Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Persone

Poésie d'hier, d'aujourd'hui et de demain

9 Novembre 2009, 22:47pm

Publié par Persone

Evanescence

Lorsque les royaumes, de nouveau, seront tombés,

quel prochain rêve naîtra des cendres du dernier ?

Lorsque l’amour sera consommé et la vie usée,

quelle sera l’âme de ces corps que l’on aura brisés ?

Lorsque brûlera la dernière goutte de votre essence

quel aura été le parfum de votre existence ?

 

Ceci n’est pas un poème, mais un instant d’Amour qui parcourt mes veines…

 

Un jour nos raisons, notre amour ou leurs maisons…et la sagesse, elle-même, ne seront plus qu’un simple souvenir qu’il nous faudra rendre, pour ne laisser ici qu’une simple trace et la résonance de nos actes.

 

Un jour, ma tête, mon cœur et ce corps qui les accompagnent embrasseront de nouveau l’origine et la fin de toute chose et, si l’Amour de tout et de rien est mon dernier souvenir, je serai à l’heure pour la réunion de nos sens…

Et pour le rendez-vous de mon dernier soupir.

 

Poésie d'hier, d'aujourd'hui et de demain

Voir les commentaires

La balade du Poubelliste

5 Novembre 2009, 20:23pm

Publié par Persone

Pour commencer la rédaction de son premier carnet de voyages et avant de s'exiler de nouveau vers des paysages plus verdoyants, Persone, fauché comme les blés, s'est échoué sur d'étranges rivages. Là, pour avoir les moyens de rebâtir une embarcation, il a accepté la mission qu'on lui confiait, un parfait boulot pour un pirate gentilhomme: accoucher de malheureuses poubelles dans un espace vert public! Il n'imaginait pas tout ce que ces malheureuses allaient lui raconter!

Brel disait qu'on mesure la grandeur d'une nation à la grandeur de ses épluchures, peu d'entre nous imaginent à quel point il avait raison!!!

Bilan du constat social :
Hormis les plus anciennes, toutes les générations laissent vulgairement leurs détritus derrière eux.
On vend aux jeunes des images, des sons et des produits qui les lobotomisent!!!
On leur vend de la malbouffe et les TONNES de sachets individuels qui vont avec.
Les revendeurs se foutent des dérives de la jeunesse et de la pollution dégagée par leurs produits et emballages.
Les autorités publiques sont dépassées par les évènements, à tel point que le nombre de psychologues et de poubelles ne suffisent plus à enrayer le dilemme.
Les agents de la fonction publique, témoins des dégradations, se cachent en maudissant ces nouvelles générations, en évitant le dialogue et en attendant la retraite.
Les syndicats marchent sur des oeufs, entre une administration qui ne veut pas avouer ses erreurs et des agents qui menacent d'une déferlante d'arrêts maladie... Chacun ménage sa place et sa petite tranquillité!
Et pourtant, votre poubelliste en a la preuve : les jeunes, eux aussi, sont dépassés par les évènements, certes ils n'ont plus les yeux en face des trous, mais ils ne demandent qu'à ce qu'on les motivent !!!

Ce dont ils manquent est aussi ce qui fait défaut à beaucoup de parents :
Admettre qu'ils n'ont pas hérité d'un bien joli monde, sans forcément baisser les bras.
Réduire en miettes la carte du conformisme qui ne sert qu'à creuser davantage la barrière de générations et qui nous a tous poussé vers la falaise des moutons de Panurge.
Mieux nous informer sur les relations entre l'histoire et l'actualité, parce que l'actualité explose aujourd'hui à la figure de notre jeunesse, mêlée à toute la sous-culture et les conneries empoisonnées qu'on leur vend (...)
Et parce que leur cerveau est une éponge, mais que seuls les anciens pourraient leur permettre de mieux canaliser tout ça.... encore faut-il que nous soyons nous-mêmes informés et prêts à admettre nos erreurs!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bilan du passage du poubelliste:
Des jeunes qui se comportent un peu mieux et qui gambergent un peu plus et un projet que je dois soumettre à des établissements scolaires, mais aussi des vérités qui dérangent en éclatant, du rififi entre l'administration et le syndicat, et un poubelliste qu'on aimerait bien voir partir - Voilà une simple histoire de poubelle qui reflète notre dangereuse décadence, individuelle et collective!!!

