Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Persone

Simon, Pierre et Marie sur la Cène, au pays des bollos !

28 Juillet 2015, 21:40pm

Publié par Persone

La Cène "version HD, à la Da Vinci mode"

La Cène "version HD, à la Da Vinci mode"

Planète terre.

Epoque floue, à l’aube du petit tout,

Et du grand n’importe quoi…

 

Simon a 4 ans. Simon court partout. Simon appelait sa première nounou maman, alors maintenant il en a plusieurs, des nounous ! Simon casse tout, son papa aussi travaille beaucoup. Simon fait des caprices, Simon hurle, souvent.

Simon tape sa maman, fort.

Sous les étoiles ou à la maison, entre deux crises et lorsque les parents ont épongé, Simon est heureux !

A l’école ? Ça dépend de si sa maîtresse le comprend. Ce n’était pas le cas cette année, Simon est tombé sur une classe d’élevage intensif.

30 poulets de classe moyenne, un prof et un écran géant, OGM et conservateurs au menu !

Simon est malheureux.

 

Mais bon, on compense, on masque.

 

« Comment cela je généralise, on aime plus les caricatures en France ? J’espère au moins que vous n’étiez pas de ceux qui se prenaient pour Charlie ! »

 

Bon d’accord, on ne masque pas ! La poussière sous le tapis, nous, dans le meilleur des mondes, « on connaît pas » ! Disons plutôt que l’on s’adapte ! A la maison, on leur enseigne avec un gant de velours, un cheval et un piano, l’impitoyable bible de la domination. Ou, dans les foyers plus humbles, l’humble façon d’accepter notre sort tout en exigeant satisfaction, compensation, procuration.

Et à l’école ? On leur apprend à monnayer l’art qu’ils portent en eux, à économiser leurs efforts, à rentabiliser leur créativité.

 

Le père s’appelait Marc Aurèle, le fils Commode !

 

« Faut vraiment qu’il arrête de s’prendre la tête celui là, dira M. Toulmonde ! »

 

Vous croyez ?

 

Plus papy, plus mamie, plus papa et maintenant plus de maman non plus à la maison, mais au moins un écran dans chaque foyer dès les années 80 !

Et un dans chaque poche 20 ans plus tard !

Comme dirait M. Milton Friedman, une aubaine pour l’économie ! Si, si, je parle bien de cet économiste en vogue aujourd’hui, pour ses conseils (réellement) avisés pour l’Europe et la stabilité de sa zone monétaire.

Sous la loi du marché, compétences et performances sont louées, peu importe si dans le fond l’esprit est malade ! Je parle de l’esprit Friedmanien bien entendu, mais aussi de ceux de papy, mamie, papa, maman et bébé !

Ah, et ce brave Voltaire qui voyait dans le profit des échanges et la consommation, le tableau d’un monde plus décent, moins barbare ! Une belle méthode patriarcale, hormonale, devrais-je dire, de gestion des querelles de bac à sable !

Un monde moins barbare, certes ! Si l’on considère la guerre économique, la bombe atomique, l’hypocrisie et la violence en milieu tempéré comme un gage de paix et de sociabilité ! Mais plus décent, certainement pas !

 

Simon cogne sa maman. Fort.

 

Vous croyez toujours que je me prends trop la tête ? Ou vous commencez à comprendre ?

 

Il serait temps parce que  si on en croit la bonne conscience générale, bovinisée devrais-je dire, nous en sommes ici :

« Bah, c’est les aléas de l’évolution, mais ils sont forts nos p’tits, ils f’ront comme nous on a fait. Ils savent s’adapter ! »

 

Simon est malheureux.

 

Et moi, j’ai envie de dire à M. Toulmonde : « Oui effectivement ils s’adaptent ! Comme nous, devenus de parfaits consommateurs et producteurs dans un système de crédit consumériste dont les profiteurs orchestrent les créations et les destructions à leur guise, tels des dieux, dans l’olympe du darwinisme universel ! La belle affaire !

 

Et nos ados ? No problemo ! Eux aussi ils s’adaptent Gros ! Ouech !

 

Sortons-nous la tête du sphincter ! Nous plongeons dans un univers de prédation commerciale et de programmation socio-économique, un monde dans lequel chaque foyer est connecté et chaque rue tapissée d’affiches, pour nous rappeler que nous vivons sur Gunstreet, à Vice City et dans Porno land !

 

Et que c’est bon d’aimer sa ville © ! (© Voir le logo dans tous les Transporcs, ou sur le site : www.la-ratp-fait-voyager-les-vaches.com)

 

Ceci étant un fait, dans un monde aussi prédateur qui a besoin de moutons en quantité industrielle, OUI, l’absence parentale et la consommation font des dégâts ! Des dégâts qui relèvent d’un trauma qui aura des conséquences, comme en témoignent l’apathie et les addictions de nos nouvelles générations d’adolescents !

 

Soyons donc honnêtes, nous vivons encore comme des singes passant d’un paradigme à un autre, des singes se reproduisant « librement » dans la grande cage dorée de l’égo et de l’amour propre, un royaume dans lequel nous cherchons, non pas à pardonner, mais à excuser nos glorieux pères et ancêtres pour le monde charmant qu’ils nous ont bâti. Et ce faisant, nous nous excusons au passage de continuer à sacrifier nos ressources naturelles et notre avenir pour alimenter les flammes de notre industrie consumériste.  

Une belle civilisation ! Plongée dans une nouvelle catharsis de charlatans du futur ! Et pourtant, la méthode n’est qu’une vieille fumisterie sénile, entretenue par quelques vilains profiteurs, comme d’habitude !

Une fameuse cité dont les murs ne protègent plus que la vanité ! De hautes tours de cristal à l’ombre desquelles les singes glorifient leur passé et l’image des pères fondateurs tout en sacrifiant l’avenir de leurs enfants !

 

« Et puis quoi ? »

 

Honte à nous tous !

 

Un système de vie plus décent, plus universel, en trois phrases :

 

Le féminin dit : « je peux protéger la terre »

Le masculin rétorque : « je peux nous propulser vers le ciel, vers l’univers »

Alors, les hommes et les femmes protègent la terre, sans vénération, et pilotent ensemble un progrès durable et épanouissant !

 

Notre système (3 fois millénaire !) en trois phrases :

 

Le masculin dit : « Que Dieu le père me pardonne s’il existe, mais je veux conquérir l’univers »

Le féminin, lui, il ferme sa grande gueule !

Alors, les femmes et les hommes s’unissent dans l’absurde et la dilution de toute chose, appauvrissant la terre, cherchant à coloniser l’espace ».

 

Bref, passons !

 

Je vous ai parlé de Simon, qui fêtait ses 4 ans cette année, mais j’oubliais Pierre, qui attire les mouches cet été et surtout Marie, qui fêtera bientôt ses 45 ans, le 14 juillet justement ! Vive la république !

 

Voici son histoire :

 

Années 70, Marie a 5 ans, elle est heureuse! Son papa et sa maman sont jeunes médecins, l’un pour le corps et l’autre pour la tête ! Marie est en avance et elle joue avec des jeux d’éveil. La petite a un rapport très évolué avec son corps ! Et avec la nature aussi se rassurent les parents.

Pierre, lui, a 16 ans. Père militaire, mutilé par la guerre. La mère, elle, a couché avec l’ennemi ! Une histoire banale pour l’époque. Pierre ne profite pas trop du sexe, des drogues et du rock’n roll !

 

Marie grandit. Marie se sent seule. Elle a 10 ans, son papa et sa maman travaillent tout le temps ! Tu nous fatigue Marie !

Son papa va mal, très mal ! C’est sûrement de ma faute pense t-elle !

La maison a toujours ce parfum d’encens, la guitare d’Hendrix n’en finit plus de flamber, et dans la fumée des parents, Marie ne voit plus de rêve.

 

Les années 80 ouf ! Tout se libéralise et, par chance pour ces parents très tendance, l’imagerie révolutionne le corps médical et le corps érotique ! Papa va mieux. On gagne de l’argent, Marie en profite. On passe des vacances exotiques aux Antilles ! Marie s’éclate !

Marie a 15 ans, elle est violée.

Elle garde ça pour elle, des mois durant.

Elle en parle trop tard d’ailleurs, aux yeux de la justice.  L’affaire dérange, mais Marie et ses parents n’ont pas gain de cause, faute de preuves physiques constatables !

 

Dans les années 80, les femmes et leurs gros nichons ont gagné, on les appelle Monsieur ! Et puis on est à fond sur l’Ethiopie qui meurt peu à peu…. « Peu à peu !!!! » Disait la chanson ! Pour les problèmes de pédophilie ou autre, le droit des enfants, lui, devra attendre !

 

A 20 ans Marie n’a pas choisi la frigidité, ni la froideur d’ailleurs, elle parle comme les mecs et joue au flipper ! Ah, les années 90 !

 

God save Marc Dorcel !

 

Marie a fait confiance à un sale type !

Embourbée dans les méandres des notions freudiennes ? Baiser ou tuer le père ? Tout le monde en parle !

Chercher le mâle amant et protecteur, tester, comprendre, pardonner ? Se pardonner ? (…) A chacun son histoire !

 

Bref, Marie s’est liée au sale type ! Il insiste, elle refuse.

Il la tabasse, proprement.

Il insiste.

Et ils la baisent ! (soupir) Sans filmer cette fois, « une meuf à problème ça ! »

 

Ah, ces années folles ! God save Marc Dorcel !

 

Et bientôt, l’an 2000 ! Sur la planète terre, le climat s’affole, la température monte, un vrai paradis de mecs fraîchement civilisés ! Depuis une poignée de millénaires, donc.

 

Mais dis moi mon gars, elle s’rait pas un peu chaudasse ta copine ? Disent la plupart des mecs lorsqu’on leur présente Marie ! Même au boulot, quel que soit le boulot ! Faut dire, Marie, elle parle le camionneur, elle aime les flics, elle n’a pas froid aux yeux, de vrais yeux de biche… et un putain de cul !

 

Bonne année 2000 ! Marie ne vieillit pas, même dans sa tête, mais elle a passé les pires fêtes de sa vie, à 35 balais ! On lui a diagnostiqué une tumeur maligne !

 

Aux ovaires.

 

Elle est sous hormones, exténuée, nerveuse, et poilue ! Heureusement, le lendemain d’un réveillon de solitude, un collègue, Pierre, genre vieux solitaire vieille école, lui propose de passer boire un verre.

 

Cette fois Marie est surprise ! Pierre lui saute sur le poil !

Elle refuse, il s’enfuit dans sa chambre.

Et revient, à poil !

Il insiste, elle le repousse.

Porte ouverte, ouf !

 

Marie n’a pas oublié les failles de la justice et n’est pas du genre à l’utiliser pour briser un collègue qui au final, ne la pas violée ! Elle attend.

Pierre, loin de s’excuser, cherche à dominer. Tu parles beaucoup, mais tu n’es bonne qu’à écarter les cuisses ! Pierre perd les pédales. Mais il est son supérieur après tout ! Il en profite au passage pour la défavoriser et l’isoler sur le terrain.

 

Il l’évite ! Avec ses pattes arrières, comme un chien, il recouvre instinctivement sa merde.

 

Marie parle, légitime ! Mais quand elle s’y met, Marie parle à n’importe qui. Et la hiérarchie a de bonnes oreilles !

 

L’affaire dérange !

 

La hiérarchie et la DRH atteignent le sommet de leur incompétence ? Et alors ? On est à fond dans la com ! Attendons donc le prochain cycle et le retour de la fortune ! La poussière ? Sous le tapis !

 

Et après tout une allumeuse bavarde qui déblatère des propos  diffamatoires sur un agent parfaitement représentatif de son corps de métier… C’est assurément une affabulatrice !

 

Le fait qu’elle n’ait pas porté plainte le prouve indéniablement !!!!!

 

Ironie du sort, Marie avait encore agi trop tard pour quérir le bras sacré de la justice !

 

Tous de bons républicains, comme au temps de l’affaire Dreyfus pourrait-on dire, en remplaçant l’antisémitisme ambiant par le machisme ! Coupable Marie ! De diffamation ! On espère pour vous que vous n’allez pas porter ça aux tribunaux ma p’tite !!! 

Marie a pourtant un bon dossier, ils ne le savent pas ces idiots ! Mais avec les doutes auxquels la renvoie sa maladie, Marie se sent déjà morte !

