Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Persone

Du Da Vinci Code ... à la Da Vinci mode.

12 Février 2010, 02:06am

Publié par Persone

Les templiers, les francs-maçons, les complots, la théorie du complot, les OVNIS, les reptiliens, Harry Potter, TF1 et la star academy... Que d'incertitudes pour nous, pauvres pécheurs, n'ayant point fait d'études...

 

Qui ne connaît pas Dan Brown, ce romancier enflammé par l’histoire et l’actualité des jeux de pouvoir entre l’Eglise et les Fraternités, auteur du Da Vinci code, qui a lui-même enflammé les professionnels de la soupe hollywoodienne et leurs millions d’adeptes (en manque d’aventure et friands de sensationnalisme)  ?

Voilà donc un sujet qui vous intéressera sûrement, mais ce ne sont pas les rois soleil, les templiers mages ou les coulisses de la révolution, ni les complots du christianisme ou de « l’antéchristianisme » qu’il m’intéresse de développer dans cet article… et encore moins le côté romancé et fantasmatique des ouvrages de Brown !

Ici, chers lecteurs, intéressons-nous plutôt aux propos tenus par les représentants publics des fraternités, en réponse à l’image véhiculée par toute cette effervescence ésotérico-maçonnique.

Un des propos qui résume le mieux cette réponse est celui de Alain-Noël Dubart (Grand maître de la Grande Loge de France), publié dans la revue historia de janvier 2010 (N°757) :

J'ai ajouté des notes en rouge, après les propos de l’interview qui méritent d’être interrompus et autopsiés… Voilà la véritable utilité de l’écriture, les images du direct quant à elles sont traîtresses, comme toutes celles de la télé en général !

 

Historia : « Le nouveau Dan Brown Le symbole perdu, est d’ores et déjà un succès d’édition. Comprenez-vous cet engouement du public ?

 

A.N.D : « Il me semble que les ouvrages de Dan Brown font plutôt référence à des aspects beaucoup plus porteurs pour l’imaginaire du public, que sont l’appartenance à des sociétés secrètes, à des complots internationaux, la recherche de trésors mystérieusement disparus et, plus globalement, l’acquisition de pouvoirs quasiment magiques au sein de la société. Tout cela est à l’exact opposé de la démarche maçonnique, et il me semble utile de le préciser d’emblée. »

 

M. Dubart semble prendre les devants… le journaliste n’avait pas encore suggéré que la réputation de la franc-maçonnerie soit à l’origine de cet engouement du public pour les coulisses de l’histoire, ses mystères, ses trésors et ses complots. Passons, on peut comprendre que le comportement des médias pousse aux réactions défensives ! En revanche (comme nous ne sommes pas encore assez stupides pour croire que le pouvoir maçonnique peut transformer un "monsieur Toulmonde" en Harry Potter), que veut dire cette affirmation du grand maître ? Que le processus de développement personnel des initiés n’est pas moins banal qu’un cours de Zumba ? Qu’il n’y a point d’ésotérisme dans l’initiation, point de rituels dans la pratique ? Que les architectes de cette grande pyramide, ainsi que leurs successeurs n’y ont caché ni signes, ni codes, ni mystères ? Que les activités maçonniques sont totalement ordinaires et transparentes ? On nous aurait menti à ce point ? :)

 

«... Qu’il y ait engouement des lecteurs paraît évident. Peut-être faut-il y voir la recherche identitaire de ceux qui ont perdu leurs repères, tant religieux que philosophiques, voire politiques dans une société où l’absence de sens grandit tous les jours ; où on ne propose que la réussite matérielle, dans une société où l’appartenance collective est niée au profit de l’individualisme, faisant de l’individu seul, le seul critère »

 

Mais qui nous a rendus si individualistes ? Et cela jusqu’au point où l’individualisme devient une des cages les plus misérables qu’ait connu l’individu ?

Le marché tout puissant et ses actionnaires, qui seraient prêts à nous faire tuer père et mère pour que le business continue ? Ou les troupeaux de vaches totalement conditionnés qui se piétinent dans les abattoirs de la réussite sociale ?  

Tous les hommes d’influence et les illustres personnalités morales qui sont sensés éclairer, guider et représenter le peuple dans ce « meilleur des mondes » ? Ou le cœur de l’homme lui-même qui doit subitement se pervertir tout seul dès l’enfance, par des voies qui nous sont toujours impénétrables ?

Le peuple, pour avoir accepté ce bombardement chimique de récompenses plastifiées afin de compenser son labeur (ou ses horaires d’automate) ? Ou les gouvernements clientélistes et leurs illuminés conseillés, pour avoir savamment orchestré l’offre et la demande depuis plus d’un siècle ? (politiques permettant à des groupements d’intérêt et à de simples individus, carriéristes ou multimilliardaires, de contrôler le monde et de conserver le pouvoir d’incarner un futur à leur image) … A méditer !

La franc-maçonnerie est un puissant organisme international qui se veut discret, c’est un fait ! Mais pourquoi donc se complait-elle dans le jeu médiatique qui consiste justement à souligner ses mystères pour attirer l’attention sur elle ? Et lorsque ses activités plus terre à terre finissent, elles aussi, par attirer les médias, de quoi parle-t-on ?

De ses actions philanthropiques et de ses pensées éclairées qui se dressent contre la maladie vulgaire qui ronge un royaume d’individualistes reproducteurs à l’appétit féroce ? De sa lutte légendaire contre toutes les formes de despotisme, d’esclavagisme et d’inégalité » ?

Ou de ses réseaux financiers, de son lobbyisme et de ses plans de carrière ?

Individualistes dites-vous ?

 

«...à l’opposé d’une société où chaque homme se ressent membre d’une collectivité et d’un destin commun. Tout cela n’a rien de surprenant. »

 

Mais M. Dubart, aujourd’hui encore et plus que jamais, ce sont nos éminences grises et les hauts cercles de pouvoir aux commandes du collectif qui laissent ouvertes les portes du royaume des compensations, de l’égocentrisme et de l’argent ! De tels propos n’ont donc pas de sens… ou s'apparentent à une belle pirouette rhétorique peut-être ! Et puis, c’est bien en poussant l’individu à s’élever au-delà des dogmes admis et de la mentalité de troupeau que la franc-maçonnerie a fait ses armes… non ? Et  le goéland,  Jonathan Livingstone, ça vous dit quelque chose ? Encore un non sens ? Si la franc-maçonnerie s’élevait pour que l’on s’émancipe de nouveau d’un royaume corrompu et consumériste, et qu’elle avait déjà ébauché le croquis d’un destin commun à l’allure plus décente que ce que nous propose la World Compagnie ©, je comprendrais le paradoxe relatif aux propos de M. Dubart! Mais  ce n’est pas le cas, à moins bien sûr que la confrérie ne s’apprête à sauver le monde en secret ! Donc, de tels non sens emballés dans de si jolis mots…  voilà qui effectivement ressemble fort à de la  rhétorique ! Inconsciente j’espère, sinon… hypocrite et cruelle !

 

« ... Là encore, la démarche maçonnique ne vise d’aucune manière à acquérir des pouvoirs supra normaux, par quelque façon que ce soit, mais bien au contraire à faire en sorte que chaque franc-maçon, au sein de la loge, devienne un membre utile et conscient de la société. »

 

Soit la franc-maçonnerie n’est vraiment plus qu’un réseau affairiste et carriériste, soit les frères gardent vraiment secret leur conscience et leur utilité dans ce bas monde !

 

Historia : « Ce livre risque-t-il de provoquer de nouvelles demandes d’adhésion à la franc-maçonnerie ? »

 

Que les gens sont bêtes ! Des fraternités secrètes et des complots.. mais quelle idée! Et ces braves maçons, qui ne sont qu’un humble et terre à terre think-thank international au service des droits de l’homme! Voilà qu'ils vont être obligés de clouer sur leur porte "les loges ne dispensent pas de cours de magie!"... Mais où va-t-on ?

