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Le blog de Persone

Les petites solutions aux gros problèmes, selon Dame Valérie Pécresse.

26 Novembre 2015, 01:47am

Publié par Persone

La France face à ses responsabilitésLa France face à ses responsabilités

La France face à ses responsabilités

En temps de guerre, qu’est- ce qu’on se marre !

Des légions d’homo-sapiens pure race, nos nègres, disait-on jadis, portant des casques bleus et molestant toute une couvée d’homopoubellus hybrides à grands coups de plug vaginal, voilà ce que nous mériterions tous, nous les occidentalistes du moment, toutes couleurs confondues ! Pornographes, infanticides et dévoreurs de planète que nous sommes !  Tuer le père et « labourer » la mère disait ce pauvre  Freud, dont les honoraires bien gras avaient probablement accaparé la raison. Le malheureux n’imaginait pas, au-delà de la ceinture, la portée anthropologique de son concept !

Si je vous choque c’est que vous ne savez plus discerner la poésie de la grossièreté ! Il se peut que la vulgarité de l’air du temps ait pénétré dans votre demeure, par les fenêtres audiovisuelles m’est avis !

Une plaisanterie déplacée, surtout en temps de guerre, d’atrocités et de terreur islamiste ?

Persone est de l’avis du Lao Tseu qui pensait que les grands maux de l’humanité devaient être traités avec légèreté et que ce que nous considérons comme nos petites faiblesses, de façon impitoyable !

Ce qui est déplacé ?

Le retour des grandes armées et de l’esprit de la guerre en pleine crise écologique, politique, culturelle et identitaire !

Ce qui est déplacé ?

L’ignominie démagogique et le vil conditionnement de la bonne conscience « les français ont plus que jamais besoin de croire en leurs valeurs démocratiques » ! Vous avez dit démocratie ? Honte à nous tous ! Le soviet, le facho, le barbu et maintenant les amateurs de complot font peur, si peur ! Les moutons ne veulent plus revoir tout ça ! Ils s’y conduisent pourtant. En attendant, nous vivons dans la douce dictature des opportunistes. La tyrannie des imbéciles, ça nous va si bien ! 

Ce qui est déplacé ?

Le discours de Valérie Pécresse, prononcé en public cet avant dernier week-end de novembre à Drancy, à propos de la sécurité bien entendu ! - Les attentats restant dans tous les esprits - invoquent religieusement la presse ! Pitoyable et scélérate presse du moment !

L’article (en italique) et mes commentaires :

La député des Yvelines a ainsi souligné qu’elle ne voulait « ni passe-droit, ni zone de non droit en Île-de-France ». Cela passerait par exemple par la sécurisation des lycées (une compétence du conseil régional), en menant des actions contre le racket et la drogue…  

- Un grand classique dont on retient une chose : les amendes des petits clients remplissent les caisses de l’état, le jeu de dupe du gendarme et du voleur et les immunités diplomatiques accordées à un certain nombre de hauts trafiquants ! Reste le racket, le gendarme sévit à l’école, pourquoi pas ! Nous n’en sommes plus à cela près !)

… Mais aussi par la lutte contre la fraude dans les transports, qui représente un manque à gagner de 200 millions d’euros par an pour la région. « La sécurité passe par un changement de modèle, dès qu’on commence à franchir les portillons dans le métro, à taguer, ça veut dire qu’on peut tout se permettre » a argumenté Valérie Pécresse.

- La fin de citation pourrait nous faire penser au principe de  Lao Tseu précédemment évoqué, si le propos n’était pas un simple et sempiternel exercice de rhétorique, typiquement de droite. Le philosophe chinois pratiquait la projection métaphysique, pas la récupération politique !

Pourquoi un simple et sempiternel exercice ? Hypocrite, passé, délavé même ! Parce que lorsque Victor Hugo, nous rappelant un Cicéron, remit au goût du jour le fait qu’une république corrompue ne peut que corrompre le citoyen, il ne pensait pas avoir eu un trait de génie, juste la décence de rappeler un principe de simple logique ! Le niveau maternel de la science républicaine, pourrait-on dire !!! Lorsqu’il lança son fameux « plutôt que de décapiter ces têtes, éduquons-les ! », nous ne pataugions pas encore dans le business de la violence pour les d’jeunes, dans le business de la pornographie pour les obsédés, dans le business de la télé débilité pour les légumes que nous sommes déjà, dans l’incitation à la consommation sous toutes ses formes pour les gras pollueurs que nous somment devenus, ou encore dans la financiarisation des systèmes éducatifs (…) !!! Je disais bien hypocrite, le terme est juste !

Pourquoi une rhétorique de droite ? Petit rappel de la grande philosophie des fondateurs : « la société est le reflet de l’homme (jusque-là rien à redire), elle a sa tête et ses pieds et comme chacun le sait, les pieds sont faits pour endurer le travail et supporter le poids, ils sont brutes et n’ont aucune nécessité des raffinements propres à l’organe savant ! Les rustres n’ont pas à souffrir de la rudesse d’une vie pour laquelle ils sont faits, leur vulgarité et leur violence est naturelle et leur soumission aux ordres est une condition indispensable à la bonne marche des choses ! 

Mais attardons nous un peu sur la question des transporcs :

Dame Pécresse ne dépense pas 20% de sa paye pour un casse-croûte radioactif et une Carte Navigo lui permettant d’aller gagner son maigre salaire, en s’entassant avec les vaches dans les couloirs amiantés du métropolitain ! Une carte lui permettant de respirer un air morbide en attendant la rame dans laquelle de petits hommes en jaune entassent les ruminants chaque matin, chaque soir et chaque jour de toute une vie active. Une éternité à vivre un jour qui se répète sans cesse, une éternité à se sentir poliment le cul, en écoutant de force cet air d’accordéon mal joué, toujours le même, un hommage à la douce France, ignoblement interprété par un type qui pense que vous êtes des vaches heureuses et égoïstes !Et tout cela nous affirme on parce que nous sommes des loups les uns pour les autres ! Je crois que je vais vomir.

Merci Dame Pécresse ! Au nom de tous les français, un grand merci !

Aujourd’hui un Français dépense 10 francs pour sa baguette à l’ancienne et 35 francs pour un morceau de fromage non radioactif, un grand merci !

Attention, je ne suis pas en train de justifier la fraude ou de gratifier les fraudeurs ! Ce que l’on cherchera sûrement à me faire dire ! Je rappelle simplement l’indécence des propos de la bonne conscience dans une cité aussi hypocrite, violente, cruelle et corrompue que la nôtre ! On reproche souvent aux pédagogues et aux diplomates les plus humanistes de voir les choses à travers un prisme, notamment celui de la souffrance ! C’est une rhétorique cruelle, une image facile, que les prédateurs industriels et les opportunistes  ont aisément figé dans les esprits de leurs chiens de garde et d’une bonne partie de leur passif troupeau ! Mais, comble de cette ironie : La souffrance est une réalité grandissante que l’on ne veut plus voir alors que le positivisme des vainqueurs n’est plus qu’un concept hypocrite se félicitant dans une tour d’argent ! Le motif du profit lui aussi est un monstre sans forme, un monstre que l’on incarne, un fantasme aujourd’hui prêt à dévorer la réalité !

Ah, j’oubliais, la question des tags ! Une fois encore, loin de moi l’idée de motiver les tags et les blazes idiots sur les murs ! Mais soyons honnêtes, quand vos yeux croisent un blaze insignifiant sur une immense affiche de pub que vous êtes en train de regarder consciemment ou pire, inconsciemment, qu’est-ce qui vous fait le plus de mal ? La pub ou le tag ? Comparé à l’avilissement des masses par le matraquage publicitaire, les graffitis des petits sapiens, qui sont devenus des bollos, font office de  provocation infantiles trop souvent inconscientes, mais lourdes de sens ! En réalité, je me risque à dire que si les tags étaient bien pensés, ou plus exactement si leurs auteurs se dotaient d’un cœur intelligent et qu’ils se contentaient de moucher avec justesse les encarts publicitaires les plus avilissants, leurs enfantillages ou leur colère pourraient devenir un art citoyen ! Je le rappelle, en temps d’absurdité et de paroxysmes, lutter contre toutes les méthodes d’avilissement de l’esprit humain est un devoir de citoyen du monde ! Les « blazeurs », Dame Pécresse, c’est comme les terroristes que nous avons créé (jusque-là le discours vous plaît !), mais pas parce qu’ils font partie d’une même et vaste tribu, comme le fantasme vos électeurs, mais simplement parce que les éradiquer n’a pas de sens et qu’au fond, leurs nuisances sont les reflets de nos erreurs et de nos abus ! Le jeu du gendarme et du voleur est une partie d’échecs que la république joue contre elle-même. Un jeu de dupes, sans fin, ne pouvant mener qu’à la décadence !

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les spécialistes de la traduction sur le web ne nous proposent que des solutions mot à mot, alors qu’ils pourraient aisément programmer des logiciels capables de vous traduire du Shakespeare ? Ou pourquoi nous continuons d’exploiter des êtres humains remplissant des tâches avilissantes et nocives alors que notre technologie pourrait les remplacer à moindre cout ? Ou encore pourquoi les sources d’énergie à moindre cout et moins polluantes proposées par des chercheurs ayant fait leurs preuves, sont systématiquement écartés au profit des magnats du pétrole et du nucléaire ? A cause du coût ? Dans une société en recherche d’investissement permanent dans laquelle tout se vend et tout s’achète ? Soyons raisonnable ! Parce que cela ruinerait l’économie pétrolière ? Depuis un siècle, les intéressés avaient pourtant le temps d’investir !!! Réfléchissons un peu ? S’agirait-il de traire une vache jusqu’à la dernière goutte avant d’essayer la jument ? Probablement ! Mais il y a plus subtil : Que feraient tous ces étudiants dont internet donnerait réponse à tout ? Que feraient des milliards d’ouvriers reconvertis dans la mécanique et l’ingénierie robotique dans un monde de surproduction, de surconsommation et de paradis artificiels ? Que feraient l’humanité si elle découvrait que le « nous » a sacrifié l’avenir de nos enfants pour justifier une guerre du feu dont l’objet convoité est finalement GRATUIT ?

Rien, plus rien n’aurait le moindre sens, vu de notre paradigme. Si nous savons que les élèves feront mauvais usage de l’ordinateur, c’est que nous savons quels enfants nous avons forgé. Si nous savons que les hommes feront mauvais usage du tout robotique, c’est que nous savons quel genre d’homme nous sommes devenus (le mouton sadomasochiste comme évolution du loup de Hobbes). Si nous ne pouvons concevoir une énergie gratuite, une santé et une vie autonome, c’est que nous somment possédés par l’argent, les chiffres et le temps virtuels, que nous sommes collectivement suicidaires et sacrificateur (cancéreux de surcroît), et enfin, que nous ne choisissons pas de nous respecter les uns les autres, mais de nous exploiter mutuellement sans vergogne et en toute hypocrisie. L’Amour, ou la possession et la dépendance. La dépendance peut être corporatiste, libérale ou collectiviste, peu-importe ! Elle ne vaut pas mieux que l’autarcie et le totalitarisme et ne peut mener qu’au conflit. Bref, au plus profond de nous-même, nous savons quel genre de génération forge notre système consumériste, ses images, son matraquage, sa violence, sa vulgarité, sa pornographie !.. Maintenant repensez un peu à notre complexe du gendarme et du voleur ! Des actionnaires de la RATP et du fraudeur !

Vous appréciez le crescendo,  attendez le bouquet final que nous offre l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur sous Nicolas Sarkozy :

« Dans une civilisation en danger, il faut plus de culture » !

Ouech, aurait ajouté un jeune participant à cette république futuriste !

Non seulement la phrase tombe comme celle d’un bonimenteur romain, mais dans le contexte actuel, de délabrement et de prostitution de la culture, de crise et de guerre bourgeoise fondée sur les intérêts du marché, oser énoncer cet argument est la quintessence de l’hypocrisie politique ! Une quintessence qui n’a ni le mérite de l’originalité ni l’excuse de la comédie humaine, du moins depuis les misérables frasques de nos temps modernes ! Autrement dit, Dame Valérie Pécresse aurait pu dire, plus  franchement : « Quand la cité impériale est menacée, il faut du pain et des jeux ! »

Quelques divagations supplémentaires :

Les politiques ont une avance sur nous, pauvres pêcheurs n’ayant point fait d’études ? Voici la preuve du contraire ! Nos politiciens modernes ne sont que les fruits de l’industrie écolière qu’est devenu notre système éducatif, des enfants nés dans le paradigme suicidaire des Lumières occidentales, des pantins de la loi du marché ! De pauvres diables, comme nous, qui défendent leurs intérêts, sans la moindre pensée propre, dans la valeur absolue du terme !

Pour conclure cette plaidoirie, revenons à nos homo-sapiens ! Vous savez, ces africains qui nous ont jadis colonisé et métissé, ceux que je décrivais munis du casque bleu au début de ce texte. Ces africains dont les occidentaux s’affairaient à mesurer la taille du crâne et du sexe il n’y a pas si longtemps, occidentaux  tous autant fascinés par le nez juif, les gênes de la cupidité sémite et les talents du petit vagin asiatique ! Pourquoi cette allusion ? Pour retourner  la bassesse de l’occidentalisme contre lui, mais avec des arguments plus intelligents que les siens ! N’avez-vous jamais remarqué ces traits de faciès néandertaliens encore présents chez beaucoup d’entre nous ? Et ces physionomies qui rappellent souvent les hominidés pré-sapiens ! Vous voyez de quoi je veux parler !? De ces traits présents chez les créatures les plus rustres, les moins adaptées à notre élitisme, mais dont les gênes morphologiques sont indépendants de leur milieu social, de leur culture ou de leur terre natale, n’en déplaise aux vieilles théories de droite ! Ah les aléas du métissage et de la stabilisation des phénotypes ! Mais ce n’est pas un caractère physique qui attire ici mon attention, mais bel et bien la valeur intellectuelle et sensible des propos actuellement tenus par Madame Pécresse et ses homologues de gauche ou de droite, ces dignes représentants de la fine fleur de l’esprit occidental ! Je ne vais pas revenir sur mes propos, mais avouons franchement que les leaders osant encore et toujours défendre notre paradigme de la blanche Lumière sont en train de nous vendre des solutions pour le futur, élaborées avec un cerveau collectif primitif, compétitif et agressif, bloqué par le refus de son métissage originel, inconscient de l’héritage impérialiste de ses migrations préhistoriques et par-dessus tout, obnubilé par un complexe freudien mal placé et mal interprété par le chercheur qui lui a donné son nom !

L’humanité, dont l’esprit est gravement malade, serait-elle en pleine crise d’adolescence ? Une émancipation dans la souffrance et les conquêtes, une crise majeure, un point de non-retour, un invincible échec (…), après s’être acharnés à tuer le père (ce père originel de la civilisation en lequel nous incarnons notre complexe du singe savant !  Le premier colon ! Le cauchemar de Darwin) et à violer la mère (la terre natale et ses richesses, toute cette beauté qui nous obsède et nous échappe, l’essence, le pétrole de la féminité pourrait-on dire).

