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Le blog de Persone

Articles avec #poesie

Conte de noël

24 Décembre 2010, 19:42pm

Publié par Persone

 

 

Légende

 

 

Des royaumes oubliés, une voix s’accroche encore au vent

soufflant l’histoire de l’enfant roi qui mourut en chantant,

tué par une nation de respectables affranchis

dont la force pourrissait sous un long manteau gris.

 

Un jour, qu’il était ivre mort,

un militaire l’arracha à son désert

et une nuit, bourré de remords,

il le vendit nu, dans une cage en verre.

 

Lorgné par d’autres mâles aux visages pâles,

quel était cet enfant au muscle poli

qui au régal de ces dames n’avait d’égal

que la force tranquille de l’œil et de l’esprit ?

 

Il était l’eau et le feu sommeillant

que l’on enferma dans une prison d’or et d’argent…

 

Caché du monde et du haut de son donjon,

l’enfant songeait aux paroles de son bourreau

« chante pour moi et ils t’entendront ! »

Ainsi le cœur pressé contre les barreaux

donna t-il le ton.

 

D’une voie si pure il chanta si longtemps

que du clerc jusqu’au moindre manant,

inondés par la grâce de son chant,

tous, sentirent le vent frémissant.

 

Pouvait-il guérir la terre de ses malades imaginaires,

pouvoir extraordinaire rendant bons les méchants ?

Chefs et savants s’en firent un ordinaire

et le paysan avait bien trop à faire au champ…

 

Ainsi l’enfant voulant briser leurs chaînes

à l’heure de succomber chantait aux quatre vents

un air qui au hasard du temps

viendra souffler sur vos peines.

 

 

Joyeux noël à tous!                          Persone.

 

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De l'absolutisme de la croissance économique...

8 Décembre 2010, 20:46pm

Publié par Persone

 

 

Des flammes de l’industrie à l’enfer du marché

 

 

 

Quand le troupeau, d’un nouveau doute, s’est enragé

et que la potiche et le marteau sont en colère,

faites de la femelle un maître objet

et du mâle un bel outil d’affaire !

Ainsi, le monde puisse-t-il s’écrouler,

elle sera l’essence même de la beauté,

Pierre aura des « puma » pour l’attraper

Paul, une belle « Harley » pour la promener

Et Jack, son avenir pour la garder.

 

Des pompes des logos et des styles qui vous ressemblent, des murs, des tapis et des bibelots qui vous subliment dans votre Moi et, au bout du compte…

Une armée de guignols qui se ressemblent tous !

Amen!

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De la rock attitude à la gangstattitude… l’espoir fané des héros du jour!

8 Octobre 2010, 22:06pm

Publié par Persone

 

 

 

Histoire de basse-cour
 

 

 

Un jour, que soufflait l’air d’une révolution,

un jeune taureau, d’« on ne sait où » échappé,

fut porté par le vent chez le plus grand des fermiers

pour y quérir la plus moderne des visions.

Mais qu’avaient donc fait ces bêtes de bas étage

pour mériter sans rébellion un tel sort,

toutes condamnées à l’humiliant voisinage,

avant le jour non su de leur mise à mort ?

Son arrivée ébranla un bien joli troupeau,

car lourdes et empotées du printemps jusqu’en hiver,

les vaches, n’en pouvant plus de se faire traire,

ne voulaient plus se laisser marcher sur les sabots.

Sur son charme de bovin n’ayant plus aucun doute,

l’animal, toute la sainte journée se pavanait

devant les unes à leur faire monter le lait,

et les autres, jalouses, n’en pissant plus une goutte.

Aussi, la charmante agitation de ces diablesses

piqua quelques jeunes veaux dans leur virilité,

tandis que notre héros contentait sa faiblesse,

convaincu que la libération naîtrait de ses prouesses.

Mais le fermier, fier enfant de la dernière pluie

ayant cure de se faire et défaire des ennuis,

avait appris dans science et communication

à faire rêver les porcs, les vaches et les moutons !

Content d’être content, les uns les autres suivirent

ce taureau si bien dupé qu’il cessa ses efforts,

reprenant leurs pas, pour le meilleur et pour le pire,

vers l’entonnoir flatteur du couloir de la mort.

Moralité de cette histoire de bêtes en chaleur

et de cul-terreux savant, dans l’art de faire du beurre :

Dressez quelques héros pour amuser le troupeau,

Il reprendra sa marche au simple son des pipeaux…

 

 

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La comédie humaine n'est plus qu'un divertissement pour les vaches...craignons le futur!

