Partager l'article ! REFORME DES RETRAITES, DEMENTELEMENT DES 35 HEURES, EFFONDREMENT DU SYSTEME SOCIAL…. CLIMAT DES ELECTIONS 2012 FACE A LA MONDIALISATION :: &nbs ...
En introduction… Une petite pensée sur la politique :
Relative à la science et à l’art de gouverner, elle correspond à une logique d’organisation collective, permettant le fonctionnement d’une civilisation, d’un empire, d’une nation, d’un pays (…). Elle est un outil de logistique et de cohésion entre des régions unies par une culture commune et une entité représentative de leurs populations, un outil de gestion des affaires publiques de la collectivité et de ses échanges avec les civilisations voisines.
A son origine dit-on, le concept a été défini par des philosophes et des théoriciens, en ces temps lointains où les hormones, la barbarie, la peur des représailles et la volonté des dieux dessinaient les contours et les bases de la civilisation ! Ainsi, déjà troublés par la forme de leur nombril, fascinés par la taille de leur armée et poussés par le féroce appétit des royaumes qu’ils s’affairaient à bâtir, les hommes de pouvoir ont unifié les peuples par le glaive. Unifié, certes, mais bien au-delà des limites du respect de la condition humaine et bien au-delà des frontières régionales relatives au terroir, à la culture et au droit à la différence.
Depuis, se sont dressées de colossales murailles dont le mortier se mélangeait au sang et à la sueur, de grandes et majestueuses cités, malheureusement alimentées par l’exploitation de faubourgs miséreux et puants…
Ainsi naquirent de fières générations de fourmilières expansionnistes, des fourmilières dont les fourmis se moqueraient bien, à juste titre ! Avec la jeunesse et les hormones pour excuses, ces modèles de civilisations bâtisseuses et patriarcales ont traversé notre histoire avec des religions toujours plus exclusives (…), le cauchemar et la passion des armes (…), des politiques corrompues par les privilèges et l’élitisme (…), un urbanisme décadent (…), et plus récemment des révolutions sanglantes n’ayant point guéri le plus gros abcès de l’humanité : l’exploitation abusive des ressources humaines et terrestres.
Réforme des retraites et assassinat du système social dans le berceau des droits de l’homme… Tempête prévue sur les élèctions 2012 :
La réforme des retraites a fait couler beaucoup d’encre ; difficile de s’attaquer à une telle polémique déjà noyée dans le flou médiatique… D’après la presse quotidienne et autre foin pour les vaches : Des caisses complètement vides et des dettes, une réforme courageuse et nécessaire des politiques, un combat légitime des syndicats… et puis voilà tout… allez y comprendre quelque chose !!!
I- A propos du trou dans les caisses :
Les caisses sont effectivement vides et il serait absurde de se contenter d’oublier la réforme tout en augmentant les pensions, comme le demande certains grévistes du lendemain, souvent galvanisés par les refrains des recruteurs ou des agitateurs de foule !
Mais pourquoi les caisses sont-elles vides ? Pourquoi les capitaines d’un navire craquant dont le nombre de canots de sauvetage ne correspondent pas au nombre de passagers, ont-ils décidé une nouvelle croisière, malgré l’alarmante récurrence des crises les plus profondes du capitalisme ? Avaient-ils conscience qu’une fois encore on obligerait les plus pauvres à sacrifier leur dignité pour fournir le mortier utile à colmater les brèches ?
Du haut de leurs observatoires sociaux, nos décideurs ont eu des décennies pour anticiper que les populations allaient vieillir et pour constater les conséquences de la mécanisation du travail et de l’environnement urbain sur la santé et donc sur les dépenses sociales (concurrence sauvage, stress, suicides, drogues, pollution, béton et malbouffe… pour citer quelques exemples) !
