s’imposera d’elle-même.) … Je vous conseille au passage de revisiter le petit monde et le grand univers d’Homère, et je n’oublie pas JRR Tolkien et JK Rolling pour la relève en matière de philologie. En outre, vos recherches vous conduiront vers les arcanes de la kabbale et ses différentes écoles, vers les efforts de l’Eglise et de la science en matière d’exégèse, vers les mystères dissimulés dans les œuvres des architectes, peintres et autres compositeurs les plus illustres, vers les symboles perdus et les apocalyptiques révélations du langage « en personne ». Et pour les moins friands de lecture, il y a les encyclopédies ou wikipédia, pour une vue d’ensemble rapide qui suffira à vous mettre dans le bain.  

Comment peut-on enseigner cela à l’école, devant de joyeuses têtes vides ?

Par l’aspect ludique de l’arithmancie et de l’art de la sommation telle qu’on ne les enseigne guère ! A ce titre, je rappelle qu’aucune définition correcte de l’arithmancie n’est renseignée sur les dictionnaires et les encyclopédies classiques.  En enseignant en premier lieu ces disciplines, il devient beaucoup plus facile de dévoiler à l’élève les principes immanents et les règles du langage qui relient le dehors et le dedans, le passé, le présent et l’avenir, la conscience et la matière… Des principes que l’enfant ressent très bien en lui sans pouvoir se les expliquer. Et oui, la magie existe et en matière d’arithmancie, l’expliquer ne veut pas dire la rendre ordinaire ! En outre la discipline permet de comprendre enfin en s’amusant, ce que les mathématiques ou la grammaire ont en rapport avec la vie réelle, au-delà d’une promesse de carrière dans les usines du progrès matériel. Il y a donc largement de quoi enseigner, avant que la tête vide n’ait la maturité nécessaire à la traduction des propos d’un Derrida.

Pour les détails techniques de l’arithmancie et la sommation, je vous renvoie à mes nombreux articles concernant la sémiologie, la « ma/thématique », la sémantique des chiffres et la valeur numérique des lettres.

Je vous invite à cette aventure initiatique qui, malgré l'opacité entretenue, est bien moins ésotérique qu'on nous l'a laisser entendre.

A suivre, une quatrième méditation...

Un grand merci au précepteur pour son travail!

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