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Le blog de Persone

Articles avec #coups de gueule

Paroles

5 Novembre 2009, 17:01pm

Publié par Persone

Chers lecteurs, détracteurs ou simples curieux,

Trop d’entre nous sont intoxiqués par le poison des habitudes, des contraintes et des compensations…

Trop d’entre nous sont légumisés par les images forcées incrustées dans le flot ininterrompu de votre téléviseur ou dans les applications de vos petits écrans magiques… Ces images omniprésentes imprimées sur les publicités envahissant nos boîtes aux lettres, sur les paquets de nos produits quotidiens, sur les murs de la cité, sur les bus, sur les trains et jusque sur nos fringues (…) Mais aussi dans le métro, sur la parois nauséabonde des artères qui nous mènent de l’appartement aux obligations et des obligations à l’appartement…

Trop d’entre nous ont un doute, mais ne s’informent pas assez !!! Trop gavés de ces images et de ces contraintes ou naïvement satisfaits des platitudes de la télé et de la presse gratuite…

Trop d’entre nous restent lâches ! 

Trop d’entre nous comprennent ou ressentent cet abcès de l’histoire et de l’actualité, mais se sentent trop seuls pour agir !

Trop d’entre nous ne trouvent plus à propos de s’évertuer à la vertu dans les actes quotidiens, alors que c’est précisément l’exemple que l’on donne au quotidien qui détermine et qui rythme l’harmonie et la qualité des échanges de la masse humaine.

Trop d’entre nous ne voient plus les forces et la dignité qu’il reste en l’Homme, ce roi des animaux dompté, avili, apprivoisé et caché derrière chacune des grimaces que les chaînes, le fouet ou la récompense lui imposent. Dans le métro, entre le boulot et le dodo, des lions brisés, soumis, qui se lorgnes pitoyablement les uns les autres... Les autres ?... Ces ombres vides qui nous vampirisent chaque jour, bien qu’elles soient, comme nous, perdues dans les couloirs du temps et de la fourmilière.

 

Chers auteurs, partisans détracteurs ou simples curieux,

Trop d’entre nous oublient que l’artiste se bat tous les jours pour éviter aux énarques et aux administrés de sombrer dans leurs jeux de pouvoir et leurs petites vengeances, qui bien souvent sont du même poison. Un artiste, s’il reste un homme libéré de la masturbation, ne se contente pas de poser une rime sur du dégueulasse, ni d’instrumentaliser le prestige de la métaphore en période de crise ou de relance.

Trop d’entre nous aspirent à la notoriété ou souhaitent que leur passion ou leur personne soit reconnue, ils menacent déjà les battements de leur cœur d’artiste !

Trop d’entre nous n’ont pas assez confiance en eux et n’arrivent pas à percer le mur imposé par notre système d’usine culturelle et médiatique. Trop de ceux là restent méconnus, alors qu’ils devraient être lus et relus.

Trop d’entre nous détruisent leur vie par des excès de paradis artificiels.

Trop d’entre nous se masturbent trop fréquemment, j’insiste !

Trop d’entre nous défendent leur passion ou leur spécialité, sans vérifier si elles cadrent avec les urgents besoins de nos jeunes générations, avec la nécessité de repenser notre avenir... Voilà qui est très indécent, « précieux » et ridicule !!!

BHL par exemple...

BHL par exemple...

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Chers lecteurs, détracteurs ou simples curieux, bonjour!

5 Novembre 2009, 02:19am

Publié par Persone

 

Cette première page web et ses futurs articles, comme tous mes gribouillages, sont autant de bouteilles à la mer jetées par un pirate qui regrette souvent ses coups de gueule, un pirate certes, mais qui n’aura pas oublié les voyages d’Ulysse, les leçons de Guizot et les rêves de peter Pan! Mon premier livre (Lettre à Mr Toulmonde) diffère beaucoup du contenu de ce blog, il est le refflet du coeur intelligent mais déçu de "Jack" et le bilan de mes premiers carnets de voyages… Là où mes pensées sont, je suis. Mon aventure continue pour le meilleur et pour le pire, dans le labyrinthe de l’histoire et dans l’univers de nos chimères, où surgissent comme des pics acérés les incarnations de nos croyances.

 

 

 

 

 

A tous ceux que mes pirateries auraient choqué,  je n’implore pas de pardon pour ce parler franc et parfois sombre, car l’obscurité et la vulgarité, vous en conviendrez, ont de nouveau envahi notre monde. En outre, l’histoire de la politique devrait  vous suffire pour comprendre que ce ne sont pas ceux qui vous flattent le plus qui vous veulent du bien !