 

A.N.D : « Il est à craindre malheureusement que ce soit des demandes mal fondées, à partir d’une vision probablement déformée de la franc- maçonnerie. L’objectivité m’impose cependant de dire que, n’ayant pas encore lu cet ouvrage, il est difficile de répondre objectivement et sereinement à cette question.

 

Historia : « Allez vous lire ce nouvel ouvrage ? »

 

A.N.D : « Peut-être. J’avais lu le premier qui était un très bon roman policier, un peu fantasmatique, et les aventures du professeur Langdon ne m’avaient pas laissé indifférent, bien que complètement en dehors de la problématique maçonnique. »

 

Soyons enfin clairs sur la question ésotérique !

Le sage dit : « peut importe comment les cultures interprètent la magie, le fait est qu’elle fonctionne. »

Le politicien observe : « Peu importe si la magie fonctionne, le fait est que je comptabilise ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas. »

Redéfinissons le terme : si la magie consiste à engendrer des phénomènes incroyables que la logique peut réfuter, elle n’existe pas ou n’est que supercherie. Mais si elle consiste à engendrer des phénomènes finalement explicables, bien que défiant toutes nos lois sensibles et raisonnables, dans ce cas elle est parfaitement réelle.

Et au fond, même un scientifique dirait : « Y'a t-il plus puissante magie que celle de la nature ?!! »

Et que dire de ce don qu’elle a donné au binôme que forment notre corps et notre esprit ?... La faculté d’incarner notre vision du monde !

Depuis longtemps, les hommes de pouvoir et d’influence fréquentent des moines, des shamans, des gourous… Mais, depuis une vingtaine d’années la plupart des cadres supérieurs et autres big-boss des secteurs les plus sensibles pratiquent le sport, le yoga, la méditation, les rituels, l’auto psychanalyse et surtout l’art de la projection mentale, du self-control et de la persuasion. … dans la branche commerciale, on organise même des conférences avec des illusionnistes !

Depuis longtemps des moines bouddhistes ont conscience que leurs enseignements sont aussi au service des hommes de pouvoir, au Tibet, lorsque la chine est venue reprendre et souiller la région, les moines ont commencé à s’immoler.

Et aujourd’hui, même les milliers d’ouvrages charognards ciblés sur le New Age ou sur le développement personnel dans les challenges de la vie moderne et du travail, utilisent cette vieille « magie ancestrale » de la discipline de l’esprit et du corps, et de la nourriture de l’âme ! (A propos de nourriture… prédateur, charognard, ou végétarien ?)

Et pourtant…L’âme !?!? ça nous fait peur à nous, besogneuses petites fourmis culpabilisées par les 35 heures, par le manque de temps à consacrer à nos enfants et coincées entre les crédits du frigidaire et de l’armoire à cueillère !

Alors M. Dubart, les hommes de pouvoir et d’influence n’usent d’aucune magie ? Ou peinent-ils simplement à avouer qu’ils l’ont utilisée hypocritement et à mauvais escient ?

Il faut dire que le journaliste ne torture pas son interlocuteur !!!  Ah, le double jeu des médias !

Un bon pornographe pourtant sait bien à quel point il est déconseillé de laisser "retomber" le client ! Comment voulez-vous stimuler de nouveau la Gaule, avec de tels ébats publics entre la presse et les hommes de pouvoir ?

J’ai conscience que la rhétorique est très efficace pour mener les vaches et les moutons, mais quand la majorité des troupeaux commence à bailler aux corneilles, tout ça n’a plus de sens !

 

« J’avais lu un ouvrage plus récent, développant un complot de la secte des Illuminatis et, là, j’avais trouvé que nous étions sortis des limites du roman policier pour entrer dans le cadre du roman fantasmatique : alors en ce qui concerne ce nouveau titre, il est probable que je le lise simplement en diagonale. »

 

Il est vraiment regrettable qu’une poignée de romanciers et de réalisateurs en vogue s’affairent à présenter les coulisses de notre Histoire et de nos politiques en les distillant dans l'alambique pervers de la caricature et du sensationnalisme !!! La plupart du temps, leurs œuvres ouvrent le champ de la rhétorique aux hommes de pouvoir qui nous dirigent et elles provoquent, soit une facination, soit  une allergie à la notion de complot au sein du troupeau de vaches que nous sommes! Vaches qui ne croient plus en rien ou ne jurent  plus que par les résultats du match entre la gauche et la droite! Vaches qui confondent encore les paradigmes (les grandes vérités des vainqueurs) avec les principes universels ! Pourtant le fait est que depuis l’Antiquité, les adeptes du pouvoir et de la géostratégie politique ont fourvoyé les notions d’unité, d'échange et de transparence par l'impérialisme et le collectivisme, par la manipulation des croyances, et par les complots en tous genres!

Nous avons tous tendance à oublier que l'orgueil flanquée de sa "bande de péchés" (nos défauts) se ralient depuis l'aube des civilisations au despotisme de l'amour propre, une faiblesse quant à elle relative à la vie soumise au collectivisme! Nous oublions aussi que ces mécanismes encore trop inconscients mettent nos talents au turbin pour incarner un monde sordide!

Le fait que l'on perpétue ce monde sordide depuis 6000 insignifiantes années avec fatalisme et sous le pretexte que l'homme est mauvais et la nature mal fichue, ça c'est un paradigme, ce qu'on appelle une vérité de vainqueur!

Le fait que le soleil brille sur la planète depuis 4,5 milliards d'années et que les êtres vivants les plus complexes soient libres d'aimer, de posséder, d'incarner, de détruire, ou encore de se soumettre les uns aux autres (...) ou de faire des erreurs, ça, ça peut se rapprocher d'un principe universel!

Que dire, donc, de cette exploitation moderne de l’individu au nom d'un collectif qui nous pousse à l'individualisme ?!? Du libéralisme, du communisme, du socialisme, de l'élitisme (...) avec des tonnes d'oseille... Miam, quelle soussoupe! Les chinois l'adorent dit-on ??? Pas plus que nous dans le fond!

Bref, on nage ici en plein paradoxe, honte à nous tous de représenter les performants cadres et ouvriers de ce futur... un futur à la hauteur de cet amour que nous portons à nos enfants je présume!

 

Pour ceux qui auraient besoin d’une explication sur la responsabilité de ceux qui nous guident et nous gouvernent en matière de dérive individualiste:

 

Notre Révolution chérie (qui ne l’oublions pas a commencé par la terreur !) s'est très vite endormie sur les lauriers de la laïcité et du suffrage universel, suffrage qui a tout aussi rapidement motivé le clientélisme! Le résultat: une vraie débauche industrielle, la dérive des partis politiques vers le lobbyisme et un électorat dupé par la rhétorique, dont les petits bulletins ne servent au final qu'à nourrir des intérêts parfaitement individuels.  Et nos beaux parleurs, les illustres illuminés de la république moderne? Ils ont apparemment planifié un système libéral qui légifère l’exercice de la spéculation financière, rempli les poches des hommes de pouvoir et  favorise les phénomènes d'égocentrisme, de surproduction et de monopole (…), au détriment de l’homme, de la nature et de leur épanouissement. A titre indicatif, l’histoire de l’industrie et le système financier basé sur l'argent virtuel ne datent pas d’aujourd’hui : de la fin du XVII ème jusqu’à la fameuse révolution à la française, les spéculations relatives au marché européen et colonial faisaient déjà éclater des bulles financières et à cette époque, un certain John Law s'affairait à sauver la France des désastreuses dépenses de Louis XIV en établissant un système financier basé sur, l’investissement, l’actionnariat et le système boursier (voir l’histoire de la compagnie perpetuelle des indes); un echec!