Je vous laisse donc devant le constat social du poubelliste et le message de nos poubelles, Bonne balade à tous!

Note: si la bande sonore ne parvient pas à vos oreilles dès les 15 premières secondes, augmentez simplement le volume.


Voir les commentaires

A propos des NTIC, de la relance et de la position de l’artiste…

5 Novembre 2009, 17:04pm

Publié par Persone

 

Bien que les sciences et l’Histoire ne nous soit enseignée que par morceaux choisis et que les publications en la matière aient longtemps été bridées par les spécialisations et les prouesses techniques qui alimentent la carrière ou la passion des auteurs, nous devons tout de même à certains chercheurs la vulgarisation de leur savoir et donc la possibilité pour nous, pauvres ignorants, de mieux comprendre ce qui nous entoure et nous constitue, sans avoir à affronter la complexité des formules les plus complexes. Aussi, et malgré les dangers de la surinformation, de multiples moyens de communication permettent aujourd’hui à M. Toulmonde d’avoir une vision plus élargie de notre Histoire et de nos connaissances scientifiques!

 

Un angle de vue élargie pour le commun des mortels de nouveaux repères qui font réapparaître les plus anciens et ouvre le champ de la métaphore, laissant apparaître le mécanisme des convulsions d'une humanité qui peine toujours à expier ses vieilles fautes, mais qui peine aussi à admettre son libre arbitre ou au contraire, les limites de ce dernier.

 

Mais ne voyons pas ce subi progrès d’un œil naïf, car ce retour en force de la morale appuyée par la métaphore peut être utilisé par n’importe quel opportuniste en vogue ou par de puissants lobbies dont les intérêts sont plus individuels que collectifs et universels. La gloire de la patrie au nom des idéologies ou de la corruption des partis, le sauveur américain et le rêve qui va avec, la bien-pensance des opportunistes de tous poils et l'axe du mal, le chiffre d'affaires du New-Age, la méditation au service de la réussite, le bouddhisme au service des affaires... Beaucoup d'exemples ! Dont les pires sont issus de la politique et des affaires, contemporaines par exemple : Nombreux sont les champions de la relance, en réalité des chantres de la dérégulation qui depuis deux siècles ont eu le temps d’anticiper les cycles d’évolution des bulles financières et d'orchestrer ces élans de motivation populaire ressurgissant tous les cinquante ans, chiffre correspondant à la périodicité des plus grosses crises du capitalisme. Un point plus obscur encore, cet élan populaire était nationaliste et protectionniste durant les premiers cycles du capitalisme, il fût forcément fraternel après les horreurs de la seconde guerre et dans la crise délirante des années 70, mais aujourd’hui, la motivation populaire de cette relance est parfaitement individualiste et orchestrée par des pouvoirs financiers qui se cachent derrière nos dirigeants pour nous contraindre à accepter les règles de leur nouvel ordre mondial... Un nouvel ordre résolument tourné vers le futur… Ecolotechnologique, transgénique, totalodémocratique et blingblinguistique! Ce rêve fou d’unir le monde par le contrôle et la force déguisée remonte à l’antiquité et doit-on le rappeler, il a été remis au goût du jour par les nazis avec le même intitulé : le Nouvel Ordre Mondial.