Elle laisse tomber, la vie est trop courte !

Mais Marie continue donc de raconter son histoire à qui veut l’entendre, légitime !

 

Marie, après la fin d’un CDD précaire, peut retourner à sa quête de rédemption masculine.

La hiérarchie peut garder ses couilles, se rassurer de son patriarcat bienveillant et retourner à sa com.

Et les collègues mâles, eux, peuvent continuer leur train-train et surenchérir, de blagues en surnoms pornos à l’encontre de Pierre.

 

Pierre ?

 

Sa femme, moins vieux jeu que lui, ne pardonnera jamais.

 

Les années passent, Marie lutte contre la maladie et bataille encore contre son passé ! Comme un camionneur toujours, une clope au bec, pour remplacer le mec. Pierre, lui, n’a plus que son chien, qui vient de mourir, et sa fille, qui vient de quitter l’armée.

Après avoir subi un viol.

 

Cet été 2015 s’annonce chaud !

 

Mois d’août, moiteur, bronchite et pollution. Chez Pierre, il fait froid ! Le petit chien est mort. Pénombre et silence, on entend à peine, entre les bourdonnements de mouches, le grincement d’une corde. A son extrémité basse, Pierre se balance doucement.

 

Son cadavre commence à sentir, après 35 ans d’honnêtes et loyaux services !

 

Cher M. Toulmonde, vous avez raison, je me prends trop la tête ! Gavons-nous tant qu’il en est encore temps !

 

Très chers singes, très chères guenons : Vive la république des vainqueurs, vive le cyber futur, aimons notre époque… et ses bons vieux paradoxes !

 

Allez dire ça à Pierre ! Ou à sa fille !

 

Alors quoi ?

 

Vous pensez toujours que les petits traumas de nos têtes blondes à 4 ans, ne sont que des détails, sans conséquences ? De notre époque, sans conséquences ?

 

Bah, après tout, tout cela n’est que faits divers et compagnie !

 

Nous ne vivons pas dans un monde écrit et dessiné par le mâle, nous respectons notre planète et épanouissons nos femmes et nos enfants, il n’y a pas d’affaire Dreyfus concernant le féminin, tout cela n’est que faits divers et compagnie.

 

Bientôt la rentrée 2015 ! Espérons en tout cas, que Simon aura une maîtresse plus attentive et que notre bon gouvernement aura accouché de bonnes réformes pour nos bollos d’ados !

Détail de la Cène de Léonard De Vinci (à la droite de Jésus, notre gauche, donc)

Détail de la Cène de Léonard De Vinci (à la droite de Jésus, notre gauche, donc)

Voir les commentaires

La rébellion, ne vous laissez pas convaincre, ce n'est pas forcément du pathos ou du communautarisme!

9 Juillet 2015, 17:07pm

Publié par Persone

La rébellion, ne vous laissez pas convaincre, ce n'est pas forcément du pathos ou du communautarisme!

Des images et des textes plus courts M. Persone ! « Me demande l’époque et la logique gogole… euh, google voulais-je dire » !!!

Bon OK, je me couche ! Un drapeau pirate et une simple page ça vous va ?

Bref, petite réflexion du jour, mais toujours dans la lignée de mon carnet de voyage:

Pour maintenir la paix de ce monde, l’homme s’est doté de l’arme la plus imposante que l’on puisse fantasmer, un jouet capable de détruire l’humanité tout entière! Et pour être à la hauteur de toutes ces compensations qu’on doit produire pour garder les moutons à l’abri de la rage, tandis que le fermier se gave… on suicide notre planète! La décadence a bercé mon innocence, aujourd’hui c’est moi qui t’ai suicidé mon Amour. L’homme, le fermier… mais pas la fermière. Non, la fermière, elle, elle s’adapte et elle ferme sa grande gueule, malgré tout le respect qu’on lui doit et la liberté (de bosser) qu’on lui a attribué en grande pompe ! Bref… Pardon, je divaguais…

 

An 2015, l’été s’annonce chaud. Sur le pont de notre Titanic le soleil brûle… inlassablement… Persone ramasse les ordures de M. Toulmonde… quel spectacle, quelle époque !

La nuit passe.

Jour de repos, fatigue du mois sur les épaules, manque d'inspiration devant une page word, les fouets des contremaitres ne claquent plus comme d’antan, tout est devenu si compliqué... Harassant et de plus en plus démotivant aujourd'hui de faire semblant d'être un mouton, Ulysse lui-même n'en reviendrait pas de voir ce qu'est devenu le royaume du cyclope! Uhuhuhu!

 

Voici donc un texte de Daniel Defoe, sous le nom de plume Capitaine Johnson, à propos d’un échange symbolique entre le pirate Bellamy et le capitaine d’un navire marchand qui venait de refuser son invitation à se joindre à la piraterie.

«Je regrette bien qu'ils ne vous rendent pas votre chaloupe, car je déteste faire du tort à quelqu'un quand ce n'est pas mon avantage. Maudite chaloupe, nous devons la couler, et vous devez en avoir besoin. Quoique vous soyez un sale fouineur, comme tous ceux qui acceptent d'être gouvernés par des lois faites par les riches pour assurer leur propre sécurité, car ces petits peureux n'ont pas le courage de défendre autrement ce qu'ils ont acquis par friponnerie; mais soyez tous maudits: maudits soit cette bande de fieffés fripons, et vous, le paquet de têtes-molles au cœur de femmelette, qui les servez. Ils nous dénigrent, les escrocs nous dénigrent, alors qu'il n'y a qu'une différence, ils volent les pauvres sous couvert de la loi, alors que nous volons les riches sous la seule protection de notre courage. Ne voyez-vous pas que vous feriez mieux d'être l'un des nôtres, plutôt que de tourner autour de ces vilains pour du travail? »

Quand le capitaine répondit que sa conscience ne le laisserait pas briser les lois de Dieu et de l'homme, le pirate Bellamy reprit:

« ... Vous êtes un coquin à la conscience diabolique, je suis un prince libre, et j'ai autant d'autorité pour faire la guerre dans le monde entier que celui qui a une flotte de cent vaisseaux à la mer et une armée de cent mille hommes sur le terrain. Voilà ce que me dit ma conscience. Mais à quoi bon discuter avec des pantins pleurnichards qui permettent à leurs supérieurs de les jeter par-dessus bord à coups de pieds au cul, selon leur bon plaisir ».

Texte mis en ligne par Alain Decayeux, comme tant d’autres faits, secrets et autres trésors de pirate, sur le site :

http://www.pirates-corsaires.com

Amis lecteurs bonsoir !

Voir les commentaires

Individualisme, communautarisme, culturalisme, nationalisme, mondialisme ?

9 Juillet 2015, 15:08pm

Publié par Persone

Tout d’abord…

Et bien que toute la sphère médiatique, relayée par la toute puissante connerie humaine, semble nous indiquer le contraire… 

Vous trouvez ces 5 notions si différentes que ça ? Si incompatibles ?

Si vous raisonnez comme un économiste, un financier, un politique ou un simple brouteur de foin… Il y a des chances que OUI !

Et il y a surtout des chances que vous jouiez de cette fausse réalité si vous êtes de ceux qui aiment diviser et faire brouter les autres !

Mais allez dire ça à un philosophe digne de ce nom, à un sociologue à un psychologue (…) Ou encore à un bon physicien qui ne travaille pas en circuit fermé... Ecoutez bien leurs réponses, elles lèveront le voile des illusions !

Et avant l’individualisme… le cellularisme ? Et encore avant…

Ou après le mondialisme…l’interplanétarisme ? Et encore après…

Dedans, dehors, avant, après….Que d’incertitudes pour nous, pauvres pêcheurs n’ayant point fait d’études !

Exercice : Ces notions dont nous parlons « individualisme, communautarisme, culturalisme, nationalisme, mondialisme », représentons les comme cinq couches voisines de la peau d’un oignon ! 

Observation : Un oignon dont la matière est très susceptible, un oignon qui possède un nombre infini de couches et dont le cœur même reste insondable, renvoyant celui qui approche de son mystère vers l’horizon des évènements !

Hypothèse : Et ces couches, ou plutôt frontières que l’on cite, ne forment-elles pas un jeu de miroirs dans lesquels se regardent, l’égo et l’amour propre des entités qu’elles définissent : l’individu, la communauté, la culture, la nation, le monde ?

Axiome : Toutes nos personnalités, qu’elles soient individuelles ou collectives, physiques ou morales se reflètent les unes les autres. Comme vous l’aurez sûrement vu dans ce livre ou

en cours de philo « la société reflète l’individu et vice versa ».

Conclusion : Qu’elle soit physique ou morale, qu’elle soit un individu, une tribu, une nation ou une république galactique (…), chacune de ces entités dispose d’une volonté et d’une horloge biologique (par opposition à l’orgueil et à l’amour propre) lui offrant la faculté de transcender l’opacité de ces frontières dont on parle et de jouir de la complémentarité de toutes les couches de l’oignon. C’est ainsi qu’un organisme évite de succomber aux maladies et aux contraintes extérieure. C’est avec cette volonté programmée et cette horloge biologique que la nature exprimait un paradis vert et durable, jusqu’à ce que l’Homme leur préfère la vanité et le regard de l’autre.   

Interrogations : Pourquoi l’Homme est-il le seul fruit de la création à pourrir si vite de l’intérieur ? Et pourquoi ne pas le guérir vite, avant que la génétique, la culture et le dressage ne lui permette de contaminer définitivement toute les forme de vie sur lesquels l’Orgueil n’avait jamais eu d’emprise.

Mais pour une telle disposition, ne faudrait-il pas en premier lieu que les pilotes du collectif nous laissent cicatriser des blessures liées à notre histoire, plutôt que de tirer profit de la situation ?

Plus de cours d’histoire donc et de philo ? Et des cours de psycho, de socio et de logique pure ? Plus de connaissance et moins de technocratie ? Plus de partage du savoir et moins de monopolisation (dans tous les sens du terme) ? Une meilleure éducation en général ? Cela serait déjà un bon début !

Mais difficile de croire que nos dirigeants et la sainte loi du marché nous guident vers cette recherche d’harmonie !

A droite : De la méritocratie, encore et toujours, dans un monde « décomplexé » où la tragédie de l’égalité des chances n’a plus qu’un effet comique !

A gauche : Du pédagogisme radical dans un royaume de « bollos » dont la « ouèchisation » fait tourner l’économie ! (Vous savez, ce nouveau royaume d’illettrés dans lequel tout le monde s’appelle Gros !)

Bref, citoyens du monde, voilà les deux écoles d’hypocrites, les deux grosses mamelles suintantes de la vieille république, entre lesquelles nous sommes pris en sandwich !

« Allez les enfants, dépêchez-vous ! VITE, avant les autres ! On tète la gougoutte ! » …

Réveillez-vous tous, suiveurs et suivis !!! Le secret de notre guérison et la clé du retour à un épanouissement décent n’ont jamais été cachés dans ces tunnels de lumière artificielle que nous creusons à nos dépend sans plus savoir ce que l’on cherche !

 

Mais revenons-en à nos 5 notions ! A en croire les politiques de tout poil et les beaux discours du gouvernement, prononcés depuis que nous sommes Charlie (enfin, depuis que deux millions de français sont Charlie), nous devrions nous méfier, même du culturalisme, car il risque de favoriser le vilain communautarisme qui menace la Sainte et Universelle Nation !!! Non mais franchement !?! Pour une fois les amalgames et la médiocrité intellectuelle de nos nouveaux politiciens me fait presque rire ! Le « isme » problématique que l’on peut accoler aujourd’hui à la simple défense des patrimoines et des cultures n’est qu’une réaction régulatrice proportionnelle au positivisme absurde d’une gouvernance irresponsable et anti-systémique !

Et vous verrez, bientôt ce seront les cultures et les nations elles-mêmes qui menaceront l’uniforme et la non moins universelle mondialisation ! Et à ce moment-là, que dira-t-on ? Que les nations font du communautarisme ? Que les patrimoines culturels doivent-être sacrifiés s’il le faut ? Qu’un bon fédéralisme devrait pouvoir les protéger ? Tout comme le progrès et les échanges devaient nous rendre meilleurs ?  Et que, dans le pire des cas, nos petites mains bonnes à tous et enfin uniformisées pourraient nous permettre de fabriquer de quoi coloniser l’espace ??? Impayable ! A mourir de rire ! A crever de honte !