Permettez-moi de partager une vision :

Tant que le père et le fils ne se libèreront pas mutuellement, les Hommes iront mourir à la guerre ! Tant que la mère et la fille subiront en silence, les Hommes se suicideront aux énergies fossiles !  Freud au moins n’avait pas tort là-dessus, pour sortir du complexe, il faut dépasser le symbole et s’épanouir en libérant le père, la mère et soi-même ! Et les femmes dans tout ça ? Elles sont les gardiennes qui se soumettent ou s’adaptent à la vulgarité des hommes ! Des gardiennes du secret des maux du mâle, qui ne se déverse ou ne se confie qu’en elles ! Certaines, rares, sont des guérisseuses, des mères universelles, mais la plupart j’en ai peur, ne savent plus vraiment ce qu’elles sont (comme nous tous dans ce confusionnisme et ces récupérations politiques) ou jouent le jeu des hommes de pouvoir… Madame le (la) député(e).  

Madame Pécresse merci pour votre démonstration ! Dans mes textes précédents, je n’avais pas épargné la gauche de la pseudo bonne conscience, ni celle, en chemise rouge, du Léviathan de la force ouvrière! Aucune raison d’épargner la droite du pseudo-mérite et par extension celle du Golgoth pur race en chemises noires!

Bonne chance à tous pour vous extirper de vos mensonges et des folies qui en découlent! Longue vie aux républicains ! Et d’un point de vue global, puisque tout le monde aime le terme, longue guerre à la république !

 

 

PS : Amis lecteurs, vous qui ne pouvez sûrement plus vous permettre de dépenser 5 euros pour un morceau de fromage non radioactif, je profite de ce jour du 24 novembre 2015, jour du congrès annuel de l’Association dentaire Française au palais des congrès de paris, une manifestation publicitaire à 8,5 millions d’Euros, pour vous rappeler que les dentistes partagent les motifs principaux de leurs profits avec les industriels de la sucrerie compensatoire !

Comprenne qui pourra !


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Réaction de la France et de ses voisins aux attentats du 13 novembre… Nouvelle violence absurde en climat tempéré? L’orage est à craindre !

19 Novembre 2015, 04:29am

Publié par Persone

Réaction d'Angéla Merkel suite aux attentats du 13 novembre

Chers lecteur, cet article, comme le précédent, commentait une vidéo publié sur le web par U Tube ou Daily Motion. On pouvait y voir une interview d’Angela Merkel à propos des attentats du 13 novembre à Paris. Le discours à chaud de la chancelière m’avait inquiété ! Elle n’avait pas la même réserve, vis-à-vis de l’intervention militaire de l’Allemagne au côté de la France, que celle dont elle fît preuve dans ces propos ultérieurs.  Malheureusement cette vidéo a rapidement et totalement disparu de la toile, hasard ou coïncidence, peu importe, mon inquiétude est plus ou moins levée.  

Mon commentaire immédiat à cet interview résumant bien les enjeux de notre situation avec le terrorisme et les alliances militaires, j’ai décidé de le laisser tel quel sur mon journal. N’oubliez donc pas en le lisant que la chancelière et l’Allemagne qu’elle représente ont bien vite repris leur sang-froid et évité à tout prix de se déclarer en GUERRE.

Le commentaire :

Hollande, Valls et Sarkozy vont en guerre, Marine, plus maline se concentre sur le problème intérieur. Nous irons donc en guerre ! Une nouvelle, inefficace et honteuse guerre.

J’aurais pu illustrer mon article par les discours du premier ministre et de son président, mais j’ai plutôt choisi la réaction de d’A. Merkel, parce qu’il me semble que la réaction de l’Allemagne fait mieux ressortir les enjeux dont nos enfants vont hériter, en raison d’un passé proche que nos dirigeants franco-allemands n’ont pas oublié mais dont ils s’apprêtent à détourner les enseignements pour mettre en avant leur fraternité et leur partenariat devant les gendarmes de Bruxelles et de Washington !

De quels enseignements parle-t-on ?

Ne serait-ce que d'un point de vue stratégique : Hitler avait la capacité de nous envahir et plus encore, céder devant lui à Munich était donc une folie. Mais n'oublions pas que ce pacifisme était un enfant conçu trop tard et né dans de mauvaises conditions, un enfant difforme et doté de plusieurs têtes ayant des intérêts très différents!  Bref faire le moindre compromis avec un envahisseur titanesque qui avait perdu le contrôle de son esprit, était une absurdité ! La grande guerre était déjà commencée avant que les autruches ne sortent la tête de leur trou ! Mais comme l’histoire contemporaine nous l’enseigne, tenter d’éradiquer par les armes un micro-ennemi endémique à notre mode de vie revient à bruler une tumeur mal comprise et contre laquelle nous ne trouvons aucun remède ! Elle se régénère toujours ou se déplace, risque de devenir insupportable et  déclenche des réactions en chaîne, toutes plus morbides les unes que les autres !

Non seulement nous ne sommes pas dans le même scénario qu’en 38, et il est regrettable qu’Angéla Merkel rompe la dignité du silence allemand vis-à-vis de la guerre, mais nous plonger dans cette folie reviendrait à oublier la véritable leçon des deux premiers conflits mondiaux : De l’implication hypocrite de la France catholique, soutenant les princes allemands protestants du Saint-Empire dans l’horrible guerre de trente ans, à la revanche de Bismarck en 1870, la paix n’était pas la grande préoccupation des dirigeants et ne tenait qu’à l’hypocrisie du sens des affaires, ainsi qu’aux nouveaux enjeux du Monopoly : le partage du monde ! Forcément l’hypocrisie finit par tourner au désastre ! Force de feindre la paix en faisant de l’argent, nous nous sommes retrouvés riches et armés jusqu’aux dents, mais certainement pas réconciliés les uns avec les autres ! La conférence de Berlin (1884-1885), sur la définition et les limites des empires coloniaux respectifs, aboutit au découpage de l’Afrique par d’hypocrites vautours ! Elle est un parfait exemple des tensions internes et des paradoxes de l’occidentalisme, un parfait exemple de notre intelligence primaire, de notre absurdité puérile et de notre cruauté testiculaire ! Et la guerre fut.

A propos du pacifisme à plusieurs têtes: N'oublions pas les vénalités du pacifisme libéral (l'Allemagne étaitt un partenaire libéral doté d'un énorme potentiel, mais elle était trop affaiblie par l’anarchie et trop socialiste! Un pantin éphémère mais dirigiste, représentait un risque intéressant!), l'hypocrisie morbide du pacifisme partisan lié à l'antisémitisme sans frontière (après tout Hitler a raison, donnons-lui les moyens de mettre sa politique en place sans ruiner le terrain des affaires - L'exemple de l'Empire Ford est le plus parlant), ou encore la crise identitaire du pacifisme nationaliste (plutôt allemands qu'handicapés par la guerre et sauvés par la pieuvre judéo-maçonnique), pour citer les têtes les plus dangereuses! Et en face, le pacifisme d'un mouvement de gauche internationale, qui tenta de mettre en lumière que la guerre et le nationalisme faisaient le jeu du capital et de ses actionnaires, et qui espérait unir le prolétariat du monde autour de la paix, par la justice et l'équité, comme l'appelait de ses vœux Jaurès, de son vivant. Mais les vieilles tensions étaient ravivées par le cocktail de l'hégémonisme et des coups bas de la compétition économique… Les tambours de la guerre grondaient déjà.  Ce jeune pacifisme de la raison, fut emporté par la première guerre, il ne résista pas au confusionnisme de l'époque, la gauche non plus d'ailleurs, désormais divisée entre les pacifistes et les « va-t’en guerre », entre les libéraux, les radicaux, les réformistes (plutôt pacifistes), les partisans de la révolution permanente (plutôt va-t’en guerre) et les communistes (les rouges contre les modérés) ! Qu'aurait fait Jaurès? Jaurès faisait partie des réformistes, il était pacifiste, mais franc, intègre et endurci par le combat pour la justice, bref, un être fort et suffisamment irréprochable pour dialoguer avec une Allemagne en pleine crise! Nous pourrions même ironiser -  A Munich, à huit clos avec Hitler, les deux hommes seraient sans doute ressortis les yeux pochés et quelques dents en moins (…) et de nombreux cadavres seraient encore en vie, ou aujourd’hui morts de leur belle mort !

La leçon à retenir ? Contrairement aux arguments de vente des populistes ou des bonimenteurs aux dents blanches, l’hypocrisie, qu’elle soit révolutionnaire, nationaliste ou libérale, n’a jamais évité et n’évitera jamais les querelles entre les hommes ! Ce monstre qu’est la guerre, elle en recule l’échéance et permet à la créature de se développer dans l’œuf en perfectionnant ses armes. Je répète encore ma fable préférée: dans un bac à sable des mômes découvrent les notions de propriété, d’orgueil et de pouvoir à grands coups de pelle et de râteau. « Les enfants que s’est-il passé, nous allons trouver une solution » - Ça c’est la réaction à tendance maternelle, la plus sage mais aussi la plus difficile, celle où l’on se prend quelques coups de pelle au passage ! « Les enfants moi je ne suis pas maman ! Alors fermez la et oubliez vos enfantillages ! Tiens, un Monopoly !?! C’est sympa ça comme jeu, vous allez voir vous allez tous vous amuser beaucoup ! » - Ça, c’est la réaction à tendance paternelle, patriarcale pourrais-je dire ! Il convient ici de voir le féminin et le masculin dans leur valeur absolue, n’oublions pas que beaucoup de femmes se comportent comme des hommes et vis-versa. CE QUI AURAIT EVITE LA GUERRE ? Côté français : revisitons notre histoire tous ensembles et avouons qu’entre notre royale hypocrisie de la guerre de trente ans et les frasques napoléoniennes,  nous n’avons pas épargné l’Allemagne ! Côté Allemand : Si tout le progrès et le génie dont nous avons fait preuve depuis Charles Quint jusqu’à la rencontre entre les Lumières et la haskala, n’était pas en partie dirigé par notre orgueil et notre crise identitaire, sûrement pourrions-nous pardonner les Français pour leurs bassesses légendaires depuis la Gaule romaine !  Ce qui aurait évité la guerre ? L’espoir de Luther, la sagesse désintéressée, le cœur intelligent et un soupçon de féminin dans un monde de singes belliqueux en costume du dimanche ! CE QUI AURAIT EVITE LA GUERRE ? UNE HONNETE DIPLOMATIE AVANT LA GRANDE CRISE, PAS LE LIBERALISME IMPERIAL!

Ai-je été assez clair ????

Persistons à pratiquer l’hypocrisie profitable avec les musulmans, persistons à croire que l’arme absolue et des frontières bien barbelées arrêteront le terrorisme, mieux que la prise de conscience de notre Histoire, mieux que l’intelligence humaine et l’honnêteté diplomatique (…) et craignons le futur !

« Nous sommes en guerre », lancent Valls et Hollande ! Les allemands sont-ils politiquement prêts à rompre le serment des gueules cassées ? “Yes you can” chuchote SuperObaman ! “I can too”, grogne un Poutine! Ne pas perdre la face, fantasme un Xi Jinping ! Mais jusqu’où iront-ils cauchemarde un Akihito que l’on pousse à confondre la légitimité d’une armée défensive avec la trahison de l’âme des morts et de la mémoire de ses propres gueules cassées d’Hiroshima ! Encore un petit effort et c’est la terre promise ( ?) se demande un Reuven Rivlin ! (…)

Le retour des grandes armées au service de la paix ! Craignons le futur ! Chatouillons le côté obscur !

Avons-nous vraiment perdu la force de défendre la vie et l’avenir de nos enfants ? Voulons-nous vraiment de ce monde que quelques fous, dirigés par l’opportunisme financier, sont en train de dessiner à notre place ?

Si oui, alors continuez tous ainsi ! Dans la démocratie des aveugles, les borgnes sont riches et les voyants, des rois fainéants !

Si non, aidez tous ceux qui relèvent le défi du combat pour une paix digne et durable ! En relayant mon appel et tous les autres, s’il en est ! Ou en vous engageant sur le net par exemple !!!

Et au quotidien ?  

Redressons-nous, commençons déjà par ne plus ramper !

Et par compassion, ne feignez plus d’ignorer ceux qui tentent de vous empêcher de tourner en rond, maitrisez votre ego face à ceux qui vous poussent à vous redresser et à vous battre contre l’origine du mal, qui n’existe que selon les termes de notre ignorance et de nos faiblesses !

Abolir enfin les frasques de notre comédie humaine, ça commence par retrouver la pierre philosophale enfouie dans les entrailles de ces intestins malades que nous sommes devenus !

La pierre philosophale sert entre autre de miroir ! Dans le reflet du miroir philosophale, nos petits vices au quotidien, que l’on ressent complaisamment comme de petites faiblesses individuelles de peu d’importance, forment le visage des monstruosités qui nous dévorent collectivement ! Notre morbidité n’est pas qu’une vision pathologique dont les écorchés et autres stigmates de nos sociétés ont la primeur, elle est aussi la monstrueuse incarnation voilée qui suit notre orgueil et pèse sur nos épaules comme un cadavre. Elle s’abreuve de nos faiblesses et de notre cynisme hypocrite, elle favorise la tyrannie d’un conformisme absurde et suicidaire. La zemblanité sous la burqa du déni ! De nombreux hommes sont hantés par cette vision depuis notre entrée fracassante dans le modernisme immodéré ! Une vision peu populaire, c’est un euphémisme ! Aujourd’hui, souhaitons que ce malaise se dissipe, que le voile tombe enfin, non par complaisance, ni même pour rendre justice à tous les écorchés ou à ceux qui gardent patiemment les secrets de la pierre philosophale, mais pour que tous autant que nous sommes, nous qui avons jadis partagé nos rêves et notre paradis terrestre, puissions enfin revenir de chez les morts et combattre parmi les vivants ! Un défi cartésien, une vérité relative, une révélation quantique, un combat métaphysique, pour l’avenir de nos enfants !  

Et pour l’heure ? Jouer des services secrets pour arrêter et juger les terroristes devant éventuellement survivre à l’assaut, déclencher des attaques terrestres précédées et appuyées par des frappes aériennes parfaitement ciblées sur le fief des auteurs des faits, une méthode politiquement légitime ! Mais (ne serait-ce que pour prouver leur crédibilité) les actes devraient impérativement être relayés par une véritable politique internationale de droit, respectant la dette morale et matérielle relative au pillage et au viol de nombreuses populations durant les périodes coloniales et postcoloniales. Relayés aussi par l’abolition des frasques du libéralisme sauvage et par une réelle prise de conscience de notre orgueil et de notre hypocrisie. Certes, les anciens PVD (Pays en Voie de Développement), qui sont devenus des pays en voie de développement stratégique hors de contrôle, s’enrichissent et bouleversent les axes du pouvoir! Mais, mise à part les forcenés que nous instrumentalisons nous-même, le dialogue est toujours de mise ! Encore faudra-t-il que tous regardent dans le miroir et que les cœurs soient pures…

Et les hommes et les femmes…

Ou alors...

Du pain et des jeux! Encore et toujours... (?)

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Les méchants, c'est pas très gentil: petite bévu journalistique ou démagogie médiatique?

19 Novembre 2015, 00:39am

Publié par Persone

Un journalisme de l'absurde, l'enfance prise en otage et un buzz diablement symbolique!