24 Mars 2010, 13:36pm

Publié par Persone

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Si j’étais Dieu, je crois que je nous maudirais

 

Le Diable, lui, nous bénit

 

Si j’étais le Christ, je crois que je me pendrais

 

Me clouer seul, quelle folie !

 

 

 

Si j’étais roi, je danserais la carmagnole

 

De voir sur mon trône un nouveau genre de guignol

 

Et vous toujours mendiant l’obole

 

A quelques gueux de bonne école.

 

 

 

Si j’étais empereur aux trois couleurs

 

Mes rêves me peindraient la terreur

 

Des jours où je tranchais cent cous l’heure…

 

 

 

Et si je vivais pour faire mon beurre

 

Je crierais « Yipiha ! Vive le progrès ! »

 

Car pour nous mater, plus besoin de fouet.

 

 

 

Enfin, si j’étais vous, ben… Je ne serais plus moi

 

Et je goberais leurs choux

 

A la mode de chez moi.

 

 

 

Heureusement, je ne suis rien de tout cela

 

Je ne suis ni aveugle, ni borgne, ni roi

 

J’ai fui vos dieux, vos écoles et vos dadas…

 

 

 

Je nous rendrais bien la vue

 

En nous talochant le cul

 

Puis j’éteindrais mon vieux clope

 

Dans les yeux de nos cyclopes !

 

 

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Les trois singes

7 Février 2010, 03:05am

Publié par Persone

The tree monkeys - Les trois singes

The tree monkeys - Les trois singes




Inachevé…

 

 

En voulant tout voir,

j’ai perdu la lumière,

mais c’est dans le noir

que j’ai vu l’univers…

 

Merci à l’obscurité de me délivrer de ce qui lacère mes rétines.

Merci au silence de m’avoir libéré de la clameur bovine.

Car il n’est de bien entendu menant ailleurs que dans la routine…

 

Je ne vois rien mais tout est là.

Je n’entends rien mais tout est dit.

Je n’espère rien car tout va, qui s’accomplit.

 

Je ne suis pas le maître philosophe,

ni le disciple des trois singes,

je ne suis qu’un homme sur son lit de mort,

et si je regrette une chose…

 

C’est d’avoir oublié de vivre.

 

 

L'évolution des choses...

L'évolution des choses...

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Mais qu'est-ce que Marilyn Monroe vient fout' la d'dans ?...

5 Février 2010, 00:25am

Publié par Persone



La mort de Marilyn est elle un fait divers



Notre amitié, c’est parler de tout autour d’une cigarette,

De tout bien sûr… Mais surtout pas de la cigarette !

Qu’elle se masturbe chiquement dans le thé vert

Ou qu’elle se branle plus franchement dans le café d’un bistrot,

L’amitié déborde foutrement mieux autour d’un bon vieux verre

Mais finit le plus souvent noyée dans les à-propos.

Notre amitié se cache derrière les apparences

La pauvre est plus fragile que notre démence.

L’amitié se déguise pour ne pas troubler nos ripailles.

Elle agrémente poliment les plaisirs de la table

Et rend nostalgique la petite crotte jetable

Qui le lendemain soulage nos entrailles.

Notre belle amitié est comme l’humanité toute entière,

Consommée, trompée, rassurée, suicidaire.

 

 

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Colors

28 Décembre 2009, 00:11am

Publié par Persone


Noir

 

 

N Comme la haine transpirée d’une main blanche,

humiliée de voir le rouge couler de la peau noire,

qui fit chanter le fouet dans son habit du dimanche,

suintant de ce poison qu’éponge encore notre mémoire.

 

O Comme l’eau qui ne coulera jamais assez

pour laver cette main que l’on doit coiffer d’un gant,

mais qui profitera d’un hiver pour la glacer,

par un de ces froids qui font du plus riche un mendiant.

 

AR Comme un art sauvage, volant de bouche à oreille

et qu’on a méprisé du haut de notre orgueil,

comme l’on passe à côté du pouvoir d’un enfant

en lui traçant le sens de la vie noir sur blanc.

 

NOIR, celui qui court comme une étoile filante,

mu par cette même force qui a pourri en nos palais.

NOIR, comme le cacao qui épouse le lait,

onctueuse couleur à la robe lisse et brillante.

NOIR l’ébène qui attendait la nuit,

pour refléter toutes les étoiles de l’infini.

NOIR, comme l’espace d’une idée noire qui nous enlace,

le temps d’un blues foudroyant…

qui sublime une saison blanche…

qui passe.