- Des décennies pour observer que les pratiques spéculatives dégradaient la valeur du travail ( !), et pour « apprécier » le fait que la fièvre des jeux et des arènes du capitalisme enivrait la plèbe en masquant honteusement la dérive individualiste de la condition humaine…
- Des décennies pour comprendre que les lois sauvages du libre échange, dans un contexte de mondialisation et de tensions internationales, engendreraient un système pervers (« Ordo ab chaos », ou encore « la stratégie du choc », ça vous dit quelque chose ? allez vérifier !!!)…
- Des décennies pour observer le culot et la cruauté de ce système basé sur le profit spéculatif, qui permet aux plus riches (les financiers et les gros patrons) de faire du chantage aux besoins sociaux en menaçant de placer leurs capitaux dans les paradis fiscaux et de délocaliser leurs entreprises vers des pays où les hommes n’ont pas encore le droit de lutter contre leur exploitation et celle de leurs terres !
Autrement dit, les politiciens, conseillés par les financiers internationaux, ont occulté ces tristes réalités, en évitant pendant un siècle de prendre la responsabilité de véritables solutions courageuses :
· Celles qui consistaient à faire payer l’addition des crises du capital à ceux qui en sont à la fois les responsables et les bénéficiaires…
· Celles qui consistaient à abolir les stratégies néocolonialistes et à guérir les blessures de l’impérialisme avant d’imposer au monde la vision occidentale du libre échange…
· Celles qui consistaient à conserver l’autonomie des régions et des nations en maîtrisant les dérives de la spéculation sur le marché et en limitant les échanges à la notion de commerce équitable.
· Celles qui consistaient à ne plus conditionner la performance, au détriment de l’épanouissement et à éviter que les compensations avilissantes du régime prolétaire, ne deviennent un véritable mode de vie.
· Celles qui consistaient à favoriser l’actionnariat des ouvriers sur le capital de leur entreprise, à rehausser la valeur du travail, le taux des cotisations et la qualité des conditions de travail.
La réforme des retraites, une réforme courageuse ? Sûrement autant que l’on peut considérer le travail à la chaîne comme un progrès de la civilisation !
(Ne ricanez pas, le démantèlement des 35 heures nous pend au nez et ce n’est qu’un début… une belle solution pour protéger le capitalisme et ses bénéficiaires au détriment du droit humain !!! Stalinisme, maoïsme, et dictature marchande ne diffèrent que par la méthode… rouge et sacrificielle d’un côté, rose et compensatoire de l’autre !!!)
Augmenter les cotisations des travailleurs, grâce à la revalorisation de leur travail est un chantier qu’il eut été raisonnable de commencer par la réduction des écarts indécents entre les salaires et par la redistribution des bénéfices des plus grosses sociétés, lorsque ceux-ci excèdent les besoins de réserve et d’investissements, lesquels doivent être soumis à des plafonds fixés en fonction du cycle du marché concerné et des budgets nécessaires au développement durable et équitable de l’entreprise, de la région et du pays. Notons au passage que la fortune des holdings repose sur la plus-value des plus grosses entreprises, une fortune basée sur l’injustice du monopole et sur l’exploitation des masses.
N’aurait-on pas tendance à oublier qu’une meilleure répartition des richesses ne consiste pas à prendre aux riches pour voir l’argent se perdre entre les mains des pauvres, mais à rééquilibrer la balance des écarts de fortune, celle des cotisations et des dépenses, celle du consumérisme et de l’évolution équitable et éco responsable.
A propos du rééquilibrage des salaires, une question qui nous concerne tous… « Un médecin ou un ingénieur gagnera 4, 5, 6 et dans certains cas 10 fois le salaire d’un ouvrier ! Il ne s’agit pas de remettre en cause une évidence sur la motivation à la performance, mais la durée de la formation et sa pénibilité doivent-elles être à l’origine de tels écarts dans le barème des salaires? Car il s’agira aussi de ne pas déconsidérer la redondance de la dureté des tâches physiques et de l’aliénation mental de la condition ouvrière. N’oublions pas au passage que la formation scolaire est souvent synonyme de camaraderie et de bons souvenirs de jeunesse, en opposition à l’âpreté de la mécanisation de la vie active !!!»