Chers lecteur, l’article suivant concerne une vidéo ayant fait le buzz dans la continuité des attentats du 13.

  https://www.youtube.com/watch?v=W6YccPX-ak8

Les documents étant parfois supprimés par leur uploaders, il est possible que le lien soit déjà mort à la publication de cet ouvrage. Si vous ne la trouvez pas : Il s'agissait d’une séquence du Petit Journal de Canal+, une interview pour le moins déplacée, arrachée à un gamin à propos des fusillades. Le journaliste zélé demande à l’enfant « Tu comprends pourquoi  ces gens ont fait ça » - l’interview devient gênant, l’enfant développe un sujet qu’il ne comprend pas, devant son papa à la fois mal alaise et contraint par le miroir de l’amour propre créé par la sainte caméra ! Le gamin lâche ce que n’importe quel voyeur aurait attendu de la situation «Changer de maison… eux ont des pistolets… les fleurs, ça fait rien » - Comble de la zemblanité de l’époque, prononcé au nom de tous les fous que nous sommes par la bouche de l’innocence… Le journaliste garde le silence ! Le papa répond « c’est la France notre maison » - Le gosse défend sa logique inébranlable, le père répète, animé d’une conviction chancelante qui demande grâce. L’enfant est clément, les fleurs feront l’affaire. Rien de nouveau sous le soleil de plomb, ouf, le paradigme est sauf, les moutons sont bien gardés ! Reste un sentiment de vide et d’amertume, comme lorsqu’on referme un hublot après y avoir vu l’abîme d’un puit sans fond à la place du cap de bonne espérance.

Que la violence et la loi du talion soient dans l’air du temps pour des adultes en mal de solution, je peux comprendre, mais par pitié, ne violons pas la pureté de nos enfants en les conditionnant à la réalité de nos mensonges !!! Des pistolets, des supers héros et lapins crétins pour les petits, dans un monde de grand ne maîtrisant ni sa technologie, ni sa démocratie, ni son mode de vie !

Mon Commentaire:

Bravo à ce petit garçon qui vient de donner une leçon de logique défensive hors contexte à un journaliste (?) qui n'avait pas à lui poser cette question absurde! Bravo aussi au papa, gêné, qui maîtrise et reconverti le malaise créé par le moment d'égarement de l'opportuniste porteur de micro du petit journal.

Notre mode de vie est devenu une insulte à nos enfants et à la nature qui leur permet de vivre, tout comme nos hypocrisies individuelles et collectives risquent de les faire vivre dans la guerre et la misère à crédit, alors ne rajoutons rien à ce règne de l’absurdité, pour reprendre le terme de Camus.

Monsieur le journaliste, j'espère que vous avez réalisé votre dérapage et qu’en votre âme et conscience vous avez présenté des excuses à ce bout de choux ! Aussi, puisque vous profitez du buzz de votre vidéo, de réelles excuses publiques ne seraient pas superflues. Autrement dit, un beau geste éliminerait le côté pervers de votre publication ! Les émotions (légitimes), mais aussi notre mode de vie passif et le matraquage audiovisuel omniprésent, masquent la démagogie ambiante et les dangereuses méthodes de la presse prédatrice ! Nous arrivons à une époque où nous devrions comprendre que les monstruosités collectives qui nous rattrapent sans cesse, sont le reflet de ce que nous appelons avec une totale complaisance « nos petits vices au quotidien ».

Alors STOP à l’hypocrisie ! Nos enfants et la planète le mérite bien ! Non ?

Je lance donc un appel à ce jeune journaliste et à cannal+ qui ne réalisent peut-être pas que ces "petits" vices cachés sont à l'image de notre irresponsabilité envers le monde et ses enfants! Un simple et honnête aveu de leur erreur serait amplement suffisant pour rétablir la notion de bon exemple!

C'est un détail, c'est hors contexte... ??? En êtes-vous persuadés messieurs les grands seigneurs ?

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Le printemps arabe... à la mode de chez nous!

17 Novembre 2015, 05:16am

Publié par Persone

Le printemps arabe... à la mode de chez nous!

17/11/2015 – Match Turquie-Grèce : Des supporters turcs crient Allahou Akbar pendant la minute de silence en hommage à Paris – A Londres, contre l’Angleterre, les bleu n’avaient pas la tête aux jeux – Troisième raid Français contre DAESH à Raqqa…

 

Savez-vous planter des choux ? A la mode, à la mode ! Savez-vous planter des choux, à la mode de chez nous ?

Lorsque nous avons connu nos "Lumières", personne ne nous les imposait. Aucun pays, ni aucun groupement d’intérêt  ne nous colonisait, personne pour nous imposer une économie et bureaucratie étrangère, personne pour nous inciter à un mode de vie consumériste! Et pourtant la révolution confessionnelle et culturelle a engendré des atrocités, des paradoxes et des complexes toujours présents!

Lorsque les Juifs ont allumé la Haskala (situation déjà plus compliquée d’un peuple disséminé en Europe) il en allait du simple progressisme de leurs coutumes, d'une part, et d'un acte d'intégration à la fois volontaire et stratégique, d'autre part… Cela parait simple comme ça ! Et pourtant ! Dans la réalité, les divisions qui en ont découlé sont toujours aussi profondes, un véritable cauchemar pour ceux qui auraient souhaité que les lumières juives ne se soldent ni par la radicalisation des sionistes et des orthodoxes, ni par une intégration maligne dans nos royaumes de la compensation, de la sophistication, et de la condescendance impériale! David et Goliath unis par l’argent et l’hypocrisie du pouvoir, pour le meilleur et pour le pire. Le peuple de David en a déjà payé le prix, plusieurs fois, jusqu’à l’abomination,  l’horreur la plus indescriptible. Celui de Goliath paye l’addition à petit feu, noyé dans sa propre décadence, sombrant dans la terreur et regardant impuissamment ses enfants emportés par le courants, vers la chute. 

L'Asie, elle, a accepté nos Lumières par la force, à grands coups de canon, dans la torpeur de notre opium et de la divine bureaucratie! Le résultat nous le connaissons: la déchirure, le nationalisme, le communisme, le confusionnisme, la guerre, l'autocratie... et leurs millions de morts. L'Asie s'est émancipée depuis? Disons qu'elle s'est adaptée d'une bien chimérique façon jusqu'à devenir ce Léviathan à la fois terrible et ridicule! Pour le meilleur on lui souhaite, mais surtout pour le pire, je le crains! Le péril jaune, ce n’est plus correct de le dire, mais ça inquiète le blanc, plus que jamais ! Ce qu’est devenue la Chine fait peur ? Et pour cause !

Et les Lumières Russes ? Une balade romantique ! Une douceur Stalinienne !

Mais en ce qui concerne le monde arabes? Et les africains pourrais-je dire, s'ils avaient bâti une identité impériale  (orgueil collectif) en s'inclinant, comme nous tous, devant le paradigme alliant l'écriture, les mathématiques et la sainte parole "unificatrice". Exception, donc, pour l'Afrique. Revenons de fait vers la civilisation arabe dont la « grandeur » se compare aux autres « géantes » : Imaginons nous vraiment que ces peuples auraient pu entonner gaiement nos liturgies progressistes intéressées ? Embrasser nos coutumes ? Se laisser aveugler par nos lumières et bercer par nos promesses de lendemain qui chantent ? Ceux qui l’ont fait en ont payé le prix ! L'Algérie française, le gentil Toubab moralisateur, tout un programme. Un cliché qui pèse de plus en plus lourd : Le Français et ses droits de l’homme, le bon patriarche en campagne, flanqué de son coolie et de son brave nègre ! Un bilan : Des colonies couteuses, une entrave à la légitimité de la prometteuse organisation mondiale du commerce. Des solutions : La néo-colonisation, la mise en place des dictateurs, les jokers de la métaphore et du droit d’ingérence pour la paix et le devoir humanitaire, les bombardements aveugles contre les mêmes dictateurs. Et des dérapages : L’endoctrinement des masses pour justifier les grandes représailles de l’occident, les tortures sexuelles sur les prisonniers de guerre, les films pornographiques aux titres évocateurs - Jeune beurette outragée façon charcutière - entre autres exemples !  Alors, vous imaginez toujours que ces gens (comme on dit) auraient pu ou du nous suivre dans cette grande aventure de partage et d’altruisme ???

Aujourd'hui au Moyen-Orient, être un musulman modéré qui souhaiterait partager un peu de "Lumière" impose de ne pas craindre les balles, en revanche pour briller de mille feux, il suffit d'avoir du pétrole et deux mains, une pour les occidentaux et l'autre pour les intégristes. Et dans cette situation, faut-il le rappeler, notre impérialisme a engendré le terrorisme et nos services secrets ont souvent formé les terroristes!

Aujourd'hui la chimère DAESH fait peur, un réseau qui se professionnalise, enragée par une lecture littérale du Coran, lecture quotidienne, rythmée par les vaines atrocités de ce Djihad et par nos représailles venues du ciel!

Dois-je vraiment conclure?

Les peuples arabes ont besoin d'accepter les Lumières? Certainement ! Mais certainement pas les nôtres!

Nôtres qui comportent à la base un sacré nombre de vices de conception et de fabrication dont la responsabilité est humaine bien entendu et les conséquences parfaitement monstrueuses!

Enfin, comprenons ceci: Le temps des Lumières pour un peuple, tout comme la prise de conscience chez l'individu, n'appartient qu'à lui seul. Tenter de les imposer à celui qu'on a soumis ou acheté est une forme de viol ou de proxénétisme. Les termes sont justes!

 

 

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Appel du 14 novembre 2015 (par Persone, etc.?.)

15 Novembre 2015, 02:12am

Publié par Persone

Merci Apkass!

Il a encore plu sur Paname... des balles, du sang et des larmes... à un concert de death metal, quelle époque!

L’écriture est pénible un jour de deuil...national dit-on.

Mais le lendemain est plus froid encore ! Après l'intimité de la nuit.

L’Amour, encore. La raison, la prise de conscience, la lumière, c’est souvent immédiat, fugace même… je divague.  Et pourtant non. Les tripes… Il y a quelque chose de chaud.

Quelque chose brûle pourtant.
Ta poésie vient de me donner une simple idée! Et si nous lancions tous un appel, un appel du 14 nov 2015?

Mais avant cela merci! Merci de nous rappeler l'Histoire contemporaine en ces temps de paroxysme! Merci pour nous rappeler à nos souvenirs oubliés à l'heure où nous nous apprêtons à confondre "réaction immédiate à froid" (légitime) avec "amertume et populisme du lendemain" (lié au choc, à la frustration et au confusionnisme ambiant)! A l'instant où la guerre de confession revient au goût du jour, à l'instant où le pragmatisme et le spirituel risquent de s'effacer devant l'émotionnel, à l'instant  où tous les nationalismes font de nouveau le jeu de la dictature mondiale de la finance (bien qu'elle se réclame d'une inéluctable vertu pacificatrice et universelle depuis bientôt deux siècles, deux siècles de guerres à l’échelle mondiale!!!). Merci Apkass, donc, pour cette poésie historique! Tu es noir je suis blanc et je t'aime en cette heure, sans excès, sans passion et de toute ma raison!

Appel du 14 novembre 2015:

Merci à tous et à toutes, qui vous engagez aujourd'hui pour un monde enfin digne de nos enfants!  MERCI et MERCY, en cet instant où l'esprit de vengeance s’apprête à glisser sur sa pente favorite... vengeance contre un mal qui n'existe en fait qu'en chacun de nous et que nous assimilons à un ennemi que nous avons créé de toutes pièces!

Jaurès pensait "le pacifisme jusqu'au bout, mais qui m'envahit me trouve!" Une juste phrase à l'aube de la 1ere Guerre mondiale, qui s'est avérée plus juste encore à l'aube de la seconde, lorsque les alliés ont cédé face à un Hitler déjà décidé à entrer en guerre! Ici et maintenant, les représailles auront lieu et nous n'hésiterons pas, soyons en sûrs, à bombarder encore l’ennemi, quelles que soient les pertes civiles occasionnées et subies par les innocents! Ce qui nous manquera donc, ce n'est pas le "qui m'envahit me trouve", mais bel et bien le "pacifisme jusqu'au bout"... et la prise en compte d'une longue histoire impérialiste dont les occidentaux n'ont pas encore payé le prix!

Nous voulons éviter de payer ce prix ? Alors méritons notre Pardon !

Je prends le risque de le rappeler: Nous ne sommes pas aujourd'hui en face d'une puissance capable de déclencher la guerre mondiale! Nous sommes les seuls ayant toujours le pouvoir de déclencher une telle atrocité en fonction de nos réactions et de nos alliances!  Et le point commun qu'il convient ici de dégager avec l’Allemagne nazie est le suivant: Si les alliés et en particulier la France avaient admis l’hypocrisie et les fourberies politiques divisant les français et les allemands depuis trois siècles, si l'Allemagne n'avait pas incorporé ses frustrations à tout le progrès dont elle faisait exemple et si d'une manière générale, les occidentaux avaient compris que seul leur impérialisme et leurs jalousies colonialistes étaient à l'origine de toutes les catastrophes génocidaires... Nous aurions pu éviter la guerre dans les conditions que Jaurès défendait!

Bref! Mais pour l'heure?

"Plutôt morts que musulmans" suivant l'adage des hommes d'action! "Plutôt musulmans que morts" suivant la réaction pacifiste! ??????? Vous pensez vraiment que nous en sommes là? Réveillez-vous! Sinon nous y allons tout droit !!!  

Je me permets cet humour pour exprimer au mieux la comparaison, mais cela ne m'empêche pas de penser que si nous continuons à tenter de réconcilier l'humanité (pour tout le mal qu'elle s'est faite) sur l'autel du business et des profits, tandis que les totalitarismes retrouvent leurs forces et que les fanatiques maîtrisent les armes chimiques, le scénario reste envisageable!!! Tout comme le scénario d'un nouveau type de guerre, un scénario dont la CIA, le Kremlin et plus récemment Bruxelles, ont déjà tourné les premiers épisodes.  Nous serons fermes disent-ils déjà, les va-t’en guerre! Impitoyables, même! (Nous avons tous envie de l’entendre en ces heures funestes, n'est-il pas?) L'Europe fait mine de résister au modèle décomplexé de l'"américan soft-power" et à l'indécence de la dictature du capitalisme sauvage, mais nos compromis et nos vieux mensonges impérialistes nous poussent aujourd'hui à suivre cette politique dont les états-uniens les plus fanatiques sont si friands.  (Je l'exprime ainsi parce que je sais qu'en France, on apprécie les caricatures.)

La guerre est à nos portes!

Les ados attrapent des Pokémons.

Et pourtant… L'acier déchirera de nouveau la chair de nos enfants, surtout ceux d'Afrique et du Moyen-Orient, comme de bien entendu! Quelques bombes humaines ici contre la guerre là-bas, on connait la chanson ! Reste le crescendo, l’avalanche à venir.

Soyons prêts à nous défendre, retrouvons nos forces, certes ! Mais surtout, cessons d'épuiser, d'endormir et de bêtifier nos populations, arrêtons de vendre des armes à nos détracteurs et de fausses révolutions clé en main à nos "partenaires" économiques ! Enfin, ne soyons plus hypocrites envers les musulmans qui sont en première ligne pour nous aider dans cette lutte pour la paix durable, dans la justice et la dignité !!! 

Comprenons ceci: Le temps des Lumières pour un peuple, tout comme la prise de conscience chez l'individu, n'appartient qu'à lui seul. Tenter de les imposer à celui qu'on a soumis ou acheté est une forme de viol ou de proxénétisme. Les termes sont justes!

Recouvrons la maîtrise de notre esprit et la volonté de paix, de justice et d'égalité ! Jusqu'au bout ! Et entre chaque passe d'arme s'il le faut!