 

 

- Admettons-le enfin, l’empire s’est taillé un costume de leaders grâce à l’exploitation honteuse des colonies ! Il a su installer son réseau mondialiste, en utilisant la corruption des regrettés pays conquis pour faire du lobbying ! Et nos élites, dans le même temps, ont hypothéqué notre système social (dont le manque à gagner ne correspondrait bientôt plus aux nouvelles règles économiques), pour jouer à la bourse tout en banalisant un système de crédit dont nous sommes tous les pigeons…

- Indignons-nous devant le fait que nos pays riches se soient économiquement liés à ceux jadis vassalisées, après les avoir tous contraints à se plier au rendement et aux règles de notre bureaucratie ! N'est-il pas révoltant de voir nos investisseurs menacer de nous abandonner (après avoir mis à mal notre modèle social) pour spéculer sur le coût attractif de cette nouvelle main d’œuvre inhumainement exploitée ?!!

"Quand les pays riches deviennent les pays pauvres, les grosses fortunes forment une grande famille internationale"... Un scénario réalisé par nos dirigeants, mais probablement écrit et produit dans les clubs de multimilliardaires sans frontière !

Le titre du film: LE CASSE DU SIECLE.  

- Et enfin, considérons que ce groupe de supermen vous demande aujourd’hui de les laisser prendre le contrôle de la nouvelle ère mondiale et de la dérégulation du grand marché, alors que l’hypocrisie des partis et des hommes d’affaires est un facteur déterminant dans le glissement sémantique du choc des cultures à la guerre économique.  Leur laissé le contrôle totale de leur machine alors qu’ils ne s’entendent pas eux-mêmes sur les intérêts de chacun ? Alors que les forces en présence ne sont pas dans l’échange, mais dans la compétition la plus acharnée ?  

 

Ceci a l’air trop gros pour qu’on y croit, voilà entre autre pourquoi on préfère ne pas y penser, et voila sûrement pourquoi 200 ou 2000 ans d’histoire ne nous suffisent toujours pas à nous libérer de nous-mêmes ou simplement à ne plus reproduire vulgairement les erreurs du passé, tout fiers et modernes que nous croyons être !

 

Pour notre défense, cette supercherie n’est pas du simple fait de notre ego et de notre incurable stupidité, elle dépend aussi des faiblesses de la laïcité et du feu qui couvait sous le berceau des lumières. Nos républiques, cachées derrière des couronnes de lauriers, sont devenues aveugles et sont passées aux mains des oligarchies et des spéculateurs qui tiennent les politiques en laisse ! Leur influence est partout, de notre système éducatif, jusqu’aux sons et aux images qui décorent notre quotidien… sans oublier notre alimentation ! Pour excuse donc, n’oubliez pas que nous sommes tous éduqués pour la performance professionnelle et selon les règles d’une compétition ! Ni que notre histoire nous est contée par fragments utilitaires au cours d’une scolarité concentré sur les matières plus rentables en matière de coefficient et de débouchés professionnels. Il suffit de penser fric et misère pour comprendre que tant le patron que l’ouvrier spécialisé se réjouiront de systèmes d’apprentissages ciblés, motivant une fonctionnalité et des performances rapides ! Pourquoi s’encombrer de maths pour faire de la com, pourquoi s’encombrer d’histoire pour devenir un génie de l’informatique… et globalement pourquoi s’encombrer de la philosophie pour valider diplômes et carrière ??? Malheureusement le rythme de la vie moderne ne leur rendra pas les fragments négligés de leur histoire, de notre Histoire, les laissant incapables de recoller les morceaux de leur vie et de résoudre l’équation de leur propre existence. Un ingénieur avec une vie de con, une tête à claque et des enfants pommés, ce n’est pas rare !

 

Notez un phénomène intéressant : trouver des dénominateurs communs en mathématiques revient à pouvoir diviser ou multiplier ! Et dans la vie courante, prendre le temps de relier les choses entre elles et de leur trouver des points communs revient à comprendre et à pouvoir résoudre des équations plus complexes : Entendons là le pouvoir de spéculer, d’influencer et d’unir, tout en divisant pour mieux régner OU la faculté d’enseigner en partageant, la faculté de fusionner, de créer ensembles ou encore de se reproduire harmonieusement (…) Toutes ces facultés forment le chemin de l’autonomie et de la sociabilité naturelle. Voltaire contre Rousseau… toujours d’actualité !