Si l’appât du gain est un moteur de challenge et de performance, passé une certaine limite, il devient le moteur de l’arrivisme, au détriment de la vocation, du talent et des valeurs !!!
Voilà certes une philosophie et une politique qui fâcherait les adeptes et les rois du monopoly, mais rappelons-le au passage, la notion de monopole par le brevet légal ou par la concurrence déloyale est une véritable aberration, à long terme, elle génère une notion du travail inhumaine et des monstres industriels que rien ne peut plus arrêter, des machines à fric qui créent la misère à la moindre faute de calcul et au moindre effondrement d’un marché devenu incontrôlable !
Reste un problème : avec de telles conceptions, les gros patrons et les investisseurs vont se faire la malle !!! Voilà pourtant qui au fond n’est pas un problème, mais encore une éternelle irresponsabilité de la part de nos politiques :
Quand un membre d’une communauté décide d’employer ses congénères en les salariant correctement, en payant ses impôts et en épargnant pour restructurer l’entreprise si besoin est, le tout en se faisant un petit bénéfice au passage, ça s’appelle du commerce. Mais faire accomplir des tâches mécanisées à des milliers d’hommes, en allégeant ses impôts grâce à des entreprises fictives, en faisant fructifier ses réserves par un dangereux système de spéculation boursière, le tout en palpant des bénéfices 100 fois ou 1000 fois supérieurs aux salaires des employés… ça s’appelle de l’arnaque ! Bref, quand un arnaqueur menace d’aller exploiter des peuples plus pauvres dépourvus de lois sociales, en risquant de créer un désastre humain dans son propre pays… ça s’appelle un crime ! Ce cas de figure, cette pratique de l’économie de marché dans sa conception ultra libérale, est pourtant une des principales origines des inégalités qui menacent nos sociétés… mais que fait donc la justice ? Cette justice qui d’un autre côté est si prompte à verbaliser les masses, à la moindre erreur de déclaration fiscale, au moindre excès de vitesse, au moindre épanchement d’urine sur la voie publique !
II- A propos de la dette :
Quelle meilleure fumisterie que cette solennelle grimace, maquillée sur la figure de nos politiques, lorsqu’ils nous annoncent un plan de relance par la rigueur ! Une grimace qui nous ferait presque croire que la crise et l’endettement des nations relèvent d’une imprévisible fatalité, alors que le fonctionnement du marché et des bulles financières a été mis en évidence depuis bientôt un siècle et que le système de libre échange connaît des récessions chroniques tous les 8 à 12 ans et une crise majeure tous les 30 ou 50 ans (1840, 1870, 1930, 1970,… et nous pauvres ignorants !)
Après les désastres de la crise des années 30 et de la seconde guerre mondiale, nos élus avaient le choix, pour chacune de nos nations, de reprendre le contrôle de notre autonomie, de nos économies et de notre mode de vie (…) ou de nous soumettre à la menace des complexes militaro-industriels, à l’inhumanité du capitalisme sauvage, aux dangers de l’urbanisation effrénée, à la folie des techniques chimiques de l’agriculture intensive, à la dérive des spéculations boursières (…) Et bien entendu, au pouvoir suprême d’un système bancaire international basé sur un argent virtuel dont on ne peut contrôler les fluctuations qu’au détriment de l’humanité, par un mécanisme d’endettement et de surproduction consumériste. (Aujourd’hui, les états ne fabriquent plus leurs monnaies, toutes les nouvelles devises sont produites virtuellement par le système de crédit des banques, moins de 5% de l’argent en circulation est de l’argent réel (pièces ou papier) et le reste constitue une manne entièrement virtuelle ! Parlons plutôt « d’argent dette » puisque les ratios de crédit autoproclamés par les banques et favorisés par la popularisation du boursicotage et l’éclatement des bulles financières, forment un puits sans fond qu’on ne peut plus combler entre deux crises et qui nous oblige à reprendre du crédit pour alimenter un système totalement pervers !!! Aujourd’hui, les fermiers qui nous gouvernent doivent nous motiver à avoir des petits moutons, qui devront faire a leur tour de nombreux petits moutons, car ceux-là seulement pourront éponger la dette du grand-père, en espérant que celui-ci, dont la vieillesse coûte chère, soit vite emporté par le cancer des animaux de ferme !
