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Le blog de Persone

Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...

12 Décembre 2010, 14:08pm

Publié par Persone

Tout ça sent le vinaigre! Comme les roustons d'un ado camé qui macère sous une couette synthétique par une de ces nuits cauchemardesques, moite et brûlante, bruyante comme les jours sans fin...

Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...
Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...

Un jour, alors que j’étais en proie au syndrome de la feuille blanche, j’en vins à me faire un dessin de la relation intime, entre la virilité de l’homme et le complexe de l’écrivain… Mais comment dessiner les mystères de l’inspiration et la taille d’un bouquin ?

Etait-ce la magie du sourire ou de la dérision ? Le blanc qui suivit cet instant m’extirpa de ma frustration, mes yeux parcoururent la page précédente de mon journal et une simple question m’envahit, motivant la suite de votre lecture…

Je me demandais quels personnages, heureux ou tristement célèbres, avaient marqué l’histoire moderne, du moins plus que d’autres, pour avoir pris l’occident à son propre jeu dans sa quête de pouvoir et pour avoir fait trembler des manipulateurs, des lobbies ou des nations entières, avec leurs propres armes… ou sans arme ???

Les deux noms que ma mémoire a instantanément affichés sur l’écran de mon tableau de bord, sont Gandhi et Hitler. Voilà qui laisse à réfléchir ! Le premier est né dans notre espace colonial, il symbolise la sagesse et la libération de son peuple, une voie très difficile ! Le second a vu le jour dans l’ombre de la grandeur, dans le gris industriel de notre occident colonisateur, il symbolise le cancer qui ronge la vérité des vainqueurs, et les dérives de la servitude moderne… Une pente douce et des dégringolades rapides !

Cette comparaison de ces deux hommes peut sembler choquante, mais afin de ne pas vous perdre dans l’analyse manichéenne de ces deux personnages, ou pire, dans la confusion des opinions ou des réactions émotionnelles ; n’oubliez pas que les choses choquantes cachent souvent les stigmates d’une société et dites-vous qu’entre le baril de lessive psychologique d’une collectivité et celui de la dualité d’un individu, seule la quantité change, pas la composition.

Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...
Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...

Aussi, posez-vous la même question que Toto, enfin libéré de sa crise d’adolescence :

 

Qui, mieux que père et mère, ô mes frères,

qui, mieux que le pardon de l’autre ou sa colère,

aura su faire rougir mes joues ou mes fesses,

avec le retour cinglant de mes propres bassesses ?

 

La banalité du mal !

La possibilité d’une résilience.

 

NB : Pour que quelques idiots ne viennent pas déformer mes propos, je précise que ces mots ne font en aucun cas allusion aux immondes tortures subies par les victimes du nazisme et autres dictatures, mais aux complexes du mouton et du troupeau face à la crise… ces petits moutons qui ont une peur bleue du totalitarisme, alors qu’ils y filent tout droit, en rang d’oignons. Oh bien sûr, entre deux crises ces braves bêtes ont le sentiment d’être heureuses, rassurées par une berceuse, une hymne à la démocratie ! Toutes éblouies par la lumière du progrès matériel ! Tous attirées par le néon rose des lupanars.

 

PS : Ce texte a pu vous donner l’impression d’un choc mou ! Ou l’arrière-goût d’un doute indigeste ? Mais ne l’oubliez pas avant d’avoir fait votre fromage !

Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...
Le positivisme et l'ignorance, les communautarismes et les croyances, les crises et le joker du populisme...

L'immense banalité du mal!

L'infime portail de la résilience!

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De l'absolutisme de la croissance économique...

8 Décembre 2010, 20:46pm

Publié par Persone

 

 

Des flammes de l’industrie à l’enfer du marché

 

 

 

Quand le troupeau, d’un nouveau doute, s’est enragé

et que la potiche et le marteau sont en colère,

faites de la femelle un maître objet

et du mâle un bel outil d’affaire !

Ainsi, le monde puisse-t-il s’écrouler,

elle sera l’essence même de la beauté,

Pierre aura des « puma » pour l’attraper

Paul, une belle « Harley » pour la promener

Et Jack, son avenir pour la garder.

 

Des pompes des logos et des styles qui vous ressemblent, des murs, des tapis et des bibelots qui vous subliment dans votre Moi et, au bout du compte…

Une armée de guignols qui se ressemblent tous !

Amen!

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Pièges et dangers sur facebook... conflit israelo-arabe...quel rapport?

14 Novembre 2010, 20:25pm

Publié par Persone

Je viens de recevoir une série de coups de fil me conseillant de regarder mon mur facebook… « Tu vas voir, tu as deux publications qui vont te coller en pleine polémique sur le conflit entre les juifs et les musulmans ! Ou plus exactement entre les sionistes et les arabes… t’es dans la merde ! »

Je consulte mon profil en allant machinalement du haut vers le bas…

Un premier article envoyé par une amie me propose de signer une pétition électronique pour sauver Sakineh Ashtiani de la lapidation, à la quelle elle a été condamnée en Iran !!!

Juste en dessous, un second article, envoyé par une amie juive avec une étoile de David en dessin cadeau... il est écrit : «  Et un de moins ! »

Vive la magie facebouc !