J’insiste, je répète : Distribuer le mode d’emploi d’un Monopoly, d’une entité fédérale ou d’une mondialisation totale à des créatures fascinées par leur nombril, ignorantes de la complémentarité (non vénale) de leurs différences, habituées au conflit et à toutes les formes de violence, rompues à la compétition, dépassées par leur propre téléphone, lobotomisées par la télévision et mécanisées par l’organisation du travail et des loisirs… C’est mettre la charrue avant les bœufs !

 

Cà a toujours été « mettre la charrue avant les bœufs » !

Et qu’ils ont l’air fiers tous, brandissant leurs poings contre le communautarisme tout en enflammant notre élan national ! Les fourbes ! Les hypocrites ! Au nom du collectif disent-ils ? Et voilà pourtant plus d’un siècle que la république conditionne l’âme et la chair du peuple dans les usines à gaz du modernisme pour finir par vendre les richesses produites par le labeur de plusieurs générations sur le marché d’une mondialisation dont le caractère universel semble travailler pour le portefeuille de quelques personnalités morales, au service d’intérêts parfaitement individuels !!! Ah les infâmes… le meilleur tour d’illusionniste du monde, le casse du siècle !!!

Individualisme, communautarisme, culturalisme, nationalisme et mondialisme…

La belle affaire !

Enfin, pour dernier argument, notons qu’il existe une confusion profonde autour du terme même de communautarisme, une confusion qui résume à elle seule le sens de mon article :

Quand les langues, pour rallier l’électorat, se font nationales, elles condamnent le communautarisme parce qu’elles l’assimilent à la revendication marginale, ethnique, religieuse, anti-progressiste ou anti-industrielle. Mais lorsqu’il s’agit de se plier devant la puissance des actionnaires de la World Company ©, les langues se font subitement mondialistes et encensent le communautarisme selon le terme anglo-saxon désignant le primat de la communauté globale sur les individus qui la composent. La magie des mots !   

Doit-on comprendre que plus le communautarisme est petit, plus il est mauvais?

Les farceurs !

 L’individu ne peut primer sur le monde, la galaxie, l'univers (...) Certes! Et re-certes !!! Mais tout comme l’inverse ! Nos politiques devraient enfin comprendre que ce qui est un complexe pour leur malheureux esprit de petits hommes est un simple équilibre naturel dans l’univers.

Si l’individu et l’univers se reflètent l’un l’autre, il serait temps de ne plus les dissocier à des fins religieuses, économiques ou politiques et de cesser de convaincre l’homme qu’il n’est que matière besogneuse ! Les universalistes que nous croyons être depuis le grand flash des Lumières ne sont que d’égocentriques singes fièrement compartimentés dans un laboratoire géant. Et notre système n’est qu’une logistique collective non systémique, reposant sur de vielles lois dont la possibilité de réforme semble échapper à de simples individus que la supercherie du mérite scolaire et le Saint suffrage universel auront mis au pouvoir. Ces lois, loin d'être universelles, ne sont que les tortures mentales d'une politique sénile, concoctée depuis des millénaires par des hommes qui ne savent plus s’ils s'aiment, s’ils se détestent, s’il y a vraiment une salope dans la mère, la fille ou la femme et s’ils doivent vénérer Darwin ou le Saint Père (ça laisse peu de choix!). Car en réalité les chantres de ce système qui se mondialise aiment  flâner vers l'église le dimanche, par clientélisme bien-sûr, mais aussi pour compenser la morsure du doute, comme nous tous ! Et du lundi au vendredi, ils travaillent à nous imposer mondialement leurs interprétations couillues du darwinisme! Merci Charles, bravo mon Général! 

Toutes ces lois, qui nous gouvernent, favorisent donc des groupements d'intérêt parfaitement individuels ! Elles protègent toujours les actionnaires des profits engendrés par l'exploitation des ressources naturelles et de la masse humaine ! Et elles permettent de redistribuer l’argent le plus inégalement possible, en toute légalité ! Quel universalisme dites-moi.

Les accords transatlantiques seront bientôt actés dit-on doucement… Vous avez signé quelque-chose vous ? Qui a signé quoi au juste ?

Des clowns donc, des vilains, des pathétiques, des macabres… Pas pour les enfants !

 

Epilogue :

Vu l’avenir que notre orgueil, notre amour propre et notre hypocrisie leur réserve, je trinque (dans tous les sens du terme) à la santé de nos progénitures !

A tous les enfants du monde, n’oubliez jamais de croire !

Et nous autres les adultes, cessons donc d’être crédules !

Comment ? La phrase vous trouble ? Vous voyez là un paradoxe ?

Il n’y en a point !

Et si c’était notre crédulité et le monde que fabriquent nos bonimenteurs qui dénaturaient les rêves de nos enfants ? Suffisamment pour en pervertir la magie ! Suffisamment pour y introduire l’objet ! Suffisamment pour que les espoirs deviennent d’indispensables et compensatoires masses dévorantes ? Suffisamment pour transformer le devoir de croire en le besoin de croire, et la foi de l’innocence en crédulité !

La boucle est bouclée, poil au nez !

Vous trouvez cet épilogue un peu décousue ? C’est pour mieux dévoiler le trou de notre… Oups pardon, je voulais dire bien sûr qu’il est décousu ! Et pour cause, c’est lorsqu’on a décousu une trame ou un vulgaire nœud que l’on commence à comprendre les secrets de sa géométrie et les relations établies entre les différents fils !

J’ai dans ma cave une vieille bouteille de rêve et de raison, une des rares dont le précieux mélange ne tourne pas au vinaigre ! Je n’oublie ni les voyages d’Ulysse, ni les leçons de Guizot, je garde en poche mes petits carnets scientifiques et romantiques,  mais par-dessus tout,  je lève mon verre à tous les enfants du monde, aux pirates et aux rêves de Peter Pan ! 

Voir les commentaires

Mais qui a tué Charlie ?

25 Janvier 2015, 00:31am

Publié par Persone

Après la fièvre collective... il fallait qu'on y réfléchisse un peu quand même...

Alors?

Au fond, qui a tué Charlie ?

...

Face aux récupérations politiques, face aux clichés tant attendus, aux métaphores faciles et au dangereux  matraquage médiatique, que tous ceux qui auraient la sagesse de prendre du recul face aux événements actuels se lèvent ou prennent le désormais fameux crayon, non pas pour le foutre dans le cul des terroristes, comme le montre partout les incarnations de notre bel humour, mais pour protéger l’avenir de nos enfants et ce qu’il reste de décence à cette humanité !

Encore un coup de gueule, donc, par devoir !

« No amalgame », dit-on sagement ! Et pour cause ! Rien à redire là-dessus, français, ne craignez rien si votre voisin s’appelle Momo !

Mais au-delà… Ne nage-t-on pas en plein amalgame ?

Un exemple ?... Oh oui, un énnnorme, bien attirant, bien gras, bien cancérigène :

Si l’on en croit les médias, la France entière se lève au nom de la liberté d’expression !

 

Où est l’amalgame ?

Avec humour (puisque tout le monde aime):

La liberté d’expression est menacée ! Quoi, comment, allons tous manifester !!!! Mais qui ici a menacé la liberté d’expression ?!?!?! Comment ? Qui ? Pensez plus fort je n’entends rien ! Qui ? Ahhh, les fanatiques !!! Mince alors, mais vite, il faut leur dire, manifestons ! Ils   z’ont sûrement pas pigé ce qu’ils ont fait !!!! Vous croyez qu’ils vont voir la manif depuis Bab El Oued ?

Et plus clairement :

Utiliser l’humour ou la moquerie pour répondre à la colère, à la folie meurtrière et à la dégénérescence d’un esprit fanatisé, NE FAISONS PLUS D’AMALGAME, ce n’est pas une utilisation forcement légitime  de la liberté d’expression !!!

Voilà qui, dans de nombreux cas, correspond plus à de l’orgueil ou à de l’inconscience ! Une inconscience qui nous expose tous au danger.

Un exemple : Nicolas Bedos (chroniqueur, humoriste, acteur), du haut de sa trentaine et de sa grande sagesse, a déclaré en réaction aux évènements « Laissez-nous l’ouvrir et risquer notre peau » (Avec ça, il a sûrement eu sa photo en première page sur People et 20 minutes).

« Mais dis donc gamin, tu sais que tu n’es pas tout seul ? »

Attention, je ne critique pas le personnage, dont les pensées et l'humour ne laissent pas indifférent! Ce que je désapprouve ce sont ces élans irréfléchis que nous avons tous lorsque l'histoire nous rattrape dans toute sa complexité, élans qui font le jeu des médias et entretiennent la vérité des vainqueurs.

Ici, certains diront : « oui, mais si on commence à fixer des limites à la liberté d’expression… » 

Allez dire ça à Dieudonné !

Ah, merde sujet tabou ! Je vais éviter moi aussi de me permettre de l’humour facile et provocateur ! Bref voilà qui mérite une petite parenthèse :

Tout d’abord, je me surprends souvent à penser que si les milieux du showbiz, des médias et de la politique avaient été moins hypocrites ou moins lâches, (du moins avant que l’humoriste ne se dirige vers l’aisselle réconfortante de quelques personnalités douteuses), on lui aurait sûrement évité sa dérive réactionnaire !

MAIS ceci dit, comprenons-le, à partir du moment où Mr M’bala M’bala a commencé à nourrir sa propre guerre en brandissant cette simple réalité  qui dit que l’on doit ( ?) pouvoir rire de tout ; lui aussi a fait cet amalgame que beaucoup font aujourd’hui ! Et il a surenchéri, à ses risques et périls.

Entendons-le bien, la haine chronique, quelle qu'en soit l'origine factuelle, est issue d'une perte de contrôle de l’esprit.  Hors, il suffit de voir au quotidien les incarnations de nos fantasmes modernes pour comprendre que la pensée est et devient matière, une matière qui pèse vite un certain poids… et c’est un euphémisme ! L’esprit souffre donc de blessures, de contaminations ou de maladies aussi réelles et dangereuses que celles affectant le corps, et bien que nombre d'entre nous ne résonnent point de cette façon, ce n'est pas à grand coup de braquemart ou d'humour qu'on éradique une maladie ou qu'on se protège d'une infection!

Faire véritablement reculer une maladie, lorsqu’elle devient un fléau, implique de comprendre comment guérir les malades et comment leur permettre de s’immuniser durablement.

Et enfin, faut-il le dire ? Aider un homme ou un groupe humain à  se libérer des blessures de son histoire, de ses faiblesses et de ses tabous (qu’il s’agisse d’un fanatique de la vengeance barbare ou d’un machiavel initiés au « soft power »),   ne consiste pas à lui opposer la loi du talion ! Pour éviter le cycle morbide de la paix par la guerre, une réponse (si humoristique soit-elle) à la perte de contrôle de l’esprit ne peut se faire sans avoir cerné les traumas qui en sont la cause et compris les limites de l’agresseur (et d’autant plus si l’on décide de franchir ces limites) ! 

Voilà pour la liberté d’expression, mais revenons-en au  « No amalgame(S)»…

Tout à notre honneur de faire la distinction entre un musulman ordinaire et un intégriste, mais peut-on mieux faire ? Comprendre la position dans laquelle on place une majorité de musulmans par exemple… Et prendre conscience du paradoxe qui se joue ici :

D’un côté on  veut bien compatir avec nos voisins les barbus modérés…

Et de l’autre :

-         On oublie volontairement que la plupart des politiques occidentales (y compris celles de la France)  ont toujours instrumentalisé les intégristes ou les dictateurs de tous poils pour entretenir nos intérêts à l’étranger.

-         On ignore que notre esprit impérialiste et colonisateur a lui-même semé la graine du terrorisme chez tous ceux dont on a profité et dont on profite encore (bien que le mouvement de la balance des gains se soit déjà inversé).

-         On néglige les traumas vécus dans les pays qu’on a ainsi divisés, pour ne pas dire déchirés (prenons un exemple que vous n’attendez pas : celui des chinois ! Avez-vous oublié ou ne vous a-t-on jamais posé cette question à l’école : Si nous n’avions pas fait la guerre de l’opium à la Chine (pour pouvoir continuer à y écouler nos stocks de drogue dure venant d’Inde !), si nous ne l’avions pas endetté après la victoire, si nous ne l’avions pas plié et conformé ainsi à notre bureaucratie et à notre mode de vie (…), lui aurions-nous évité l’effritement des traditions confucianistes ? Les guerres du nationalisme et communisme ? La zizanie l’ayant affaibli face au Japon, dont les occidentaux exigeaient aussi une obligation de résultat ? Et donc les millions de morts et le trauma qui fait de la chine actuelle ce cheval de Troie qui marche ou crève !? Ce péril jaune qui nous fait si peur, lui aussi nous l’avons aidé à grandir !