 

N’en déplaise à M. Dubart, l'histoire ne justifie pas ces propos ! Malheureusement, le commun des mortels n’a guère le temps de s’interroger sur les dénominateurs communs de l’Histoire et de l’Actualité et ce n’est pas avec des projets de loi visant à supprimer l’Histoire dans les sections scientifiques et économiques (merci M. Sarkozy), ni avec le contenu débilitant des programmes TV et de la presse commune, que les choses vont s’arranger !

 

En oubliant pas que les ministères de l’Intérieur et de l’Education Nationale forment toujours un des bastions de la maçonnerie spéculative, gardons en tête le fait qu’elle a exercé un fort pouvoir politique jusqu’à la seconde guerre mondiale, qu’elle s’est aujourd’hui ramifiée en réseaux d’intérêts plus carriéristes que philanthropiques, et que la  plupart des loges se sont autoproclamées spiritualistes, bien que le recrutement  soit toujours axé sur la coptation entre elites et sur la recherche  de jeunes poulains prometteurs et dévoués (…)

 

Reprenons ainsi le discours de M. Dubart :

 

« Peut-être faut-il y voir la recherche identitaire de ceux qui ont perdu leurs repères, tant religieux que philosophiques, voire politiques dans une société où l’absence de sens grandit tous les jours ; où on ne propose que la réussite matérielle, dans une société où l’appartenance collective est niée… »

 

Comme quoi… le meilleur exercice de rhétorique ne consiste pas seulement à noyer les propos, mais à les retourner à votre avantage !!! Un art dans lequel  les élites sont passées maîtres, toutes obédiences politiques, religieuses ou fraternelles confondues !!!

 

Si la franc-maçonnerie représentait cet esprit de collectif luttant contre une société à la dérive, pourquoi ne s’est-elle jamais illustrée à prendre le mal de notre temps par la racine : informer le public des causes et des conséquences des jeux de pouvoir et de l’ignorance des masses ouvrières, entre hier et aujourd’hui ? Assurément les maçons s’enorgueillissent des actions de leurs illustres prédécesseurs (des droits de l’homme jusqu’à la résistance et la contraception), mais les jeunes initiés qui assistent en loge à un foisonnement de discours philosophiques et d’ateliers philanthropiques, s’aperçoivent-ils qu’à partir d’un certain grade de la hiérarchie, nos institutions se sont toutes vendues à un système de profit destructeur, tout en motivant les jolis discours qui vont avec et en commercialisant glorieusement les pansements appropriés.

 

A titre indicatif: Ne serait-ce que pour relever le niveau des programmes publics après les feux de l'amour et la star académy, a t-on déjà vu un homme d’influence, maçon ou non,  ouvrir un débat public durable sur les énormités suivantes :

 

- Tous les détails précédemment cités sur le commerce des facteurs d’individualisme et de dérive matérialiste.

-  le fait que nos élites justifient leur délire financier et leur plan de mondialisation par la réponse nécessaire à cette crise que l’on n’attendait pas… alors que le capitalisme connaît une crise majeure tous les 50 ans depuis plus de deux siècles… Keynes (l'économiste) et Marx doivent s'en retourner dans leurs tombes !

- l’Histoire cruciale des relations entre l’Eglise et les adeptes de GADLU le grand architecte, qui après avoir digéré la révolution et le procès du singe, ont fini par s’entendre autour de compromis politiques en se gardant l’un de trahir les secrets et les mensonges de l’autre.

- Le fait qu'à l'époque de la grande exposition coloniale (1931) ,on exposait à paris (Vincennes) le Zoo humain et qu'à cette même période la franc-maçonnerie était à l'apogée de son pouvoir politique en France!!! C'était il n'y a pas si longtemps, si vous avez la trentaine, à cet époque, vos grands parents étaient des mômes!

- finissons la liste par la question de l'impérialisme et de la géostratégie relative à la colonisation (commencée par la grâce de Dieu, mais achevée et rentabilisée sous l’apogée des fraternités maçonniques et diverses). Par le glissement du réseau d’influence des fraternités du centre du pouvoir vers les secteurs économiques et financiers! Par l’endettement des pouvoirs publics et donc des états, qui se soumettent aujourd’hui à leurs créanciers (les hommes d’argent, les lobbys et les banques)! Par les conséquences dramatiques des barrières de génération favorisées par notre système! Par le danger de l’élitisme, des dogmes et de l’ésotérisme! Par le bilan d’un monde "éclairé" par un occident en échec, qui loin de faire son mea culpa, a motivé le reste de la planète à le concurrencer dans sa course destructrice ou à lui faire la guerre (le business des armes ça rapporte gros, alors que demande le peuple !)… etc, etc, etc…

 

J'insiste encore, si la franc-maçonnerie n’était qu’un insignifiant et discret réseau, voire réellement secret, et incapable de publier ne serait-ce qu’une petite feuille de choux publique pour faire valoir son engagement pour un monde plus équitable, j’excuserais volontiers M. Dubart pour ses propos !

Mais, chers lecteurs, dois-je vous faire un cours sur l’influence des fraternités maçonniques en France et dans le monde ???

Quelques détails tout de même… en vrac : La révolution française, l’indépendance américaine, la laïcité! «L’humanisation» de la colonisation par l’éducation des races inférieures (dixit Jules Ferry) et par le futur lobbying! Le bouleversement mental, mais surtout matériel des « Lumières »! L’influence politique directe jusqu’à la grande crise des années trente! L’initiation de Abd El Kader et les propositions faites à Lénine dans des loges parisiennes et étasuniennes! Les bastions maçonniques au sein des ministères régaliens, de l’éducation, de la police, de la poste, des énergies, des banques mutualistes, et des entreprises fonctionnant avec le secteur public (où l’influence maçonnique concerne aussi bien le patronat que le syndicat)…

Ah, j’ai aussi dans mon sac une phrase énoncée par Mr. Raffarin en 2004 quand la fraternité voulait qu’un de ses poulains (François Roussely) soit reconduit à la présidence d’EDF, laissant à Alain Bauer (GO) et Henry Proglio la tâche de harceler Matignon au téléphone ! J.P Raffarin avait alors déclaré : « jamais je n’aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants. » 

 

En définitive chers lecteurs, lorsqu’un franc-maçon de la haute, un Saint-Homme, un politicard ou un philosophe milliardaire nous donne du « rejoignez-nous, pas pour du fantastique mais pour retrouver les valeurs que vous avez perdues », ne nous laissons plus duper, impressionner devrais-je dire!

 

Je le redis encore haut et fort, n’ayons plus le regard vide et ignorant de ces poules, pas rassurées, qui contemplent le couteau qui les égorgera un jour !

Cela fonctionne aussi pour les moutons et la tondeuse !

Et si vous faites partie de ces animaux qui ont les faveurs du fermier : ne remuez plus la queue comme un chien! Ou, pour les plus fiers, cessez de vous prendre pour ces chevaux de course, qui triment fièrement comme des bœufs, mais qui seront toujours plus cons qu’un âne !!!

 

Pas pour une foutue révolution sanglante bien sûr, mais pour une nécessaire prise de conscience et une maîtrise de l'esprit!

Pour remplacer la spéculation et la manipulation par l’échange de connaissances, pour avoir l’intelligence de dire non, de l’assumer et de vous préparer à l’autonomie nécessaire aux changements qui s’annoncent… Nous ne sommes pas leurs machines, nous sommes des hommes, nous sommes des animaux, nous sommes la Nature.

 

PS : Je remercie A.N. Dubart, mais aussi tous les porte-paroles des fraternités maçonniques pour leurs réactions publiques face à l’Actualité, car sans ces brillantes tentatives de rhétorique, je n’aurais pas eu la volonté de rédiger cet article. Aussi, je félicite la rédaction du magazine Historia pour avoir choisi un interview avec la bonne personne!!! L'article aurait été plus fiévreux avec M. Stifani de la GLNF!!!

 

Voir aussi mon article suivant : « bouddhisme or not bouddhisme » ! Et un précédent : « les fantasmes de la race indo-européenne, les dérives des fraternités secrètes, le nazisme et le petit Adolf Hitler ».