Il m’a fallu une minute pour me remettre du choc, pour lire la date et donc l’ordre de publication des messages et pour comprendre que les deux articles n’étaient absolument pas liés… il ne s’agissait là que d’un clin d’œil du jeu des hasards et des coïncidences ! Un quiproquo comme celui là est à inscrire dans les annales !!!! Une de ces situations dont je n’ai que trop l’habitude… ici sur un sujet brûlant et sur facebook, devant M. Toulmonde ! Médiateur, il n’est pas rare que je me trouve entre deux feux, mais ici l’enchaînement de ces deux publications sur mon wall n’est donc qu’une pure coïncidence… un hasard incroyable qui a motivé ces coups de fil et qui aurait poussé certains à supprimer les deux articles le plus vite possible ! Ce que je ne ferais pas, et j’en profite même pour faire un petit commentaire sur ce conflit dévastateur…

 

Depuis l’avènement et les premiers fantasmes mondialistes des civilisations bâtisseuses, et les hommes de pouvoir  ayant habilement confondu l’éducation et le conditionnement des masses, le choc des civilisations est devenu un cliché entretenu qui camoufle l’impérialisme et les conflits géopolitiques, un joker qui justifie les mensonges de nos soit disant démocraties ! La science et la raison ne servent plus que l’expansion industrielle et le profit ; la terre brûle, la beauté et la dignité se flétrissent, le sang coule à flot et les larmes des enfants du monde deviennent un facteur commercial (…), le tout pour des  grands principes qui n’ont en rien participé aux progrès humains, sociaux ou médicaux ! En réalité de simples conflits débordant de testostérone et suivis par des femmes soumises au patriarchies, mais aussi des conflits qui entretiennent l’électorat et le rapport de force entre nous pauvres cons et nos élites milliardaires !

 

A propos donc du soit disant choc des civilisations et des complexes judéo islamo chrétiens de l’époque moderne :

 

Malgré les progrès de la philosophie et des sciences, malgré l’histoire de Jérusalem et les avertissements des rares templiers véritablement chevaleresques, l’Eglise et les rois n’ont pas cessé de vouloir mondialiser leur pouvoir et leur vision du monde ! Malheureusement, le siècle des lumières, la révolution à la française et la laïcité n’y ont rien changé, la république est de retour, mais l’impérialisme court toujours… et les occidentaux sont passés maîtres dans l’art de dissimuler leur expansionnisme ! Ce qu’on a gardé des traditions, ce ne sont pas les valeurs et ce qu’on a extirpé du progrès, du combat de la gauche et du libéralisme, ce n’est ni la liberté, ni l’égalité, ni la fraternité !

 

Doit-on rappeler que l’antisémitisme et le racisme en général étaient très présents en Europe et aux Etats-Unis entre les deux grandes guerres ? Doit-on rappeler que les américains ont laissé la France ruiner l’Allemagne, tout en élaborant un plan de crédit pour cette dernière ? Doit-on rappeler les fonds européens et étasuniens (provenant parfois de banques juives) qui ont servi le nazisme par l’intermédiaire des banques suisses ? Doit-on rappeler les intérêts des lobbies du pétrole et les exigences du fondamentalisme chrétien ? Doit-on rappeler que la vanité, les alliances et les intérêts des plus riches passent souvent avant les besoins des humains, même au sein d’un peuple unis par la religion et l’errance (…) ?  Bref, après les atrocités et la chute d’Hitler, les E.U profitent de la situation pour faire main basse sur les secrets allemands et pour offrir Jérusalem au peuple de Moïse, jouant sur une émotion internationale encore brûlante et comme si la terre et les peuples étaient un plateau de jeu ! Au final un véritable cadeau empoisonné motivé par la quête de l’or noir et la position géostratégique du bassin méditerranéen…on en connaît les conséquences !

 

Recouvrons tous nos souvenirs et la face cachée de notre histoire, apprenons à connaître notre nature intérieure et extérieure et préparons ensemble un avenir plus décent pour nos enfant !

 

Persone aime Toulmonde… et le monde lui rend bien ! Voilà qui serait profitable si j’avais un cœur partial et la langue dans ma poche… ce qui n’est point ! Résultat, Persone aimera toujours Toulmonde, tout comme j’aime la vie et m’incline devant la mort, mais le commerce des hommes, leur vulgarité, leur cruauté, leurs politiques séniles de vieux machos casaniers ou expansionnistes (…) et leur éternels et puérils conflits ont achevé de me briser le cœur !  Tout cela a fini par me rendre malade et misanthrope bien malgré moi !

Ainsi mon nom est Persone… difficile de tirer dans le tas et de viser juste !

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La révélation du perchoir

12 Novembre 2010, 20:58pm

Publié par Persone

Un type comme un autre, blanc, avec un costume, des baskets Nike, une montre, un portable et un animal en laisse ; enfin un type normal quoi, échoue à 20 heures, normalement flanqué de quelques compagnons de fortune, sur le plus grand panorama du plus beau parc du quartier le plus chic de la ville! ils remarquent un indien sur la rocade.

 

Ils s’installent, se réinstallent et s’extasient sur la grandeur du monde en jetant des regards discrets sur leurs montres.

 

Ils éprouvent un intérêt particulier à montrer du doigt la Tour Eiffel, la maison de la radio, le pavillon de Pierre, de Paul ou de Jack et le toit du supermarché. Mais soudain, ils ont le malheur de s’interroger sur la distance qui les sépare de l’infini !

 

Un instant passe, ils le ratent!

... Excusés in extemis par la sonnerie du samsung de J P.

 

Pour éviter le silence, les autres échangent quelques banalités, en rendant particulièrement hommage à la vie de bureau, à la footbalistique et au postérieur de la femme des autres ! Les minutes s'affolent, ils n’arrivent pas à conclure et gênés, tant par le vide que par le silence qui s’installe entre eux, ils regardent à nouveau leurs montres. Jean Pierre a une urgence!

 

Arrive le soulagement des politesses et le temps de perdre leur temps si précieux à justifier leur départ. Certains dominent, d’autres baissent les yeux et tous se demandent où est passé l’indien.

 

Un fou hurlant passe…

 

Sauvés par le gong, ils oublient leurs courbettes et s’en vont retrouver leurs horaires et leurs pénates en se demandant ce qu’un peau-rouge foutait dans leur parc, comment il avait disparu du paysage et par quel bug darwinien pouvait-il voyager jusqu’ici revêtu de toute son histoire.