Tant que l'on ne guérira pas l'origine du mal, il renaîtra plus fort de nos attaques!!!

Si vous pensez tous que ce message remet les choses à leur place, ruminez le, développez le et  lancez cet appel autour de vous au quotidien, relayez le vers vos contacts! En toute intimité, cela vaut mieux qu'un buzz sur Djamila en plein adultère ou sur le tarif des crottes de Madonna en conserve… Non ?

Ok, ok, j’admets que vous êtes très occupés, même informatiquement ! Traitez donc vos mails en premier lieu et n’oubliez pas de poster vos photos de croisière en Egypte sur Facebook !

Mmmmh, un appel manqué, je le crains ! Je devrais me recycler dans le pornochic… Donnez-moi tort, par pitié !

 

 

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LA DICTATURE DU POSITIVISME

23 Octobre 2015, 12:42pm

Publié par Persone

NUL N'EST PLUS ESCLAVE QU UN FIER CRETIN QUI SE CROIT LIBRE!

NUL N'EST PLUS ESCLAVE QU UN FIER CRETIN QUI SE CROIT LIBRE!

La dictature du positivisme, l'impérialisme progressiste, l'hypocrisie contagieuse de la bonne conscience, l'emprise religieuse de la bien-pensance, au fond c'est quoi?

... Et l'autre, sauvé par la politesse du premier, de lui répondre - Mais c'est très bien! T'es très actif! Et puis tu dois bien gagner, ça compense! Dis-moi donc!???"je n'ai plus le temps de m'occuper de mes mômes, de ma mère en train de crever à l'hospice, de ma prostate et de mon putain de couple, s'il existe encore"Au quotidien, c'est deux vieux potes qui partageaient des rêves et qui se perdent lentement, ne partageant plus qu'apéros et ripailles autour de la comparaison de leurs fantasmes, de leurs compensations morbides. L'un dit à l'autre - les jours passent comme des secondes, ça turbine, à peine le temps pour vivre - poliment, juste pour éviter de lui répéter encore

Ah quelle belle époque!

Comme beaucoup de chercheurs ayant tenté, ces dernières décennies, d’opposer leur plume à cet intervalle de l’absurde dominé par un progressisme agonisant et plus furieux que jamais, Robert Redekker souligne « le progressisme est la religion du positivisme ! » dans une fin de millénaire durant laquelle le paradigme – progrès a supplanté « la transcendance – Dieu… ». En occident, les Lumières et Descartes en sont l’archétype !

Mais quel est le point commun de ces deux paradigmes semblant si différents, point commun expliquant peut être ce nouvel échec de l’homme, cette commune conviction de ne pas être ressorti moins esclave, plus heureux, et plus riche de nos expériences pourtant les plus éclairées?

Les fondements même de l’idée phare des Lumières étaient-ils vraiment plus positifs que l’obscurantisme et les dérives sectaires engendrées par la religion ? Citons sans hésitation la grande illumination : « La nature est cruelle et l’homme est un loup pour l’homme, heureusement le progrès et les échanges seront un gage de paix et nous rendront meilleurs » ! Au nom du profit, disait-on, tout puissant, me permettrais-je d’ajouter ! La seule chose positive que l’on puisse voir ici, c’est la supposition ou plutôt le fantasme des lendemains qui chantent ! Pour le reste, les immaculés philosophes de ce nouveau délire « raisonnable » ne font que reprendre un dogme parfaitement religieux : La nature est (remplacez mauvaise par cruelle) et l’homme un (remplacer pécheur par loup) qui a besoin d’une (remplacez rédemption par catharsis quelconque) et d’une (remplacez tutelle par appât du gain) pour le guider (le guider et le dépouiller au passage, pourrais-je dire sans blasphème) ! Nous sommes si mauvais, qu’il faut nous protéger les uns des autres avec un Dieu ou de l’argent, bref en utilisant nos peurs, notre ignorance ou notre cupidité ? Avec Dieu, on n’a trouvé que la guerre, essayons donc l’argent et les compensations matérielles! Comme disait Coluche, les deux paquets sont différents, mais la lessive reste la même… une vraie poudre aux yeux ! La réincarnation de ce qui avait jadis emporté les cités des hommes à leur perte, avec le progrès et l'atome en plus!

C’est positif ça ?

Aucunement vous en conviendrez ! Mais si ça ne l’est pas, alors quoi, c’est réaliste ?

Non ! Juste une nouvelle excuse, un foin plus gras pour les bœufs de l'époque et surtout le fruit d’un esprit perturbé par la sophistication, un esprit malade accroché à son orgueil, un esprit qui a quitté son ciel et sa terre natale depuis trop longtemps, déjà trop longtemps ! Dire que l’homme est mauvais (loup, requin, vautour… c’est méchant ça ?) c’est aussi stupide que de dire qu’il est bon (agneau, lapin, petit chat… c’est gentil ça ?) ! A moins bien sûr que Hobbes ait entendu par loup, une créature ne représentant ni le bien ni le mal, mais un simple animal libre, respectueux de son environnement, capable de chasser et de se protéger en meute ? L’auteur du Léviathan, loin d’être un âne et dénonçant très clairement les monstres que deviennent les états et les empires, aurait pu clarifier ses propos et nous épargner 200 ans de culpabilité, en tant qu’individu ! Mais apparemment ce n’est pas le cas, et l’image de l’ignoble loup qui mérite toutes les muselières possibles et imaginables pour se protéger de lui-même est celle qui a été retenue ! Quant à la nature dans sa globalité, la pauvre, elle a bon dos depuis quelques millénaires de connerie humaine ! Fort heureusement, quelques milliers pour nous ce n’est rien, absolument rien pour elle, juste un soupir ! Douloureux tout de même, je présume.

 

 

Mais pour en revenir aux hommes, aux guerres et à la notion du Mal :

Le choc des civilisations… Une vieille croyance, un amas de neurone toujours actif dans un des tiroirs de notre armoire à mémoire. Un programme d’interprétation et de traitement des informations qui fut utile en son temps ; aujourd’hui obsolète nous persistons à ne pas le mettre à jour, avec tous les dangers que cela représente !

Un exemple romain, en trois point lui aussi : Le triumvirat de César, Crassus et Pompée (la grandeur, l’argent et la force militaire de trois hommes contre une oligarchie sénatoriale incapable de nourrir autant de bouches romaines au km² avec la paix et la bonne parole conservatrice… tout un programme !). De « grands, glorieux et majestueux » empires, donc, autour du bassin méditerranéen… Clientélisme, concentration démographique et impérialisme, jusqu’au match à mort des équipes qualifiées en final ! Les guerres puniques, un premier acte, un premier âge, de ce que l’on pourrait nommer le grand complexe des terres du milieu.  Ce que veulent les nobles, ce que veut le peuple et ce que la république ou le royaume était habilité à faire pour y pourvoir.Tout ce que je vois dans la plausibilité du choc des civilisations, ce sont nos illustres ancêtres, qui allaient envahir leurs voisins pour abaisser la fièvre et le cancer démographique de leurs grandes cités! Un pouvoir en trois points:

Il avait déjà bon dos le choc des civilisations!

ce que désir les riches, ce qu’il faut pour nourrir les pauvres et ce que la monarchie et Dieu peuvent faire pour y pourvoir ! Des miséreux, des ignorants, soumis au courroux de Dieu, qui envoient leur fils à la guerre pour départager les rivalités seigneuriales, pour l’honneur et la stabilité de la couronne, pour les conflits religieux. Et toujours les trois point, Le pouvoir de l’unique ! La grande révolution du monothéisme ! Et quelques siècles plus tard: Et après l’antiquité?

Et encore après ? Des ouvriers qui ont obtenu le droit de vote et la liberté d’aller se carboniser dans des mines à charbon pour donner la soupe à la famille. Des ouvriers qui se font socialistes, communistes, anarchistes et souvent nationalistes devant la dérive impérialiste du libre-échange et de ses actionnaires! L'escalade et le grand retour des massacres!

Et après, encore après ? La classe moyenne, la basse et le clochard, compressés ensemble aux heures de pointe, comme du bétail dans les couloirs d’un abattoir. Des loups, dit-on, entassés quotidiennement comme des poulets, à se renifler le cul et les aisselles durant des heures, parfois jusqu’à l’évanouissement, deux fois par jour, pendant 50 ans (Sauf suicide)!!! Je tiens aussi à ce qu'on pense aux innombrables représentants du bas de l’échelle, qui se brûlent la peau ou les poumons avec leurs outils de travail, qui se bousillent les os et les tympans au marteau piqueur, qui nettoient nos chiottes publiques et les immondices que chacun laisse à l’intérieur, qui chaque jour font disparaitre les milliards de tonnes de reste alimentaire et de détritus que laissent les grands seigneurs de ce monde à chacune de leur manifestation… Des loups, eux aussi? Qui bossent dans la merde 10 heures par jour, payés au lance pierre pour espérer nourrir correctement leurs enfants avec les meilleurs OGM qu'on puisse rêver ? Des loups dit-on ? Quelle honte ! Des moutons au pire, des ignorants toujours, ironiquement des poulets, à bout de forces, à bout de tout, qu’on n’en finit plus de plumer ! Ou est-il ce choc des civilisations et des cultures ? Ou sont-ils ces loups féroces qui justifient que chacun consacre ses forces et sa vie à l'effort économique nécessaire pour se défendre les uns des autres?

De simples hommes, jaunes, blancs, noirs ou basané dont les facultés d’abnégation et la volonté de rapprochement culturel ont largement fait leurs preuves dans l’enfer industriel des cinq dernières décennies !

Point de loups donc, juste des hommes.

Pacifiés ? Certes non et même toujours divisés par l’orgueil et le clientélisme  de leurs éminences grises !!! Mais avant tout des esclaves sociaux, vidés, défaits, dissociés, parfois à bout de nerf ou au comble de l’apathie, dans le règne du néant le plus total ! Et toujours les trois points…

Ce que désire les dieux de l’argent, ce que demande les autres pour compenser et ce que le nouvel ordre mondial est prêt à sacrifier pour y pourvoir !

Fin de la démonstration.

Désolé pour la réputation de ceux qui s’arrachent l’exclusivité du message de Dieu le Père, le seul et l’unique ! Désolé aussi pour le mythe du loup, pour celui du choc des civilisations et pour le glorieux héritage des Lumières! Toutes mes excuses pour ces inspirations paradigmatiques si chères à nos cœurs…

Dont personne ne devrait être fier !

Dont toute les bonnes consciences d’hier et d’aujourd’hui devraient enfin avoir honte!

Dont nous devrions nous moquer comme un chien de sa première laisse, lorsqu’il retrouve la liberté ! J’ai bien dit la liberté, pas la laisse à rallonge ! Décidemment vous êtes bornés, totalement magnétisés par les "mono pôles"!

 

 

La religion n’a plus le vent en poupe, et les frasques des intégristes de tous poils n’ont pas arrangé les choses ! Mais les millions de types qui ont sacrifié une vie d’homme pour étudier, chercher, méditer, interpréter, comparer (…), depuis plus de 2000 ans, sans avoir le droit d’exprimer ce qu’ils auraient pu trouver au-delà limites admises, on en fait quoi ? Tous ces hommes qui ont probablement partagé leur savoir avec des auteurs de littérature apocryphe ou qui ont simplement laissé des codes dans leurs ouvrages ! Et croyons-nous que les croyants sont des idiots qui ne pratiquent pas les sciences ? Toutes ces recherches, cette intelligence, pour nous païens laïc et prolétaires, ce ne sont que des foutaises ? Comme quoi, le dénie, le déterminisme et l’orgueil des grands vainqueurs de l’histoire finissent toujours par les mener vers l’obscurantisme ! Le repentir… Pour le commun des mortels, c’est du vocable religieux, ça n’a plus la cote ! Dommage, nous en aurions tous besoin, et plus que jamais !

La dictature du positivisme ?

Voici donc mon épilogue : Entre les requins gominés de la grande fête du slip et la réaction des grenouilles de bénitier, il y a un monde qui pue, qui suffoque et qui se meure !

 

 

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Le socialisme, le libéralisme et les secrets du yin-yang, ça se mérite ou ça vous pulvérise!

17 Octobre 2015, 22:59pm

Publié par Persone

Photo des little boys "Les samouraïs, les kamikazes et terroristes en tout genre, on les atomise!" Le nucléaire c'est la paix dans le monde!Photo des little boys "Les samouraïs, les kamikazes et terroristes en tout genre, on les atomise!" Le nucléaire c'est la paix dans le monde!
Photo des little boys "Les samouraïs, les kamikazes et terroristes en tout genre, on les atomise!" Le nucléaire c'est la paix dans le monde!

Photo des little boys "Les samouraïs, les kamikazes et terroristes en tout genre, on les atomise!" Le nucléaire c'est la paix dans le monde!

Une tragédie freudienne! Un tuer le père made in USA!

Eteignez les Lumières ! Bordel! Qu’on puisse enfin dormir un peu!!!

Comment ?

Que dit-on ?

Porter un nouveau regard, oui, mais hors de question de nier ou de mettre à mal notre glorieux héritage des Lumières !

Me risquerais-je, donc, à démystifier cet immaculé fantasme occidental ? Oh que oui ! Ne serait-ce que pour remettre à sa place notre morbide génie occidental, et surtout pour rendre justice aux morts, aux victimes et autres cobayes de nos fusils, de nos expériences, de notre universalisme impérial, de notre colonialisme, de notre condescendance, de nos complexes, de notre pornographie, de nos fantasmes libéraux, de notre bureaucratie, de notre industrie dévorante, de nos produits chimiques, de notre mode de vie (…)  ! Et puisque tout le monde s’entend aujourd’hui sur le droit au blasphème, lisez donc sans sursaut cette petite réflexion que l’on pourrait soupçonner d’en être un.

Les lumières au fond c’est quoi ? Un courant de philosophie éclairée qui s’est propagé comme de petits feux en Europe, diffusant les germes de la liberté, de la démocratie et de l’intelligence à travers le monde ? Une vision flatteuse, communément admise ! Apparemment à l’école, on ne vous apprendra pas que nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre en érigeant  sa propre cage, si dorée soit-elle. On évitera aussi de vous dire que la  démocratie n’est encore qu’une douce dictature de l’opportunisme. Et osera-t-on vous certifier enfin qu’il n’y a aucune forme saine d’intelligence dans le fait d’utiliser de simples savoirs pour nourrir un mode de vie hypocritement esclavagiste, compensatoire et consumériste ? Et soit dit en passant, imaginer que le pardon et la paix découleront d’une subtile combinaison du progrès, du business et des profits « partagés », ce n’est pas une preuve de génie ! Plutôt la réunion d’une métaphore opportuniste et d’une passion enflammée par l’air du temps !  Et si les Lumières n’étaient que le rayonnement d’un premier pétard, fabriqué par une bande de primates sophistiqués, agressifs et compétitifs, qui viennent de se doter des moyens d’acheter « la rue de la paix » et « l’avenue de la grande armée » ? Une tripotée de babouins en costume qui vient de redécouvrir le feu, ou plus précisément les formules mathématiques permettant d’améliorer leurs industries, leurs petites bombes et autres objets archaïques de pouvoir phallique ?!