-         Et pour finir, ces modérés que l’on prend subitement en affection, qui sont-ils ? L’épicier du coin, la voisine et son entreprise de baby-sitting, le vieux Maboub et ses sept fils, le nouveau chauffeur de bus qui freine trop fort, … Qui sont-ils ? Que pensent-ils ? Sont-ils heureux ? Au final, eux, comme la plus part des gens qui nous entourent, les voit-on vraiment ? Et tous ces autres arabes modérés qui sont resté chez eux ? Voilà des lustres que nous les laissons en porte-à-faux entre la dérive des fanatiques et notre hypocrisie politique , alors qu’ils sont les mieux placés pour nous aider à éteindre les feux dont nous sommes responsables ! (le jour où quelqu'un viendra maltraiter votre famille, qui mieux qu’un parent plus modéré que vous pourra vous apaiser ? Une personne extérieure peut-être ? Mais certainement pas l’agresseur n’est-il pas ? Vous n’êtes pas si sage… Et imaginez de fait que le cèlera affiche toujours bonne mine et bien-pensance !

Arrêtons-nous à ce dernier exemple :

Comment met-on les musulmans en porte-à-faux ?

-         En leur imposant de régler entre eux leurs déchirures, tout en acceptant notre intervention conjointe, en respectant nos délais et en utilisant nos méthodes.

-         En achetant le droit de laisser notre mode de vie se pavaner sous leur soleil.

-          En leur demandant de se plier à notre loi du marché, tout en faisant cohabiter au gré de nos implantations, les traditions et le consumérisme, la pudeur et le voyeurisme, l’austérité et les outrages, une religieuse intégrité et un matérialisme hypocrite, la simplicité et la sophistication, le respect des dogmes et les bars à putes,  le mulet et la Ferrari (…).

-         En leur demandant d’être forts face à leurs semblables intégristes, alors que leur seule soumission à nos ordres déguisés et d’une manière générale à la corruption de notre démocratie, suffit aux fanatiques pour les voir comme des faibles, des traitres, des pervertis sans la moindre noisette dans le slip !

-         En continuant à croire que notre système est légitime et que nous sommes la démocratie © ! En refusant d’admettre que Nos Lumières© nous ont aveuglés ! En fantasmant le fait que nos objets de pouvoir ne nous aient pas pervertis et qu’ils nous aideront à éradiquer le mal et les méchants !

-         Et ces dernières semaines, comme l’indique l’actualité internationale, en jetant de l’huile un feu que la république s’enorgueillit pourtant d’avoir maîtrisé, celui des guerres de religion.

 

Françaises, français, les amalgames sont déjà faits !!!! Faites-en une boule et ruminez-la ; lentement, ruminez-la... Respirez ! Ruminez-la encore… Sans l’avaler j’entends, contre toute caricature, vous n’êtes pas des vaches !

Certains diront… « Encore un culturaliste ! C’est un truc à nous renforcer le communautarisme au détriment de nos sacrosaintes lois universelles ! »

Et bien non, je ne suis pas culturaliste ! (encore faudrait- il redéfinir le terme !) En revanche, comprenons ceci :

Qui nage en pleine utopie ?

Le républicain qui entend établir la laïcité par la force ou la persuasion, en attendant, au mieux une stabilité fondée sur l’hypocrisie ?

Ou celui qui entend rendre à cette laïcité l’universalité qu’elle mérite, en réconciliant les différentes susceptibilités présentes à l’intérieur et au-delà des murs de la cité ?

 

A tous ceux qui sont devenu Charlie :

Ne lui manquez pas de respect ! Un peu de compassion et de bon exemple pour ces âmes sacrifiés au nom de quelques ricanements à la cafète, au nom d’une  bonne conscience collective… Et d’un bon chèque de fin de mois à la discrétion de la direction du journal.

J’espère au moins que le renouveau financier que vous offrez à Charlie Hebdo lui suffira pour se racheter une conscience plus éclairée, ou (au pire) pour investir dans un bunker et dans une assurance pour les orphelins des victimes d’attentat. 

A propos de conscience plus éclairée, la première caricature à laquelle devrait penser Charlie ces temps-ci et durablement… c’est une caricature de lui-même !

Voir les commentaires

Comment lutter efficacement contre les intégristes et le fanatisme religieux?

15 Janvier 2015, 18:29pm

Publié par Persone

Point de long discours sur la question, juste 5 petits points de vue qui pourraient être utiles...


Pour plus de détails, voir mon article précédent "Attentat à Charlie Hebdo, massacre au nom du fanatisme mais encore?" ou attendre la publication du suivant "Mais qui a tué Charlie?"

 

No amalgame, dit-on ! En voilà un beau :

Utiliser l’humour ou la moquerie pour répondre à la colère, à la folie meurtrière et à la dégénérescence d’un esprit fanatisé, ce n’est pas UNE utilisation SI légitime  de la liberté d’expression !!!


 

Notre liberté d’expression n’aurait pas été mitraillée par des fanatiques, si nous ne l’avions pas sacrifié inutilement en l’envoyant en première ligne, au nom de notre « bonne conscience », de notre orgueil et de notre amour propre !


 

A  la souffrance, à la dégénérescence, à la colère, à la haine, à la folie, et à leur récupération par les mystiques ou les machiavels du fanatisme… Ne répondons plus par la connerie! En brandissant la vérité des vainqueurs !!!


 

Imaginer vaincre la violence par la provocation ou l’opposition directe à ceux qu’elle a contaminé, revient à accepter l’escalade du conflit, et donc à accepter l’idée qu’en éradiquant les malades, on guérira la maladie.


 

Si l’on n’éteint pas la fièvre populaire qui envahit le pays ces derniers jours, les politiques et les financiers auront l’union sacrée dont ils avaient tant besoin ces temps-ci et les français, eux, auront les représailles que la France mérite.


 

Pour conclure, pensons simplement à nos enfants et à ce qu'il reste de pureté et de verdure en ce monde! Notre esprit est un jardin... dans lequel nous avons laissé éclore les fleurs du mal...qui n'existe pas.

Voir les commentaires

Attentat à Charlie Hebdo, massacre au nom du fanatisme… mais encore ?

9 Janvier 2015, 03:33am

Publié par Persone

Un mercredi peu ordinaire… et aujourd’hui si peu après… dois-je écrire ? Puis-je me le permettre ? Un réveil difficile, des pensées douloureuses, froides, compassionnelles…coupantes ! Une cigarette peut-être ? Et ce soir où en est-on ? Ah et puis merde un papier, vite !

 

Ok... Qui a tué Charlie?

 

Le fanatisme, les intégristes, les barbus, les terroristes ? AUCUN DOUTE ! 

Le néocapitalisme, l’ultra libéralisme, le néocolonialisme ? Ah, euh oui effectivement.

L’acharnement du modernisme vainqueur à avilir les cultures et traditions déchues ? Je n’avais pas envie d’y penser.

Le règne de l’argent, de la richesse décomplexée, le rachat des valeurs, la cotation en bourse des vices sous toutes leurs formes ?  Dur, mais pas faux !

L’étalage et l’imposition mondiale d’un mode de vie, la bonne conscience illégitime des opportunistes de l’histoire, le racisme et ses différents visages, la condescendance et l’élitisme ? Merde alors !

La banalisation audiovisuelle de la violence et la sacralisation médiatique du mal ? Mal qui n’est pourtant qu’une grimace infâme mais pas moins ordinaire que l’ignorance, l’orgueil ou encore l’amour propre, dont il est se fait le masque… « Si tu t’aventure par-là » - me dirait cette chère Anna Arendt - « Tu es foutu ! »

Et dans un contexte généralisé de mauvaise foi vénale et de déni vis-à-vis des traumas psychologiques qui affectent profondément une majorité de la population humaine, que dire des dérives modernes du cynisme et de l’humour, que dire de la banalisation de la vulgarité, de la barbarie sophistiquée et de la moquerie sans limites… on va me crucifier si j’ose penser ça tout haut aujourd’hui !

Et la pornographie spéciale anale sur beurs et beurettes soumises… bon là faut que j’arrête… Oh et puis merde : 

Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré et tous les autres, et leurs familles…. Et enfin ce Charlie que nous sommes tous aujourd’hui, et si c’était nous tous qui les avions tué ?

Comment ? Bien je viens d’oser le dire, en niant, en fuyant, en ignorant, en méprisant, en armant, en provoquant, en humiliant, en instrumentalisant ou en caricaturant le fanatisme et les fanatiques !

Aussi, quand un groupe de grands plaisantins, talentueux et portés par l’air du temps, est sacrifié sur l’autel de notre comédie humaine après avoir chatouillé une horde de fanatiques et soufflé maladroitement sur les braises d’un des plus dangereux feu de l’histoire, il me semble inapproprié de motiver la liesse populaire en déclarant les humoristes « héros de la nation » !

Mais encore…

Un groupuscule d’hommes dégénérés par la haine et endoctrinés par le fanatisme religieux vient une fois encore de nous prouver, de la plus bestiale façon, que notre légèreté  n’est pas adaptée à la profondeur d’une folie en pleine expansion… C’est un fait. Alors brandir ici l’emblème de la liberté d’expression (fièrement ou larmoyeusement pour la clientèle et stratégiquement  pour les clientélistes), n’est-ce pas là risquer de donner au fanatisme plus de conviction et de disciples qu’il n’en a déjà et plus d’importance qu’il n’en mérite ?!

Si vous êtes un habitué de 20 minutes ou de TF1, détendez-vous, et détrompez-vous, loin de moi l’idée d’excuser l’intégrisme, le fanatisme ou le terrorisme ! Et je ne fais pas non plus dans la culture du pessimisme ou de la victimisation, loin de là !!!

Si vous me suivez encore, je tiens ici à insister sur le fait que la guérison de l’âme humaine ne se réduit pas au fait d’aller de l’avant en contournant systématiquement (et souvent maladroitement) la réalité des maladies et des traumas de l’esprit. Aussi efficace que puisse l’être la méthode de la pensée positive, transcender ici maintenant et durablement la notion de bon et de mauvais l’est bien plus encore ! Ne mettons plus la charrue avant les bœufs ! Et notons que la maîtrise de l’esprit et le secret du bonheur sont de grands pouvoirs qui impliquent de grandes responsabilités… Responsabilités qui ne permettent ni la malignité des intérêts et des désirs personnels, ni le prosélytisme décomplexé des innombrables amateurs du syncrétisme façon nouvel-âge. Comme je l’ai déjà mentionné, des moines bouddhistes tibétain se sont immolé en signe d’échec en s’apercevant que leurs enseignements était tombés entre les main d’un pouvoir obscur ! En Inde, les seules démocraties directe représentant une alternative aux horreurs de la pauvreté et de l’insalubrité unissent enfin les intouchables et les nobles dans un débat oral ! Un intouchable qui se permet de rompre le silence que sa condition et son abnégation lui impose face à une caste supérieure : Une chose impensable il y a encore quelques années ! J’insiste : Le conservatisme, le libéralisme, le socialisme, le pragmatisme, le positivisme, le progressisme, la catharsis, l’abnégation, la discipline (…), sont de simples outils pour l’individu ou le collectif, mais en aucun cas des remèdes suffisants pour nous libérez de nous-même et de l’entropie morbide de notre mécanique cérébrale. Comprenez nos habitudes culturelles, que pilote tant bien que mal notre amour propre, pour compenser la douleur de notre moi.  

Colère, dérive, haine, radicalisme, faudrait-il les accepter ?  Voilà donc qui n’est pas New-Age ! En ces temps difficiles, fermons la porte à nos mauvais sentiments, la colère est le piège dans lequel sombrent facilement ceux qui vivent dans la souffrance, voilà qui est dit et redit… rien à redire ! Mais pourquoi tant de tabous sur le piège inverse (et j’insiste sur le terme) : celui du positivisme doctrinal et de la bonne conscience illégitime dans lequel se prélassent ceux qui fuient cette sacrée souffrance et vivent dans le déni de la misère et du fond de commerce qu’elle représente ? Comme je l’ai déjà mentionné dans mes articles, la sérendipité excessive des vainqueurs engendre la zemblanité proportionnelle et régulatrice des perdants ! A chaque révolution, on redistribue les cartes, rien de plus.