 

Dans le même parc en fin de journée, un type seul, habillé comme un indien, à la peau pas franchement noire mais colorée, sûrement un indien d’Amérique, enfin un type pas ordinaire à la mine patibulaire, se tient immobile sur la terrasse au moment où le soleil va embraser l’horizon.

 

Son regard est fixe et paisible, il s’imprègne de la grandeur du monde.

 

Il voit la Tour Eiffel, les maisons et la ligne d’horizon, mais ne les regarde pas. Il s’imprègne du mouvement des choses, il doit croire que les frontières de l’infini ne sont pas une question de distance.

 

Un instant passe, il le saisit et profitant du silence et de cet espace vide, il comprend que la vie va lui offrir un spectacle.

 

Il attend sans attendre... Et un groupe d’hommes, portant des costumes, des objets et des baskets Nike, vient envahir son perchoir.

 

Il les entend sans les écouter, parler de choses et d’autres et finit par avoir une vision : Il sourit de voir que les visages pâles et ceux qui les gouvernent ont la même façon ridicule de fuir leur nature animale et il a de la peine pour leurs épouses et leurs derrières, en constatant qu’ils n’ont pas suffi à guérir l’homme blanc de sa bestialité.

 

Vient pour lui le bon moment pour partir, il leur dirait bien un proverbe indien, mais voyant qu’ils ne prêtent attention qu’à leurs montres et à leur discussion, il s’efface en un clin d’œil.

 

Il reprend sa marche à travers la jungle urbaine en se demandant pourquoi ces gens sont prisonniers de leur espace, de leur temps et de l’argent, de leurs vêtements, de leurs chiens ou de l’agitation de leur bouche.

 

Au même instant, un de ces types, dont on dit qu’ils sont fous, passe sur la terrasse, alors qu’une pleine lune profitait du soleil pour masquer son arrivée.

 

Son regard est fixe, le vent souffle, il s'agite comme un polichinelle, comme emporté par le mouvement des choses.

La tour Eiffel lui fait des pieds de nez, les gens ricanent et boustifaillent dans les maisons. Le vide lui fout le vertige et un moustique vient de pénétrer une cellule de son épiderme.

Un instant passe, il en fait partie.

 

Il croise un groupe d’hommes en costard baskets qui ont des femmes et qui s’en plaignent, qui ont vu un indien sans le voir, alors que lui (le fou) l’a bien vu, mais qui font semblant de ne pas le voir, lui, lorsqu’il s’approche pour les en informer, avant de lui tourner le dos et de s’éclipser en perdant subitement l’usage de la parole.

 

Vient pour cet homme peu ordinaire, le moment de se refaire planter par un moustique, d’être à nouveau le jouet de la lune et de retourner à ses préoccupations en éclaboussant les murs de sa solitude de nouvelles vociférations.

 

Ce qu’il se demande lui ? C’est un indien qui me l’a appris, mais pourquoi le dire… Puisque tout le monde s’en fout !

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Rira bien qui rira le dernier

10 Novembre 2010, 01:49am

Publié par Persone

D’abord une petite blague :

 

Dans un asile psychiatrique, un masochiste,un pyromane, un zoophile, un sadique, un assassin et un nécrophile, s'emmerdent et entament une conversation:
 
>  Le zoophile dit :
 - Et si on enculait le chat ?  

> Alors le sadique répond :
 - Oh oui, enculons le chat, et après on le torture ! 


> L'assassin reprend :

 - C'est ça, enculons le chat, torturons le et ensuite on le crève !  


> Alors le nécrophile ajoute :
 - Ah ouais, cool, on va enculer le chat, le torturer, le crever, et le réenculer !


> Le pyromane enchaîne :
 - Ouaiiiiiiis ! Enculons le chat, torturons-le, tuons-le, réenculons-le, et ensuite on lui brûle le cul avec un chalumeau !

> Le silence se fait, tout le monde regarde le masochiste et lui demande :
 - Ben et toi, tu dis rien ?  

> Et le maso répond : 
Miaou ! ! !

 

 

Et maintenant, un petit exercice logique :

 

Quand on constate que les rois du business et nos politiciens (qu'ils tiennent en laisse) nous prennent vraiment pour des cons, les plus malins d’entre nous (dont la plupart ne sont pas plus engagés que les naïfs) font mine de ne pas être surpris: Tantôt fiers, tantôt blasés, genre - vous ne m’apprenez rien !... Qui cache souvent : vous n’avez rien à m’apprendre.

 

On peut donc conclure que la plupart d’entre nous acceptent  

de subir le poids de la corruption et les inégalités grandissantes, de trimer machinalement pour remplir un tonneau des danaïdes, de trimer bientôt jusqu'à 70 ans pour avoir de quoi payer l'ospice, de bosser en sacrifiant la planète pour la gloire du pays, de payer le prix en développant de multiples cancers et autres fléaux des temps modernes, d'être taxé après leur mort et de payer leurs enterrements un prix indignement élevé, de faire payer des droits de succession à leurs enfants, aussi pauvres soient-ils, et enfin de n'avoir plus qu'à espérer que les descendances auront des descendances... et de l’argent, pour éviter que leurs tombes ne finissent à la décharge ou au feu (à moins bien sûr que le candidat ai émit sur son testament la volonté de se faire brûler le cul... A ce propos, de nouvelles formes de taxe ont récemment été mises en place pour les incinérations)

Et le tout, j’en passe et des meilleurs... En toute connaissance de cause !

 

 

Alors les gars : « Miaou !!! » ??????      

 

(Ne rigolez pas les filles, ça vous concerne aussi !)