Ce choix de partage de connaissances, nos élites religieuses ou politiques ne l’ont pas fait et nul ne doute aujourd’hui que tout ne soit plus que jeux de pouvoir et vaine ambition ! Vous, vous doutez encore ? … Voltaire, lui, devrait avoir mauvaise conscience !

Ce choix c’est celui que nous devons tous faire aujourd’hui, à moins que nous souhaitions que nos enfants redeviennent de parfaits esclaves dans un monde artificiel ! A moins bien entendu que certains envisagent un nouveau génocide ou une de ces bonnes vieilles révolutions qui ramènerait les belligérants à la case départ, après inversion des rôles ! « Avada Kedavra » pour les uns, et pour les autres… Attention, regardez bien la lumière : « OUBLIETTE ! »

 

Pour conclure… enfin !

Je reviendrais au début de ce texte, en m’adressant tout particulièrement aux artistes, aux écrivains et à tous les acteurs de ce retour en force du new-age, de la métaphore et de la morale écologique :

« Ne profitons pas de cette force pour tirer notre épingle du jeu ou pour sécuriser des moutons qui n’attendent que de repartir brouter pour un demi siècle !"

 

Certes le monde a besoin d’une régulation des échanges que nos « grands hommes » ont entrepris de bien mauvaise façon; certes l’harmonie terrestre dépend de l’union des hommes au-delà des frontières (...), mais ce n’est pas cette union là que la mondialisation nous propose, au contraire !

Laissons les financiers déréguler leur marché de dupe, laissons les politiques macérer dans leur corruption… Mais sans notre accord ! Sans notre suffrage ! La grande bataille pacifique pour le partage de la connaissance est de notre ressort à tous, c’est à la fois un combat acharné, de longue haleine, et un épanouissement au quotidien. C’est aussi le seul avenir, digne de nos enfants !

 

 

Un africain chrétien, avec une bague maçonnique au doigt et une casquette des Yankees sur la crête, qui bouffe des nouilles chinoises avec la baïonnette de sa kalachnikov…

Ça vous fait penser à de l’harmonie ou à de la corruption régulée ?

 

 

Quel symbole nos enfants pourront-ils coller sur le type de mondialisation qu’on aura choisie?

 

 

 

 

 

La mondialisation et lord Voldemort?  Oubliette... Ou la mort!

La mondialisation et lord Voldemort? Oubliette... Ou la mort!

Voir les commentaires

Paroles

5 Novembre 2009, 17:01pm

Publié par Persone

Chers lecteurs, détracteurs ou simples curieux,

Trop d’entre nous sont intoxiqués par le poison des habitudes, des contraintes et des compensations…

Trop d’entre nous sont légumisés par les images forcées incrustées dans le flot ininterrompu de votre téléviseur ou dans les applications de vos petits écrans magiques… Ces images omniprésentes imprimées sur les publicités envahissant nos boîtes aux lettres, sur les paquets de nos produits quotidiens, sur les murs de la cité, sur les bus, sur les trains et jusque sur nos fringues (…) Mais aussi dans le métro, sur la parois nauséabonde des artères qui nous mènent de l’appartement aux obligations et des obligations à l’appartement…

Trop d’entre nous ont un doute, mais ne s’informent pas assez !!! Trop gavés de ces images et de ces contraintes ou naïvement satisfaits des platitudes de la télé et de la presse gratuite…

Trop d’entre nous restent lâches ! 

Trop d’entre nous comprennent ou ressentent cet abcès de l’histoire et de l’actualité, mais se sentent trop seuls pour agir !

Trop d’entre nous ne trouvent plus à propos de s’évertuer à la vertu dans les actes quotidiens, alors que c’est précisément l’exemple que l’on donne au quotidien qui détermine et qui rythme l’harmonie et la qualité des échanges de la masse humaine.