Je ne ménage pas mes lecteurs, car je m'indigne devant cette idée qu'il faut en finir avec le repentir! Et pour cause... Combien d'entre nous sont encore nostalgiques de cette époque où l'on s'enrichissait en civilisant les sauvages? Combien d'entre nous ont encore du racisme dans les veines? Combien, sans racisme aucun, se contentent d'afficher une aimable condescendance vis-à-vis des étrangers? Combien  refusent simplement de voir en face la réalité de la néo-colonisation?

Et globalement, combien pensent encore que les responsabilité de la tête justifie les ampoules, la goutte et la puanteur des pieds ?  Concernant la sérendipité et la zemblanité, combien de nouveaux arrivistes sont-ils prêts à exploiter, en toute bonne conscience, des semblables issus du même caniveau ?

Mais voyons les choses sous un autre angle :

L'impérialisme, le pillage des matières premières, ainsi que les machinations politiques, économiques et géostratégiques (...), que nous avons tous cautionné pour la gloire de nos grandes puissances, n'ont fait que prolonger le mythe du choc des civilisations, cette excuse historique qui, pour le commun des mortels, suffit  à justifier la guerre économique des temps modernes! "Faites donc des bébés et sacrifiez votre vie pour booster notre croissance, car les chinois et les arabes ne feront pas de quartier! "

 

Autrefois, ce vieux paradigme poussait les hommes à laisser leurs femmes se soumettre au droit de cuissage du roi protecteur ou encore à sacrifier leurs enfants à la guerre sur l'un des autels les plus morbides de l'amour propre! Mais l'humanité ici avait encore une excuse, elle avait quitté le stade de la guerre du feu et des territoires de chasse pour une enfance glorieuse, impériale et barbare, soldée par la chute! Elle était donc bien jeune et c'est dans le trauma qu'elle venait de trouver son salut, à travers le durcissement des croyances et la glorification du Dieu unique... De bien mauvaises conditions pour réconcilier les Hommes et les hommes et les femmes de leurs querelles de bac à sable! Bref l'humanité était bien jeune et le "peuple" totalement ignorant, laissé sans éducation, séparé de la nature depuis la civilisation et point encore illuminé par l'esprit de la science.

Mais depuis que les nombreuses disciplines de la connaissance sont accessibles "à tous", et depuis que les jokers de l'ignorance, des croyances et de la peur de l'autre ont été remplacés par le déterminisme des "races supérieures" et par la logique impérialiste, il me semble que l'humanité n'a plus la moindre excuse que celle de sa propre connerie! Aujourd'hui le choc des civilisations n'est plus qu'une excuse entretenue par de stupides mais puissants profiteurs et cette folie consumériste, qui menace l'humanité toute entière, nous en sommes tous responsables!!!

 

Se repentir, le terme et plus précisément ses applications restent à définir! 

J’insiste sur le fait qu'un repenti n'est pas forcément un illuminé qui donnerait sa culotte au premier noir venu. J’insiste aussi sur le fait que la neurasthénie effraie notre ridicule mais toute puissante bonne conscience, ainsi que ses actionnaires, qui eux emploient tous leur génie et prostituent nos arts pour nous faire confondre sensibilité et sensiblerie / repentir et culpabilité morbide (…). J’insiste surtout sur le fait que l’exemple laissé par un repenti est bien moins dangereux que celui d'un conformiste, d’un dépressif professionnel ou d'un révolutionnaire!

 

Enfin, si je ne fais pas toujours dans la forme, c'est que je ne supporte plus ce fatalisme esthétique  qui soutient notre bonne conscience! Comme l'art est devenu un business et un produit de consommation massive, à force d'enrober de la merde avec de la poésie et des  belles images, de nombreux et vénérables artistes ont finalement servi la cause de quelques habiles vendeurs de caca!

Désolé pour la vulgarité mais nous persistons tant dans l’absurde que j’imagine que ma grossièreté fait office de poésie !

 

La résilience est pourtant à nos portes !