Voir les commentaires

Les trois singes

7 Février 2010, 03:05am

Publié par Persone

The tree monkeys - Les trois singes

The tree monkeys - Les trois singes




Inachevé…

 

 

En voulant tout voir,

j’ai perdu la lumière,

mais c’est dans le noir

que j’ai vu l’univers…

 

Merci à l’obscurité de me délivrer de ce qui lacère mes rétines.

Merci au silence de m’avoir libéré de la clameur bovine.

Car il n’est de bien entendu menant ailleurs que dans la routine…

 

Je ne vois rien mais tout est là.

Je n’entends rien mais tout est dit.

Je n’espère rien car tout va, qui s’accomplit.

 

Je ne suis pas le maître philosophe,

ni le disciple des trois singes,

je ne suis qu’un homme sur son lit de mort,

et si je regrette une chose…

 

C’est d’avoir oublié de vivre.

 

 

L'évolution des choses...

L'évolution des choses...

Voir les commentaires

Mais qu'est-ce que Marilyn Monroe vient fout' la d'dans ?...

5 Février 2010, 00:25am

Publié par Persone



La mort de Marilyn est elle un fait divers



Notre amitié, c’est parler de tout autour d’une cigarette,

De tout bien sûr… Mais surtout pas de la cigarette !

Qu’elle se masturbe chiquement dans le thé vert

Ou qu’elle se branle plus franchement dans le café d’un bistrot,

L’amitié déborde foutrement mieux autour d’un bon vieux verre

Mais finit le plus souvent noyée dans les à-propos.

Notre amitié se cache derrière les apparences

La pauvre est plus fragile que notre démence.

L’amitié se déguise pour ne pas troubler nos ripailles.

Elle agrémente poliment les plaisirs de la table

Et rend nostalgique la petite crotte jetable

Qui le lendemain soulage nos entrailles.

Notre belle amitié est comme l’humanité toute entière,

Consommée, trompée, rassurée, suicidaire.

 

 

Voir les commentaires

L'amour, la guerre, les choix, les habitudes... et la malignité des dogmes.

2 Février 2010, 14:44pm

Publié par Persone

La guerre

 

Nous jouons sur l’échiquier de nos sentiments,

comme l’on jouait lorsque l’on était enfant.

Mon cavalier s’avance vers ses funérailles,

mais ta dame n’a d’yeux que pour la bataille.

A l’imparfait, jouait-on sans savoir,

mais à présent, sans plus y croire ;

à sacrifier l’innocence à la raison,

nous devenons plus cruels mais pas moins cons,

Tu protèges ta dame, je n’avançais qu’un pion.

L’homme se rassure de connaître les étoiles,

mais l’enfant qu’il était ne les regarde plus,

car nos règles sont les chaînes ombilicales

d’une nation mère dont le coeur ne bat plus.

L’échiquier si précieux, le temps l’emportera

et quand le vent de notre hiver soufflera,

de ces guerres stériles, ne restera plus rien ;

que le souvenir d’amour, au creux de tes reins

et les battements de ton coeur au creux de ma main.

J’aime la poser sur ton sein, quand je m’endors

Et j’irai chanter l’hymne à l’amour…

A la mort.

 

 

Depuis notre avènement, quelle terre, quel homme, quelle femme, quel autre et quel dieu, n’a-t-on jamais aimé ?

On a vu souvent l’amour déçu se cacher derrière l’indifférence ou la colère, mais on l’a vu surtout, prisonnier derrière un mur, dont le mortier est celui de nos habitudes.

Voir les commentaires

Les fantasmes de la race indo-européenne, la dérive des fraternités secrètes, le nazisme et le petit Adolf Hitler.

28 Janvier 2010, 01:17am

Publié par Persone


Chers lecteurs, dans un article précédent (voir: le mensonge politique ne tiendrait pas sans l'ignorance des masses), j'indiquais avoit apporté un commentaire à un vieil article de L'humanité, datant de 94 et portant sur le sujet de la mort de Hermann Josef Abs, le dernier banquier d'Hitler encore vivant.

Comme je devais m'y attendre, compte tenu des sujets encore tabous développés dans mon commentaire, le contre article a été censuré... et le malheureux nom de Persone a sûrement du attirer l'attention...oups!


Voilà donc le fameux commentaire:

 

Note importante: STOP! Ne lisez pas les paragraphes suivants,  ils  proviennent d'une erreur de "copier-coller" et ne correspondent qu'à un brouillon de mon article complet (et corrigé)!!!

Le véritable article se trouve dans la catégorie - crises et dérives fascistes - Son titre: Les expériences du nazisme et du stalinisme, les dérives des fraternités secrètes, la stratégie du choc et la mondialisation.

 



Le sombre Georg Lanz (alias Adolf Joseph Lang), pour lequel l’église et la franc-maçonnerie n’avaient plus de secrets, et qui éduqua le petit Adolf Hitler aux légendes teutonnes, au principe de la suprématie de la race indo-européenne et aux aplpications politiques de l’ésotérisme (avec le non moins fameux Dietrich Eckart) !

La quête du nucléaire, le retour de la crise du capitalisme, le bassin méditerranéen entre l’est et l’ouest, le protectionnisme américain, les chauvins de l’Alsace et de la Lorraine qui veulent ruiner l’Allemagne et les spéculateurs qui la subventionnent par derrière, des groupes financiers sionistes qui participent à ces subventions malgré l’idéologie nazie, l’aventure houleuse du pacte germano-soviétique (…) ou encore l’assassinat De Doumer, qui sentait venir la tempête nazie derrière une Allemagne « apparemment » ruinée, et qui tenait à réarmer la France au plus vite… etc, etc, etc…

 

Mais aussi le duel entre l’est et l’ouest pour récupérer au plus vite les secrets du Reich, après la défaite ! Les Juifs, puissant joker libéral, qu’on peut enfin installer en Palestine, juste au milieu des arabes et de leurs puits de pétrole !!!! Le fameux Reinhard Gehlen, tête des services secrets allemands, qui travailla jusqu’en 1973 pour le compte de la CIA ! De tristement célèbres nazis dont les plus utiles ont vu leurs peines miraculeusement diminuer ! Des criminels de guerre, bras ou cerveaux du génocide, qui ont tout simplement été blanchis (ou assassinés) pour avoir partagé les secrets du financement du régime et de la guerre d’Hitler par des groupes industriels et financiers américains (entre autres) ! Le souvenir de la crise du système remplacé par l’euphorie d’après guerre et le retour de la métaphore ! Les nouveaux moteurs de l’économie (enfantés par le sang) : les complexes militaro-industriels et pharmaceutiques ! Un système financier qui se mondialise et le manque à gagner relatif à l’abandon des colonies qui se récupère dans le business de la surconsommation et du crédit des ménages…etc,etc,etc… 

 

Et aujourd’hui ?

 

Le retour en force du fondamentalisme et des sectes en tous genres, sans oublier la pieuvre maçonnique et son influence mondiale, sans oublier tous les nouveaux riches et les fonctionnaires cariéristes qui vendraient leur âme à n'importe quelle obédience pour réaliser leurs petits plans de vie !  Le contrôle du pétrole, des matières premières et des fluctuations du marché! Plus de 50 années de guerre entre les Juifs et les Arabes ! Des riches de plus en plus riches, des arrivistes de plus en plus nombreux, le droit de spéculer pour tous, des pauvres toujours aussi pauvres, malades et affamés et des milliards de travailleurs endettés qui bouffent des OGM et qui attendent leur cancer !!!!!