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La Thaïlande pour les nuls

9 Novembre 2010, 02:54am

Publié par Persone

 

Ce diaporama en format vidéo (ci-dessous) à été réalisé sans moyens, point de budget, d’outils professionnels ou de logiciels spécialisés…, juste un crayon, un calepin, un appareil photo otage d’une saison des pluies et un voyage d’à peine 15 jours ! Un agent d’entretien altruiste et fraîchement écrivain, c’est original mais ça reste pauvre, et ça ne choisit pas ses vacances… difficile avec ça de trouver le temps pour une urgence qui nous concerne tous : s’engager pour un monde plus décent !!!

Mais le cœur y était, hors de question de renflouer les caisses des compagnies aériennes et de se la couler douce là-bas, si loin, sans apporter quelque chose, et sans revenir avec une de ces réflexions dont votre poubelliste a le secret… et le devoir !

Des photos amateur donc, sous un ciel gris… voilà qui vous évite le cliché des cartes postales, des pubs touristiques ou des images partagées de grossiers et indignes obsédés sexuels qui infestent l’Asie !

Moralité de cette action : « Tout le monde peut agir !!! Et si on s’y mettait tous un peu, chacun à son niveau, les « géants » profiteurs du désastre humain auraient de quoi s’inquiéter et l’avenir de nos enfants serait moins incertain !!!!! »

Je vous laisse avec un peu d’histoire, l’expression d’un sentiment profond et des clins d’œil humains…

N’hésitez pas à augmenter le volume sonore pour la bande son…


Ne pouvant envoyer une vidéo de plus de 20 minutes, j'ai dû réduir le temps de passage des textes à 10 sec (mis à part le premier), n'hésitez pas à utiliser la pause pour le confort de lecture!


Bon voyage à tous !

 



 

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De la rock attitude à la gangstattitude… l’espoir fané des héros du jour!

8 Octobre 2010, 22:06pm

Publié par Persone

 

 

 

Histoire de basse-cour
 

 

 

Un jour, que soufflait l’air d’une révolution,

un jeune taureau, d’« on ne sait où » échappé,

fut porté par le vent chez le plus grand des fermiers

pour y quérir la plus moderne des visions.

Mais qu’avaient donc fait ces bêtes de bas étage

pour mériter sans rébellion un tel sort,

toutes condamnées à l’humiliant voisinage,

avant le jour non su de leur mise à mort ?

Son arrivée ébranla un bien joli troupeau,

car lourdes et empotées du printemps jusqu’en hiver,

les vaches, n’en pouvant plus de se faire traire,

ne voulaient plus se laisser marcher sur les sabots.

Sur son charme de bovin n’ayant plus aucun doute,

l’animal, toute la sainte journée se pavanait

devant les unes à leur faire monter le lait,

et les autres, jalouses, n’en pissant plus une goutte.

Aussi, la charmante agitation de ces diablesses

piqua quelques jeunes veaux dans leur virilité,

tandis que notre héros contentait sa faiblesse,

convaincu que la libération naîtrait de ses prouesses.

Mais le fermier, fier enfant de la dernière pluie

ayant cure de se faire et défaire des ennuis,

avait appris dans science et communication

à faire rêver les porcs, les vaches et les moutons !

Content d’être content, les uns les autres suivirent

ce taureau si bien dupé qu’il cessa ses efforts,

reprenant leurs pas, pour le meilleur et pour le pire,

vers l’entonnoir flatteur du couloir de la mort.

Moralité de cette histoire de bêtes en chaleur

et de cul-terreux savant, dans l’art de faire du beurre :

Dressez quelques héros pour amuser le troupeau,

Il reprendra sa marche au simple son des pipeaux…

 

 

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Des croyances, des connaissances, des droits et des devoirs...

29 Septembre 2010, 00:01am

Publié par Persone

Des croyances, des connaissances, des droits et des devoirs...

 

 

 

J’écoute les oracles, je m’incline devant Dieu et je rampe derrière l’argent… ébloui par tant de Lumières… Dois-je vraiment sacrifier mon fils pour payer ma dette ?

 

Sur le chemin de la servitude, les croyances étranglent la foi, les Lumières aveuglent la justice et les profits fourvoient la recherche, faisant de la science l’arme absolue des vainqueurs.

Mais le maître, comme il se doit, reste enchaîné à l’esclave.

« Interpréter les oracles et écrire le futur pour asseoir notre pouvoir sur un présent dont le passé nous effraie » - traduit par la matrice de la servitude moderne, consiste à spéculer sur un futur en évitant d’assumer le présent dont on a oublié l’histoire.

La religion est l’opium du peuple… Voilà qui est bien, mais peu productif, aussi, les réseaux du grand architecte, aidés par les Lumières, ont-ils inventé les amphétamines.

 

De la brebis égarée à la brebis sénile et galeuse : 2000 ans…

De la brebis galeuse au mouton supersonique : à peine deux siècles !

 

Au royaume des morts, St Paul et Jésus, tout comme Rousseau et De Maistre, ce saliguaud, doivent pleurer ensembles, en voyant ce que deviennent leurs écoles et la façon dont le modernisme sauvage a vulgarisé et aliéné la notion de nos droits et de nos devoirs !

 

Rappel de l’article précédent :

Aujourd’hui notre système, dît démocratique, a accouché d’un méchant, mais lucratif paradoxe : en arbitrant un combat horizontal gauche droite sans pour autant abolir la notion de hiérarchie verticale, il a réussi à étrangler l’humanité avec un double nœud – celui de  l’individualisme et de l’anarchie libérale des oligarchies toutes puissantes – et celui des lois collectives de sociétés mécanisées qui veillent sur les devoirs du prolétariat.

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Un brin d'Histoire pour les nuls

14 Juillet 2010, 18:12pm

Publié par Persone

 

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Pour  avoir brûlé ceux qui osaient prétendre que la terre était ronde,

Pour nous avoir dicté nos devoirs de pauvres pêcheurs,

Pour avoir remplacé une république païenne par une monarchie dont le sacre généalogique justifie la décadence,

 

Devons-nous placer toute notre foi dans l'église?