 

L'éducation du peuple, le libre échange des savoirs, la reconnaissance de nos crimes expansionnistes et la symbiose entre le masculin et le féminin  sont des solutions gratuites et primordiales qui peuvent s'enraciner à la source de notre mode de vie suicidaire pour le reconvertir ! Encore faut-il comprendre que le modernisme, loin de les appliquer, les a respectivement remplacés par le conditionnement des masses, le business international et l’instrumentalisation de la guerre des sexes incluant  le commerce lucratif et stratégique du porno hard sous toutes ses formes.

 

Les conservateurs contre les progressistes, la droite contre la gauche, les républicains contre les démocrates... autant de  "tribus" partisanes qui se comportent comme de vieux couples en guerre, oubliant les solutions simples qui permettraient à leurs « enfants » de s'épanouir correctement dans leur environnement! Des solutions simples donc, essentialistes pourrait-on dire, mais que l'on n'a jamais vraiment pratiquées depuis l'Antiquité, malgré les avertissements des plus grands philosophes!!!

 

Antiquité, actualité, voilà qui rime avec éternité et fatalité dans la boite à musique du commun des mortels… FOUTAISES !

 

Une très TRES brève période au final !

6 millénaires de civilisation, une humanité adolescente, au top de sa forme façon Akira 2.0... Mais en pleine crise!

En 200 ans, nos prétentieuses Lumières et notre économie ont fait plus de mal à la nature et au genre humain que 2000 ans de schisme et d’obscurantisme religieux ! Cela malgré les promesses d’impartialité de la laïcité et de la science, malgré les promesses de la démocratie, malgré les expérimentations de la centralisation et du libéralisme, malgré l’ouverture de l’économie mondiale, le recul du protectionnisme ou l’avenir de la haute technologie (…).

Bien heureusement, au-delà du mauvais usage que l’homme fait de sa liberté, la nature ne cesse de s’accomplir et une lumière, si ténue soit-elle, brille encore et toujours dans notre obscurité, car force est de constater que trois choses fondamentales n’ont quant à elles que très peu évolué depuis des millénaires…  Trois choses que l’on a rejetées entre les cuisses de la terre, trois choses cachées dans un coffre maudit conservé par la reine mer, trois choses oubliées de tous, y compris de leur impitoyable et maternel gardien.    

Le complexe sexuel de l’anneau et du bâton ! Ces maudits objets de pouvoir qui corrompent dès qu’on les utilise.

Le poids de nos mensonges !

Le paradoxe quantique de l’homme de Schrödinger (je n’ai pas écrit le chat) : Celui résidant entre l’adolescence de notre humanité et l’archaïsme suicidaire de notre mode de pensée patriarcal.

Trois choses qui, aujourd’hui encore, sont sujets inatteignables pour les naïfs, sujets tabous pour les soumis et sujets dont il faut rire pour les cyniques, sachant que les naïfs, les soumis et les cyniques représentent une majorité de la population mondiale et la quasi-totalité de la masse électorale dont dépendent  notre bon vieux système de pensée et tout un réseau d’hommes de pouvoir qui ne savent même plus si le fric et les pantins avec lesquels ils jouent les motivent ou les désespèrent !

Si ce constat est une lumière dans le noir, c’est qu’en y réfléchissant un peu, il nous montre qu’une chose que l’on croyait perdue nous attend souvent à un endroit où on ne l’aura pas cherchée. En d’autres termes, il apporte un élément inattendu, mais indispensable à la guérison du plus dangereux complexe planétaire : Celui de l’Homme civilisé, jeune, orgueilleux, prisonnier entre le vide créé par ses mensonges et la matière cancéreuse forgée par ses lois de dupe ! Un petit homme totalement dépassé par les caprices du collectif qu’il a bâti à son image, un malheureux qui se fait peur tout seul aux commandes d’une vieille machine infernale, un pauvre bougre qui finit par justifier ses calamités en se réfugiant de nouveau derrière la religion ou l’opportune expression d’un fatalisme pseudo-rationnel. Appelons cela du darwinisme apocalyptique, juste pour en rire.

La vie est mal faite, l’homme est mauvais ! Le monde serait un paradis s’il n’y avait pas la religion ! Un bel exemple de civilisation si il n’y avait pas les méchants ! Tu parles, tout a mal tourné quand on a distribué des perles à des cochons ! Mais qu’est-ce que tu racontes ? Ce sont les bourgeois les cochons ! Arrêtez vos conneries, le problème c’est tous ceux qui ne jouent pas l’jeu ! Les cons, les dépressifs et les fainéants ! Et les noirs et les arabes ! (…) Vous avez tous perdu la fois, Jésus nous sauvera ! Non, les archanges ! Non, non, non, ce sont les extra-terrestres l’origine de tout ! Tsss… Hallahu akbar bande de mécréants ! (…)

Ouech gros, cake tu veux, tout est foutu ! (Version des moins de 25 ans).

