Partager l'article ! Le positivisme et l'ignorance, les crises et le joker du populisme...: Un jour, alors que j’étais en proie au syndrome de la feuille blanche, ...
Un jour, alors que j’étais en proie au syndrome de la feuille blanche, j’en vins à me faire un dessin de la relation intime, entre la virilité de l’homme et le complexe de l’écrivain… Mais comment dessiner les mystères de l’inspiration et la taille d’un bouquin ?
Etait-ce la magie du sourire ou de la dérision ? Le blanc qui suivit cet instant m’extirpa de ma frustration, mes yeux parcoururent la page précédente et une simple question m’envahit, motivant la suite de votre lecture…
Je me demandais quels personnages, heureux ou tristement célèbres, avaient marqué l’histoire moderne, plus que les autres, pour avoir pris l’homme, dans sa quête de pouvoir, à son propre jeu et pour avoir fait trembler des manipulateurs, des lobbies et des nations entières, avec leurs propres armes… ou sans arme ???
Les deux noms que ma mémoire a réellement affichés sur mon écran, sont Gandhi et Hitler… Voilà qui laisse à réfléchir ! Le premier est né dans notre espace colonial, il symbolise la sagesse et la libération de son peuple, une voie très difficile ! Le second a vu le jour dans l’ombre de la grandeur, dans le gris industriel de notre occident colonisateur, il symbolise le cancer qui ronge la vérité des vainqueurs, et les dérives de la servitude moderne… Une pente douce et des dégringolades rapides !
Cette comparaison de ces deux hommes peut sembler choquante, mais afin de ne pas vous perdre dans l’analyse manichéenne de ces deux personnages, ou pire, dans la confusion des opinions ou des réactions émotionnelles ; n’oubliez pas que les choses choquantes cachent souvent les stigmates d’une société et dites-vous qu’entre le baril de lessive psychologique d’une collectivité et celui de la dualité d’un individu, seule la quantité change, pas la composition.
Aussi, posez-vous la même question que Toto, à la fin de sa crise d’adolescence :
Qui, mieux que père et mère, ô mes frères,
qui, mieux que le pardon de l’autre ou sa colère,
aura su faire rougir mes joues ou mes fesses,
avec le retour cinglant de mes propres bassesses ?
NB : Pour que quelques idiots ne viennent pas déformer mes propos, je précise que ces mots ne font en aucun cas allusion aux immondes tortures subies par les victimes du nazisme et autres dictatures, mais aux complexes du mouton et du troupeau face à la crise… ces petits moutons qui ont une peur bleue du totalitarisme, alors qu’ils y filent tout droit, en rang d’oignons. Oh bien sûr, entre deux crises ces braves bêtes ont le sentiment d’être heureuses, rassurées par une berceuse, hymne à la démocratie, éblouies par la lumière du progrès matériel, attirées par le néon rose des lupanars.
PS : Ce texte a pu vous donner l’impression d’un choc mou ou l’arrière goût d’un doute indigeste, mais ne l’oubliez pas avant d’avoir fait votre fromage !