 

Pour les bien-fondés du droit de cuissage,

Pour avoir mis les affres de notre ignorance et des inégalités sur le dos de Dieu ou de nos méchants voisins,

Pour avoir taillé des cités dans la pierre et conquis des territoires avec notre sueur, notre sang et nos tripes.,

 

Oh roi que les vicissitudes de ce monde moderne te rappelle à notre souvenir !

 

Mais qu'à cela ne tienne, Dieu n'a pas déclenché l'apocalipse! Et la terreur, elle, elle passe!

 

Vive le 14 juillet ! Vive la révolution !!

 

Pour nous avoir distribué des droits en grandes pompes,

Pour nous donner meilleure pitance après l’accomplissement de nos devoirs,

Pour avoir si bien légiféré le système de spéculation financière,

Pour avoir apporté nos lumières de par le monde, grâce à la magie de la poudre à canon,

Pour avoir fait de l’argent un nouveau dieu et de la société un nouveau pouvoir absolu,

Pour récompenser le travaillisme et le positivisme en nous offrant des cages à lapins toutes équipées,

Pour se féliciter de nous avoir redonné de la dignité en organisant nos loisirs,

Pour un parfait usage de la science, en particulier pour les carburants, l’industrie, les engrais, le nucléaire et le génie télévisuel (avec ses programmes tellllllllement intelligents… parfaits pour éduquer les masses !!!)

Pour nous avoir réduits à fabriquer des fusées ou des ordinateurs surpuissants alors que notre épanouissement physique et mental ne vaut guère mieux qu’au temps de Socrate,

Pour avoir vendu les nations, et donc le droit des peuples aux actionnaires du marché et de la compétition internationale,

Pour brandir la fatalité du darwinisme pour justifier la régulation « naturelle » de la surpopulation et des papy-boom  (par des maladies qu’on pourrait prévenir et grâce aux ravages des crises  du cycle financier apportant leur lot de guerres, de famines, d’alcoolisme et de tabagisme…)

Et enfin pour avoir laissé ce charmant système ronger lentement notre dignité, notre planète et l’avenir des enfants...

Continuons de placer tous nos efforts et notre argent dans les poches de la grande putain !

 

Vive le retour de la république !!

 

Comprenons le bien, croire encore que la grande remise en question de notre ère industrielle et technologique correspond à de la régression est un paradoxe qui prouve encore que les moutons prennent la tondeuse du fermier pour un dieu et qu’un pur cheval de course sera toujours plus con qu’un âne !

Chers lecteurs,

J’ espère que le coté pamphlétaire et parfois « grossier » de mes critiques ne vous amènera pas à juger mes mots comme empreints d’un prosélytisme anarchique, car si j’emprunte l’esprit (r)évolutionnaire pour affirmer que les atrocités des vainqueurs sont habilement transformées en fatalités naturelles ou que l’affaire des idéologies et des choix humains, contrairement aux lois universelles, sont modifiables à tout instant (…), j’admire tout autant les valeurs d’une aristocratie oubliée, qui comprit que l’euphorie du socialisme révolutionnaire aboutirait à distraire la classe ouvrière et à la plier sur les comptoirs, en transformant la société en un monstre qui n’aurait plus besoin de tyrans pour exister. J’admets que je défends farouchement la notion d’autodiscipline, mais loin d’être empreint d’anarchisme militant, mon discours est avant tout axé sur la vulgarisation expérimentale d’une recherche commencée depuis vingt ans, concernant les dénominateurs communs reliant toutes les choses les unes aux autres, l’Histoire et l’actualité, les chiffres et les lettres, les signes et les langages, le vécu et les choix…

Enfin, pour ceux qui auraient une vision relativement claire du concept d’humanité intelligente « - d’individu et de sociétés autonomes, en comparaison à celui de cobayes, de personnalité physique et de peuples entièrement soumis au lois du marché et à aux pouvoirs toujours croissants de personnalités morales totalement corrompues », rappelons-nous que tous les révolutionnaires de la république n’étaient pas tous "du lendemain" et que des anarchistes, comme des hommes de droite ou de gauche (modérés) avaient élaboré des prévisions justes et des plans de la société idéale, qui nous auraient évité de sombrer dans les excès morbides de l’ultralibéralisme ou du communisme… les deux frères ennemis dont les actionnaires et dirigeants jouent avec nos vies en s’en mettant plein les poches !  Ironie du sort, ceux  qui jadis qualifiaient ces visionnaires d’idéalistes ont engendré la plus grande utopie de tous les temps : un système consumériste où l’homme et la nature n’ont plus leur place et deviennent des OGM. La belle farce !

Mais notre consumérisme, n’est pas qu’une farce, c’est aussi un suicide collectif que l’on peut arrêter !

Etrange non, notre brave système, notre bon patriarcat, si nous le résumions à ses principales résultantes - Eloignement de la nature, mécanisation et culture intensive, dépendance prolongée aux paradigmes, pollution du corps, de la psyché et de la mémoire transmissible par la voie génétique, surconsommation, surproduction, surpopulation, éparpillement ou dilution de l’être, souffrances, impasse et morbidité (…), ressemble comme deux gouttes d’eau au processus du cancer chez l’individu !

Vous avez des doutes ?

Un cancer est la mutation de cellules tumorales due à des agressions externes, à la faiblesse du système immunitaire ou (et) à la déclaration d’un caractère héréditaire. Les cellules défectueuses n’ont plus de frein à leur multiplication, elles ne remplissent plus leur véritable tâche et repoussent leur mort cellulaire programmée. Leur tâches sont vaines, hormis pour avancer la mort de l’individu victime d’agressions, de faiblesse aggravée, ou simplement d’un mauvais héritage ! 