 

 

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Voyage au bout de la nuit

20 Décembre 2009, 23:47pm

Publié par Persone



Dans le petit bordel de la nuit parisienne,

me noyant dans un alcool de misère,

je suivais les lamentations de la seine

à travers son lit d’or et de lumière.

Je m’arrêtais sous un jeune arbre rabougri,

flanqué d’un banc sale et d’un vieillard sans abri,

la tour Eiffel se foutait de sa robe de minuit

et le clochard, pendant à son perchoir, me dit :

« Tiens, voilà la salope qui écarte ses cuisses ! »

… les couleurs de la nuit changèrent et je me souvins

d’une autre poupée que les Français connaissent bien,

un mirage que l’on baptisa Saigon la putain,

lorsque la belle ouvrit ses charmes aux Américains.

Je me souvins aussi des histoires de nos grand pères,

enfants dont le coeur fut brisé par l’industrie mère,

sacrifiés dans les mines pour un maigre butin,

pour nourrir leur Femme, leur Soif et quelques putains.

Dans l’orifice minier, chaque jour un peu plus loin,

comme dans l’antre d’une maudite catin

rachetant, pour la part du diable, notre destin.

Me syndiquant devant un dernier coup à boire,

je grinçais que l’on jette sur les femmes, sans débat,

le dévolu de nos propres vies de trottoir.

Mon compagnon de lune, lui, ne chômait pas.

Ses pensées, mues par l’alcool, étaient comme un rêve,

me faisant voyager avant que la bulle ne crève.

Les couleurs de la nuit à nouveau changèrent

et c’est dans tes bras mon amour, que l’aventure s’achève…



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Question pour les champions

4 Décembre 2009, 01:33am

Publié par Persone



Cluédo

 

Monsieur renard voulait tuer monsieur l’oiseau

mais les poulets arrivant trop tôt

une poubelle avala son couteau.

Le lendemain matin,

un jeune loup qui se faisait la vie dure

massacra de son pied le vide ordures

qui offrit au bitume son ventre impur.

Le couteau finit sous une bagnole,

celle du très pressé monsieur Guignol,

qui quitta sa place à la sonnerie d’une école.

Le petit Paul, qui par là gambadait,

ramassa le surin d’un air satisfait

mais une baffe maternelle lui fit lâcher l’objet.

Celui-ci glissa au milieu de la route,

monsieur l’oiseau passait par là, muni d’un casse croûte,

il reconnut l’arme sans aucun doute.

Histoire banale de la jungle urbaine,

le gourmand traversa les yeux et la bouche pleine,

sans remarquer un immense camion benne…

Qui nous l’écrabouilla sans la moindre haine.

 

Qui a tué monsieur l’oiseau ?

 

 

 

 

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Dessine moi un mouton…

29 Novembre 2009, 21:30pm

Publié par Persone

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J’ai dans ma cave une vieille bouteille de rêve et de raison,

 

une des rares dont le délectable mélange ne tourne pas au vinaigre !

 

Je lève mon verre à tous les enfants du monde, aux pirates et aux rêves de Peter Pan !

 

 

 

 

Des enfants qui galopent, libres et sauvages,

dans un piège de cristal fait à notre image.

Des moutards dont la rapidité nous fait peur,

face aux barbelés qu’ont bâti nos frayeurs.

Des petits hommes que l’on récompense comme des chiens

en alimentant l’industrie des cadeaux malsains.

Des polichinelles, forts comme des éponges,

que l’on assèche comme le calcaire qui nous ronge.

Des pisseux qui franchissent les barrières

des balais qu’on nous a flanqués dans le derrière.

Des girouettes dont les mouvements nous dépassent,

nous, qui aplatissons le temps et l’espace.

 

 

 

L’innocence des enfants ? Menacée ! La beauté des femmes ? Masquée ou salie ! La nourriture du sein maternelle ? … !

Et la folie des valseuses ? Elle suit obstinément son bonhomme de chemin !

 

Et pourtant…

 

Lorsque l’homme et la femme ne font plus qu’un, l’univers trouve son chemin du palais des glaces éternelles jusqu’à celui du brasier le plus ardent, il s’incarne alors dans un enfant et lui offre la terre, une de ses plus jolies créations.

 

Dans les ténèbres du vide, maculées de poussière d’argent, une étoile brille sur l’heure de notre rencontre…

 

Malheureusement, fasciné par le pouvoir ou avili par l’exploitation, l’Homme compte le temps et l’argent, il multiplie indécemment, il divise à son avantage, avec ou sans dénominateur commun, il devient une scie, un marteau, un scalpel, une calculatrice… il n’est plus qu’un produit productif spécialisé dans la fabrication, la vente ou dans l’achat.