Mais aussi les bénéfices (en terme de rendement et de logique de monopole) de la pollution des sols par les engrais et pesticides chimiques disponibles après guerre ! La vente discrète de ces stocks de poisons chimiques  dans les PVD, en attendant les investissements prometteurs des nouvelles technologies « propres » ! La guerre des OGM et encore quelques nazis calcifiés qu’on retrouve dans l’intelligentsia du codex alimentarius !!!! Les problèmes de surpopulation et les nouvelles solutions technologiques d’épuration (bien plus discrètes que les génocides) ! Le méchant spéculateur qu’on met en prison, et tous les autres (pour lesquels nous votons) qui nous demandent de voter pour qu’ils puissent enfin établir les bases du nouvel ordre mondial… En bref le rêve d’Hitler, en beaucoup plus malin !!!

 

Et face à tout ça ?

Des archives cadenassées pendant 50 ans, des programmes scolaires qui évitent tous les dénominateurs communs gênants entre l’histoire et l’actualité, des profs auxquels on conseille vivement de ne pas trop s’écarter du programme, une culture du petit écran qui ne cache plus sa vocation de cultiver l’ignorance des masses et la presse publique qui semble avoir été muselée durant le même laps de temps que les archives !!!

Et bien entendu, noyés dans les certitudes et l’ignorance : des armées de cyniques qui font leurs trous égoïstes, en se rassurant de ne pas être dupes sur la nature humaine et des hordes de naïfs qui se réconfortent devant le courage des handicapés et la générosité des petites gens pendant le téléthon.

 

Aujourd’hui on évite le mot complot, et on est presque contents, rassurés de voir les antisémites ou les adeptes des extra-terrestres noyer son sens historique dans la soupe populaire !!! Pourtant la manipulation des masses fait des ravages et maintient l’ignorance du peuple depuis des millénaires de complots, mensonges, massacres, jeux de pouvoir et autres délires géopolitiques… tous très masculins, et ne relevant au final que de simples complexes psychologiques (ceux de types qui jadis se sont foutus d'énormes coups de pelle dans un bac à sable et qui ont peur de la vengeance des autres…).

Il serait temps de sortir de notre ignorance millénaire !!!!!!!!!!!!

Et de rendre aux femmes et aux enfants tout ce qu'on leur a pris, tout ce qu'on a sacrifié sur l'autel de notre folie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!…

 

Vous comprendrez pourquoi le contre article a été censuré!!! 

Vous aussi, laissez votre commentaire et recommandez cette page instructive autour de vous!

 

Voir les commentaires

L'éternelle histoire de la poule, du couteau et de la politique du fermier

21 Janvier 2010, 21:24pm

Publié par Persone

L'éternelle histoire de la poule, du couteau et de la politique du fermier

21.01.2010 actualité du jour:  France : La fonction publique en grève, 100 000 manifestants d’après la CGT – Séismes et coulées de boue, la nature contre les hommes ?  Etranger: Un pénis géant se promène en Finlande, dans les rues d’Helsinki... Heureusement, il y a le foot!

 

 

Le bleu, le rouge et le noir dans la lumière… Imaginons la politique en peinture :

 

Le bleu roi passé de mode, les interprétations picturales abstraites du "Capital" de Marx se déclinent du rouge sang jusqu’au marron « boue et tripes » en passant par une vaine tentative d’indigo, vite dilué dans le noir et brun, auquel on rajoute vainement une touche de blanc immaculé !  

 

Bleu, le bleu ciel s’enflamme avant de revêtir sa robe de nuit, le bateau chavire, le capitaine est en quête de son âme.

Rouge, la rivière de sang brassée dans un corps avide, sans lumière, qui creuse le ventre chaud de la terre jusque dans la fournaise. Est-il en quête du cœur qu’il s’est arraché ?

Et le noir mystique, encre de la peur, qui jette son ombre grise sur le mélange des couleurs.

 

La lumière ? De jour, elle nous dévoile la carte de notre trésor, l’espace. Lorsque le soleil s’est caché derrière l’épaule de l’horizon, elle nous invite à contempler notre passé et notre avenir, à travers la nuit des temps. Après un long voyage, la lumière continue d’accomplir sa tâche, elle pénètre dans tout ce qu’elle atteint et en ressort pour offrir aux yeux les couleurs, la texture, les surfaces ou les dimensions…  

 

Pourquoi cette entrée en matière ?

 

- Pour la mastication sémantique ! Au-delà de l’apparence abstraite se cachent les choses signifiées, mais ici on ne les aborde pas avec les mêmes repères que d’habitude « en habitude, d’oppositions en divisions », habitués que nous sommes à noyer nos altérités réciproques dans l’opacité d’un jour et d’une nuit sans fin, dont le soleil et les étoiles ne brillent plus ! Un exemple des éléments signifiés : les couleurs, leur instrumentalisation politique et les mauvais mélanges.

- Mais aussi parce que le sujet est grave et qu’il mérite qu’on élargisse les frontières magnétiques de nos esprits bornés ! Le « que faire » de Lénine n’est toujours pas résolu, bien que les nouvelles générations ne voient même plus de quoi il s’agit. Pour caricaturer, nous naviguons tous à bord du W(orld)- Enterprise, sous le pavillon imprévisible du Grand Marché, à travers un confusionnisme contemporain et par des vents favorables aux extrémismes religieux et idéologiques.

 

« Les gauches contre les droites, l’aristocratie et la rue, la tête, les mains et les pieds, la bouche et l’anus, l’esprit et le corps… », dans ces luttes acharnées, les bonnes valeurs des belligérants ont sombrés avec les mauvaises dans les affres de la guerre et de l’amnésie.  La violence de la révolution, son échec, son hypocrisie… Une bien triste affaire à gauche !

 

Bref, les interprétations du « Capital » ont fait autant de mal à la philosophie que les évangiles en ont fait à la parole des prophètes !

Mais n’oublions pas que si les prophètes et les hommes libres se sont levés, pour le meilleur et pour le pire, c’est parce que des tyrans fourvoyaient la nature humaine… Autant que le capitalisme sauvage s’emploie aujourd’hui à défigurer la nature dans son ensemble.

 

En plus gras, disons que la différence entre ces fléaux que sont l’intégrisme, le communisme ou le capitalisme oligarchique c’est la vaseline et la façon dont on nous administre le bâton !

 

Cela nous fait rire ??? Nous aimons les images, des images encore des images…

En voilà une autre :

 

« Prenons la version chinoise du communisme, en dehors même du génocide historique. »

 

Qui ne s’indigne pas de savoir qu’hier encore, la famille d’un individu soupçonné d’idées antipatriotiques recevait la facture de la balle utilisée pour fusiller leur parent, leur frère, leur enfant ???

Et comparativement, qui, ici et aujourd’hui, se dresse réellement contre le fait que nos parents, nos enfants et nous-mêmes travaillions machinalement pour avoir le droit de bouffer des OGM, en payant notre mécontentement et le stress d’une vie inhumaine par le cancer et autres fléaux des temps modernes, le tout en espérant faire suffisamment d’économies pour éviter à nos familles le coût indigne des mouroirs, des droits de succession et des services funéraires ???

Et oui, chers tous, dans ce dernier cas, vous remplacez le dictateur par un menteur, la balle par la maladie, le martyr par un pigeon et notre illustre indignation collective par un sourire de masse, une grimace qui n’a rien à envier à l’attitude d’une poule qui trouverait au milieu du grain le couteau qui l’égorgera un jour (leitmotiv - Persone ©).