Soit dit en passant, les monstres et les ignorants qui nous gouvernent n’ont pas pour idée de revenir à la nature en nous réapprenant à vivre, à vieillir et à maîtriser notre reproduction par l’épanouissement et l’art de la sexualité. La preuve en est, même vous ça vous fait ricaner ! D’après leurs propres données, ils ont plutôt décidé de rester dans la jouissance et les profits de leur utopie, tout en brandissant le drapeau écolo ! Pour cela, il s’agit de pratiquer la théorie des chocs et des crises anticipées, afin de maintenir une croissance contrôlée basée sur l’apathie et l’aboulie générale, sur le pillage et le taux de mortalité des pays « pauvres », sur l’utilité des guerres, de la drogue et des virus ! Et bien entendu, sur notre bon vieux cancer ! (Ce dernier reste problématique pour les enfants « plus productifs et protégés par l’opinion », mais se montre particulièrement efficace pour les problèmes de population vieillissante).

Ah oui, j’oubliais, le tout dans un monde où les petits enfants paieront la dette de leurs arrières grands-parents (ces braves pionniers de la servitude moderne), une humanité automatisée et branchée sur une sélection de programmes de vies besogneuses et (ou) consommatrices, une planète de singes dirigés par une mondialisation industrielle, régulatrice et policière.

En n’oubliant pas que  notre utopie menace nos enfants et qu’elle ne tient que par le choix de notre mode de vie ; ne fuyons plus que notre stupidité et nos habitudes et affrontons enfin notre orgueil.

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Le Nouvel Ordre Mondial pour les nuls - Chronique de la mondialisation - Partie 2 -

17 Juin 2010, 14:26pm

Publié par Persone

Comme promis, voici un petit résumé du contexte historique, relatif à la vidéo de la conférence de presse du Général de Gaulle, en 1967. 

Chers lecteurs, téléportons-nous quelques 250 ans avant cette allocution du Général…

A l’aube du modernisme :

Bien que la monarchie se soit enrichie sur les profits de l’esclavagisme, elle n’en fut pas moins ruinée par sa folie des grandeurs et par les guerres entre seigneurs et confessions !  Mais la divine providence fit qu’à la mort du coûteux Roi Soleil, un économiste anglais portant le nom de John Law fut attiré par la France ! Ce dernier aida Philippe d’Orléans à redresser les comptes de l’état.

Comment ?

Grâce au petit jeu de l’argent dette (naissance des bons papiers de reconnaissance de dette) et de la spéculation financière.

Mais encore ?

Le système Law est le premier exemple de création d’une banque royale reliée à une compagnie d’actionnaires dont le contrôleur général des finances (Mister Law) était autorisé à imprimer des billets garantis par l’état et à percevoir des impôts indirects dont celui lié à la fabrication de la monnaie. Ce système est aussi le premier exemple des risques relatifs au rachat de dettes par un système spéculatif : Entre 1716 et 1720 la banque royale et la Compagnie Perpétuelle des Indes a fait racheter les dettes de l’Etat par de riches actionnaires en leur promettant un retour sur investissement fondé sur les profits prometteurs de l’aventure coloniale ! L’absurdité des chiffres et la haine – conclurait Léo Ferré. Bilan de l’opération : Un effritement du mensonge (sur la quantité d’argent émis, mainte fois supérieure à celle de l’argent réel présent dans les coffres de la banque), un éclatement de la bulle financière, une hypocrite relance de l’économie fondé sur la facilité du pillage des colonies, une supercherie ruineuse pour les actionnaires les moins malins et un enrichissement rapide pour les mieux informés !

La pieuse bourgeoisie trouvait l’argent sale… Avec ce système la banque s’occupe de tout et le peuple gémit moins, se moquant éperdument de savoir si l’argent est bien ou mal acquis ! Voilà un système qui fonctionne pour un royaume, tant qu’il restera sur terre des territoires à dépouiller ! Voilà un système durable pour une tripoté de milliardaires, tant qu’il y aura des hommes à exploiter et des enfants à sacrifier !

Alors pourquoi la révolution n’a pas simplement aboli ce système, qui est toujours le nôtre ?

 Parce que le siècle des lumières a vu couronner des savants  fascinés par un pragmatisme opportun que facilitait l’air du temps ? Parce que nous avons choisi les joies du progrès selon Voltaire, sans prêter attention au danger de l’hypocrisie, mis à jour par Rousseau ? Toujours est-il que la bureaucratie bourgeoise de la jeune république a légiféré à son avantage ce petit jeu de Monopoly en saignant ce qu’il restait du royalisme pour faire bonne impression, mais en laissant aux puissantes familles et au Vatican leur chasse gardée. A chacun ses mensonges et les vaches seront bien gardés.

A ne pas oublier dans le tableau, la franc-maçonnerie ! Qui, outre son influence discutable et discutée sur la révolution française, affirmera son pouvoir sur la politique du pays dès la troisième république. Une franc-maçonnerie spéculative dont on peut se demander si elle souhaitait étendre ses lumières ou ses tentacules de par le monde ! Car peut-on parler de lumières lorsqu’une icône telle que Jules Ferry justifiait l’aura civilisatrice de notre empire colonial par le bien-fondé de l’éducation des races inférieures ??? Et n’oublions pas les Etats-Unis d’Amérique qui, de l’autre côté de l’océan, se félicitaient de leur victorieuse indépendance et se piquaient au jeu des fraternités secrètes ! Ces colons, dont les aînés avaient fui les guerres d’Europe affirmèrent très tôt leur engouement pour les rituels maçonniques et la philosophie éclairée, alors que leurs braves soldats n’en finissaient plus de massacrer les indiens rebelles qui leur rappellent, encore aujourd’hui, qu’ils ne sont que des imposteurs ! Que de lumières !!!   