« Comment ? Vous avez dit dette ? Avouons en toute honnêteté que la souveraineté des nations et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ont été rachetés à bon prix !
Liberté, égalité, fraternité ??? Business, injustice et individualisme, voilà qui devrait être le nouveau slogan de nos brillantes républiques ! »
Durant toutes ces décennies, nos dirigeants ont donc favorisé le jeu de la compétition économique mondiale, comme s’il s’agissait d’une guerre inévitable enfantée par le choc des civilisations, en évitant au passage de nous rafraîchir la mémoire car depuis des millénaires, seuls les hommes de pouvoir ont la volonté de faire turbiner leurs populations comme des fourmis et de conquérir d’autres terres par la force, pour attiser leur vanité et les flammes de l’industrie nécessaire à leur folie ! Aujourd’hui, un président qui nous dit que l’âpreté de la compétition mondiale est inévitable et qui balance un discours sur le bilan positif de la colonisation devant des millions d’africains dont le FMI augmente encore la dette en leur imposant des obligations de résultats dignes de nos fourmilières… Ca ne choque plus personne… et pourtant !!! Une fois encore, un manuel de psychologie pour les nuls serait bien utile à chacun d’entre nous !
« Réfléchissez, lisez et comparez… Vous finirez par comprendre, contrairement aux idées reçues, que le choc des civilisations n’est rien en comparaison des jeux de pouvoir et du conflit d’intérêt ! »
Aujourd’hui, nos vies ne dépendent plus que d’un système industriel dirigé par des cercles élitistes, qui confondent encore et toujours la grandeur d’une civilisation avec l’abîme de leur vanité ! (Et dans un contexte, faut-il le rappeler, où l’objet et la technologie ont progressé plus vite que l’épanouissement humain !)
Chers lecteurs, mon article a des longueurs… mais c’est en reliant toutes ces choses que l’on comprend plus nettement pourquoi les brûlures de l’histoire nous rattrapent sans cesse…
Après les expériences de la terreur, du fascisme, du communisme autocratique et des guerres mondiales, il n’est pas étonnant que la conscience collective se soit assoupie sur les lauriers de la démocratie libérale et c’est tout à son honneur que d’avoir opté pour des régimes modérés ! Mais n’oublions pas que les ligues et les extrémismes ont souvent été instrumentalisés par les modérés de gauche comme de droite et que la corruption même de nos républiques a été et reste le premier moteur d’un populisme qui peut engendrer les pires ravages.
III- A propos d’une vision plus populaire des polémiques sur la réforme sur les retraites :
Pour un petit patron sans cervelle, un arriviste, un nouveau riche ou un brave type qui suit militairement les pas de son père (…), bref pour un type ordinaire de droite (pas celle des valeurs) ou de gauche (pas celle des droits de l’homme), la réforme est donc courageuse et nécessaire… et le discours peut se résumer ainsi :
« La plupart d’entre nous travaillent depuis longtemps jusqu’à 70 ans, les beaux discours ont assez ruiné la France et si mes petites entreprises sont en danger, je travaillerais bien jusqu’à 75 piges s’il le fallait ! »
Une belle tirade, certes, mais qui occulte une chose… il y a une nette différence entre ceux, minoritaires, qui ont eu la chance de créer leur propre activité ou d’avoir un travail qui les épanouit et ceux, innombrables, qui se contentent des miettes en trimant mécaniquement « pour la gloire de la nation » et pour survivre !!! Le fait qu’un bon nombre de libéraux sacrifient leur vie, leur moralité et souvent l’épanouissement humain de leurs familles, sur l’autel du dieu des affaires, n’est déjà pas de bonne augure pour l’avenir d’une société descente… mais que dire de millions d’ouvriers conditionnés et ignorants qui travaillent sans relâche toute leur vie durant, sans la moindre vision d’un avenir meilleur pour leurs enfants (qui devront payer leurs dettes), le tout en attendant un petit mois de vacances annuelles pour s’entasser sur des plages défigurées en se languissant d’une retraite promise pour leurs vieux jours… Quand ils seront presque morts ou trop usés pour profiter de leur liberté. Soyons enfin honnêtes, si cette réforme est un acte courageux, le monde n’a plus le moindre sens !