Assurément les républicains de notre révolution chérie, eux,  n’éprouvaient pas de honte à l’égard de la violence et de la colère, n’est-il pas ? Et doit-on rappeler que le terrorisme (du moins le terme) est bien né ici, dans cette chère patrie des droits et de la liberté ? A cette époque on n’avait pas honte de dire qu’il était la seule arme dont disposaient les pauvres pour venir à bout de la forteresse des riches. (Pour ceux qui avaient encore un doute, vous pourrez vérifier que c’est bien à grands coups de fusil et cocktails explosifs que la république et la démocratie ce sont assises sur leur trône).

Mais revenons sur la notion de piège inverse : avec un minimum de psychologie on peut comprendre que les réactions de ceux qui s’enferment dans la souffrance et celles de ceux qui lui tournent le dos, s’engendrent mutuellement et qu’elles ont les mêmes dénominateurs communs : La souffrance, donc ! Mais aussi la frustration, la compensation, la mauvaise éducation, la facilité, l’amour propre (par opposition au respect de soi et des autres), la perte de contrôle de l’esprit, la soumission, l’endoctrinement…

Est-il si difficile de comprendre que de lutter contre la dérive du cœur et de l’esprit est aussi difficile pour un pauvre souvent mal éduqué et soumis à ses contraintes quotidiennes que pour un nanti qui a tout à perdre et oublie son humanité en protégeant ses acquis et sa carrière ?

Est-il si difficile de comprendre que les humiliations des laissés-pour-compte sont sans cesse ravivées par la condescendance ou l’indifférence des plus opportunistes et que les réactions populaires des classes laborieuses, souvent violentes et vulgaires, galvanisent à leur tour le mépris des classes dites supérieures ?

Allons-nous enfin nous décider à concevoir une vision plus psychologique de l’histoire et à mettre en évidence les relations entre les dominants et les dominés, les maîtres et les esclaves, les colonisés et les colonisateurs, les exploités et les exploitants, les vaincus et les vainqueurs, les humiliés et les moqueurs (…), sans oublier bien entendu le point commun qui réunit tous ces binômes entre eux !

Nous voulons tous stopper la colère et la haine ? De part et d’autre de chacune de nos frontières (corporelle, culturelle, ethnique, nationale…) ? Arrêtons donc de les montrer du doigt, de leur tourner le dos et de les banaliser hypocritement ! Nous voulons nous affranchir du cycle de leurs explosions collectives et surtout de ce qu’elles représentent au fond de chacun de nous ? Arrêtons de briser les miroirs de notre conscience et revenons sur les blessures de notre Histoire afin de jouir d’une guérison définitive ! Et comprenons que cette guérison est totalement compromise par les cachets d’aspirine produits par notre conception du progrès! Un progrès nettement fantasmé, qui rappelons-le devaient nous tailler un avenir radieux où les rosbeefs et les gaulois pourraient s’entendre… et même les nègres, les blancs, les juifs et les arabes !

Lorsque l’Homme conscientise les maux qui le rongent, sa réalité change, l’horreur s’estompe d’elle-même, le progrès n’est plus une fuite en avant et la paix se signe par un acte de sincérité, de part et d’autre de la ligne d’affrontement.

Le raisonnement ne vous laisse pas indifférent ? Voilà un bon début ! Revenons encore quelques années en arrière…

En ce jour patriotique et fraternel, beaucoup ont twitté  « luttons citoyens et défendons fièrement notre esprit des Lumières »… un slogan légitime, si on pouvait comparer la hauteur du phare des Lumières à la profondeur d’un philosophe comme Rousseau, mais la vérité triomphante de ce fameux siècle d’illuminés est toute autre ! Portée par des stars comme Voltaire ou des implacables tels que Hobbes, cette vérité orgueilleuse et opportuniste se définit par le paradigme qu’elle impose encore aujourd’hui :

« l’homme est un loup pour l’homme et la nature cruelle, mais le progrès, les échanges et le profit aideront les hommes à se réconcilier »   

« l’homme est mauvais et la nature cruelle, mais la science, l’argent, et les compensations du matérialisme nous sauveront, aidés pour nous rendre meilleurs par la douceur de vivre, le second degré, les bonnes manières (… ) et autres sophistications civilisatrices »

Ah, la sophistication ! Celle qui allait lentement mais sûrement banaliser l’usage de la rhétorique, du cynisme et de la limite glissante entre la politesse et l’hypocrisie.

Dois-je le souligner encore, notre merveilleux système de profit n’a fait que transformer nos guerres barbares en conflits militaro-économiques, et notre exploration du monde en consumérisme planétaire !

Et le progrès, la sophistication des moyens ou les innombrables compensations, dites-moi… Ont-ils rendu les hommes meilleurs ?

Et que dire de ces glissements...

- Entre la politesse, les manières et l’hypocrisie ? (J’insiste !)

- Entre l’adaptabilité, l’opportunisme et la schizophrénie ?

- Entre le cynisme, sa vulgarisation à toutes les sauces et ce qu’il devient entre des mains malines et opportunistes ?

- Entre les raffinements du second degré, l’humour gratuit, la moquerie et le harcèlement permanant des vainqueurs…?

A tous les nostalgiques de nos Lumières, donc :

« Nous vivons une époque dangereuse, nous avons peur pour nos enfants ! Et pour cause ! Les concepts du progressisme, de la culture intensive et de la poule aux œufs d’or étaient lumineux, mais nous avons sottement mis la charrue avant les bœufs et somment tombés dans le complexe perpétuel de la poule qui fait l’œuf et de l’œuf qui fait la poule ! Le cancer de l’argent !

Rien aujourd’hui n’est plus naturellement dilué et  savamment manipulé que la vérité du moment - Surtout celle concernant l’Orgueil et l’Argent, c’est un fait. Cette vérité, toujours changeante, cessons chacun de la faire nôtre avec l’arme légendaire du déterminisme, l’armure collective de la bien-pensance ou le drapeau populaire de la métaphore triomphante !

Chers lecteurs,

Ce texte étant le fruit d'une réaction à chaud, j’avoue le caractère maladroit d’un article inspiré par une double indignation et alourdi par le matraquage des énumérations. Pour ma défense, l’heure est grave et je n’écris pas pour vous séduire ! Aurais-je négligé de suggérer une antithèse de la thèse, comme tous les alarmistes et autres enragés de mon acabit ? Justement non ! J’ai juste trouvé leurs dénominateurs communs pour pouvoir les fusionner ! Et je gage que les médias les plus déterministes se chargent déjà de la grossière antithèse à ce genre de propos scabreux et rétrograde ! Uhuh !

A tous ceux que j’aurais choqué : « bien désolé mais relisez-moi vraiment en ouvrant ou en vidant votre esprit ! Je n’attends pas moins que vous d’en finir avec la violence et le fanatisme et c’est probablement votre orgueil, malmené ces temps-ci, qui vous suggère après une première lecture que mes propos font l’apologie de la déprime et de la culpabilité !!! Je ne suis pas non plus un professionnel de la contestation opportuniste, ni un des nombreux Soral en herbe, ni même un fan ou un fanatique de la théorie du complot !

Au temps de l’Algérie libérée dans le sang, Camus solidaire de la cause Algérienne ne s’inquiétait pas moins des excès et des effluves provoqués par les acteurs de la révolte, du Bled à Paris. Il répondait aux métaphores enflammées et à l’empressement des « courageux » philosophes Parisiens en les alertant sur les limites de la bonne conscience, du déterminisme et de la théorie sur un terrain où les bombes tuent et les gens souffrent, quel que soit leur camp. Bref, suis-je vraiment solidaire et compatissant pour les victimes et leurs familles?… Sûrement autant que ceux qui ont besoin de le montrer et assurément plus que ceux qui se soulageront en se persuadant que je ne le suis pas !

 

 

 

Voir les commentaires

La science au service de la croissance et de la déshumanisation... logique et complotisme. Partie II

13 Juillet 2013, 13:56pm

Publié par Persone

 

Amis lecteurs, mon article précédant (vous êtes ici sur la seconde moitié d’un texte en deux chapitres) semble l’occasion de remettre en avant un vieil article de ce blog, dont l’intitulé était : A propos des NTIC, de la relance et de la position de l’artiste.  

Aussi, ne l’oubliez pas !.. la vocation de ce blog ne consiste ni à disséquer un cadavre parmi d’autres, ni à chasser l’info ou à macérer dans les faits, ni a en faire du romantisme ou du sensationnalisme… la vocation de ce blog est d’éclaircir un peu les opinions (souvent trop partisanes), en utilisant la logique et les dénominateurs communs qui relient entre elles toutes les choses de la vie passée, présente et future… Dans un seul espoir : réveiller la matière grise (ni noire ni blanche) qui nous réveillera d’une longue hypnose.

 


Je parlais des sciences, mais vérifiez donc… pour l’histoire c’est pareil !  A l’école, elle ne nous est enseignée que par morceaux choisis et force est de constater que les historiens eux mêmes ont longtemps été bridées par les idéologies, les spécialités ou les prouesses techniques qui vous dope une carrière ! Heureusement quelques chercheurs, à la fois hommes de science, hommes et philosophes ont su se frayer un petit chemin dans le trafic saturé de l’information moderne. Grâce à eux M. Toulmonde, bien qu’il n’ait plus le temps de cultiver sa matière grise, peut enfin avoir une vision plus globale de notre histoire !


Un point de vue qui ouvre le champ de la métaphore et qui laisse apparaître les mécanismes de convulsions d’une humanité qui peine toujours à expier ses vieilles fautes.


Mais ne voyons pas ce subit progrès d’un œil naïf, car ce retour en force de la morale appuyée par la métaphore peut être utilisé par n’importe quel puissance ou groupuscule dont les intérêts sont plus individuels que collectifs et universels. La gloire de la patrie, le sauveur américain, l'axe du mal, le chiffre d'affaire du new age, la méditation au service de la réussite, le bouddhisme au service de la santé mentale des hommes d’affaires... beaucoup d'exemples !!! Mais les pires sont en politique: Nombreux sont les champions de la relance, en réalité des chantres de la dérégulation qui depuis deux siècles ont eu le temps d’anticiper les cycles des bulles financières  et d'orchestrer ces élans de motivation populaire ressurgissant tous les cinquante ans, chiffre correspondant à la périodicité des plus grosses crises du capitalisme. Un point plus obscur encore, cet élan populaire sponsorisé était nationaliste et protectionniste durant les premiers cycles du capitalisme, il fût forcément  fraternel après les horreurs de la seconde guerre et dans la crise délirante des années 70, mais aujourd’hui, la motivation populaire de cette relance est parfaitement individualiste ( !) et orchestrée par des pouvoirs financiers qui se cachent derrière nos dirigeants pour nous contraindre  à accepter les règles d’un nouvel ordre mondial... écolotechnologique, transgénique, totalodémocratique et blingblinguistique! Ce rêve fou d’unir le monde par le contrôle et la force déguisée remonte à l’antiquité et doit-on le rappeler ? Il a été remis au goût du jour par les nazis avec le même intitulé : le nouvel ordre mondial.


- Admettons-le enfin, nos nations se sont taillé un costume de leader grâce à l’exploitation honteuse des colonies ! Elles ont installé leur réseau mondialiste, en utilisant la corruption des regrettées pays conquis pour faire du lobbying ! Et nos élites, dans le même temps, ont hypothéqué notre système social (dont le manque à gagner ne correspondrait bientôt plus aux nouvelles règles économiques), pour jouer à la bourse tout en banalisant un système de crédit dont nous sommes tous les pigeons…

- Indignons nous devant le fait que nos pays riches se soient économiquement liés à ceux jadis vassalisées, après les avoir tous contraints à se plier au rendement et aux règles de notre bureaucratie ! N'est il pas révoltant de voir nos investisseurs menacer de nous abandonner (après avoir mis à mal notre modèle social) pour spéculer sur le cout attractif de cette nouvelle main d’œuvre inhumainement exploitée ?!! 

"Quand les pays riches deviennent les pays pauvres, les grosses fortunes forment une grande famille"... Un scénario réalisé par nos dirigeants, mais probablement écrit et produit par le club des milliardaires internationaux !