Trop d’entre nous ne voient plus les forces et la dignité qu’il reste en l’Homme, ce roi des animaux dompté, avili, apprivoisé et caché derrière chacune des grimaces que les chaînes, le fouet ou la récompense lui imposent. Dans le métro, entre le boulot et le dodo, des lions brisés, soumis, qui se lorgnes pitoyablement les uns les autres... Les autres ?... Ces ombres vides qui nous vampirisent chaque jour, bien qu’elles soient, comme nous, perdues dans les couloirs du temps et de la fourmilière.

 

Chers auteurs, partisans détracteurs ou simples curieux,

Trop d’entre nous oublient que l’artiste se bat tous les jours pour éviter aux énarques et aux administrés de sombrer dans leurs jeux de pouvoir et leurs petites vengeances, qui bien souvent sont du même poison. Un artiste, s’il reste un homme libéré de la masturbation, ne se contente pas de poser une rime sur du dégueulasse, ni d’instrumentaliser le prestige de la métaphore en période de crise ou de relance.

Trop d’entre nous aspirent à la notoriété ou souhaitent que leur passion ou leur personne soit reconnue, ils menacent déjà les battements de leur cœur d’artiste !

Trop d’entre nous n’ont pas assez confiance en eux et n’arrivent pas à percer le mur imposé par notre système d’usine culturelle et médiatique. Trop de ceux là restent méconnus, alors qu’ils devraient être lus et relus.

Trop d’entre nous détruisent leur vie par des excès de paradis artificiels.

Trop d’entre nous se masturbent trop fréquemment, j’insiste !

Trop d’entre nous défendent leur passion ou leur spécialité, sans vérifier si elles cadrent avec les urgents besoins de nos jeunes générations, avec la nécessité de repenser notre avenir... Voilà qui est très indécent, « précieux » et ridicule !!!

BHL par exemple...

BHL par exemple...

Voir les commentaires

Chers lecteurs, détracteurs ou simples curieux, bonjour!

5 Novembre 2009, 02:19am

Publié par Persone

 

Cette première page web et ses futurs articles, comme tous mes gribouillages, sont autant de bouteilles à la mer jetées par un pirate qui regrette souvent ses coups de gueule, un pirate certes, mais qui n’aura pas oublié les voyages d’Ulysse, les leçons de Guizot et les rêves de peter Pan! Mon premier livre (Lettre à Mr Toulmonde) diffère beaucoup du contenu de ce blog, il est le refflet du coeur intelligent mais déçu de "Jack" et le bilan de mes premiers carnets de voyages… Là où mes pensées sont, je suis. Mon aventure continue pour le meilleur et pour le pire, dans le labyrinthe de l’histoire et dans l’univers de nos chimères, où surgissent comme des pics acérés les incarnations de nos croyances.

 

 

 

 

 

A tous ceux que mes pirateries auraient choqué,  je n’implore pas de pardon pour ce parler franc et parfois sombre, car l’obscurité et la vulgarité, vous en conviendrez, ont de nouveau envahi notre monde. En outre, l’histoire de la politique devrait  vous suffire pour comprendre que ce ne sont pas ceux qui vous flattent le plus qui vous veulent du bien !

Je ne ménage pas mes lecteurs, car je m'indigne devant cette idée qu'il faut en finir avec le repentir! Et pour cause... Combien d'entre nous sont encore nostalgiques de cette époque où l'on s'enrichissait en civilisant les sauvages? Combien d'entre nous ont encore du racisme dans les veines? Combien, sans racisme aucun, se contentent d'afficher une aimable condescendance vis-à-vis des étrangers? Combien  refusent simplement de voir en face la réalité de la néo-colonisation?

Et globalement, combien pensent encore que les responsabilité de la tête justifie les ampoules, la goutte et la puanteur des pieds ?  Concernant la sérendipité et la zemblanité, combien de nouveaux arrivistes sont-ils prêts à exploiter, en toute bonne conscience, des semblables issus du même caniveau ?