Bien entendu, un bon nombre d’ouvriers eux mêmes semblent ne pas partager cette cause commune, en grande majorité, ils sont ceux dont l’unique objectif de vie consiste à finir de payer la maison de campagne, ceux, souvent privilégiés, qui ont été séduits par la rhétorique des patrons ou ceux qui préfèrent éviter une polémique que leur épanouissement cérébral ne permet pas d’atteindre. Les deux premiers cas se confondent souvent !
« Qui n’a pas déjà rencontré ou côtoyé un de ces prototypes de besogneux satisfaits, gentiment ou cruellement machos, qui imaginent que leurs femmes s’épanouissent naturellement entre une cuisine équipée, un aspirateur hi-Tech et un téléviseur assez large pour profiter des « feux de l’amour » comme au cinéma ? Adaptés aux temps modernes, ce genre de champions ne voient plus d’un mauvais œil que la femme au foyer participe à l’effort financier en trouvant un job, tant que celui-ci ne place pas la femelle à des niveaux d’intelligence et d’autonomie supérieurs à ceux du maître de maison (ce qui est en général le cas, dans le meilleur des mondes, qui prévoit pour leurs épouses des jobs de secrétaires, de ménagères, de caissières ou autres activités mécanisées… pour celles qui n’auraient pas l’étoffe des baby-sitters libérales). »
Trêve de caricature, la mécanisation du travail, le matérialisme et le bonheur par procuration couvent des générations d’esclaves sociaux satisfaits par défaut et nombre d’entre eux n’ont pour connaissances, que les conditionnements appliqués à leur stéréotype !
Voilà de petites gens dont la conscience est blanchie par le dur labeur et un mini capital ; de besogneux petits moutons qui bossent pour les loups, tous incapables de dépasser l’opportune simplicité des grands clichés sur la vie cruelle et la loi du plus fort. Malheureusement, la sélection naturelle, qui équilibre la planète depuis des milliards d’années, n’a rien à voir avec ce darwinisme social, une notion totalement orchestrée par l’homme, dont la pratique a évolué du fouet jusqu’aux compensations ménagères (des compensations à crédit bien sûr) !
· La sélection naturelle, depuis des milliards d’années, avait créé un jardin planétaire magnifique, un monde équilibré, ni bon, ni mauvais, sans tortures ni pitié …
· En quelques millénaires, l’homme a répandu le complexe du fruit défendu (le désir et le bâton), un complexe qu’il a institutionnalisé en bâtissant des royaumes et des temples à son image et en se montrant moins digne que la plus cruelle et affamée des bêtes sauvages !!! Ici on ne parle pas encore de darwinisme (blasphème !)… devant Dieu, le maître et l’esclave sont désignés d’avance par la hiérarchie verticale !
· Et enfin, en quelques siècles, aveuglé par ses propres lumières, satisfait d’avoir aboli quelques croyances et galvanisé par la fièvre du capitalisme et les lauriers de la démocratie, ce stupide animal a rongé et défiguré la nature ! Aujourd’hui, les déséquilibres humains et environnementaux qu’il engendre, nous menacent d’un bout à l’autre de la planète !!! Sa nouvelle hiérarchie : horizontale ! Son nouveau joker pour justifier la lutte des classes : le darwinisme social !
Que de grandes et obscures questions pour un électeur ordinaire, un type dont l’éducation se limite à un semblant de culture générale et à une rapide orientation professionnelle, un homme qui chaque jour, inlassablement, répète les mêmes gestes et revit la même journée !!!