 

 

A propos de la mort, des biseness funéraires et du budget des hôpitaux (si les maladies du travailleur et le coût des mouroirs ne vous ont pas convaincus):

 

Vous savez sûrement qu'aujourd'hui, un élément qui ne produit plus (un tas de viande à la retraite) a de grandes chances d'avoir développé un cancer ou la maladie d’Alzheimer pendant sa vie artificielle et machinale et, suivant la coutume des temps modernes, de grandes chances d'être suffisamment éloigné de sa famille pour se retrouver seul, face aux complexités du système médical. Mais savez-vous que les cancers des vieux ne sont pas rentables, tout comme les patients atteints d'un type de cancer incurable dont les possibilités de prise en charge efficace restent indéterminables! Savez-vous qu'on leur fait couramment l'ablation de l'organe atteint, sans les prévenir systématiquement de la présence de cellules cancéreuses? Savez-vous qu'en l'absence de ce diagnostic d'anatomie et de cytologie pathologiques, même le médecin traitant du ou de la patiente ne peut déceler la récidive ou l’installation des métastases suffisamment tôt pour qu'elle puisse être traitée par les techniques de pointe (très coûteuses)? Savez-vous qu’au moment où les symptômes réapparaissent, le patient finit généralement dans une voie de garage où il attend indignement la mort pendant que sa propre famille (souvent ignorante) se rassure du fait que "papie d'vait bien partir un jour"? Savez-vous que cela s'appelle de l'euthanasie de masse dont le camouflage ne dépend que de notre ignorance? Savez-vous qu'on rassure notre conscience collective grâce à de fausses images populaires, dont celle de « l'immondissime » Cancer foudroyant du vieillard et celle du généreux progrès qui contre-attaque, muni du génial laboratoire qui a besoin de votre attention, de votre bon cœur et surtout, de votre fric!

Plus important : Savez-vous que le cancer, avant de s'inscrire dans les gènes d'une population, ne s'attaque à la vie que lorsqu'elle subit l'effet d'un non-sens: Un choc profond (physique ou psychique), une partie du corps régulièrement négligée ou usée (par les excès ou les intoxications en tous genres) ou encore l'esprit du sujet régulièrement rongé par des facteurs liés à la dégénérescence, en opposition avec la notion d'épanouissement (le stress quotidien, le cumul des traumas et des conflits non résolus, le non-sens d'une vie machinale...). Prenons un exemple, qui à priori ne justifie pas la théorie : Un type qui fume comme un pompier est responsable de son destin, cela n’a rien à voir avec un non-sens quelconque de sa vie quotidienne ! Voilà un raisonnement bien facile ! Mais ce type, pourquoi fume-t-il ? Et son copain d’enfance, atteint par un cancer du côlon, pourquoi s’empiffrait-il ? Et sa voisine, une hypocondriaque dont le généraliste signait allègrement toute les ordonnances possibles et imaginables, pourquoi a-t-elle un cancer des reins ?

Bien-sûr, la science tend aujourd'hui à prouver que la probabilité de cancer est avant tout un facteur génétique, mais cela ne gâche rien de notre petit exercice de logique puisqu'on sait que l'affaiblissement d'une "race" d'un point de vue génétique est lié aux comportements et aux conditions de vie des individus, depuis des générations ! Aussi, n'oublions pas que les gènes participent à l'évolution des archétypes humains, qu'ils expriment l'atavisme d'une famille et que les allèles des chromosomes portent les caractères physiques, mais aussi mentaux, qui se transmettent de génération en génération (exemples : les traits de caractère, la tendance à l'alcoolisme, la démarche (...) et autres éléments de la mémoire familiale). Autrement dit, si une famille d'ouvriers encline au tabac, à la malbouffe et à l'alcool vous fait hériter de la potentialité d'un cancer, elle vous offre aussi la vision d'un comportement à ne pas suivre, encore faut-il prendre conscience de ce que représente le fait de se libérer d'un fardeau familial, d'un atavisme collectif.

 

Mais voilà une tâche bien difficile et de grandes questions pour le citoyen moyen emporté par les habitudes de sa vie quotidienne ! Ce malheureux noyé dans la marmite du nous : une marmite géante,  dans laquelle la confrontation des matières susceptibles, portées par les sexes, les classes et des cultures, a été diluée avec un nuage d’hypocrisie pour laisser place au bouillon profitable du confusionnisme.

 

L’obscurantisme, le corporatisme, l’absolutisme…

 

« A mort ! Tiens, voilà du boudin ! Donne-moi un peu de ton temps camarade ! T’es pas mon pote ? Alors change de « isme » connard et me fait pas perdre le mien à deux doigts de la grande compète ! »

 

Le matérialisme ? Le capitalisme, le libéralisme, le totalitarisme, le retour du corporatisme avec les oligarchies…  

 

« Ohé camarade, où t’es passé ? Mais quel bordel ! Ohé ?... »

 

La guerre froide, la paix par la menace du nucléaire, le piège et la cage dorée du libéralisme sauvage, la surconsommation, la surpopulation, la gestion du cancer (…)

 

« Ça va trop vite bordel ! Ohé, ‘y a quelqu’un ici ? Ah, monsieur SVP ! Oh pardon Madame ! AAArgh, dans les roustons… ce n’était pas fairplay ça et pas corporate du tout! Mais partez pas !... »

 

 La planification du contrôle mondial de la santé, de l'agro-alimentaire (façon OGM) et de la psychologie des masses… LA SURVEILLANCE ABSOLUE !

 

« Non mais ça va pas non ? »

 

Vous êtes difficile ! Mmmh… L’IPhone 6.0 peut-être ?

 

« Quel bel objet ! Je peux ? »

 

Il enregistre et anticipe toutes vos tendances préférées !

 

« Mais dites-moi cher Monsieur, tout est bien dans le meilleur des mondes ! »

 

Il serait temps de nous réveiller, la réalité est au-delà de tout ce que peuvent croire les bergers les plus naïfs, qui mènent leurs troupeaux sous la bannière de l’espoir et du sacrifice, au-delà de tout ce que croient savoir les fermiers les plus cyniques, qui mènent les leurs  sous le phare de la raison et de l’opportunisme. Tous nos guides, qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou du parti de Dieu, devraient enfin apprendre à surmonter leurs altérités réciproques ET leur hypocrisie avant que les bœufs, les vaches et les moutons ne finissent de nouveau dans les mâchoires de la guerre ou dans les cendres du consumérisme pacificateur !  

 

 

 

 

L'éternelle histoire de la poule, du couteau et de la politique du fermier

Voir les commentaires

Histoire à dormir debout

16 Janvier 2010, 22:05pm

Publié par Persone

Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...
Quelques exemples de la notion d'infini...

Quelques exemples de la notion d'infini...

Actualité en bref du 16.01.2010: Le séisme en Haïti – La Clio 4 produite en partie en France – « Déferlement de musulmans ou déferlement de bêtises ? » Harlem Désir s’en prend au Maire de Marseille – Immigration, mondialisation et nationalisme: Vers l'unité ou la division? Le foot est-il un pari de babyfoot pour milliardaires ou un simple jeu pour que le collectif accepte son pain quotidien...

 

 

 

Histoire à dormir debout

 

 

 

Ce qui existe et ce qui n’existe pas semblent composer le couple parfait. Ce dernier possède un équilibre total et se suffit à lui-même. Etre et non être à la fois, il est, peut-être, le seul à pouvoir jouir du mouvement perpétuel. N’en déplaise aux plus besogneux des ménages !

Si ce phénomène autosuffisant est à l’origine de l’univers connu, il est intéressant de dégager qu’il engendre les trois notions suivantes :

 

- Le zéro : Qui est ce qui n’est pas…

- Le un : Unité de ce qui est, de ce qui n’est pas 0, de ce qui engendre tous les nombres par multiplication ou fraction…

- L’infini : espace relatif rapprochant et éloignant sans cesse le un du zéro, puisque chaque multiple de un tendant vers l’infini, possède sa valeur inverse, tendant, elle, vers le Zéro…

Le 1 fonctionne ici comme un centre de symétrie renvoyant l’infiniment grand vers l’infiniment petit. Tâchons donc de ne pas confondre l’inverse avec l’opposé, ce dernier ayant le 0 comme centre de symétrie et les signes (+ et -) pour exprimer la notion de dualité, de pôles, de borne, d’équilibre ou d’énergie potentiel(…) concernant un même objet, une même valeur.

 

Partant de ces trois notions apparentes que sont le zéro, le un et l’infini, nous nous retrouvons donc en face de rien, de quelque chose et de l’espace relatif à travers lequel la potentialité d’une interaction engendrera ou non les éléments d’un équilibre, d’une symbiose, d’une évolution.