Le titre du film :  LE CASSE DU SIECLE.  

- Et enfin, considérons que ce groupe de supermen vous demande aujourd’hui de les laisser prendre le contrôle de la nouvelle ère mondiale, pour réguler les catastrophes d’un système économique utopique et inhumain qu’ils s’affairent à rendre incontournable depuis bientôt un siècle !


Ceci a l’air trop gros pour qu’on y croit, voilà entre autre pourquoi on préfère ne pas y penser, et voila sûrement pourquoi 200 ou 2000 ans d’histoire ne suffisent toujours pas à nous libérer de nous-mêmes ou simplement à ne plus reproduire vulgairement les erreurs du passé, tout fiers et modernes que nous croyons être !


Pour notre défense, cette supercherie n’est pas du simple fait de notre ego et de notre incurable stupidité, elle dépend aussi des faiblesses de la laïcité et du feu qui couvait sous le berceau des lumières. Nos républiques, cachées derrière des couronnes de lauriers, sont devenues aveugles et sont passées aux mains de ces riches spéculateurs qui tiennent les politiques en laisse ! Leur influence est partout, de notre système éducatif, jusqu’aux sons et aux images qui décorent notre quotidien… sans oublier notre alimentation ! Pour excuse donc, n’oubliez pas que nous sommes tous éduqués pour la performance professionnelle et selon les règles d’une compétition, ni que notre histoire nous est contée par fragments utilitaires et mélangée à d’autres matières souvent plus importantes en terme de point, de volume d’heures et aussi plus compétitives pour les débouchés. Il suffit d’y réfléchir pour comprendre que des ouvriers spécialisés travailleront leur matière en dégageant des applications et des performances rapides ! Malheureusement le rythme de la vie moderne ne leur rendra pas les fragments négligés de leur histoire, les laissant incapables de recoller les morceaux de leur vie et de résoudre l’équation de leur propre existence.


Notez un phénomène intéressant : trouver des dénominateurs communs en mathématiques revient à pouvoir diviser ou multiplier ! Et dans la vie courante, prendre le temps de relier les choses entre elles et de leur trouver des points communs revient à comprendre et pouvoir résoudre des équations plus complexes : Entendons là le pouvoir de spéculer et de bâtir tout en divisant pour mieux régner ! Ou la faculté d’enseigner en partageant, la faculté de fusionner, créer, se reproduire harmonieusement (…) et fait intéressant, le bon vieux pouvoir d’être autonome et sociable. (Voltaire contre Rousseau… toujours d’actualité !) 


Ce choixde partage de connaissances, nos élites religieuses ou politiques ne l’ont pas fait et nul ne doute aujourd’hui que tout ne soit plus que jeux de pouvoir et vaine ambition ! Vous, vous doutez encore ? … Voltaire, lui, devrait avoir mauvaise conscience !

Ce choixc’est celui que nous devons tous faire aujourd’hui, à moins que nous souhaitions que nos enfants redeviennent de parfaits esclaves dans un monde artificiel ! A moins bien entendu que certains envisagent un nouveau génocide ou une de ces bonnes vieilles révolutions qui ramènerait le QI populaire à la case départ.


Pour conclure… enfin !

Je reviendrais au début de ce texte, en m’adressant tout particulièrement aux artistes, aux écrivains et à tous les acteurs de ce retour en force du new age, de la métaphore et de la morale écologique :


« Ne profitons pas de cette force pour tirer notre épingle du jeu ou pour sécuriser des moutons qui n’attendent que de repartir brouter pour un demi siècle !"


Certes le monde a besoin d’une régulation des échanges que nos « grands hommes » ont entrepris de bien mauvaise façon; certes l’harmonie terrestre dépend de l’union des hommes au-delà des frontières (...), mais ce n’est pas cette union là que la mondialisation nous propose!

Laissons les réguler leur propre corruption, mais ne soyons plus dupes, la grande bataille pacifique pour le partage de la connaissance est de notre ressort à tous, c’est à la fois un combat acharné, de longue haleine, et un épanouissement au quotidien. C’est aussi le seul avenir, digne de nos enfants !


Un africain chrétien, avec une bague maçonnique au doigt et une casquette des Yankees sur la crête, qui bouffe des nouilles chinoises avec la baïonnette de sa kalachnikov… ça vous fait penser à de l’harmonie ou à de la corruption régulée ?

Quel symbole nos enfants pourront-ils coller sur le type de mondialisation qu’on aura choisie?

 

Voir les commentaires

La science au service de la croissance et de la déshumanisation... logique et complotisme. Partie I

13 Juillet 2013, 13:31pm

Publié par Persone

La science au service de la croissance et de la déshumanisation... logique et complotisme. Partie I

 Autrefois, alors que le royaume de Dieu, celui des hommes (les nobles) et celui la nature (la terre, les animaux et les gueux) étaient religieusement considérés comme décemment distincts, les aventuriers de la découverte n’en prenaient pas moins la liberté d’apprendre (chacun !) de nombreuses disciplines de la connaissance, y compris les plus subversives. Comme des enfants, ils touchaient du bout du doigt le secret des étoiles et celui des toutes petites choses, se rapprochant discrètement des mystères de l’univers, et du magma originel que représente l’unité. Les outils et les flammes de la sainte inquisition avaient laissé les traces de leur funeste besogne mais l’opacité des croyances s’inclina devant le fait de la lumière.

Depuis et par la grâce de dieu, quelques découvertes ont pu réconcilier l’Eglise et la grande cité des sciences… Des découvertes qui nous amènent à comprendre que les lois de l’univers, de l’humanité et de la nature s’imbriquent les unes dans les autres par le jeu du hasard, de la logique et de la conscience ; conscience dont on commence à redécouvrir la dimension universelle !

Aujourd’hui donc, les avancées de la science, dans leur globalité, tendent à éclipser les frontières religieuses et matérialistes qui se sont dressées entre l’univers, l’homme et la nature ! Mais curieusement et durant tout le siècle dernier, chacune de nos disciplines de la connaissance s’est retrouvée isolée des autres et nos aventuriers de la découverte ne sont plus que de petits hommes en blouse blanche n’ayant plus la liberté de sortir des carcans fixés par la compétition technologique et les exigences de l’économie…  La professionnalisation des intellectuels et la fragmentation disciplinaire de la connaissance ! Quelle inopportune coïncidence de l’histoire n’est-il pas ? M’est avis que l’orgueil a toujours fait  tout ce qui est en son pouvoir pour nous faire aller de l’avant, quels que soient nos mensonges. L’orgueil ne supporte ni la honte, ni le poids de ses erreurs, nos mensonges il s’en fout ! Aveugler la recherche en la compartimentant, c’est très rentable et ça permet de produire vite et beaucoup, sans s’encombrer de considérations philosophiques ou systémiques ! Au final, cela permet d’entrer dans une période de sérendipité sans précédent, puisque les chercheurs n’ayant plus à se préoccuper du sens globale de leur travail et des conséquences de leurs actes, n’ont plus qu’à se concentrer sur leur productivité en terme de découverte. Et pour les psychiatres, isolés eux aussi dans leur compartiment, la zemblanité est l’état récurrent des dépressifs et des défaitistes des temps modernes. Un simple symptôme donc, mais suffisamment coriace apparemment pour qu’on ne lui trouve pas d’autre remède que la camisole chimique et les arrêts de travail. Nous avons ici tous l’échec de la psychanalyse et plus largement toute la morbidité du génie scientifique ! Echec ou mensonge ? Je ne peux m’empêcher de repenser à ces infâmes blouses blanches, ces grands fanatiques de la camisole et du marteau depuis le XIXème, qui ont enrichi leur expérience jusqu’à aujourd’hui avec tous les types de dégénérés de la « cour des miracles » mais aussi avec tous les marginaux que la justice estime trop agités. Echec ou mensonge ?

Ah la sérendipité, qu’est-ce que c’est bon ! Avant la redescente…

Emportés par l’ascension comme le jeune Icare ou soumis par la compensation comme Ephialtès (le trachinien), nous fument et somment encore aveuglés, tant par la lumière que par les ténèbres de l’Objet qui nous fascine ! - Certains diront d’un ton fataliste « L’histoire est en marche, voilà tout ! » - Et je répondrais « Oui, mais ce sont les hommes qui font l’histoire ! »

Je m’explique :

A l’avantage des interprétations fatalistes du darwinisme,  et même les amateurs du Grand Complot devraient faire un effort pour le comprendre, LE FAIT EST que la violence de nos révolutions, notre orgueil, notre hypocrisie et le déchaînement de nos passions ont indéniablement et naturellement nourri tous les paradoxes justifiant les impasses de nos systèmes sociaux et politiques ! Mais force est de constater que les formes les plus radicales du capitalisme confèrent à tous les hommes de pouvoir  la possibilité de faire de ces erreurs de jeunesse de l’humanité un jeu de paradigme consciemment entretenu !

 Autrement dit : Un délit d’initié.

Une mécanique suicidaire et consumériste pour des milliards de petits hommes… mais tout à fait durable et profitable pour les tyrans qui l’entretiennent ! Mon exemple préféré : L’idée d’utiliser le libéralisme, le commerce international et le respect du profit pour pacifier les échanges et pour envelopper la barbarie impérialiste dans un paquet tout rose n’est pas nouvelle. Un certain Voltaire s’en faisait déjà le chantre ! Et le siècle suivant sa mort, les colonies ont engraissés l’occident comme jamais. Chez nous le progrès faisait des miracles pour le peuple, ailleurs la science recommandait de couper proprement des têtes de nègres pour les disséquer dans nos laboratoires. En Europe et outre atlantique, les découvertes scientifiques n’allant pas dans le sens du système économique choisi furent passées aux oubliettes et progressivement toutes les disciplines du système éducatif s’éloignèrent les unes des autres, pour tomber toutes sous le strict contrôle d’organismes opaques dont le monopole n’est plus à démontrer… Et l’impérialisme est toujours là, caché derrière les exigences du marché.

 

La susceptibilité et la légèreté de la matière, la densité du vide, la matière noire et l’énergie sombre, la relativité et la nouvelle vision de l’espace-temps (…), le pouvoir de l’eau et les extraordinaires facultés de la conscience… Une somme de découvertes moins contemporaines qu’on veut bien nous le dire ! Mais surtout, des phénomènes dont le décodage et les points communs s’avèrent très embarrassants dans une période comme la nôtre ! Heureusement qu’il y a le New Age… pour noyer le poisson et faire de nouveau prier les moutons.

Tout le monde ne pratique pas le New Age, me direz-vous ! 

Peu importe, le New Age, c’est le plan B ! Pour l’instant le plan A fonctionne très bien.

Chaque citoyen vivant aujourd’hui n’accepte-t-il pas de sacrifier son autonomie et ses liens à la nature, pour s’incliner servilement devant la raison de l’argent ; comme devant les Dieux d’autrefois ?

Aussi, ne l’oubliez pas !.. la vocation de ce blog ne consiste ni à disséquer un cadavre parmi d’autres, ni à chasser l’info ou à macérer dans les faits, ni à en faire du romantisme ou du sensationnalisme… la vocation de ce blog est d’éclaircir un peu les opinions (souvent trop partisanes), en utilisant la logique et les dénominateurs communs qui relient entre elles toutes les choses de la vie passée, présente et future… Dans un seul espoir : réveiller la matière grise (ni noire ni blanche) qui nous réveillera d’une longue hypnose.

le lièvre opportuniste et la tortue selon Niko Schu

le lièvre opportuniste et la tortue selon Niko Schu

Voir les commentaires

Rhétorique 1, dialectique 0.

26 Décembre 2012, 00:21am

Publié par Persone

Rhétorique 1, dialectique 0.
Rhétorique 1, dialectique 0.
Rhétorique 1, dialectique 0.
Rhétorique 1, dialectique 0.
Rhétorique 1, dialectique 0.

Les maux

 

 

La rhétorique et les mots avec lesquels on nous épate depuis le siècle des Lumières, appliquent par défaut une valeur positive aux idéologies qu’ils définissent. Mais la valeur contextuelle et les vertus de nos idéologies, de l’industrialisation sauvage à la libre entreprise, en passant par le soft impérialisme, le pouvoir audio-visuel, la censure et la pornographie violente…, n’ont-elles pas changé avec le temps ?