Attention, bien que la « beaufitude » soit devenue un sujet qui fait sourire tout le monde, n’oublions pas que les concernés ont la même aptitude que chacun d’entre nous, à fuir les mécanismes et les conséquences de leur ignorance !
Luttons donc contre toutes les formes de culture de la connerie humaine ! A l’origine, les hommes ne sont pas de froides machines, ni des bœufs ou des chevaux de course, et il y’a fort à parier que toutes ces vies seraient prêtes à rendre leurs bagnoles, leurs cravates et leurs TV satellite… si le système ne les conditionnait pas à fuir la réalité de la souffrance et si chacun, en s’éloignant de Dame Nature, n’avait pas oublié la notion du simple bonheur de vivre.
IV- La gauche et la droite face aux valeurs sociales et aux obligations de résultats imposées par notre mode de vie (et ceux qui en sont les bénéficiaires) :
Aujourd’hui, la majeure partie des citoyens étant soumise depuis plusieurs générations, aux compensations matérielles, aux promesses et aux mensonges du XXème siècle, le nouvel élan des luttes pour l’égalité n’a plus besoin de sombrer dans le populisme pour être diabolisé… car adroitement qualifié d’idéalisme !
Ainsi, malgré les désillusions de la vision commune du modernisme, la culture du matérialisme et quelques avocats du diable, armés de l’outil médiatique, auront suffi à convaincre les masses que la taxation des plus riches, y compris en période de crise, revenait à une politique utopique !
On nous dit « le monde entier dépend de la croissance économique ! » Mais qui nous dit cela ??? L’univers ? La nature ? Un quelconque conseil de sages ? Dieu lui-même ? Ou ceux à qui profite le crime ???
N’oublions pas qu’une majorité de philosophes et de scientifiques s’opposent aujourd’hui aux scientifrics et aux intellectuels milliardaires pour nous faire comprendre que la croissance économique n’est pas réglée sur les besoins humains et démographique, mais sur un système consumériste de profits inégaux !!!!!! Autrement dit, la croissance indispensable dont on nous parle est entièrement définie par la vérité des vainqueurs, dont les mensonges et les erreurs politiques ont transformé la croissance en hyperbole et les échanges en compétition suicidaire !!!!!!!!!!
Une grande partie de la droite, anciennement conservatrice semble avoir adopté la politique de l’ultra libéralisme et la gauche, anciennement libérale semble s’interroger sur la question du protectionnisme et du contrôle de la croissance exponentielle…La sortie de ce marasme serait elle le grand programme du centrisme… ou des dissidents de gauche, comme de droite ???
Côté gauche :
Les avatars du marxisme, la vision floue du néo communisme à la française, le fantôme du stalinisme (…) et les compromis de la gauche socialiste (avec le colonialisme et l’antisémitisme par exemple), ainsi que son retard à sortir du dilemme de la lutte des classes pour découvrir les dangers du modernisme industriel et des dérives du prolétariat… et plus encore son entrée dans le jeu du mondialisme ultralibéral (dans les années 90 pour la France)… comment une telle gauche pourrait-elle démystifier cette image contagieuse du super capitalisme utile et progressiste, oeuvrant sur terre comme une loi inexorable de l’évolution ??? En se rachetant une conscience ? En levant le nez des compromis politiques et des conflits internes ? Avec un vrai programme ???... Ne citons pas les mots qui fâchent !
Et la droite ?
Entendons là celle des valeurs, pas celles de l’argent bien sûr, ni celle du populisme nationaliste, ces deux là laissant de côté la responsabilité de nos nations à propos du désordre mondial et des dégâts irréversibles subis par nos anciennes colonies. La droite des valeurs donc…
Cette droite à la fois croyante, ouverte et tolérante, progressiste et laïque, qui comprenait l’utopie d’une démocratie engendrée dans la fièvre et le sang, une démocratie autoproclamée qui ne tiendrait pas compte des conséquences de la révolution industrielle et de l’ignorance des masses ! Cette droite qui savait les clés du libéralisme cachées dans l’éducation et l’échange des connaissances (et certainement pas dans la prolétarisation, dans la mécanisation et dans les vertus du commerce roi !)