Mais voyons les choses sous un autre angle :

L'impérialisme, le pillage des matières premières, ainsi que les machinations politiques, économiques et géostratégiques (...), que nous avons tous cautionné pour la gloire de nos grandes puissances, n'ont fait que prolonger le mythe du choc des civilisations, cette excuse historique qui, pour le commun des mortels, suffit  à justifier la guerre économique des temps modernes! "Faites donc des bébés et sacrifiez votre vie pour booster notre croissance, car les chinois et les arabes ne feront pas de quartier! "

 

Autrefois, ce vieux paradigme poussait les hommes à laisser leurs femmes se soumettre au droit de cuissage du roi protecteur ou encore à sacrifier leurs enfants à la guerre sur l'un des autels les plus morbides de l'amour propre! Mais l'humanité ici avait encore une excuse, elle avait quitté le stade de la guerre du feu et des territoires de chasse pour une enfance glorieuse, impériale et barbare, soldée par la chute! Elle était donc bien jeune et c'est dans le trauma qu'elle venait de trouver son salut, à travers le durcissement des croyances et la glorification du Dieu unique... De bien mauvaises conditions pour réconcilier les Hommes et les hommes et les femmes de leurs querelles de bac à sable! Bref l'humanité était bien jeune et le "peuple" totalement ignorant, laissé sans éducation, séparé de la nature depuis la civilisation et point encore illuminé par l'esprit de la science.

Mais depuis que les nombreuses disciplines de la connaissance sont accessibles "à tous", et depuis que les jokers de l'ignorance, des croyances et de la peur de l'autre ont été remplacés par le déterminisme des "races supérieures" et par la logique impérialiste, il me semble que l'humanité n'a plus la moindre excuse que celle de sa propre connerie! Aujourd'hui le choc des civilisations n'est plus qu'une excuse entretenue par de stupides mais puissants profiteurs et cette folie consumériste, qui menace l'humanité toute entière, nous en sommes tous responsables!!!

 

Se repentir, le terme et plus précisément ses applications restent à définir! 

J’insiste sur le fait qu'un repenti n'est pas forcément un illuminé qui donnerait sa culotte au premier noir venu. J’insiste aussi sur le fait que la neurasthénie effraie notre ridicule mais toute puissante bonne conscience, ainsi que ses actionnaires, qui eux emploient tous leur génie et prostituent nos arts pour nous faire confondre sensibilité et sensiblerie / repentir et culpabilité morbide (…). J’insiste surtout sur le fait que l’exemple laissé par un repenti est bien moins dangereux que celui d'un conformiste, d’un dépressif professionnel ou d'un révolutionnaire!

 

Enfin, si je ne fais pas toujours dans la forme, c'est que je ne supporte plus ce fatalisme esthétique  qui soutient notre bonne conscience! Comme l'art est devenu un business et un produit de consommation massive, à force d'enrober de la merde avec de la poésie et des  belles images, de nombreux et vénérables artistes ont finalement servi la cause de quelques habiles vendeurs de caca!

Désolé pour la vulgarité mais nous persistons tant dans l’absurde que j’imagine que ma grossièreté fait office de poésie !

 

La résilience est pourtant à nos portes !

 

L'éducation du peuple, le libre échange des savoirs, la reconnaissance de nos crimes expansionnistes et la symbiose entre le masculin et le féminin  sont des solutions gratuites et primordiales qui peuvent s'enraciner à la source de notre mode de vie suicidaire pour le reconvertir ! Encore faut-il comprendre que le modernisme, loin de les appliquer, les a respectivement remplacés par le conditionnement des masses, le business international et l’instrumentalisation de la guerre des sexes incluant  le commerce lucratif et stratégique du porno hard sous toutes ses formes.

 

Les conservateurs contre les progressistes, la droite contre la gauche, les républicains contre les démocrates... autant de  "tribus" partisanes qui se comportent comme de vieux couples en guerre, oubliant les solutions simples qui permettraient à leurs « enfants » de s'épanouir correctement dans leur environnement! Des solutions simples donc, essentialistes pourrait-on dire, mais que l'on n'a jamais vraiment pratiquées depuis l'Antiquité, malgré les avertissements des plus grands philosophes!!!

 

Antiquité, actualité, voilà qui rime avec éternité et fatalité dans la boite à musique du commun des mortels… FOUTAISES !