Et ne changent-elles pas, comme la valeur des mots, en fonction du mouvement des choses et  de la susceptibilité de l’être… par le jeu des causes et des conséquences ?

 

Des mots que l’on apprend à n’importe qui, peu importe comment, pour vendre n’importe quoi à n’importe qui d’autre, peu importe pourquoi… Tant que cela rapporte. Des mots qui vous vendent sans distinction des tentations et des rasoirs, du nucléaire et des mouchoirs ou encore des bagnoles et l’assurance qui va avec…

Des vieux mots qui font les lois et des lois qui tous les jours vous condamnent, sans même juger les nouveaux mots qui vous ont vendu l’arme du crime.

Des mots qu’on vous rentre dans le crâne à grands coups de mamelles et autres organes féminins.

Des mots croisés qui vous permettent de supporter votre vie en case en oubliant tout le reste… Et des mots fléchés qui vous indiquent toutes les routes vers la frontière de la stupidité.

Des mots que l’on interprète, en figeant la voix de nos prophètes dans les livres et dans les lois… Des mots gravés au fer rouge sur une porte de notre conscience dont l’ouverture,  paraîtrait-il, est au-delà de nos compétences de pauvres pêcheurs.

Des mots qui poussent la populace à égayer  sa révolution en faisant chanter la guillotine ! Rouge, la place de la Nation.

Des mots concernant le déclin d’une aristocratie, écrits par un philosophe perturbé par les notions d’atavisme et de génétique et qui firent de lui un élément nutritif du nazisme.

Des mots qui font du philosophe un bourreau et du bourreau un philosophe.

Des mots qui vous font du bien en vous faisant mal et des mots qui vous font du mal en vous brossant le poil !

Des mots qui vous servent à attraper une fille, des mots qui vous la marient en certifiant votre appartenance mutuelle avec le tampon de Dieu et de l’Etat… Et des mots que vous n’arrivez plus à lui dire, une fois qu’elle vous appartient…

Des mots d’amour et des mots de colère, des mots de tous les jours et des mots gravés dans les cœurs, comme dans la pierre ; des mots qui nous séparent et nous unissent, pour le meilleur et pour le pire.

 

 

Résumé du journal d’hier et d’aujourd’hui

 

Gros titres

La vie sur terre serait-elle possible sans le football ?

Divers

Scotland yard vient de déjouer un complot qui aurait abouti à un carnage d’une violence inouïe, encore inégalée à ce jour…  Les suspects interpellés seraient tous d’origine pakistanaise.

Encadrés

La statue de cire d'Omar rafraîchit le musée Grévin, celle de Johnny a fondu...?!

Les seins d’Estelle et la nouvelle Peugeot.

Les meilleures pages

Benoît, de Bondoufle, a bouffé sa pantoufle en 28 minutes et un inconnu de Grand-Ville a jeté son nain à plus de huit mètres.

Faits divers

Un « tetraplancto-informaticien » vient de faire une découverte qui va nous bouleverser !

 La science serait en train de décrocher la révolutionnaire théorie des cordes !

 Un jeune de 84 ans se pend avec un élastique !

 On a surpris un singe en train d’utiliser un outil pour casser sa noix, on n’imaginait pas l’intelligence de ces petites bêtes !

 Le lancé de nain, interdit par la loi…

 

 

 ..."Un long, ennuyeux et intellectuel discours, sur la presse et le pouvoir"...

  

 

Ne souhaitant pas interrompre le trajet d’une malheureuse balle ayant malencontreusement perdu son chemin, me risquerais-je à palabrer sur l’alliance maladive du pouvoir et des médias ?

… long, ennuyeux et intellectuel discours sur le sujet…

… mais tout de même, si l’homme n’avait pas noyé sa dignité dans son bol de soupe, les mots dont la presse et les politiques le gavent, lui feraient le même effet que si on lui administrait son journal par le sphincter !

 

Voir les commentaires

Hollande – Sarkozy … Le changement arrive… Résignez-vous !

3 Mai 2012, 13:05pm

Publié par Persone

Hollande – Sarkozy … Le changement arrive… Résignez-vous !

 

 

 

 

La mode est à l’indignation ! Je suis né avec… Et je n’aime pas la mode.

Commençons par la crise, ce fléau que personne n’imaginait nous tomber dessus, à en croire les grimaces du Roi Nicolas :

Comme nous l’avons déjà vu, malgré l’étonnement feint par nos démagogues, les crises du capitalisme respectent les mêmes cycles depuis plus de deux cent ans, depuis le berceau du monde libéral tel que nous l’avons conçu. A titre de rappel, les premiers éclatements de bulles financières ont commencé vers la fin du XVII ème siècle ! Ça vous étonne ?

… Mais que fait l’éducation nationale ? A-t-on peur que  la vérité puisse nous précipiter tous dans la zemblanité ? Après notre glorieuse période de sérendicité ? Glorieuses ? Toute la question est ici !

Mais revenons-en à la sainte chronicité des crises…

Ainsi, dès le début du XXème, des économistes, des philosophes ou des figures politiques soulignaient la nécessité de recentrer la connaissance et l’étude des marchés sur les valeurs dont se prévaut (toujours) la république en rappelant aux spéculateurs que les richesses avec lesquelles ils jouent sont créées par les sacrifices du peuple et la pénibilité du labeur qu’on lui impose. La définition de l’état providence trouvait ici tout son sens ! Mais la réalité fut et reste tout autre : la spéculation n’est plus qu’un jeu de poker qui permet à une minorité de faire du profit rapide au détriment de la valeur du travail et du bien public. L’état providence, lui, est devenu un joker électoral, une poule aux œufs d’or dont personne ne veut plus se passer, peu importe si elle existe. Voilà sans doute les deux raisons principales motivant  nos politiciens à feindre encore la surprise lorsqu’une crise majeure refait surface, voilà sans doute pourquoi la question de l’argent virtuel reste un mystère pour le commun des mortels, puisse-t-il travailler au FISC ou dans un croquignolet bureau de banque avec climatiseur et chaise ergonomique!

Le monde de la finance seul coupable ? Voilà qui nous arrangerait bien ! Mais soyons enfin honnêtes… Les bergers se sont corrompus et les moutons ont suivi !

  • Libéraliser un monde en conflit perpétuel et incontestablement traumatisé par les brûlures de l’Histoire,
  • Oser dresser un bilan positif de la colonisation ou se contenter d’éviter la question.
  • Entretenir la nostalgie des trente glorieuses et jeter les bases de la néo-colonisation tout en désapprouvant le sentiment neurasthénique de notre jeunesse vis-à-vis des peuples dont l’infâme exploitation nous a permis de nous enrichir,
  • Reconvertir l’énergie humaine et créative des 70th dans le business et le marché du virtuel, ouvert grâce aux nouvelles technologies,
  • Normaliser la folie suicidaire du nucléaire,
  • Et, dans le même temps, investir les richesses fournies par notre travail dans le jeu de la finance… Dans cette compétition internationale entre grosses fortunes… Dans cette vaste fumisterie que l’on décrit, avec un cruel culot, comme un mouvement naturel de l’économie libérale ou comme une continuité (plus pacifique que jadis) du choc des civilisations ! 

Ah les infâmes!

Mais tous ces hameçons, la majorité d’entre nous y a mordu,  du moins celle utilisant fièrement la carte électorale! Et la facture… C’est aujourd’hui que les banquiers nous l’envoient ! Comme tous les cinquante ans...

Je ne peux que me souvenir de mes grands-parents… Comme tant d’autre, les yeux moins marqués par la guerre que par l’euphorie de l’après, ils étaient prêt à trimer pour les lendemains qui chantent ! Ou sont-ils ? Je ne peux que me souvenir de ma mère… Comme tant d’autres, les yeux moins marqués par la semaine de 45 heures que par la fièvre du rock’n roll. Tous étaient prêts à trimer pour un futur épanouissant où l’on verrait voler des avions subsoniques ! Où est-il (le futur épanouissant bien-sûr, pas le concorde dont je me fou comme un chien de sa première laisse) ? Je ne peux que me souvenir de mes cousins, plus âgés que moi… Comme tant d’autres, les yeux moins marqués par la réalité de l’échec des alternatives vivantes des années 70 que par le paradis artificielle IBM et le prestige de la Start-Up ! Tous étaient prêts à trimer pour devenir des gens qui ont réussi ! Où en sont-ils ? Tous me disaient si tu t’encombre de toutes ces conneries morbides, tu finiras par travailler comme une sous merde pour ceux qui auront fait comme nous ! Ils avaient raison ! Je ne suis qu’un humble ramasseur de poubelle ! Mais j’ai encore tous mes cheveux, je ne rentre pas mon ventre pour regarder mes pieds, je ne prends pas de pilule pour le stress, le sommeil ou la tension, chacun de mes bras peut porter le poids d’un enfant, ma bonne conscience ne me pousse pas à tromper ma femme en toute légitimité et a laissé ma progéniture évolué entre un centre d’animation, une télé, des sucreries et des tonnes de jouets compensatoires ! N’est pas esclave celui qu’on croit !

J’insiste : La majorité d’entre nous a mordu à tous les hameçons !

La dernière crise majeure en date est celle des années 70 déclenchée par le réveil des seigneurs du pétrole ! La sortie de crise ? Un instant planétaire hors du commun… Qui retombe comme une descente d’acide.

« L’Algérie et le bilan de la colonisation, on est prêts à fermer les yeux… Les chemises rouges ou les noires, on en veut plus ! Mais sexe, drogue, et rock’n roll, ça on en redemande ! »

Oh liberté, liberté chérie… Voilà qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd ! Au-delà des enjeux de la finance et de la politique internationale, l’art de la spéculation et les laboratoires idéologiques, peuvent aussi servir à conduire les bœufs à l’abattoir, de leur plein gré !

« Chemise noire et veste rouge », disais-je…

« Le score de Marine Le Pen, est l’expression d’une souffrance et d’une colère que l’on comprend » disent-ils !

A gauche, la faute aux deux mandats de la droite, à droite, la faute à Mitterrand et à cette ignoble et imprévisible crise ! Les vieux coups bas du bipartisme et encore la feinte de la crise surprise !  Les farceurs !!!

L’heure n’est donc plus à la diabolisation des passions d’extrême droite, nous payons ici l’addition d’une naïve bonne conscience ! Rappelons-nous les années 80, nous chantions pour l’Ethiopie la larme à l’œil, nous jetions des tomates au FN, nous végétions devant Dallas et l’école des fans et nous nous envolions gaiement vers le paradis de l’informatique et des start-up !

A tous les hameçons, disais-je !

Jean-Luc Mélenchon lui-même ne peut pas s’enorgueillir de tenir parmi ceux qui luttent frontalement contre le FN. Républicain et modéré (tout de même !), il sait que les extrêmes droitistes et gauchistes partagent la même indignation face à la vérité des vainqueurs… Leur affrontement idéologique est endémique ! Mais cette fois encore, la France est à deux doigts de mériter l’autorité désastreuse d’un parti nationaliste et populiste qui dissimule ou tente d’oublier le racisme et la haine qui prolifère toujours dans ses rangs. Le FN avait besoin d’une nouvelle peau qui puisse s’ajuster sur l’ancienne -  On ne rejette plus la différence, on en fait même l’éloge, à condition que chacun reste chez soi ! Il faut dire que l’idée, hors coulisses, n’est pas mauvaise, ni nouvelle d’ailleurs, puisqu’inspirée par les théories de la Nouvelle Droite des années 70. Ainsi contre toute attente Jean-Marie Le Pen n’a pas engendré un monstre à tête d’aigle, mais une petite fille suivant les pas de son père à sa façon… Debout marine, la France t’attend ! Aujourd’hui le père ne peut que remercier sa fille en ravalant son tempérament, le plus loin possible de la scène publique de préférence. La métaphore et les grands espoirs soulevés par la remise du bâton au nouveau chef, passerons-t-il l’hiver ? Le patriarche aime la poudre et la tempête, le bleu Marine a déjà subi quelques lessives et une jeune pouliche sautille déjà sur les genoux de papi !

Mais revenons-en à nos moutons ! Ces moutons armés d’un droit de vote, ces débroussailleurs qui gobent tout, chacun à sa sauce, ces bêtes laineuses qui bêlent contre le fascisme tout en suivant la musique qui les y conduira ! Qui suivent-ils au juste, si l’art de la politique est corrompu ?