Ah grands farceurs que nous sommes !

Quelle étrange créature que ce bel animal dont les fantasmes incarnent la fin de toute chose !  La bête se voit déjà comme un Homme… Elle se civilise dans la boue, le sang et la sueur, s’encombrant si tôt de mauvaises manières, se fardant de vilaines grimaces ! Quels infâmes mensonges pèsent sur la conscience de ce jeune et triste sire, pour qu’il conduise le reste de l’humanité à suivre sa marche morbide ?  

Sa force ? Sapée par les amphétamines d’un bourrin de course, qui sera toujours plus con qu’un âne. Sa grâce ? Masquée par la grimace du singe et la corne du rhinocéros. Sa dignité ? Tombée dans le trou de l’autruche !

Chers lecteurs, ne m’en voulez pas pour mes coups de gueule ! Ils sont l’expression des stigmates que m’ont laissé les vôtres. Ces stigmates, nos stigmates, et tous ces petits Mein Kampf, je les ai volontairement acceptés et simplement mis en équation.

N’allez pas croire non plus que je suis un enfant gâté qui critique !

Ce livre,  je ne l’ai pas écrit grâce à mon niveau d’études, ni gracieusement nourri dans un foyer d’écrivain. Je ne l’ai pas écrit pour décorer ma carrière (inexistante) et encore moins confortablement installé dans un fauteuil de rentier ! Je ne l’ai pas commencé dans une chambre d’étudiant payée par les économies des parents et je ne l’ai pas fini soutenu par la stabilité d’un cursus et du réseau qui lui correspond ?

Ce livre je l’ai arraché de mes tripes en cumulant deux jobs et 3 à 4 heures de transporcs quotidiens pour que mon enfant puisse être éduqué par un de ses parents plutôt que par un centre d’animation et une télé !

Ce livre je l’ai écrit avec vous, parmi vous ! Entassé tous les matins dans les wagons du désespoir métropolitain ! Je l’ai rêvé éveillé, en ramassant les poubelles de nos parcs et jardins pour le compte du ministère de la culture. Des malheureuses que j’accouche de leurs immondices et qui m’ont remercié en me racontant de fabuleuses histoires ! Je l’ai rêvé en étant témoin des horreurs qui se déroulent au palais des congrès de Paris, mon second employeur.

Je l’ai écrit en m’enfonçant dans la nuit blanche, par des sentiers peu  recommandés traversant  les coulisses de l’Histoire.

Je l’ai renié mille fois sous des clairs de lune blafards, rongé par le doute et le complexe de la feuille blanche ! J’y ai placé ma confiance chaque nuit étoilée à vous ressentir dormir sous vos couettes, tandis que fumait une bonne pipe bien méritée, après un cancéreux labeur d’insomniaque !

Papa, pourquoi t’es tout blanc ? Papa pourquoi t’es tout  maigre ? Papa, pourquoi tu ne joues plus ?

Et pourquoi tu fumes tout le temps ? … Le sacrifice, c’est parfois insoutenable.

Un jour la mouflette allait me poser une de ces questions brûlantes, à laquelle j’allais répondre machinalement, par épuisement sans doute et pour ne pas briser ma concentration de scribouilleur enragé… Surprise ! Le petit animal pleurait – Papa, maman a dit à mamie que tu tombais malade à force de travailler ! Tu vas me quitter quand tu seras plus dans ton corps ?

Apparemment je n’avais pas encore atteins l’insoutenable.

Puis m’est venu l’image d’un père arabe, tombant sous les yeux de son enfant, après avoir interrompu le trajet d’une balle qui ne le concernait même pas. L’insoutenable ? – Me dis-je…

J’ai souris.

On ne peut pas mourir lorsqu’on se donne pour de vrai et pour de belles choses ! Pour apprendre à guérir, pour apprendre à partager la véritable richesse de la vie ! Pour se rencontrer soi-même, là ou en grandissant nous nous somment perdus. Pour retrouver nos rêves !

Elle a cru comprendre…

J’ai souri de nouveau.

Ses larmes ont séché. Ne laissant qu’un sel magique emporté par le vent, pour apaiser les douleurs de notre mer et les lamentations de notre océan.

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