Aussi, que l’on parle d’objet physique relatif à une accumulation de matière ; de conscience relative à une accumulation d’expérience ou encore de la recherche sur l’espace liée à la notion d’infiniment grand ; on observe que chaque chose évoluant, induit de son propre fait, un phénomène quantitatif, dont chaque limite calculée correspond à son inverse, la rapprochant ainsi du point zéro… Le vide, l’inconscient, la recherche sur l’atome…

Certes, pour des calebasses fières de mesurer le vide en la matière, jouissives de reconnaître les neutrinos dans le vide et s’arrachant ce qui leur reste de cheveux sur les disciplines quantiques, cette réflexion peut paraître simpliste! Mais, au-delà de la complexité de leur fonctionnement ou de leur utilisation, ne sont-ce pas les simples messages que nous laisse la « viélamortélavie » qui devraient enfin réunir les scientifiques, les philosophes et les politiques autour de leur humanité et les sortir de leurs jeux de pouvoir, avant qu’il ne soit trop tard ?

N’ayez point d’inquiétude, j’ai conscience de m’efforcer, presque maladivement, à pondre un œuf dont tout le monde se fout… Mais patience, car à la fin, tout comme moi, vous dormirez debout !

Ayant ainsi préparé notre sommeil, arrêtons-nous à un phénomène plus simple ; observons que tout objet isolé, ramené à son unité, n’a d’inverse que lui-même. Prenons par exemple une cellule de chat ; si le chat est le résultat de son expression génétique, physique ou métaphysique et que l’inverse de ce résultat nous ramène à la quantité de vide qui lui correspond, il n’empêche que l’inverse de cette cellule, n’est autre qu’elle-même. 1/1 = 1 !

Tout comme le chat, ramené à l’état d’unité, qui n’a d’autre inverse que lui-même.

… Et me voilà en proie à une de ces méditations qui frise le mysticisme, car cette règle s’applique aussi à ma personne. D’où le désarroi que m’impose cet inverse de moi, qui n’est autre que moi, mais dont chaque fraction ou multiple me renvoie à cette « autre » intelligence qui m’entoure et me constitue ! Ce double omniscient qui jamais ne pense, alors que je ne fais que ça, me rapproche inexorablement du néant de mon existence. Et cet inverse, a-t-il un opposé ? Et le 0, a-t-il un inverse ? 1/0 nous ramènerait à l’infini si nous n’avions pas bêtement considéré cette opération comme impossible ! Borné que nous sommes. Voilà qui décompose ce triste sire qu’est mon ego, jusqu’aux frontières de l’abstrait. Voilà qui me ramène à la conscience de mon inconscience… Le plus difficile n’est-il pas de réaliser que nos cinq sens si précieux nous ont emprisonnés dans la jouissance et l’interprétation de tout ce qui est incarné à notre image et développe devant nous son opulence ?

La raison devra se plier à l’expérience !

Voilà donc ce qui me tient éveillé, malgré la soupe fadasse et soporifique que je suis en train de nous servir… Les potions magiques, les décoctions shamaniques et la grande majorité des remèdes efficaces ont rarement bon gout ! Je me sens soudain coupable des mêmes erreurs que celles de nos pères et de toutes ces sociétés habiles qui confondent la notion d’évolution avec celle de notre modernisme, fabriquant une image si positive de notre progrès qu’elle en devient absurde… Sociétés dont j’ai horreur, société dont je fais partie. N’en déplaise à notre ego racial, ou encore à celui de notre nationalisme ou de notre conscience européenne, je parle bien sûr de ces singes civilisés qui se font un cauchemar d’éduquer les sauvages, de cet homme blanc qui a si peur du noir, de cet homme de lumière qui se jette dans les bras de la sous-culture en voulant et en croyant fuir l’obscurantisme… Et, d’une manière plus générale, de toutes ces générations d’«homopoubellus» dont le génial cerveau n’a pas mieux intégré l’équilibre de l’univers que celui de nombreux peuples qualifiés encore de sous-développés, pour ne pas dire de primitifs.

Voilà donc un ordre d’idée qui endort debout les moutons des plus actifs aux plus lymphatiques, moutons n’ayant point l’habitude de se voir sauter de l’autre côté du miroir ! Mais que chacun lâche enfin prise, s’approcher du miroir vaut mieux que la falaise ! Voir en soi le vrai visage de Panurge et Dindenault vaut mieux que rester le bétail précieux qui finira noyé dans les flots ! Laissons donc ces pensées nous assoupir dans un premier temps, peut-être verrons-nous de nouveau le miroir, l’iris et la pupille, dans un rêve profond. Enfin, pour apaiser les réticences de l’orgueil et de la raison, l’expérience peut être pratiquée dans le cadre d’un exercice de méditation de pleine conscience.

Nos évidences, notre déterminisme et les axiomes les plus sérieux qui en découlent, n’iront nulle part sans la relativité, mais aussi l’indétermination qui leur sont liées. A nous maintenant de désapprendre ce que l’on a si chèrement acquis, sans y perdre notre latin !

 

L’inconscience humaine est un champ, dévasté par les affres de l’oubli entre les batailles…

Et l’idée que l’on se fait de notre destin dans le monde restera prisonnière de notre déterminisme, tant que la conscience n’aura pas fait son chemin de croix à travers cet espace intemporel, chaotique, mais ordonné, ni sans débuts ni sans fins.

 

Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout
Histoire à dormir debout

Voir les commentaires

Colors

28 Décembre 2009, 00:11am

Publié par Persone


Noir

 

 

N Comme la haine transpirée d’une main blanche,

humiliée de voir le rouge couler de la peau noire,

qui fit chanter le fouet dans son habit du dimanche,

suintant de ce poison qu’éponge encore notre mémoire.

 

O Comme l’eau qui ne coulera jamais assez

pour laver cette main que l’on doit coiffer d’un gant,

mais qui profitera d’un hiver pour la glacer,

par un de ces froids qui font du plus riche un mendiant.

 

AR Comme un art sauvage, volant de bouche à oreille

et qu’on a méprisé du haut de notre orgueil,

comme l’on passe à côté du pouvoir d’un enfant

en lui traçant le sens de la vie noir sur blanc.

 

NOIR, celui qui court comme une étoile filante,

mu par cette même force qui a pourri en nos palais.

NOIR, comme le cacao qui épouse le lait,

onctueuse couleur à la robe lisse et brillante.

NOIR l’ébène qui attendait la nuit,

pour refléter toutes les étoiles de l’infini.

NOIR, comme l’espace d’une idée noire qui nous enlace,

le temps d’un blues foudroyant…

qui sublime une saison blanche…

qui passe.

 

 

Voir les commentaires

Voyage au bout de la nuit

20 Décembre 2009, 23:47pm

Publié par Persone



Dans le petit bordel de la nuit parisienne,

me noyant dans un alcool de misère,

je suivais les lamentations de la seine

à travers son lit d’or et de lumière.

Je m’arrêtais sous un jeune arbre rabougri,

flanqué d’un banc sale et d’un vieillard sans abri,

la tour Eiffel se foutait de sa robe de minuit

et le clochard, pendant à son perchoir, me dit :

« Tiens, voilà la salope qui écarte ses cuisses ! »

… les couleurs de la nuit changèrent et je me souvins

d’une autre poupée que les Français connaissent bien,

un mirage que l’on baptisa Saigon la putain,

lorsque la belle ouvrit ses charmes aux Américains.

Je me souvins aussi des histoires de nos grand pères,

enfants dont le coeur fut brisé par l’industrie mère,

sacrifiés dans les mines pour un maigre butin,

pour nourrir leur Femme, leur Soif et quelques putains.

Dans l’orifice minier, chaque jour un peu plus loin,

comme dans l’antre d’une maudite catin

rachetant, pour la part du diable, notre destin.

Me syndiquant devant un dernier coup à boire,

je grinçais que l’on jette sur les femmes, sans débat,

le dévolu de nos propres vies de trottoir.