Et si l’Homme des Lumières n’était qu’un simple animal orgueilleux à l’esprit malade et torturé ? Une créature endimanchée qui sort du paradigme de la croyance (Dieu a dit apportez-moi les bananes, je les redistribuerai selon le dogme) pour entrer dans celui des réjouissances de la raison, du photon, de l’électron (Je suis illuminé, vous êtes tous égaux et raisonnablement, vous allez nous fabriquer de la banane à gogo) !

Les Lumières ont apporté du progrès social et démystifié les croyances, certes ! Après tant de siècles de schisme, de guerres de religion et d’obscurantisme, il y avait là comme une légitime libération, certes ! Quelle belle aventure que celle de l’exploration, de la recherche et de la découverte, certes ! Mais juxtaposer au bilan des Lumières l’image d’un nouvel homme libre, savant et philosophe, qui éclaire le monde ! Cela suffit !!!

 

J’insiste donc sur une vision plus anthropologique :

Une bande de singes savants qui épatent leurs semblables en étouffant un oiseau dans une pompe à air ! Des singes  inconsciemment cruels et ridicules, ressemblant à de livides guenons à la face couverte de poudre blanche. De vrais hommes d’honneur, qui n’hésitaient pas à se provoquer en duel en chaussettes et chaussures vernies ! C’est pourtant à une époque  où le ridicule tuait que se pavanait ce type de dandies aux pieds puants et déformés par de croquignolets souliers à boucle d’argent. Une étrange créature maline comme un singe et gargantuesque, comme un cochon du dimanche ! De vrais mecs en collants et perruques ! Aboutissement de plusieurs siècles de mode ? Courant éclairé réconciliant enfin le masculin et le féminin qui est en chacun de nous ? Non plutôt l’inverse ! Quand on se fait encore dessus de temps en temps, qu’on est fasciné par les odeurs du manque d’hygiène génital, qu’on est misogyne et qu’on s’habille comme sa maman (…) c’est qu’on n’a pas encore dépassé le stade freudien. Je suis médisant ! Le printemps du XIXème portait déjà ses fruits, la mode changeait pour le pire et le meilleur, plus de perruques mais de beaux chapeaux, l’homme moderne a toujours les pieds qui pourrissent dans ses godasses, mais il s’exporte à l’autre bout du monde pour apporter son illumination universelle ! Un grand barbu maigrichon en gilet et redingote par 40° mesurant la circonférence frontale d’un africain bien bâti, tandis que son apprenti, un petit gros moustachu en bretelles et haut de forme, tente de mesurer correctement la taille du sexe au repos… Ça vous dit quelque chose ? Ah ! Toute une époque ! Dont les Lumières, oh divines Lumières, nous aveuglent encore !   

Liberté, égalité, fraternité, business ! En route vers le meilleur des mondes !  Armés de nos complexes, chacune de nos révolutions nous poussent à nous précipiter sur ce qui nous manque ! Bien avant de l’avoir mérité !

De vrais hommes donc, à pas chassés, à pas de loup, pipi caca, sauts de chat et révérence !

D’étonnants animaux en réalité, qui découvrent à nouveau le feu, donc, et qui passent sans la moindre maîtrise d’un paradigme à un autre. De vilains singes bâtissant leur propre cage, des jacasseurs plus prompts à clamer ce qu’ils savaient qu’à savoir ce qu’ils clamaient. Des hommes de sciences et de bons philosophes, certes ! Mais surtout  de riches opportunistes, des hommes politiques et des intellectuels va-t’en guerre, de vrais hommes d’action qui allumèrent le pétard de la révolution en nous offrant à la place d’une monarchie progressiste, la Terreur ! Une spécialité française ! Encore en France (et alentour) : Un Voltaire opportuniste, misogyne et colonialiste et un Rousseau, plus profond, mais qui ne peut s’empêcher de séquestrer une petite paysanne pour satisfaire ses besoins sexuels sans risquer de contracter la syphilis.

Ils sont couillus ces européens ! Mais bon, comme on aime à le justifier « tout ceci doit être vu et excusé par le contexte de l’époque ».

« Non, non ! ». Se mirent à crier les philosophes (excusables, donc !) jusqu’à nos jours : « nous ne sommes pas de pauvres pécheurs, la science nous prouve que nous descendons du singe et nous vous démontrerons que nous sommes des loups les uns pour les autres ! ». Un nouveau concept, moins dogmatique ? Une nouvelle façon de dire que l’homme est mauvais tout en étant assez malin pour ne pas le dire ? Et un nouveau paradigme fut : « nous sommes donc en mesure de conclure que le progrès et le libre-échange seront un gage de paix pour nos nations belliqueuses ! A nous occidentaux de savoir imposer nos Lumières aux sauvages du tiers monde !» En plus explicite :

« Nous n’allons pas nous pardonner comme des gonzesses, pas la peine les gars de se baver sur la timbale, on va tous jouer au Monopoly, imposer nos règles aux autres et en route vers un monde meilleur bande d’enfoirés ! »

Alors quoi, un complexe inhérent à la nature du singe savant, du cochon du dimanche, ou encore de la vache et du mouton enragés ? J’en doute ! Mais plutôt, comme essaie de le démontrer ce texte, un problème d’orgueil bien humain, un problème de valseuses, et plus particulièrement de pénis !

Ah, oui, c’est vrai, tout ceci doit être vu et excusé par le contexte de l’époque !

FOUTAISES !

L’époque est une fausse excuse, deux choses simples le prouvent :

Premièrement, si l’évolution positive de l’épanouissement humain était proportionnelle à l’écoulement du temps, nous serions globalement plus sages, nous maîtriserions nos technologies, qui ne seraient pas au service du consumérisme( !), notre bien-être matériel ne serait pas une prison morbide, nous ne reproduirions pas sans cesse les mêmes catastrophes au nom de nos complexes (…) Et aussi, un ingénieur de notre époque utiliserait mieux son potentiel cérébral qu’un de ses ancêtres, un architecte de Pharaon par exemple, un disciple de Lao Tseu ou un sénateur platonicien (…) ! Ce qui est complètement faux !!! Actuellement nous utilisons entre 5 et 10 pourcent de nos capacités mentales, chiffre relatif que ne jalouserait pas un gaulois ou un romain ! Et on se demande pourquoi notre technologie nous dépasse, pourquoi tout cela évolue trop vite pour le commun des mortels, pourquoi même les énarques ont l’air stupides devant une souris (d’ordinateur) ! Voilà qui frise le ridicule ! Nous devrions avoir honte, tous autant que nous sommes.

Et deuxièmement, ne soyons pas ridicules, ce n’est pas la succession des époques qui fait les grands hommes  de plus en plus grands et les cons de moins en moins cons ! Ce qui fait les grands hommes ? Juste leur maîtrise de la gravité et leur faculté à braver l’air du temps (Vous voyez, l’excuse dont on parle tant, le fameux contexte de l’époque ! Enfin l’air du temps quoi !). De tout temps, il y a eu des hommes, des groupes ou des tribus, connus ou non, qui ont su vivre en maîtrisant leur esprit, à l’écart du vice, de l’hypocrisie, de l’orgueil, du mensonge ou de la cupidité (…) ! Proportionnellement, ces hommes-là ne sont pas plus nombreux aujourd’hui ! L’excuse du contexte de l’époque, une hypocrisie déterministe qui a envahi l’air du temps, justement !

Lorsque nos générations futures, si elles existent, auront nettoyé notre poubelle planétaire et guéri des complexes et des cancers qu’on leur aura laissé en héritage, croyez-vous qu’elles se diront : « Bah, ils ont tout foutu en l’air, même nous ! Tout dévasté avec du plastique au bout du gland ! Mais bon, on ne peut pas leur en vouloir, ils faisaient aussi des trucs cools ! Et puis à l’époque, c’était monnaie courante ! Pas vrai ? » ??? Cela serait flatteur non ? Après tout, hein, pourquoi pas ! Avec tout ce qu’on fait pour eux ces p’tit morveux !

Une question encore, importante !

Si la folie de croire que le libre-échange (sur une planète d’impérialistes) apporterait la paix mondiale, est une hypocrisie intellectuelle, certes très masculine, mais excusable par le contexte d’une époque révolue, que nous avons dépassé (puisque nous sommes en mesure de l’analyser)… Alors pourquoi n’avons-nous pas évolué d’un iota sur le sujet ?

Pourquoi l’OMC et Bruxelles, en personne, essaient de nous adapter en silence à la libéralisation totale, imposant aux états endettés d’ouvrir grand leurs portes à la concurrence la plus libre et sauvage ? Ça n’a pas de sens ? Et pour cause ! Voilà pourquoi le procès des Lumières est tant retardé !!! Cet indécent libre échangisme et ses mythes (dont  son gage de progrès positif) ne sont absolument pas considérés (même à gauche) comme de quelconques erreurs du passé, bien au contraire, ce sont des paradigmes bien rodés et plus que jamais d’actualité, annonçant une déferlante comme l’humanité n’en n’a jamais vue !

 

Allons, j’insiste encore : Après une religieuse barbarie, l’homme se met aux comptes et aux affaires ! Et voilà l’humanité qui s’embarque dans l’air économique, sans s’encombrer du moindre pardon, pour tout le mal qu’elle s’était faite. Ah les Lumières…  Ahaha, uhuhu !  Pif Paf Pouf ! Aillaillail, ouillouillouille !

Pardonnez-moi d’avoir encore craché dans la soupe, mais bon, notre hypocrisie est en train de nous tuer !

Comment ?

Certains tiennent vraiment à une remise en contexte ?

Bon, d’accord, je ne voudrais pas passer pour un démago :

Par opposition à leurs prédécesseurs, les philosophes des Lumières se sont tournés vers le futur, confiants, trop peut-être, envers le progrès de l’esprit humain. Soit dit en passant, si les philosophes du « sombre » XVIIème siècle idéalisaient leur passé, n’était-ce pas parce que le millénaire impérial amorçait sa crise de la quarantaine et qu’il faisait bon se rappeler la jeunesse, un Moyen-Age folklorique avec des coutumes plus simples, un Homme plus proche de la nature, une lecture plus symbolique du Livre Saint (…) ? Et à la quarantaine, vous conviendrez qu’un choix s’offre à tous : Soit on accepte de vieillir en maîtrisant enfin notre ego, en revenant sur ce qu’on a oublié pour être heureux et  en transmettant  ces clés aux autres, soit on décide de se refaire une jeunesse en misant sur la sophistication et la reprise du pouvoir quel que soit l’opportunité ! Et de quoi ont-ils hérité nos philosophes des Lumières ? De la science, de l’industrie, de la banque et de l’air de la révolte ! Ça c’est du contexte !!! Mais le choix, nous l’avions ! Et nous avons décidé de saisir l’opportunité à pleines dents, de croire en des lendemains qui chantent, de rester compétitifs, arrogants et conquérants. Nous manquions d’exemple diront certains ! Et la Grèce antique ? Et l’Empire romain ? Ou encore plus près dans le temps : Cet empire chinois qui prospérait bien avant que les occidentaux ne secouent leur marmite magique (système bancaire, fortune coloniale, science et industrie) ! Le premier centre du monde, du point de vue des échanges ! Et pourtant, une philosophie confucianiste, un profond respect de la nature et d’autrui, des valeurs familiales solides. Des conquêtes de territoires certes, mais pas de colonialisme comme nous l’entendons ! Cette civilisation qui faisait du libre-échange bien avant nous et de façon plus équitable, nous l’avons… « remise à sa place », pour reprendre une idée de l’époque ! Ah ! Le gentil coolie avec sa face de citron ! On n’en parle plus beaucoup à l’école de celui-là ! Et les guerres de l’opium, oubliées aussi ! Bref, des tribus, des peuples et des civilisations qui pouvaient nous servir d’exemple, il y en avait plein du nord au sud, de l’est à l’ouest et du passé jusqu’au présent !

Et puisque nos illuminés étaient tant tournés vers l’avenir, beaucoup ont dû se dire « Si nous créons une nouvelle forme de guerre économique en faisant du libre-échange avant de nous entendre, nos enfants nous accuseront de cette niaiserie ! Et si nous fondons une république sur la dictature ou le clientélisme, nous aurons pire qu’un roi ! Beaucoup l’on fait et clamé (Flaubert, Rousseau, Fourrier…) Mais comme chacun le sait ce ne sont pas leurs discours qu’on enseigne le plus à l’école ! Les grands vainqueurs ? Voltaire et Hobbes par exemple « l’homme est un loup pour l’homme, la nature est cruelle, vive le progrès et en route pour le meilleur des mondes ».

Et les scientifiques, eux aussi avaient des excuses ! Combien avaient brûlé sur les bûchers de l’inquisition pour avoir osé parler de l’univers ou assurer que la terre était ronde ! Le jour où on leur a ouvert en public les portes du royaume, sans les désosser, on peut comprendre qu’ils se soient lâchés ! Mais une fois encore, vis-à-vis de la sagesse, vis-à-vis des autres exemples, vis-à-vis de la responsabilité de l’homo-sapiens qui trouve un fusil, devant ses enfants (…) Nous avions le choix ! Les philosophes des Lumières théorisaient « la sortie de l’Homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable » !  Ils auraient mieux fait de l’appliquer à eux-mêmes avant de faire leur spectacle, de monnayer leurs secrets, de passer à l’action.

Ça vous va pour le contexte ?

PS : Un détail à propos du fait de dire, de montrer ou de vendre une découverte avant d’avoir une parfaite maîtrise de sa nature et de sa portée : ici réside la grande différence entre un rosicrucien et un franc-maçon. Pour la résumer avec humour, disons que le rosicrucien sait ce qu’il dit et que le franc-mac dit ce qu’il sait !

Comment conclure ? Je ne vais tout de même pas vous remettre dans le contexte !

Un peu de chimie et de philosophie :

Le mensonge est au cœur de la cité des hommes ce que le produit chimique est à l’alchimie de la vie, entendons là une modification de l’équilibre des échanges entraînant la corruption des informations symbiotiques, de la mémoire et des liens sociaux et parfois un facteur irréversible provoquant l’altération des codes source de la molécule de vie ! Un simple verre de produits chimiques lourds synthétisé par l’homme et versé dans une rivière, affectera, au terme de sa dilution, les océans du bout du monde ! Je n’exagère pas, c’est un fait ! Comment peut-on encore s’accrocher stupidement à une nouvelle sortie de crise, dans une société mondialiste fondée sur l’hypocrisie ?

L’homme plus lâche, plus cruel, plus vulgaire et ridicule que jamais, la femme vampirisée, possédée, dénaturée par le poids des secrets et des mensonges dont elle est la gardienne et les enfants… Ouech, de toute façon ils s’en battent les couilles !

La terre appartient à l’homme, la femme aussi, à lui de les labourer à sa guise ! Une expression plutôt biblique, certes, mais aussi une vision commune, toujours d’actualité, un déterminisme absurde qui a envahi ciel et terre ! Un des plus grands crimes de l’humanité, celui que l’on pourrait enfin reconnaitre comme le véritable péché originel, est aussi un fait que le commun des mortels nie au quotidien et tente d’effacer de sa mémoire. Un fait qu’il reproduit cependant chaque jour, avec une extrême violence, sur lui-même, sur l’autre, sur les enfants ! Contrairement à la vision darwino-opportuniste admise, nos civilisations patriarcales n’ont pas simplement dominé, mais maladivement dévoré celles, plus petites, qui laissaient au féminin la place qu’elle mérite.