L’heure n’est-elle pas venue pour les dinosaures de gauche et de droite d’admettre enfin leurs erreurs historiques et les faiblesses contemporaines qui les ont conduits à favoriser l’ingérence des affaires dans la politique et à hypothéquer la république en la livrant aux grosses fortunes ? Comment des gouvernements proclamés socialistes, démocrates, républicains (…) et tous très sages et modérés ont-ils pu laisser s’installer la dictature de l’argent et de ses prédateurs ? Comment ont-ils pu laisser des initiés jouer au poker avec les richesses créées par le dur labeur des plus pauvres ? Et cela avant même d’avoir établi une meilleure répartition du travail et un plus juste partage des bénéfices, ce qui aurait permis des cotisations adaptées aux changements prévisibles de la société !!! Modérés peut-être, faux culs sûrement !

Mais ces grosses fortunes, ces géants de l’import/export, de l’industrie, des médias, de la finance ou des énergies, qui sont-ils grossièrement ?

  • Les anciennes bourgeoisies, nostalgiques des trois couronnes ou du Saint Empire, mais ne profitant pas moins du caractère libéral et expansionniste de la grande république universaliste…
  • Les nouvelles grandes fortunes ayant profité des balbutiements de la nouvelle bureaucratie et de l’âge d’or de la démocratie libérale…
  • La bourgeoisie anglo-saxonne qui derrière le bouclier des Etats-Unis fait des pieds de nez à l’ancienne Europe…
  • Les grosses fortunes de l’Est qui ont misé dans la grande compétition internationale, l’immense puissance cruellement accumulée par l’URSS…
  • Les rois du pétrole qui roulent en Mercedes en agitant le Saint Coran…
  • Les grosses fortunes de la communauté juive, qui n’ont eu que l'art du caméléon et la république des modérés (à laquelle ils ont activement participé) pour s’abriter de l’antisémitisme interplanétaire, de l’ingratitude, de l’exclusivité religieuse des conservateurs, qui jadis leur avaient confié leur argent, et enfin des folies meurtrières des révolutionnaires fascistes ou communistes, qui avaient pourtant largement apprécié leur participation financière. Citons bien entendu le lobby sioniste, avec lequel nos grandes puissances ont récemment partagé leur malédiction, entendons là les avantages bien mal acquis et les inconvénients bien mérités de l’esprit colonialiste…
  • Les nouveaux géants de l’industrie et des technologies de pointe, qui digèrent leur humiliation et leur industrialisation forcée avec un régime de Spartiate…
  • Mais aussi les derniers produits exotiques de la fabrique de milliardaires : Les nouveaux People et les nouvelles grosses fortunes des pays émergents ! Pays qui rappelons le, rivalisent enfin avec les anciens colons si gentils qui ont fait tant de bien à leurs semblables !
  • Et n’oublions pas toutes les jeunes fortunes de chez nous, des hommes et des groupements d’intérêt sans couleur ni convictions, qui sont prêts à se nourrir dans tous les râteliers pourvu que cela rapporte. N’oublions pas l’influence des syndicats du crime et leur relation avec les politiques, n’oublions pas non plus les groupements d’intérêt fondés sur le fonctionnement des sociétés secrètes, des groupes qui ont mis en place l’autorité des laboratoires sociaux et idéologiques et qui ont infiltré les plus hautes sphères du pouvoir ! Des groupes comme celui des bilderbergers par exemple.

Avec une équipe pareille, ne nous étonnons pas que la république ne soit plus une putain, comme l’on disait déjà au temps de la Rome antique, mais une vielle poule de luxe !

Les anciennes écoles sont devenues séniles et ont malheureusement transmis du vide aux nouvelles ! Ce vide entretient l’ignorance ego ou ethnocentrique, la peur dans le cœur des hommes et la haine héritée des dérapages de l’Histoire !

Les croisières en Titanic ont déjà prouvé ce qu’elles valaient !! Et ce qui manque le plus à tous nos représentants, c’est d'admettre leurs fautes et de comprendre que le changement qui s’annonce n’est pas le leur mais celui d’une nature qui tend à retrouver ses droits ! Celui d’une humanité métissée, qui ne veut plus sacrifier ses enfants et réalise que le choc des civilisations n’est plus qu’un mythe alimentant les conflits d’intérêt et d'opinion des mégalomanes du pouvoir !!!

Des alternatives chez les petits partis ? … Oui, plein ! Mais où ? Ça… Va savoir !

Et chez les moyens ? Des réformateurs de la gauche comme Arnaud Montebourg et des centristes, tels que François Bayrou, pourraient-ils tenter de réunir les anciennes valeurs de la droite et de la gauche ? Peut-être, mais celui qui s’y collera ne fera pas long feu ! Et à gauche de la gauche, on profite de l’air du temps pour clamer la bonne parole, mais on a conscience que le système ultra-libéral que l’on a répandu sur la planète ne permettra pas un changement radical, même dans le pays des droits de l’homme, sans une mise en quarantaine probablement meurtrière pour sa population.

Pourtant, tous ces partis minoritaires quittent le carcan des vieilles utopies pour s’inspirer des bouleversements qui s’annoncent ! Tous mettent en avant ce métissage des nouvelles générations d’indignés qui tentent de nous réveiller de cette fameuse berceuse du choc des civilisations ! Tous ? Pas vraiment ! Beaucoup composent, comme des professionnels qu’ils sont devenus. Le chevalier Onfray défend la maison Chevènement et Dame Badinter… Il a raison ! Par défaut.

Il est temps de prendre en compte cette jeunesse alternative d’ici et d’ailleurs (pas celle qui se masturbe en citant Hessel dans les halls de gare), temps de prendre au sérieux toutes les solutions de rechange mises en place par ces pionniers des démocraties directes, des monnaies et des économies parallèles, des solutions locales au désordre global ! Cette jeunesse active ne brandit pas sa carte d’indignation professionnelle, elle ne milite pas pour détruire l’économie ou pour achever le cheval fou du capitalisme, elle ne travaille qu’à estomper le mirage concernant la fatalité de notre guerre économique, ce qui représente la seule possibilité de reforger des nations saines et autonomes, sans que la sentence des marchés ne s’abatte !

Chers lecteurs…

Vous ne différenciez plus la gauche de la droite ? Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas dyslexiques ! Ces deux grands classiques, ces deux grandes écoles de l’horizontalité n’ont conservé que leur opposition et se sont vidé de toute leur substance. Reste leur pragmatisme !

Ah le pragmatisme ! La petite veilleuse qui rassure les moutons qui ne pratiquent pas la prière ! Le sacro-saint pragmatisme et ses bases de calcul, toutes relatives, mais si fonctionnelle dans le repère restreint admis par la recherche  qu’elle nous entraîne dans le déterminisme de la réussite par défaut, jusqu’au despotisme ! Avec une bonne dose de pragmatisme, vous pouvez apprendre à l’homme à  vivre en symbiose avec son environnement intérieur et extérieur, à construire de belles cités verdoyantes, à comprendre les mécanismes de l’histoire, à privilégier la diplomatie à la guerre, à transformer la compétition en échange équitable… Mais vous pouvez aussi lui apprendre à rafistoler efficacement un  système consumériste, à camoufler le béton sous quelques verdures génétiquement « améliorés », à fuir le passé pour aller de l’avant, à utiliser l’appât du gain plutôt que la diplomatie pour faire la paix, à utiliser les chiffres et les lois pour camoufler la haine et pour éviter que la compétition ne devienne suicidaire.

Avec le pragmatisme, vous pouvez apprendre à ressentir l’air pure que vous respirez et à marcher la tête haute ou, suivant le repère que vos énarques utilisent, à fabriquer des masques à gaz et des capotes à la fraise pour rampez en direction de votre propre cul, ou celui du voisin, suivant affinité.   

Faites taire en vous le petit démon qui vous conseille le vote utile dès les premiers tours d’élection ! Votez donc pour vos convictions les plus équitables, et si vous n’en avez pas ou plus, abstenez-vous et remettez-vous à APPRENDRE ! Retrouvez Notre Devoir de Mémoire et les choses retrouveront leur sens… Petit à petit !

Notre pragmatisme devient inhumain et ne sert plus que l’Orgueil et ses jouets mécaniques, au détriment de la vie. C’est un fait ! Cela vous semble enfin intolérable ? Alors ouvrons enfin le système dans lequel il fonctionne ! N’ayons plus peur.

A tous les parents du monde, ne faites plus culpabiliser vos enfants s’ils ne croient plus en ce monde pitoyable que vous leur avez laissé en héritage ! Ecoutez les avant d’avoir à compenser leurs manques en les pourrissant et protégez les des douceurs et du conditionnement du système consumériste. Laissez les aller là où vous n’avez pas su vous rendre ! Apprenez-leur à devenir ce qu’ils sont !

Ah ! Et foutez les petites veilleuses à mouton dans la poubelle recyclable !

 

Concluons cette petite réflexion sur le troupeau et ses bergers par un petit clin d’œil à nos deux candidats, en évitant de comparer les détails de leurs programmes qui se rejoindraient assurément au niveau des résultats, malgré leurs différences méthodologiques et idéologiques :

En Hollandie, on tentera de nouveau de rafistoler le niveau de vie des machines à produire que nous sommes devenus, en essayant de ne pas trop en demander aux Seigneurs de l’Argent, qui sont aujourd’hui les propriétaires de nos vies et les créditeurs de nos républiques.

Si miraculeusement la France xénophobe et la France métissée avait enfin rendez-vous avec elle -même! Si miraculeusement l'éducation et les médias aidaient les Français de toute souche à comprendre notre Histoire et les mécanismes de leurs colères! Et si miraculeusement la mondialisation tournait à l’avantage de tous les indignés du monde, au détriment de la zizanie créée par les Partisans, les Opportunistes et les Spéculateurs (…), François Hollande pourrait bien réaliser ses promesses et se dire : « ouf, je me voyais déjà fumer le cigare chez Mélenchon ! » On a le droit de rêver non ? Malheureusement, après avoir épuisé leur stock d’herbe et de bibine, les indignés ont quitté les halls de gare ! Les intellectuels vieillissent sans relève et les nouvelles solutions alternatives sont encore éparpillées et balbutiantes ! La  mondialisation, quant à elle, ne sert que l’Orgueil tout puissant, qui ne partage pas son pouvoir pour de vaines préoccupations humaines, si universalistes soient elles ! Alors quoi, une nouvelle union  de la gauche ? Vous y croyez ? A l’aube de l’éclatement des partis ? Soyons réalistes, la gauche armée d’une main molle sera vite contrainte d’agiter un gant de fer et d’user de toute l’hypocrisie dont elle a hérité ! Et si Hollande avait pour mission de sacrifier ce qu’il reste du socialisme français ?

Et en Sarkozie, après le grand soir, les grands copains, le grand pas vers la gauche, la grande vadrouille Libyenne et la grande désillusion… On tente le tout pour le tout :

« Le monde est dur, dangereux (…), la compétition est cruelle, on ne peut résister au nouvel ordre mondial, il faut protéger les intérêts de la France ! » Une vieille vérité de la Palisse, le péril étranger, une inclinaison devant l’Empire, et la dévotion patriotique… Il est fort, il est parfait notre président !

La vie est cruelle, l’homme est un loup pour l’homme (…) trimez, trimez les enfants, car les chinois et les arabes ne feront pas de quartier !  Faut-il avoir confiance en l’apathie des masses pour oser utiliser cet atout ?  Surtout après avoir publiquement vanté un bilan positif de la colonisation, tout en jouant hypocritement du robinet de l’immigration pour des raisons stratégiques qui ne dupent plus personnes ! Après une politique internationale opportuniste, interventionniste et aussi présomptueuse qu’insignifiante ! Après avoir soufflé sans retenue sur les braises de la lutte des classes ! Après avoir répandu le mythe de la réussite pour tous et l’image de la grasse bourgeoisie décomplexée (…) ! Que d’exemples favorables à un monde plus fraternel, plus juste et moins compétitif ! Que d’exemples favorables à la réputation internationale du peuple français et de son destin si particulier ! Mieux vaut en rire !

Bref, la Sarkozie, on connaît, elle participe nettement au casse du siècle, organisé par les fanatiques du capitalisme ultra, et à cette mondialisation pour l’instant victorieuse, qui s’affaire à broyer définitivement la notion des destins individuels tout en propageant le virus de l’individualisme.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>