Côté Français encore, l’héritage de la révolution amène l’empire à composer avec la soupe républicaine qui se divise entre les droites (conservatrices, progressistes…) et les multiples gauches (radicale, modérée, utopiste, anarchiste…). L’euphorie générale de cette période, marquée par la terreur, les crises, les guerres, les révoltes et la « Commune » de Paris, ne permet qu’à une élite intellectuelle de se pencher sur la condition humaine et sur toute l’attention qu’elle devrait susciter au regard de la politique ! Apprendre à lire, à écrire, à compter et à produire ne suffit pas pour que l’homme se révèle à lui-même. En revanche, voilà qui peut aider à le conditionner… Cela certains philosophes largement minoritaires l’avaient déjà compris, tout comme ils comprenaient que l’évolution liée à l’objet, celle du capital et du matérialisme, ne devait en aucun cas dépasser celle de l’épanouissement humain et terrestre… Hélas…

Pour vous donner une idée des idées défendues par quelques pointures de l’époque, je vous conseille de vous renseigner sur ces quelques personnages : Guizot pour les plus inclassable entre la gauche et la droite ; Tocqueville pour la droite à la fois libérale, progressiste et antirévolutionnaire ; Flaubert, Balzac ou Hugo pour les plus romanesques ; Proudhon et Fourier pour les plus socialo-utopistes ; Leroux et Vallès pour les plus enragés, Louis Blanc et Péguy pour les plus impliqués … est-ce utile de citer Marx… lisez le au moins un peu, avant de lui coller une chemise rouge !

Dans la seconde moitié du XIXème et bien qu’ils soient fâchés sur les questions de l’égalité et du capital, les ancêtres du communisme (conscients du nombre et de la force ouvrière) et les grosses fortunes (motivées par les nouveaux spéculateurs sans frontières) ont au moins un point commun : Tous ont compris que le socialisme permettrait les avènements du travaillisme, du positivisme, de la puissance nationale, de l’industrie reine et du profit exponentiel ! Mais en ces temps les grosses fortunes, les clubs élitistes, les fratries secrètes et autres groupements d’intérêt ont un immense avantage, car les plus humbles défenseurs de la jeune république populaire, fraîchement sortis de l’école, n’ont pas le recul de ces élites dont les réseaux d’influence ouvrent les portes de la science, de l’ésotérisme, de la politique ou de la finance depuis le berceau. Autre atout pour les vainqueurs et les privilégiés de l’époque: L’idéal populaire des maîtres à penser les plus justes s’évapore ou se dilue dans la bouche des politiques et dans les divisions internes, à gauche, comme à droite. Et enfin, avantage majeur, l’individu de la rue est encore une matière brute, il oubliera vite que la liberté et son mérite constituent à la fois le paradoxe et l’enjeu  principal de cette période charnière, pour peu qu’on lui donne du travail et une paye suffisante !   Les avertissements de Platon, les leçons de Rousseau ou les critiques de Flaubert nous donnent des flatulences ! Et cet emmerdeur de Dostoïevski aussi ! Mes frères, en route pour le progrès !

Et ils avaient raison, l’homo-vulgaris, avec du travail et une bonne paye, il vous transforme n’importe quoi en or, quitte à carboniser le monde sous les flammes de l’industrie ! Il vous construira même des fusées pour aller vous réfugier sur la lune avant que tout ne soit plus que cendre et poussière!!!

Reprenons l’exemple français pour la suite de l’argumentation :

Un autre phénomène me semble important, parce que toujours d’actualité : à l’époque, le souvenir du féodalisme était encore frais et l’homme ordinaire se ralliait facilement aux autorités quand il s’agissait de se défendre ou d’attaquer les voisins sanguinaires, même si on ne savait pas vraiment si tout avait commencé par un litige matériel, par une affaire religieuse, pour une question d’impérialisme ou pour une histoire de fesses ! Autrement dit, pour détourner les foules de l’éducation populaire indispensable à un socialisme humain et durable (dans le sens universel et donc écologique du terme), les conquêtes glorieuses, les annexions et l’exportation sacrée de nos idées révolutionnaires n’avait pas leur égal ! Ah l’orgueil et l’ignorance ! A propos d’Orgueil… Après les coalitions de 1792 à 1797, ayant permis à nos voisins de calmer nos ardeurs, un Napoléon tombait à pic ! Un homme qui ne dort pas, qui ne discute de paix qu’après avoir plié son ennemi et qui sait faire de bonnes alliances (…), un homme qui élargit les frontières du pays à coups de canon ! Un homme qu’on ne peut qu’admirer ! Encore aujourd’hui, à mon grand désarroi ! Un homme que la guerre acheva de ronger dans les cachots de Sainte-Hélène! Bref, les idées révolutionnaires et égalitaires qui avaient enflammée la nation depuis 1789 commencèrent à s’évanouir avec la guerre. Après la terreur, l’avenir des droits de l’homme en tant que symbole national fut donc ébranlé par les conflits : En 1790, les constituants renonçaient solennellement à faire la guerre contre la liberté d’aucun peuple, mais après que celle-ci fut déclarée à la moitié de l’Europe, le désir d’émancipation universelle fut vite dépassé par les fantasmes de notre bureaucratie et compensé par la satisfaction des victoires Napoléoniennes ! Pour la première fois depuis la révolution, les armées républicaines se battent là où les armées royales se sont battues avant elles… sur le thème du sang, de l’humiliation des voisins et de la victoire, le nouveau régime se met à marcher dans les pas de l’ancien ! La chute du premier régime napoléonien fut entraînée par la défaite de Waterloo, puis, après une courte restauration de la monarchie (légitimiste avec les bourbons jusqu’aux trois glorieuses -1830, puis libérale avec les orléanistes jusqu’en 1848), la France connu un second Empire de 1852 à 1870, cinq ans avant l’officialisation du régime républicain… Une fois encore la guerre (ici contre la Prusse avec le fameux désastre de Sédan en 1870) fit flamber un dangereux nationalisme, à gauche comme à droite, en France, comme en Allemagne. A propos de nationalisme et d’impérialisme : Napoléon III, probablement plus pour contrecarrer l’impérialisme américains que par altruisme, s’est permit une petite aventure au Japon, en apportant son soutien à la rébellion nationaliste porté par les derniers Samouraïs. Peu après il s’inclina devant la situation donnant l’avantage à l’emprise états-unienne sur l’île nippone.    