Dévoré, pas comme l’eut pratiqué un simple prédateur, mais comme un animal malade, souffrant d’un profond trouble de la personnalité, c’est un fait ! Avec le temps, nous avons camouflé  les rares survivants dans des réserves et rangé les crânes et les objets des autres dans les vitrines de nos musées ! Il est conquérant, il est dominant, il est grand, il est fort, il est vaniteux, orgueilleux, frustré, vulgaire, précieux et ridicule (…), il a envahi le monde ! Un Abraham qui peine de plus en plus à faire l’amour à sa femme, un pauvre type cyclothymique en pleine crise qui va de nouveau abattre le couteau sur son fils !  

Le sapiens occidental, lui, est un macho comme les autres. Rude roturier, vulgaire bourgeois ou gentilhomme hypocritement raffiné, il a toujours été ponctuel à l’église, mais reste avare en matière de foi et de spiritualité ! Il n’est finalement pas si étonnant qu’après la grande catharsis révolutionnaire et anticléricale, le progrès nous ait fait glisser vers l’absurde ! Et 200 ans plus tard, voir un gosse des beaux quartiers  taper un pera (rap) avec ses potes, jeans baggys à mis fesses  « Nique la vie avant qu’elle te nique », ça ne choque plus personne ! Mis à part, pardonnez-moi, les lecteurs de Valeurs Actuelles ou les réactionnaires et confusionnistes de tous poils, qui en font leurs choux gras !

Arrêtons donc de persister ! De turbiner dans un univers limité par cette persistance !

Les occidentaux, encore, n’aiment pas vivre dans la culpabilité (surtout les sarkoziens) ! Dans un sens ils n’ont pas tort, mais pas dans le sens hypocrite dont ils l’entendent ! Pour sortir du vortex inconscient de la culpabilité et de l’éternel retour de bâton (aujourd’hui le bâton est chimique et radioactif !!!), la meilleure solution est d’admettre enfin le crime ! De nous libérer de cette monstrueuse masse ! Pour le féminin qui est en chacun de nous ! Pour nos enfants, qui eux le mérite infiniment !

Une pensée m’assaille continuellement : Avant de devenir un Homme, le singe du dimanche que chacun de nous est, devra accepter de s’affronter lui-même, d’être le théâtre de Seth et Osiris en son âme et conscience ! Avant de devenir un gardien de la terre, cet animal orgueilleux et vulgaire doit apprendre à mourir, avant de renaitre.

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Dieu existe, il habite à Bruxelles!

5 Octobre 2015, 00:07am

Publié par Persone

Bon c'est démago la manip d'image! Ok, ok, ok! J'abuse, je blasphème, je fustige les innocents en abusant de mon pouvoir immense!Bon c'est démago la manip d'image! Ok, ok, ok! J'abuse, je blasphème, je fustige les innocents en abusant de mon pouvoir immense!Bon c'est démago la manip d'image! Ok, ok, ok! J'abuse, je blasphème, je fustige les innocents en abusant de mon pouvoir immense!

Bon c'est démago la manip d'image! Ok, ok, ok! J'abuse, je blasphème, je fustige les innocents en abusant de mon pouvoir immense!

Actualité du 05/10/2015 – La radicalisation des détenus en prison – Le cadavre d’un migrant retrouvé en Allemagne dans une pièce incendiée d’un foyer – Irak, Daesh revendique un attentat dans le sud du pays – Syrie, l’arc de triomphe de Palmyre réduit en poussière par Daesh – Grève des éboueurs à Paris, retour à la normale – Etat Unis, un pilote meurt, son copilote pose l’avion tel un héros ( ? ) – Le sosie de Johny en campagne pour Florian Philippot – « Létalon italien lance la Siffredi Hard Académy"...

Dieu existe, il habite à Bruxelles!

 

Si tu aimes ta ville, dis-le ! Rendez-vous sur : laratp-fait-voyager-les-vaches.fr

Après une réunion de crise, le MEDEF et la RATP ont enfin décidé d’adoucir la lutte des classes : Pour un tarif mensuel unique de 70€ par tête, les bœufs, les poules et les cochons pourront voyager ensemble entre le dodo et le boulot !

La fréquence des suicides dans le métro ? Je ne vois pas de quoi on parle… Plait- il ?

Les heures de pointes ? L’OMC, le MEDEF et la RATP vous remercient pour votre abnégation quotidienne !

60 ans d’expérience cliniquement approuvée sur  des centaines de millions d’individus ! Un malencontreux mais indéniable constat dans  les transports publics anéanti le scepticisme empirique des lumières !  L’homme n’est plus un loup pour l’homme ! Juste un poulet déplumé qui s’est habitué au fermier et autres prédateurs ! On vous l’avait bien dit le libre-échange vous rendra meilleur ! Pour votre absolution totale, soutenez tous les actions humanitaires del’OMC et du FMI !

 

Mais où est le socialisme bordel ?

 

Dans la gauche bien-pensante, comme la nomme à juste titre Messieurs Régis Debray et Michel Onfray,  peut-être les deux derniers libres penseurs encore tolérés par les médias ? Pouah, beurk, certes non ! Ne me dîtes pas que certains d’entre vous sont encore convaincus ?

Si !?

Ah !

Bon…

Dans ce cas, ce cher M. Valls fait office de franc homme quand il accepte d’accomplir cette tâche qu’on n’avait jamais proposée jusqu’ici, même aux plus coriaces : celle d’avouer que le socialisme n’a ici et maintenant  plus de sens, tout en ayant le culot d’inciter la France républicaine à se mobiliser pour la réunion des gauches !  Même à droite c’est la fête du slip, dorénavant dans la famille UMP, on s’appelle les républicains© ! Changer de nom ! Après tout, dans le business, ça marche très bien ! Quand on a fait des conneries qu’on ne peut plus rattraper ou quand on veut alléger des dettes d’une entreprise qu’on aurait construit sur du vent, on allume un feu, on fait le mort et on change d’enseigne ! A gauche on hésite, certes « les socialistes », ça devient encombrant, presque ridicule, mais changer de nom ! C’est radical ça.  Ah, à gauche madame, monsieur, l’effort est plus intellectuel, plus dur, plus universel, pour ne pas dire universel !!! Allons… Les démocrates, pour faire rire tout le monde ! Les bergers du bollos land, difficile à traduire en langage correct ! Les gardiens du meilleur des mondes, ça leur va si bien !(…)

De toute façon, impossible de savoir ce qui a pu arriver au socialisme, si on ne sait pas de quoi on parle, de quel socialisme il s’agit ! Une image : La collectivisation des moyens de production sur une balance, face au libéralisme, avec des poids honnêtement calibrés et de vraies mesures ! Vous voyez, ce juste milieu entre le communisme et le capitalisme sauvagement libre échangiste. Cette idée voyageuse que les hommes puissent évoluer, au-delà de leurs croyances et de leurs querelles, unis par un lien universel. Une politique internationale plaçant la connaissance et l’équité au centre de la question des échanges.  Une logistique ne considérant pas la guerre et la lutte des classes comme l’explosion et l’effort des pistons dans un moteur ! Une internationale, donc, et pour le reste, à chacun son socialisme ! On appelle ça du fédéralisme.

Cette gauche sortait de l’œuf à l’aube du XXème siècle,  adolescente, à peine, maladroite encore, elle a explosé avec la guerre ! N’en parlons plus.

Un peu quand-même…

Cette gauche, cette vraie gauche naissante qui n’imitait pas la condescendance bourgeoise de la droite, mais qui partageait avec elles ses valeurs morales les plus nobles, ce socialisme qui proposait un dosage sensé de protectionnisme et de libéralisme, ce socialisme qui fut à l’Europe ce que la république de Weimar fut à l’Allemagne : une étincelle trop jeune, balayé par les torrents du capitalisme impérial et de la colère populaire. Un espoir de pacotille ? J’en ai peur !

Un espoir à l’image de l’homme,  occidental, sophistiqué, ridicule ! Mais cet homme a l’excuse de sa jeunesse, n’est-il pas ? Comme nous tous, il est un enfant déçu qui a grandi dans sa merde et autre héritage familial ! Et à l’époque, on grandissait en s’empiffrant de possessions mal acquises ou en baignant dans le sang des porcs, le ventre vide. Et à chaque mobilisation : on gouttait la terre encore, le sang toujours, et le boyau humain ! Ah le sacrifice ( !) toujours au nom d’un père !

Bon aujourd’hui, vous n’avez plus la morsure du fouet sur les épaules et vous n’avez plus besoin de balancer votre voisin Jacob pour vous éviter d’aller goutter les viscères du jeune Jürgen en première ligne ! Le jeu est plus subtile depuis que les créateurs de richesses (terme certifié et vigoureusement conseillé par l’OMC) ont introduit chez vous un trio irrésistible d’armes de destruction massive (de façon totalement involontaire , altruiste, même, paraîtrait-il) : Le réseau (télé, ordinateur et Iphone), l’argent (la seule chose à la fois incarnée et virtuelle que vous possédez et qui vous possède et sur laquelle vous n’avez aucun droit, mis à part le fait de l’encaisser et de le restituer, comme une Ostie qui dirige votre intestin et son extrémité dite supérieure !) et enfin le porno du jour (à voir au sens large, très large, énorme, béant). L’essence même de la sainte trinité dans chaque foyer : Le Père (ce vieux con dont le lègue pèse un bras), le Fils (virtuellement indestructible, connecté, déjanté, endetté dès le biberon), et le Saint-Esprit (la fibre, la lumière) ! Les guerres et la misère, elles, restent à l’étranger !

On vous avait prévenu : Dieu existe, il habite Bruxelles !

Bref, est-il si difficile de comprendre comment, de génération en génération, l’homme est resté un singe ! Un animal endimanché qui se croit universel, alors qu’il n’est pas encore capable d’épanouir sa femme et ses enfants sans passer par l’autorité et la violence. Evolution bloquée au stade phallique ? Un homo-sapiens sapiens qui se croit libéré de ses croyances, alors qu’il est tout autant possédé par ce qu’il croit voir, citons la couleur de l’argent par exemple !

Un homme qui se croit capable d’imposer une démocratie et un socialisme qu’il ne mérite pas encore!

Et pourtant, je parlais bien de ce socialisme du possible et du plausible que l’on a tué dans l’œuf depuis trois ou quatre générations ! Celui-là même, que l’on tente de nous faire oublier entre le conformisme et une paire de nichons siliconés, entre l’anti-extrémisme et le power ranger show, entre le confusionnisme et la coupe du monde de football (…). Une gauche qui n’est guère plus représentée que par des « subversifs » et les quelques héritiers de l’aile pacifiste de l’anarchisme, entendons là les patients gardiens du socialisme libertaire.

Plausible socialisme de l’impossible,  impossible socialisme du plausible ? Un fils de la souffrance éduqué sur le tas, une personnalité balbutiante, prodigue et fragile, qui ne se remettra pas des fractures de la guerre. Enterré avec Jaurès et des millions de cadavres, tous fauchés par l’appétit féroce de l’impérialisme. Un enfant prodigue, réconcilié avec une sagesse ancestrale : Entendons là la vieille idée d’une nouvelle politique internationale balayant l’autoritarisme et la concurrence sauvage, ces deux archaïsmes phalliques qui ravivent sans cesse le complexe de la domination et celui du choc des civilisations. Ce socialisme dont on parle est donc mort lors d’un avortement de la république, ses deux frères, le malin et le fort ont survécu.  Cet avortement c’est la scission des gauches ! Après la guerre la relève n’a pas été assurée pourrait-on dire ! L’Europe toute entière savourant la libération, le progrès et les compensations matérielles. La bourgeoisie internationale, par l’intermédiaire de son impérialisme économique, avait allumé un feu avec la pierre du militarisme et le petit bois du sentiment national, 6 ans plus tard, après un tel charnier, qui pourrait s’opposer à la démocratie du confort, du libre-échange et  au fameux sourire américain !

Les pacifistes ont enterré Jaurès, et les opportunistes de droite comme de gauche ont sauvé ce qu’ils ont pu, union maudite et sacrée dont  l’enfant s’envola vers les trente glorieuses ! Biblique ! Vous ne croyez pas si bien lire ! Le socialisme ici prend le rôle de Moïse, il a libéré le peuple, il panse ses blessures, compte les morts et tente de graver les tables de loi, mais déjà se fait entendre une clameur ! Bon, vous l’aurez compris… « Ton peuple s’est perverti »… c’est le thème du veau d’or. (J’aurais pu faire une allusion similaire avec le Coran, les fables bouddhiques, ou toute autres sources d’inspiration spiritualo-culturelle.) Ironie du sort, n’est-ce pas ce manque de repère spirituel, cultivé comme un complexe depuis que l’homme du peuple a tué Dieu le père, qui conduisit le socialisme à perdre le contrôle du nouvel homme qu’il avait contribué à façonner ? Un nouvel homme libre de s’asservir lui-même sans aucune limite, un Abraham capable d’abaisser le bras sur son fils pour un dieu qui n’est plus que matière, un type dont les enfants auront bientôt oublié tout ce qui les relie à la terre, à l’univers et à notre mémoire ancestrale. Un nouvel Abraham donc, dans monde charmant où l’on se bat à mort entre la miche de pain et la rolex, sachant que leur valeur réelle, si elle existe, n’a pas la moindre importance aux yeux du marché. Bref, un ouvrier près à accueillir le grand retour des patrons après le grand massacre ! Vous vous rappelez? Les créateurs de richesse! Ceux-là même qui avaient allumé la mèche du fascisme pour protéger leurs intérêts et dont les plus malins ont profité des bénéfices de l’industrie de la guerre ! Vos propriétaires depuis des siècles et des siècles.

Et le socialisme alors ? Transformé en glorieuse idée de l’état providence, s’envolant glorieusement vers les trente glorieuses ! I have a dream « Où les patrons sauveurs et les syndicats vainqueurs main dans la main, distribueraient de la poudre aux yeux à crédit à travers le monde » ! Yes we can !

Bah, les trentes glorieuses... Encore une bulle de pacotille, masquant l'hypocrisie générale!

Profitez bien de mon franc- parlé parce que d’ici peu, les multinationales auront le droit de porter plainte contre les états abritant des philosophes, des écrivains, ou des écriveurs terroristes dont les propos subversifs nuiraient à leur profit substantiel ! Bref, plus de bourgeois, plus de patrons, plus de propriétaires de nous, plus de privilégiés, plus d’initiés… et plus de pauvres ! Tous ces noms deviennent trop lourds à porter pour ces braves hommes (je ne parle pas des pauvres) !  Dorénavant les nantis s’appellent les créateurs de richesse!

Biblique une fois encore ! Mais rien d’extraordinaire ! Si vous n’avez pas encore ingurgité la dernière vraie nouvelle :

Dieux existe ! Il habite à Bruxelles !

(Voir le tout nouveau testament !!!)

 

PS: Je ne plaisante pas, allez vraiment voir "le tout nouveau testament"! Un film de Jaco von Dormael, original et inattendu! Indispensable, me suis-je dis en observant les visages des spectateurs en fin de séance et surtout en lisant plus tard de nombreuses critiques, parmi les plus visibles. Aucun de ces initiés, malgré une bonne critique unanime, ne s'est aperçu du réel enjeu dramatique soulevé par cette comédie! Pas un seul n'a parlé des précieuses clés livrées par l'auteur pour simplifier efficacement les nœuds principaux de l'absurdité de notre mode de vie patriarcal! Pas un seul n'a salué le clin d'œil en ce qui concerne la résidence et l'ordinateur de Dieu, à Bruxelles!!! Contagion généralisé de la positive attitude? Virus des morts-vivant? Peur de passer pour un Ulysse dans les coulisses du roi borgne, au beau milieu d'une orgie d'aveugles? Bref, qu'importe, que tous ceux qui se sentent responsables ou non responsables de l'avenir de nos enfants aillent voir ce film et reviennent commenter cette page, pour me rassurer un peu!!!