Mon compagnon de lune, lui, ne chômait pas.

Ses pensées, mues par l’alcool, étaient comme un rêve,

me faisant voyager avant que la bulle ne crève.

Les couleurs de la nuit à nouveau changèrent

et c’est dans tes bras mon amour, que l’aventure s’achève…



Voir les commentaires

Le mensonge politique ne tiendrait pas sans l'ignorance des masses!

16 Décembre 2009, 23:23pm

Publié par Persone

Il était une fois, quelque part…

 

C’est l’histoire banale de trois mecs qui courent, un naïf, un cynique et un minoritaire.

 

Le naïf et le cynique trottaient en évoquant les problèmes de l’époque, comme on parle d’une fuite sous l’évier avec un voisin d’ascenseur. Le premier, grise mine, pensait que la route du progrès et les complexités de la politique justifiaient sans peine les erreurs du système, et le second, fière mine, lui répondait tout sourire, qu’on aurait toujours besoin de ceux qui espèrent, mais que les naïfs seraient moins pauvres s’ils savaient profiter de ce qu’ils prennent encore pour des erreurs.

 

Le minoritaire, troublé par les bavardages de ses deux acolytes qui avaient cure de courir et de philosopher dans la même foulée, tenta d’ouvrir le bec :

 

« c’est bien les gars d’être à l’aise dans vos pompes, on dirait les frères ennemis en plus banal, mais quand même, vous ne croyez pas que l’avenir qu’on réserve à nos enfants en attendant le paradis artificiel ou en creusant son trou sans »…

 

Le naïf l’interrompt tout net, et lui rétorque, d’un souffle maladif :

 

« Woyoyoye ! Pas encore s’il te plaît ! Le problème avec les gens comme toi, c’est que s’ils s’étaient majoritaires, on n’avancerait plus ! Et puis laisse moi te raconter une histoire, l’autre jour, avant le marathon, j’étais là à m’apitoyer sur mon sort en me demandant si j’avais bien fait de participer à cette course pour les enfants malades ! Et puis voilà que je me retrouve à épauler une hémiplégique pour lui permettre de finir le parcours ! A l’arrivée, l’ami, je peux te dire que j’étais déjà épaté par le courage de cette jeune fille, quand elle m’a appris qu’elle avait décidé de subir une opération dangereuse au cerveau pour améliorer son état et que cette intervention avait finalement foiré, en lui collant un pète au casque en plus de sa semi paralysie !!! Et bien cette fille elle cavale quand même mec, avec le peu qui lui reste et la rage au ventre !!! Ouais mec ! Alors plutôt que de broyer du noir et de démoraliser  tout le monde, tu devrais regarder un peu la réalité ! »

 

Le minoritaire, surpris par le décalage entre sa question et la réponse avortée de son compagnon, tente de rétablir un point commun dans les propos :

 

« Je ne disais pas qu’il n’y avait pas de courage chez les malades, les handicapés, ou les gens en bonne santé, je disais plus globalement que »…

 

Là, le cynique l’interrompt tout net, et siffle d’un souffle régulier comme un métronome :

 

« Hey, hey, hey, faut quand même dire que t’es pas banal comme mec! C’est bien d’être un rêveur, mais tu devrais arrêter de fumer les herbes de ton jardin ! Non, t’es pas con comme mec, et puis des cons, y’en a aussi chez les handicapés même courageux !!! Mais bon, tous ça c’est dans la nature humaine, tu peux pas arrêter le train en marche ! Et puis quand les cons s’ront tombés trop bas, ou qu’le sang pissera, ceux qui les dirigent vendrons les stocks à prix de crise pour épargner la trésorerie, et puis ils laisseront l’air du temps leur souffler la direction de leur nouvel investissement : les tendances, les produits, les nouvelles technologies et toutes ces jolies p’tites saloperies qui seront le nouveau moteur de leur économie pour environ 50 ans !!! Et ainsi de suite bordel !

En tout cas j’suis d’accord avec « marathon man », si les types comme toi étaient majoritaires, ça foutrait un sacré bordel ! La nature est cruelle mec …Et puis on n’arrête pas un train en marche bordel ! »

 

Le minoritaire hésite, la gêne emballe son cœur, il tente à nouveau une réponse :

 

« Je ne disais pas qu’il fallait stopper le train en marche, et puis la nature est cruelle, mais elle est aussi généreuse, encore faut-il comprendre que le problème du collectif ne tient pas du fait que l’individu soit bon ou mauvais, mais du fait qu’il se laisse facilement mener par les couilles ou le bout du pif et surtout du fait que »…

 

Là le cynique l’interrompt sans même s’en apercevoir :

 

« Putain les mecs, barre à 2 heures !!! Mâtez-moi un peu ce p’tit cul qu’elle a celle-là !!! Ça sent la sauvageonne !!! »

 

La fille passe, les mecs tentent, le coup tombe à l’eau ; emportant avec lui le souffle et les à propos, ces fruits si fragiles et délicats, qu’ils périssent souvent jeunes et acides. Leurs graines ? Encore stériles !

 

Moralité : Un fait banal, six baskets, une discussion comme on en voit beaucoup (enfin le moins souvent possible en évitant les dîners de famille du dimanche !), six roubignoles et un cul qui passe… Une histoire banale quoi, à ceci près que nos coureurs négociant une sortie de courbe se figent subitement la bouche ouverte, un bâtiment brûle au cœur de la ville.

 

Le naïf dit « Putain j’y crois pas !!! J’sais pas qui a fait ça mais j’suis content de n’être ni juif, ni communiste ! Putain, j’y crois pas !!!!!!!!!

 

Le cynique rétorque « en tout cas t’as intérêt à t’y faire mec, tu vois dans cette fumée… ils y’en a qui voient l’emblème du dollar ! Figurez-vous que mon père est le cousin par alliance du meilleur ami de la femme d’Hermann Josef Abs, qu’il connaît aussi Hjalmar H.G. Schacht et qu’il vient de choper des actions sur un  futur bébé, l’IG Farben ! Quant à moi, j’ai mes entrées chez Krupp ! Putain, j’y crois pas !

 

Le minoritaire ressent la fraîcheur de cette nuit d’hiver le pénétrer comme une lame, il laisse le feu au loin marquer ses rétines de sa brûlante signature, il n’hésite pas, mais garde le silence.

 

Le bâtiment en flamme est le Reichstag, nous sommes le 27 février 1933 à Berlin, Allemagne.

 

Epilogue :

Moralité de cette histoire à rallonges bricolée d’une fin alternative : les choses qui fâchent et qu’on évite ordinairement, ainsi que les histoires sérieuses, que vous racontez banalement tout au long de la semaine, peuvent la semaine suivante devenir votre pire cauchemar ! Voilà une leçon d’histoire et de mathématiques que nous subissons tous les 50 ans, une leçon magistrale qui finit souvent dans le sang, mais qu’il paraît si simple de nous faire oublier.

 

Chers lecteurs, désolé pour cette histoire à travers laquelle beaucoup auront l’amertume de se reconnaître, mais admettons enfin que nous pouvons nous redresser du stade du singe imberbe et savant, qui se laisse dresser dans une cage virtuelle et expérimentale !

 

PS : cette petite histoire m’est venue hier, car en cherchant l’orthographe du nom d’un des banquiers d’Hitler sur le web, je suis tombé sur un article de l’humanité datant de 1994, à propos de la mort de Hermann Josef Abs (un autre banquier du IIIème Reich). Personne n’avait encore réagi à cet article, je m’en suis chargé… à mes risques et périls… et cette petite histoire m’est venue. Pour voir l’article en question et ma réaction :

http://www.humanite.fr/1994-02-08_Articles_-Le-banquier-d-Hitler-est-mort

Si ma réaction n’apparaît pas sous l’article, veuillez me le signaler par commentaire interposé ! Merci à tous !

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 > >>