En définitive, l’entre deux crises (1870 et 1930) d’un capitalisme qui commence déjà à se mondialiser est marqué par une république déchirée entre les sanglantes percées du gauchisme révolutionnaire et les dispositions bourgeoises des républicains réformistes. Le capital et le pouvoir sont toujours entre les mains des grandes familles de la bourgeoisie européenne ; les ouvriers attendront le début du XXème pour voir la gauche s’unir (malgré les divisions relatives à l’affaire Dreyfus) et pour profiter, grâce aux anarchistes, d’un syndicat autonome et libéré du pouvoir étatique (ainsi fleurit la CGT. Notons au passage la présence de deux  grandes figures : Léon Jouhaux et Jean Jaurès! Ce dernier rassemblera la gauche Française jusqu’à son assassinat, au temps de l’escalade de la première guerre mondiale, contre laquelle il se dressait).

Mais revenons un peu sur notre XIXème siècle: Pauvre, brute et harassée, la classe ouvrière lutte, concentrée sur le pain, dispersée par les méthodes. Sur le terrain du suffrage universel, elle est encore en minorité face à l’importante paysannerie et face à la bourgeoisie de la sphère politique. Galvanisée par le sang versé et par de maigres victoires chèrement payées, comment cette masse ouvrière pourrait-elle maîtriser le sens profond, humain et durable lié aux espoirs de la révolution et aux perspectives du modernisme ? Flaubert prédisait « (…) la lourde charretée des écrivains socialistes, ceux qui réclament pour l’humanité le niveau des casernes, ceux qui voudraient la divertir dans un lupanar ou la plier sur un comptoir (…) un idéal de démocratie vertueuse (…) une sorte de Lacédémone américaine où l’individu n’existerait que pour servir la société, plus omnipotente, absolue, infaillible et divine que les grands lamas et les Nabuchodonosor. »

En définitive, la sphère de préoccupation du prolétariat ne dépassera pas la niche qui est la sienne, et, bien en dessous des idéaux humains que certains avaient pourtant ébauchés, le socialisme n’aboutira qu’à l’avènement du travaillisme positiviste ! Peu importe les inégalités inhérentes à l’expansionnisme occidental, peu importe les femmes, victimes de deux millénarismes au parfum de testostérone, peu importe le sens du progrès et l’aliénation du principe de liberté, peu importe les conséquences des flammes de l’industrie !!! A ce jeu des préoccupations plus universelles, les grandes familles issues des empires coloniaux, la haute bourgeoisie, le clergé, les nouveaux riches, les groupes occultes et les groupements d’intérêt en tous genre ont donc une longueur d’avance… qu’ils entendent bien conserver ! Le travaillisme et le positivisme des lumières accouplés au syndicalisme amèneront puissance, richesses et conciliation, jusque-là pas de problème, mais si la justice et l’égalité triomphaient un jour en leur royaume, si Thémis commandait aux peuples d’ôter leurs bandeau tout en reposant le sien sur ses yeux, elle permettrait un équilibre moral qui abolirait leurs abus de privilèges... Autrement dit, si la justice doit naître de l’Homme évoluant et donc de l’intérieur des nations, le pouvoir, qui dépend du capital doit s’incliner devant les lois de la spéculation et du marché mondial, peu importe les méthodes. Et pour se substituer à la justice, la magie de la planche à billet n’a plus qu’à matérialiser les compensations attendues par les peuples, sous forme de crédit. Ce système, cette mélodie trash du fric et de l’oppression permet à des chefs d’orchestres sans frontières de conserver les nations sous leur tutelle.

Aujourd’hui, bien que certaines de nos stars de la politique se proclament pompeusement de l’école de Marx, le pauvre philosophe économiste doit se retourner dans sa tombe, et de notre côté, on peut comprendre que les oligarchies du capitalisme aient toujours une longueur d’avance sur le socialisme…

Mais revenons à nos moutons… Ainsi l’expansionnisme prît-il un nouveau visage, la démocratie spéculative faisant son bonhomme de chemin jusqu’au XXIème siècle… Celui de l’industrie carnivore et du libre-échange sauvage, celui de l’argent dette et des lobbies financiers, celui de l’ultra régionalisme et de la logique des blocs, celui ou les gagnants peuvent devenir les perdants et vice versa.

Le système anglo-saxon et l’Europe d’un côté, la Russie et l’Asie de l’autre, et au milieu, l’Afrique à fric et le bassin méditerranéen avec sa position légendaire, bordée par ces foutus puits de pétroles ! Le cauchemar de Darwin ! Et de Jaurès !

La seconde guerre mondiale? Au final, un bon plan pour Roosevelt et Churchill ! La guerre des six jours ? Une profonde inquiétude pour De Gaulle! La folie des grandeurs et la grande hypocrisie dont il fut un des acteurs annonçaient déjà la plus grande, la plus morbide et la plus pitoyable fête du slip que l'humanité ait connu: la nôtre! Heureusement le général, qui ne mangeait pas de ce pain-là, n'avait plus que quelques années à supporter avant de pouvoir casser sa pipe!

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