Cette droite des grands hommes, qui regretta le transfuge de Hugo, lequel vira à gauche, trop écoeuré par l’impitoyable guillotine et le règne de la bureaucratie bourgeoise…
Il semble que cette droite là ne soit plus qu’un fantôme qui hante l’Élysée, ruminant les mots de Flaubert, la tristesse de Chateaubriand et les leçons de Guizot. Dépassée par une histoire qui s’écrit de plus en plus vite, elle s’est lentement usée dans son combat contre la gauche, et tout comme elle, tout comme nous tous, elle est tombée dans le piège de la cage libérale.
Bref, le danger qui couve derrière la folie de l’expansionnisme, les inégalités et la vulgarité du règne de l’argent n’aura pesé qu’un faible poids face à l’appât du gain et à la volonté de rester les leaders du monde, une volonté qui cache en réalité la peur de voir les victimes de notre impérialisme jouer avec nos propres armes ou nous faire du chantage sur le pétrole !!!
Rien d’étonnant pour d’anciens esclavagistes, reconvertis dans la sainte colonisation, qui pour tout signe de repentance ont adressé à leurs victimes un dictionnaire des conditions de l’indépendance et un sourire commercial ! Faut-il le rappeler, le néocolonialisme fonctionne en deux phases :
Phase 1 : La protection de la main mise sur le pétrole et donc la déstabilisation des régimes en place, par tous les moyens fussent-ils illégaux, immoraux et d’une intolérable cruauté !!! Et n’oublions pas les trafics d’influence et les commerces d’armes, de diamants, de drogues…
Phase 2 : Mise à profit en toute légalité de la misère, des besoins, des traumas et de la sous éducation de ces pays déstabilisés pour jouer les sauveurs triomphants, apportant le FMI sur un cheval blanc ! Le FMI ??? Entendons là le sauvetage par la dette et l’obligation de résultat selon nos méthodes !!!
Conclusion :
Vous conviendrez que ce dernier chapitre (ci-dessus) rappelle l’introduction et le leitmotiv de cette petite réflexion sur la politique et l’effondrement du système social, mais vous vous demandez peut-être si on ne s’éloigne pas trop du sujet star : la réforme des retraites…
Ne perdez pas de vue qu’aucun problème, même simple, n’est isolé dans le temps et dans l’espace… se contenter d’amputer une tumeur cancéreuse, c’est la voir revenir au galop sous d’autres formes… Autrement dit, tirer maladroitement ou positiver sur la réforme des retraites est populaire mais inutile ! sans comprendre pourquoi et comment on en est arrivé là, on ne peut que blablater, sans solutionner !
Une fois encore, chers lecteurs,
Les échanges entre les peuples sont encore sacrifiés sur l’autel maudit de l’expansionnisme et de l’élitisme ! Et la mondialisation restera indécente et suicidaire tant que nous refuserons de comprendre que l’individu et la société se reflètent l’un l’autre, tant que nous tarderons à infliger à notre ego la discipline requise pour soigner efficacement les blessures de l’histoire !
« Vous savez encore faire la différence entre le réel et le virtuel ? » Nous avons des dettes, concrètes et bien réelles certes, mais pas envers la banque mondiale …
Nous avons une dette réelle envers la planète, une dette réelle envers les femmes et les enfants, une dette réelle envers les peuples et les hommes que les vainqueurs ont brisés, une dette réelle envers nous-mêmes !
En attendant…L’augmentation des salaires des décideurs, la bling-bling attitude, les banques renflouées par l’effort collectif, une réforme "courageuse" des retraites, de gros bénéfices pour les industriels, la banalisation des suicides chez les travailleurs, le démantèlement des 35 heures, l’augmentation des taxes et des factures pour les particuliers et les PME, la montée des extrémismes, une droite qui festoie sur le bûcher de ses vieilles valeurs et une gauche qui se droitise… Une bonne année 2011 à tous les français et vive les élections 2012 !