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De la responsabilité - Petite méditation sur les droits et les devoirs, et sur leurs interprétations collectives.

2 Octobre 2015, 02:02am

Publié par Persone

Les marées emmènent et ramènent, laissez-vous aller. L’océan avale et il recrache, affrontez vos peurs et bravez le Léviathan de notre Père ! Le chant de la mère s’élève, laissez-vous bercer ! Peu importe le temps ou l’espace.

Vous êtes sur un bateau, un jeune matelot capture un albatros et, comme le décrit Baudelaire, il singe sa maladresse sur le pont parmi les hommes. Il le taquine, fait rire ses camarades. L’oiseau a peur, la tension monte. Il s’échappe, on le rattrape, sa frayeur et sa fragilité s’opposent aux rires et à la rudesse de ces cœurs de matelots. L’animal est blessé. Le  capitaine arrive et sonne la fin des opérations. Il condamne le matelot concerné à achever la bête. Sans le fusil, comme l’aurait attendu le jeune homme, mais de ses propres mains, en toute intimité avec l’animal.

Prenons cette petite histoire comme une fable philosophique, l’albatros peut avoir milles et un visages, et le matelot aussi ! L’évènement, la réaction puérile, le courant collectif, le contact, l’opposition des charges, l’issue tragique (négative, en terme de charge émotive) et au final l’intervention de la conscience pour rétablir un équilibre, ah ce brave capitaine !

 

Entracte !

Toc, toc, toc…

 

Vous êtes maintenant devant un bac à sable où de charmants mouflets s’épanouissent comme larrons en foire dans un paradis bactériologique, quoi que dépourvu de crottes de chien.  Un gendarme passe, un mouflet le capture. Les uns hurlent épouvantés cavalant vers la jupe de maman, les autres éclatent de rire et s’approchent. Le sort de l’insecte est scellé ! Vous voyez probablement où je veux en venir ! Et pourtant non ! Allez vous-mêmes et honnêtement au bout de cette nouvelle fable ! Vous en conviendrez, ici, on manque d’un capitaine. Le meilleur intendant que nous puissions avoir dans ce scénario est un parent présent, observateur, à tendance écolo et sans portable ( !), ou un moufflet prodigue !Bref un improbable personnage, capable d’interrompre l’opération en sauvant ou en achevant le pauvre gendarme. Loin de cela dans les innombrables cas quotidiens où l’insecte blessé est laissé à son sort et les enfants sermonnés pour avoir fait quelque chose de dégoutant (malheureusement pas au sens moral du terme) et avoir fait du mal à une petite bête (mais encore ?).

Mais encore ? Ce qui est dégoutant, ce n’est pas l’expérience de toucher l’intérieur visqueux d’un insecte, d’une vie ! Tout comme ce n’est pas dégoutant de voir le matelot obligé de tuer un gros oiseau entre ses deux mains, pour libérer sa conscience de la négation du crime et le volatile de sa souffrance. Ce qui est dégoutant, c’est ce qui va suivre :

Tandis que l’on lave les mains de l’enfant « tic tac tic tac », et que l’on passe du miam-miam au dodo « tic tac tic tac », vers les sentiers de l’oubli « DRRRRINGGGG !!! ». Pardon, je m’égarais ! Bref, tandis que l’on lave les mains de l’enfant en humant la soussoupe, un gendarme est la proie de tous les oiseaux de nuit, s’il ne sort pas de ce désert de sable au plus vite, c’est la fin. Approchez-vous encore un peu (zoomez dans votre esprit) et vous verrez : la fin du gendarme est souhaitable, un oiseau serait libérateur ! Il court sans avancer, comme dans vos pires cauchemars, il a peur, il s’épuise. Plus il tente d’accélérer, plus il souffre. Comprenez comme il vous serait difficile de courir sur une plage de galets, avec le ventre éclaté et les tripes à l’air, ramassant cailloux et brindilles au passage. Mais la nature vous a fait solide ! Vous pouvez tenir des heures et des heures et vivre bien d’autres calvaires, au-delà du bac à sable ! Et à l’heure de votre mort, votre bourreau dormira sur ses deux oreilles, comme si rien ne s’était jamais passé.

Ici pas de Capitaine, pas de rééquilibrage… et j’en ai peur, plus d’éducation (dans la valeur absolue du terme). « Bah, il ne s’agit là que d’un gendarme ! » Me direz-vous  « Ce n’est pas la fin du monde ! » Et bien voilà, c’est bien ce que je dis, plus d’éducation, dans la valeur absolue du terme ! Beaucoup de premiers degrés (cohabitant sans complexe avec la vile sophistication du néo cynisme), beaucoup de confusionnisme, beaucoup de dissolution des corps et des esprits, énormément de conditionnement, mais de l’éducation responsable ? … Bientôt on ne pourra même plus en parler ! Le terme est déjà vague n’est-ce pas ? Le redéfinir vous semble comme un exercice de mathématiques torturant un esprit inapte à la concentration ? Ne vous inquiétez pas, tout cela sera bientôt oublié ! Vous travaillez dur, avec un acharnement méritocratique même ( !), vous méritez donc d’être tranquilles, pépères. Nos enfants assumeront !

 

 

Entracte !

Toc, toc, toc…

 

 

Vous êtes maintenant un des nombreux protagonistes d’une embarcation immense, que dis-je, une société, un empire !

Mais cette fois, avant de vous projeter, affligez-vous donc d’une personnalité plus précise : Vous êtes africaine d’origine, échouée encore enfant sur une des plus riches côtes de l’empire (c’est peut-être votre cas, aucun souci, cela n’influera pas sur l’exercice !). Bref, vous êtes une jeune femme africaine et, tant bien que mal, vous avez grandi et tissé votre petite toile multicolore dans ce grand réseau moderne.  Ici, on ne vous demande pas d’assister à la mise à mort d’un insecte ou d’un albatros, mais un ami, ou une simple connaissance, vous incite à regarder le cauchemar de Darwin, un implacable documentaire qui dissèque l’horreur des coulisses du néocolonialisme. Vous voyez encore où je veux en venir ! Et bien non, pas encore ! La jeune fille que vous êtes ne sera pas forcément émue, convaincue, triste, choquée, ou encore guidée vers la rébellion ou pire, le pathos et la désocialisation. Et si la jeune fille regardait mollement le docu, en s’affairant à autre chose, pour dire le lendemain à son ami « c’est bien, mais j’l’ai pas maté jusqu’au bout, c’est un peu chaud ! C’est vrai tout ça, mais si on mate de trop prêt on est mort ! » ??? Aujourd’hui, il suffit d’être un peu réaliste pour savoir que ce scénario est bien plus majoritaire que celui que vous auriez idéalisé de prime abord.

Mais comment en est-on arrivé là ? C’est ici qu’il faut relire ces trois petites fables, en imbriquant leurs nombreuses significations les unes dans les autres.

 

Fin de l’exercice.

 

« Bien », me direz-vous, « la responsabilité, l’horloge biologique, le capitaine et sa conscience qu’on a débarqué du navire ! Mais encore ? »  

Laissons donc les fables immortelles de côté et parlons actualité, tout en revenant à notre titre « De la responsabilité ». Celle de la république par exemple, dans le sens démocratique du terme ! Cette république qui a de nouveau failli, cachée derrière ses mensonges : Les petites et grandes cachoteries de l’OMC sur le GMT et les plans de mondialisation, les vertus humaines du libéralisme la dette sacrée, le profit salvateur, la socialisation nécessaire du sauvetage bancaire (…) Ou encore une image tronquée de la croissance, tronquée parce que ce n’est ni la croissance, ni la stagnation, ni la décroissance qui menace l’humanité, mais la démesure de sa régulation par l’Occident, suivie de l’indécente dérégulation orchestrée par le nouvel ordre mondial.

Ah, les responsabilités ! Ah, la justice ! Et l’aspect sacré des droits et les devoirs républicains ! Mais poussons la situation à son comble : Dans un monde où la démocratie serait la douce dictature des opportunistes, les états pourraient brader leur système éducatif pour satisfaire le Grand Marché, la république ou le royaume pourrait offrir sa balance universelle des droits et des devoirs aux plus offrants, et nous, produisant à la chaine des générations totalement irresponsables et amnésiques, de braves bollos performants et disciplinés, sinon soumis à compensations. Un comble ou une réalité d’après vous ? Et la jeune femme africaine, pourquoi ne peut elle plus s'encombrer du cauchemar de Darwin?  

Ne l’oublions pas, sans revenir à mes fables, nous sommes embarqués dans un empire ! Virtuel certes, fantomatique et flottant pourrait-on dire, mais le fait est que nous avons majoritairement travaillé et payé pour le voyage, sans parler de ceux qui ont voté, en toute bonne conscience !

Un empire dont la technologie pourrait nous extirper du consumérisme auquel  nous avons souscrit (possédés par ce que l’on croyait posséder), alors que nos propriétaires, les créateurs de richesses comme ils se nomment, entretiennent leur cruel paradigme pour sucer la mamelle jusqu’à la dernière goutte. Energie fossile, éducation fossile, générations stériles, jusqu’au bout de la route !

Un empire dont les vainqueurs ont privatisé leurs gains et socialisé leur dette, perpétuant votre esclavagisme avec votre accord indirect, comme de vrais illusionnistes.

Un empire où l’on mutile et massacre des insectes, des albatros, des poules, des vaches et des cochons de façon industrielle.

Un empire où l’on affame les plus démunis, en faisant bosser pour nous les plus chanceux pour des miettes de pain, au nom de la libre concurrence.

Un empire où l’on s’habille avec les cotonnades hyper-tendance, fabriquées par des enfants miséreux, des enfants qui meurent par centaines, parfois par milliers, dans les fréquentes explosions de ces usines les moins sécurisées au monde.

Un empire où des paysans indiens se suicident en buvant notre fameux Round-up, parce que les stocks qu’on leur a vendu (interdits chez nous) ont modifié les gênes de leurs enfants, des monstres à nos yeux, malades, souffrants et condamnés à une lente agonie.

Un empire (…) Et des pages, et des pages !

Mais ! Un empire dans lequel tous ces crimes ne sont pas commis par vous directement !

Un empire où le « Faut bien travailler » justifie tout, absolument tout, jusque l’anéantissement de la conscience !

Une grande cité des arts, des sciences et des industries, qui fabrique à la chaîne, toutes les formes de catharsis possibles et imaginables !

Un petit « chez soi » qui semble plus grand grâce avec un banalisator à nettoyeur flashouilleur intégré (enfin une télé quoi !) et un réseau câblé !

C’est ici que s’achève réellement ce petit exercice, mais reproduisez-le à volonté en cherchant, par exemple, la raison des grands maux, dans les petits maux ou encore dans les relatives hypocrisies que vous fréquentez au quotidien ! Et si quelqu’un vous dit « m’enfin torturer un insecte inconsciemment, se moquer conventionnellement des pathophiles avec les pathophobes, ou encore tromper sa femme de temps en temps, baiser pour l’hygiène ou déléguer l’éducation de ses enfants (…), ce n’est quand même pas la fin du monde !» Répondez-lui que l’ironie du sort fait qu’il a probablement raison, mais que tout est relatif ! Si vous sentez que l’instant est créatif ou destructeur, bref s’il n’est pas stérile et déjà perdu…

Racontez donc une fable !

Une fable n’est pas faite pour convaincre, mais pour permettre aux usagers de recouvrer la maîtrise de leur esprit.

Merci pour votre concentration !

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pensées alternatives VS conformisme sur le net, attention au confusionnisme!

23 Septembre 2015, 01:35am

Publié par Persone

Ne prenez pas la vidéo pour argent comptant (huhuhu)! Si elle provoque chez vous des grognements ou fait pousser vos ongles, lisez vite l'article qui suit!

Cette vidéo résume bien le "nouveau" courant de pensée issu de nos générations « de citoyens désenchantés », un courant relégué dans une absolue pagaille sur l’internet ! Mais attention à ce que cette fièvre a engendré : le confusionnisme ! Une critique à propos du montage : le narrateur dénonce les formes de médias classiques en citant Le canard enchainé, Marianne, Le Point, L’Histoire… alors que ces journaux, bien qu’ils n’atteignent pas l’indépendance et l’audace de leur équivalent allemand, ont proposé des numéros spéciaux qui vous en apprendrait beaucoup sur les relations entre notre histoire et notre actualité et sur la progression de la  corruption au sein de la République ! Tout n’est pas à rejeter du moins intégralement et il n’est pas forcément  bon de fournir des éléments chocs à des milliards d’individus en souffrance qui n’attendent que ça pour justifier leur mal être, sans avoir à revisiter l’Histoire, l’Homme et le fond de Soi-même ! Ceci dit, le principe d’attirer l’attention sur la Réelle démocratie, la Monnaie et sa gestion est un juste devoir. Sans parler de cette intéressante dénonciation du pouvoir financier globalisateur qui a réussi à privatiser ses gains tout en socialisant sa dette dans une illusion collective et législative parfaite!

Quelques petites reflexions néanmoins: Une démocratie par la représentation directe, dans l’état actuel des choses ne reviendrait-elle pas à une violente pagaille qui profiterait encore aux extrémistes et autres nouveaux libertaires du lendemain? Et après la frayeur ou l’horreur, au grand retour métaphorique des hypocrites et des bien-pensants? Et à propos de l’idée de réelle démocratie : il me semble qu’il s’agit là d’un fragile équilibre qui ne saurait être atteint que lorsque nous l’aurons tous mérité, ou du moins en majorité, si l'on veut donner un sens au suffrage universel! Il y a du boulot !

Attention encore, beaucoup de montages sur le web motivent le prosélytisme façon New-Age ou le complotisme populaire! « le sage sait ce qu’il dit, le fou dit ce qu’il sait »… vous voyez ? Je remarque d’ailleurs que Alain Soral fait partie des personnes alternatives dont il serait bon d’écouter les discours. Et bien justement, ce que l’on peut reprocher à M. Soral, mis à part sa führer, oh pardon, je voulais dire fureur, son obscur passé et sa trouble définition du nouveau « national-socialisme », c’est sa fâcheuse tendance à rejeter la vision temporelle et psychologique de l’Histoire. Combattre la vérité des vainqueurs est une chose, mais nier l’étude de l’homme et de la matière en fonction du temps et des mouvements, au profit d’un constat ponctuel et d’une réaction populiste en est une autre ! Heureusement la séquence finit bien et incite au dialogue et à la résistance, plutôt qu’à l’affrontement.  Personnellement on m’a souvent reproché de tout critiquer, sans passer à l’action ou sans faire mes saintes propositions, et bien j’ai souvent répondu qu’avant d’agir ou de chercher à convaincre, il fallait d’abord guérir ! Non sans ironie bien sûr !

A voir aussi :

Zeitgeist (moving forward, addendum, zeitgeist the movie)

L’argent dette (film de Paul Grignon)

La double face de la monnaie (docu de Vincent Gaillard et Jérôme Polidor)

Françafrique (de Patrick Benquet). Un bilan de la politique française en Afrique, du système Foccart jusqu’au FMI, édifiant !!!)