 

Une très TRES brève période au final !

6 millénaires de civilisation, une humanité adolescente, au top de sa forme façon Akira 2.0... Mais en pleine crise!

En 200 ans, nos prétentieuses Lumières et notre économie ont fait plus de mal à la nature et au genre humain que 2000 ans de schisme et d’obscurantisme religieux ! Cela malgré les promesses d’impartialité de la laïcité et de la science, malgré les promesses de la démocratie, malgré les expérimentations de la centralisation et du libéralisme, malgré l’ouverture de l’économie mondiale, le recul du protectionnisme ou l’avenir de la haute technologie (…).

Bien heureusement, au-delà du mauvais usage que l’homme fait de sa liberté, la nature ne cesse de s’accomplir et une lumière, si ténue soit-elle, brille encore et toujours dans notre obscurité, car force est de constater que trois choses fondamentales n’ont quant à elles que très peu évolué depuis des millénaires…  Trois choses que l’on a rejetées entre les cuisses de la terre, trois choses cachées dans un coffre maudit conservé par la reine mer, trois choses oubliées de tous, y compris de leur impitoyable et maternel gardien.    

Le complexe sexuel de l’anneau et du bâton ! Ces maudits objets de pouvoir qui corrompent dès qu’on les utilise.

Le poids de nos mensonges !

Le paradoxe quantique de l’homme de Schrödinger (je n’ai pas écrit le chat) : Celui résidant entre l’adolescence de notre humanité et l’archaïsme suicidaire de notre mode de pensée patriarcal.

Trois choses qui, aujourd’hui encore, sont sujets inatteignables pour les naïfs, sujets tabous pour les soumis et sujets dont il faut rire pour les cyniques, sachant que les naïfs, les soumis et les cyniques représentent une majorité de la population mondiale et la quasi-totalité de la masse électorale dont dépendent  notre bon vieux système de pensée et tout un réseau d’hommes de pouvoir qui ne savent même plus si le fric et les pantins avec lesquels ils jouent les motivent ou les désespèrent !

Si ce constat est une lumière dans le noir, c’est qu’en y réfléchissant un peu, il nous montre qu’une chose que l’on croyait perdue nous attend souvent à un endroit où on ne l’aura pas cherchée. En d’autres termes, il apporte un élément inattendu, mais indispensable à la guérison du plus dangereux complexe planétaire : Celui de l’Homme civilisé, jeune, orgueilleux, prisonnier entre le vide créé par ses mensonges et la matière cancéreuse forgée par ses lois de dupe ! Un petit homme totalement dépassé par les caprices du collectif qu’il a bâti à son image, un malheureux qui se fait peur tout seul aux commandes d’une vieille machine infernale, un pauvre bougre qui finit par justifier ses calamités en se réfugiant de nouveau derrière la religion ou l’opportune expression d’un fatalisme pseudo-rationnel. Appelons cela du darwinisme apocalyptique, juste pour en rire.

La vie est mal faite, l’homme est mauvais ! Le monde serait un paradis s’il n’y avait pas la religion ! Un bel exemple de civilisation si il n’y avait pas les méchants ! Tu parles, tout a mal tourné quand on a distribué des perles à des cochons ! Mais qu’est-ce que tu racontes ? Ce sont les bourgeois les cochons ! Arrêtez vos conneries, le problème c’est tous ceux qui ne jouent pas l’jeu ! Les cons, les dépressifs et les fainéants ! Et les noirs et les arabes ! (…) Vous avez tous perdu la fois, Jésus nous sauvera ! Non, les archanges ! Non, non, non, ce sont les extra-terrestres l’origine de tout ! Tsss… Hallahu akbar bande de mécréants ! (…)

Ouech gros, cake tu veux, tout est foutu ! (Version des moins de 25 ans).

Ah grands farceurs que nous sommes !