Berlin 1885, la ruée sur l’Afrique (docu de Joël Calmettes).  Honte à nous tous, « qui somment si fiers de nos lumières et de notre république »… aurait pu être un sous-titre de ce film que tout le monde devrait voir !

Le cauchemar de Darwin (De Hubert Sauper)!!! Et Son nouveau "Nous venons en amis" !!!

CIA-guerres secrètes (De William Karel)

1929 la crise et 129 la grande dépression (William Karel)

La stratégie du choc (basé sur le travail de Naomi Klein)

Israel et les arabes (de Norma Percy et Brian Lapping)

Loose change (docu de Dylan Avery)

Pour les docus spécialisés sur la politique de l’OMC et des firmes de l’agroalimentaire :

Les travaux et les paroles de Claude Bourguignon (ingé agro indépendant) « certains bergers s’affairent à guérir l’homme, d’autres la terre, c’est le cas de M. Bourguignon.

Nos enfants nous accuseront (de Jean Paul Jaug)

Bananas (de Frederik Gertten)

We feed the world (Erwin Wagenhoffer)

Le monde selon Monsanto et Notre poison quotidien (tous deux de Marie Monique Robin)

Solutions locales pour désordre global (de Coline Serreau)

Le dessous des cartes (série docu, voir notamment le choc des civilisations et continent Afriques)

 Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde (de Jérôme Fritel et Marc Roche)

ETC…

Et quelques films, puisque j’y suis :

La vague (de Denis Gansel, d’après l’étude expérimentale menée avec des élèves de 1ère, par le professeur Jones, aux E.U)

Le fameux the Wall (sur le même thème que la vague avec la musique des Pink Floyd… à revisiter !)

Hannah Arendt (voir son œuvre et le film en son hommage… une démystification magistrale de la notion du mal telle qu’on veut nous l’inculquer, édifiant !!!)

Une saison blanche et sèche (D’Euzhan Palcy d’après le livre d’André Brink)

Mississipi burning (de Alan Parker)

Vietnam, un adroit mensonge (téléfilm de Terry George)

Nixon (de Oliver Stone, le réalisateur de la trilogie « Platoon, Né un 4 juillet et Entre ciel et terre)

La guerre selon Charlie Wilson (de Mike Nichols, un film inattendu !!!)

Revoir aussi ( !!!) :

Toute l’œuvre de Ken Loach !!! Revisiter « L’enfant sauvage( !!!) et « Les 400 coups » (de François Truffaut), revisiter aussi I comme Icare (Henri Verneuil) et Coup de tête (Jean Jacques Annaud) !!! Ou encore Mon oncle d’Amérique (de Alain Resnais)…  Et sur notre « proche » passé : La belle histoire (Claude Lelouche), Ridicule (Patrice Leconte) et Danton !!! (D’Andrzej Wajda), Le voleur (de Louis Malle), 1900 (De Bertolucci), Le voleur de bicyclette (de Vittorio de Sica),  etc, etc…

 

Ou les classiques américains :

12 hommes en colère (!!!)…  Erin Brockovich…  La firme…  L’idéaliste… Wall street (I et II)…  Frost/Nixon, La trilogie « Le parrain » ou L’homme sans âge ou Virgin suicide (Copolla père ou fille), Les affranchis, Casino, Gang of New York, les infiltrés, la valse des pantins, le récent Le loup de Wall Street… (Et autres coup de poing de M. Scorsese), Vol au-dessus d’un nid de coucou, Larry Flint… (De Milos Forman), etc…

Et pour se détendre un peu :

L’immeuble Yacoubian (De Marwan Hamed) (Pas drôle, mais magnifique), Les grands seigneurs (avec Louis de funes !), Sortez vos mouchoirs et Les valseuses ( !!!) (2 films de Bertrand Blier, une peinture caricaturale, réaliste et sans tabous( !) de notre belle humanité moderne !!!), 99 francs (de Jan Kounen, un film français, inattendu !), « L’aventure c’est l’aventure » ou « Tout ça pour ça » (De Claude lelouche),  Fast food Nation (livre et film), et le tout nouveau testament (de Jaco von Dormael), qui vous démontrera que Dieu existe, et qu’il habite à Bruxelles ! (Edifiant ! Une clé à ne pas manquer, un point de vue vraiment original qui simplifie ce qui semble compliqué, une petite bouche d'égout percé dans l’impasse de notre mode de vie !!!), ETC…

Et quelques sujets à revisiter impérativement pour mieux comprendre notre actualité :

Comprendre par exemple ces étranges appellations de GMT (Grand Marché Transatlantique), CETA (Accord Economique Global), ACF (Accord sur le Commerce et les Services), APT (Accord de Partenariat Transpacifique)… et autres réjouissances que l’OMC a acté depuis 1994 et qu’elle tente de faire adopter par tous les états de la planète, dans le silence absolu ! Si vous ne le savez pas encore, depuis plus de 20 ans les multinationales ont de plein droit la possibilité de porter plainte contre les états (sans exception aucune), en s’opposant aux barrières de la protection patrimoniale, humaine et environnementale. Par des tribunaux qualifiés, habilités ou appointés par une cour de justice pour arbitrer ce genre de litiges ? Certes non ! L’entreprise a une batterie d’avocats et un représentant (tous ont fait carrière entre les institutions publiques et les affaires privées), l’Etat attaqué emploie aussi ses avocats et son représentant, et enfin, les deux parties élisent un arbitre (une fois encore, pas forcément quelqu’un d’habilité par une cours de justice !)

Mais comment en est-on arrivé là ?

Et bien vous devriez impérativement revisiter un passage très intéressant de notre Histoire : la guerre de l’opium, une véritable guerre menée par la France et l’Angleterre contre la chine (vaincue), pour une raison qui dévoile totalement l’hypocrisie de notre système : à cette époque, l’empire chinois vieillissant (toujours confucianiste, sous la dynastie Qing), tentait  par des opérations policières et douanières de saisir nos navires chargés d’opium venant d’Inde (opium dont le trafic en chine nous permettait de financer nos  importations). La république des dealers ! Vous voyez un peu ! Bref, veni, vidi, vici, la Chine s’est retrouvée endettée et soumise à notre bureaucratie, essuyant ipso facto un légitime mouvement populaire guidé par Sun Yat-Sen, puis les révolutions des frères ennemis (les nationalistes guidés par Schang khaï-sheck et les communistes, menés par Mao) et enfin  l’invasion du Japon ! Bref, presque 2 millions de morts, des tortures, de la famine (…) Croyez moi, après cela, la chine elle l’a étudié de fond en comble (et surtout en comble !) notre bureaucratie ! Bref, nous avons là l’origine artificielle du fameux complexe du cheval de Troie asiatique, ce péril jaune qui nous fait si peur, mais que nous avons fabriqué de toutes pièces avec les mêmes méthodes que l’OMC nous impose à tous aujourd’hui.

Mais remontons plus loin ! Pour mieux comprendre la guerre économique qui consume la planète et l’avenir de vos enfants sur l’autel de notre hypocrisie collective, revisitez aussi (en changeant de repère) les conneries qu’on nous rabâche sur le siècle des Lumières ! A voir aussi : le duel philosophique qui opposait Voltaire à Rousseau. Je me permets une synthèse un peu cynique :  L’homme est mauvais (aussi con et manichéen que de dire qu’il serait bon !), la nature est cruelle (ma dignité d’être humain m’empêche de commenter une telle et pourtant admise connerie !) et pour  nous rendre meilleur, rien de plus intelligent que la mondialisation des échanges, puisque la protection des richesses engendrées nous conduira à devenir meilleur (une belle réunion des pêchers capitaux, ou des complexes humains si vous préférez,  au service de la paix ! Une de ces foutaises séniles et machistes à vous retourner le cadavre de Carl Jung dans sa tombe ! Le pauvre homme !)

 

Un dernier sujet à méditer, datant aussi du XIXème siècle, (ah le XIXème et ses secrets, toujours d’actualité !) : Les profits mutuels engendrés par le libre-échange, un gage de paix disait-on et dit-on encore pour justifier les ardeurs indécentes du capitalisme sauvage ? Les garants de ce libre échange détruisant par la guerre un pays socialement et démocratiquement stable, avec une situation économique suffisamment prometteuse pour des échanges équitables, ça n’aurait donc aucun sens ! A moins, bien sûr que l’on admette enfin la dictature, cachée sous les merveilleuses robes de la cité libre échangiste !!! Lisez donc ceci :

En 1814, le Paraguay se dote d’un régime autoritaire, mais son président José Gaspar Rodrigues de Francia, décide non pas d’opprimer la population et d’anéantir l’élite intellectuelle, mais d’expatrier les riches propriétaires et de démanteler les oligarchies. Là ou d’autres sont tombés dans les excès staliniens ou le piège d’une bourgeoisie impérialiste aux commandes de la  création des richesses et des échanges, le Paraguay misait sur un état démocratique, mais fort et dirigiste, ne laissant pas les flux de marchandises du libre-échange menacer sa production intérieure. Sans dictature, sans pompe à fric, le pays a vite atteint un taux de redistribution maximum et motivé un climat social exemplaire ! Un monde gris, sans progrès, où tous les paysans s’emmerdent au nom du marteau et de l’enclume ? Non, un pays qui se dote d’une des réformes agraires les plus avancées de l’époque, qui possède sa propre sidérurgie, ses fabriques de matériaux de base, son réseau télégraphique, ses chemins de fer, ses navires marchands (…) et une balance commerciale excédentaire !  Mieux, un pays que les voyageurs de l’époque saluaient comme une région ne connaissant ni la mendicité, ni la faim, ni les conflits internes. Nombre de sceptiques (bourgeois philosophes et autres esprits acquis aux idéologies libérales des empires dominants) se vexaient d'y voir un peuple soumi et heureux à la fois, une masse prolétaire anti-progressiste aux yeux des grands vainqueurs de l'histoire! Mais soyons hônnetes, en cette fin de XIXème siècle, dans cette région du monde ou dans la France Napoléonniene si vous préférez, la démocratie, ça voulait dire quoi? Bref, un peuple plus prudent que soumi, un chef dirigiste conscient de l'état du monde, mais qui n'opprime pas la population et ne vend pas ses espoirs sur le marché. Un état stable, donc, une redistribution maximum, un juste milieu entre protectionnisme et libéralisme et un excellent climat social. Et bien figurez-vous que cette petite idylle idéaliste n’a pas plu aux dinosaures du libre-échange, l’Angleterre en premier lieu ! Londres voit d’un mauvais œil cette expérience unique de développement d’un pays de la périphérie ! Le Paraguay échappait aux conventions inégalitaires fixées par les exigences bourgeoises et impérialistes du grand marché occidental ! Fort heureusement pour l’Angleterre, le pays était en proie à un litige frontalier avec le Brésil, on sauta donc sur l’occasion en parrainant un traité grâce auquel l’Argentine, le Brésil, et l’Uruguay pouvaient s’unir, en éliminant leur voisin récalcitrant ! Ce « traité de triple alliance », donna son nom au conflit qui éclata en 1865, les « triples alliés » subventionnés par la banque de Londres, la Baring Brothers et la banque Rothschild. Une petite guerre propre pour marquer le coup ? A vous d’en juger : 5 années de combat avant la défaite du Paraguay, frappé même au sol, achevé comme on achève une bête immonde en éliminant jusqu’à sa progéniture ! Le pays enterre 60% de sa population, 9 hommes sur 10 les boyaux à l’air, au paradis des hommes sans tête ! A mesure que les paterfamilias tombaient sous les balles en or des chasseurs de l’axe du bien, les enfants allaient au combat, enivrés par ce que la bonne conscience de l’histoire assimile aux réactions nationalo-populistes, en réalité la simple rage d’une enfance violée par la terreur de la guerre et par le sourire intolérable de la main victorieuse qui vient d’assassiner votre père. Vous pensez que je tombe dans le lyrisme, pour marquer le coup ? Renseignez-vous ! Dans les charniers, à la fin de cette guerre, on a retrouvé nombre de cadavres de soldats nus les mains encore crispées non pas sur un fusil, mais sur un morceau de bois aux formes similaires, improvisé pour faire face à l’ennemi. Nombre de ces cadavres étaient ceux des enfants ! Mais ne vous en faites pas, l’immigration et les joies du libéralisme ont repeuplé le pays, everything is under control, aujourd’hui le Paraguay s’insère dans le système économique mondial, en tant que pays exportateur aux prix très compétitifs, pour le meilleur et pour le pire ! Le socialisme, ça se mérite et ça se conçoit planétairement, pour sortir de l’archaïsme impérialiste ! Attention Monsieur Jaurès, voilà une idée qui sent le sapin !

Amis lecteurs, en route vers le meilleur des mondes ? A vos bonnes consciences ! Prêts ! Partez !

Pour une synthèse de toutes ces questions et d’autres encore,  vous pouvez  visiter le reste du blog. Mon créneau (si vous débarquez sur mes pages) ?  Euh… une petite liste s’impose :

La démystification des techniques de manipulation des masses,

L’actualité expliquée par l’histoire et la psychologie humaine (en prenant en compte ceux qui en profitent pour établir la vérité des vainqueurs)

Le suicide planétaire, expliqué par les fantasmes d’un animal orgueilleusement amnésique, qui se prend pour un homme (Lorsque Michel Onfray compare le pape et le baboin, il ne fait pas un trait d’humour déplacé, il décrit un simple constat éthologique !!! Michel Onfray vous emmerde ? Lisez-le bien !)

 L’importance de la prise de conscience de la relativité des choses

Les reflets réciproques de l’individu et du collectif

L’analyse comparée des rapports entre l’activité humaine relative à ses complexes, l’activité de la matière relative à sa susceptibilité, et, si l’on veut aller plus loin dans l’infiniment grand, ce que l’on peut découvrir sur le complexe d’une étoile (ses planètes entre autres) en analysant sa lumière

L’indicible légèreté de l’être face à la gravité des choses (une affaire de physique !)

L’importance stérile accordée à l’actualité des blabla sur les gros sujets, comparée à la minimisation des conséquences de nos petits actes quotidiens (J’évoque ici le fait de banaliser nos petites bassesses quotidiennes, comme donner une poignée de main en toute politesse après avoir pissé ou gratouillé le culcul, mentir, se mentir, tromper, envier, jalouser, se persuader, faire passer le temps (et pourquoi pas le tuer pendant qu’on y est), déléguer l’éducation de nos enfants, laisser la télé vomir banalement du sale et du vulgaire devant leurs yeux et leurs cerveaux d’éponge, se réjouir de la sortie du nouveau coca life ou s'extasier avec nos mômes devant le morbide rayon multicolore des bonbons des hypermarché, banaliser la voiture pour tous, qu’elle roule à l’essence ou au nucléaire, se procurer une bonne conscience à travers toutes les formes de catharsis offertes par les croyances religieuses, l’art, le spectacle, l’image et le sens de la fête,  être un cyclope ou un simple borgne dans le royaume des aveugles,  être un suiveur qui se fait une bonne conscience de ne pas être un suivi etc, etc…)

Elle n’est pas belle ma liste ? Vous l’aurez compris, je m’insurge (y compris à mon endroit) contre la bonne conscience bien-pensante !

Si vous êtes toujours intéressés, le blog est vaste, bonne lecture !

  

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