Quelle étrange créature que ce bel animal dont les fantasmes incarnent la fin de toute chose !  La bête se voit déjà comme un Homme… Elle se civilise dans la boue, le sang et la sueur, s’encombrant si tôt de mauvaises manières, se fardant de vilaines grimaces ! Quels infâmes mensonges pèsent sur la conscience de ce jeune et triste sire, pour qu’il conduise le reste de l’humanité à suivre sa marche morbide ?  

Sa force ? Sapée par les amphétamines d’un bourrin de course, qui sera toujours plus con qu’un âne. Sa grâce ? Masquée par la grimace du singe et la corne du rhinocéros. Sa dignité ? Tombée dans le trou de l’autruche !

Chers lecteurs, ne m’en voulez pas pour mes coups de gueule ! Ils sont l’expression des stigmates que m’ont laissé les vôtres. Ces stigmates, nos stigmates, et tous ces petits Mein Kampf, je les ai volontairement acceptés et simplement mis en équation.

N’allez pas croire non plus que je suis un enfant gâté qui critique !

Ce livre,  je ne l’ai pas écrit grâce à mon niveau d’études, ni gracieusement nourri dans un foyer d’écrivain. Je ne l’ai pas écrit pour décorer ma carrière (inexistante) et encore moins confortablement installé dans un fauteuil de rentier ! Je ne l’ai pas commencé dans une chambre d’étudiant payée par les économies des parents et je ne l’ai pas fini soutenu par la stabilité d’un cursus et du réseau qui lui correspond ?

Ce livre je l’ai arraché de mes tripes en cumulant deux jobs et 3 à 4 heures de transporcs quotidiens pour que mon enfant puisse être éduqué par un de ses parents plutôt que par un centre d’animation et une télé !

Ce livre je l’ai écrit avec vous, parmi vous ! Entassé tous les matins dans les wagons du désespoir métropolitain ! Je l’ai rêvé éveillé, en ramassant les poubelles de nos parcs et jardins pour le compte du ministère de la culture. Des malheureuses que j’accouche de leurs immondices et qui m’ont remercié en me racontant de fabuleuses histoires ! Je l’ai rêvé en étant témoin des horreurs qui se déroulent au palais des congrès de Paris, mon second employeur.

Je l’ai écrit en m’enfonçant dans la nuit blanche, par des sentiers peu  recommandés traversant  les coulisses de l’Histoire.

Je l’ai renié mille fois sous des clairs de lune blafards, rongé par le doute et le complexe de la feuille blanche ! J’y ai placé ma confiance chaque nuit étoilée à vous ressentir dormir sous vos couettes, tandis que fumait une bonne pipe bien méritée, après un cancéreux labeur d’insomniaque !

Papa, pourquoi t’es tout blanc ? Papa pourquoi t’es tout  maigre ? Papa, pourquoi tu ne joues plus ?

Et pourquoi tu fumes tout le temps ? … Le sacrifice, c’est parfois insoutenable.

Un jour la mouflette allait me poser une de ces questions brûlantes, à laquelle j’allais répondre machinalement, par épuisement sans doute et pour ne pas briser ma concentration de scribouilleur enragé… Surprise ! Le petit animal pleurait – Papa, maman a dit à mamie que tu tombais malade à force de travailler ! Tu vas me quitter quand tu seras plus dans ton corps ?

Apparemment je n’avais pas encore atteins l’insoutenable.

Puis m’est venu l’image d’un père arabe, tombant sous les yeux de son enfant, après avoir interrompu le trajet d’une balle qui ne le concernait même pas. L’insoutenable ? – Me dis-je…

J’ai souris.

On ne peut pas mourir lorsqu’on se donne pour de vrai et pour de belles choses ! Pour apprendre à guérir, pour apprendre à partager la véritable richesse de la vie ! Pour se rencontrer soi-même, là ou en grandissant nous nous somment perdus. Pour retrouver nos rêves !

Elle a cru comprendre…

J’ai souri de nouveau.

Ses larmes ont séché. Ne laissant qu’un sel magique emporté par le vent, pour apaiser les douleurs de notre mer et les lamentations de notre océan.

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15