Pauvres Peter…

Les adultes ont oublié ce qu’ils sont  pour apprendre à compter, à se diviser dans tous les sens du terme et à recouvrir la nature sous les décombres de leurs certitudes…

L’adulte croit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt !

Un propriétaire du monde doit être un de ces hommes qui repeignent le monde en gris, un de ces types qui sort de son chapeau un nouveau mirage qui envoûtent les autres, un gars 6.0 doté d’une pure programmation et d’un soft attractif, qui spécule sur les bénéfices et les pertes que le système accumule, en vendant des rêves de pacotille aux uns et des armes aux autres…

 

Dans les ténèbres du vide, maculées de poussière d’argent, une étoile brille sur l’heure de notre rencontre…

 

Malheureusement l’adulte mâle s’échine à posséder la beauté qu’il ne sait pas sublimer, et l’adulte femme se procure dans ce qu’on lui laisse, de vagues reflets d’un épanouissement dont nous avons tous perdu le parfum. Sans son vagin, ma mère serait un homme comme les autres, sans ses couilles, mon père serait une femme comme les autres… La société appelle cela des Hommes, cette société idéale qui permet d’ensevelir les déchets radioactifs de la guerre des sexes sous des tonnes de compensations. Et tout redeviendra poussière…

 

Et nos bouts de choux dans tout ça ?... Ils nous accusent déjà et la nature bouillonne dans leurs veines, prête à rétablir l’équilibre que nous avons rompu… des petits diables…des enfants hyperactifs… des enfants indigo selon le vocable New Age… des enfants perdus, qui attendent le retour de Peter Pan ! Un Peter qui n’a rien du chef ou du prophète fantasmé par les adultes.

 

Et vous, quel avenir leur réservez-vous encore à ces petits agités … les médicaments (avec ou sans psychanalyse)… les centres spécialisés… la télé et les sucreries... ?

Dessine moi un mouton…

En regardant l’état des couleurs, de la beauté, de la dignité humaine (…) ou simplement en allumant la télé, on peut comprendre qu’hyperactifs ou non, les enfants et les adolescents, soient de plus en plus incontrôlables !!!

Hommes, il serait temps d’admettre que notre bon vieux système patriarcal devient sénile et dangereux, comprenons enfin que nos femmes et nos enfants ne pourront se libérer vraiment que lorsque nous serons libérés de nous-mêmes... et des despotes qui nous font lécher leurs bottes.

Depuis 5000 ans d’Histoire autour des terres méditerranéennes, nous avons changé deux fois le système de pensée reliant le collectif à l’individu (Chute de l'empire et révolution du monothéisme, puis révolution industrielle, scientifique et laïque avec retour sanglant de la république), dans les deux cas, le collectif est planifié comme une fourmilière bâtisseuse dont les constructions, l’art et les objets reflètent la vanité et la frustration. Quel exemple choisir pour la mondialisation ? Mais ne voyons pas tout à travers le prisme du pessimisme –Diront certains… Il ne s’agit là que d’une fatalité naturelle de l'évolution « grandeur et décadence avec dommages collatéraux imprévisibles » assumons et surfons donc sur la vague de la sérendipité ! Et si cette fatalité naturelle et apparemment perpétuelle à laquelle nous nous soumettons n’était au fond qu’un stade encore primitif de notre évolution, dans lequel nous nous complaisons ? J’insiste encore sur le fait que nos fourmilières sont dirigées par des élites essentiellement masculines (même lorsqu'il s'agit de femmes), élites emportées par leurs idéologies et avide de pouvoir, bien que prisonnière de leur passé et de leurs mensonges.

La monarchie, l’oligarchie, la démocratie ??? Dans la grande cité des arts des sciences et des industries, le divan du rendez-vous avec soi-même s’impose à chacun ! A nous de découvrir que le loup est dans la bergerie et que le problème n’est pas l’outil, mais la façon dont les hommes et les femmes l’utilise.

L'Orient et l’Occident auraient pu s’épouser, tout comme l’Europe et l’Asie ou les Cow-boys et les Indiens (…), Dieu, Allah et l’esprit de Bouddha auraient pu s’entendre… mais au lieu de tout cela, et bien en dessous de nos intimes convictions religieuses ou animales, nous sommes restés des moutons formatés qui se transforment en loups ou en renards à chacune des crises provoquées par les bergers qui nous manipulent.

 

Le devoir de sacrifice de l’individu pour sa communauté n’est valable que si cette communauté respecte l’individu, l’environnement et les équilibres qui leur permettent de s’épanouir. Pour nos enfants, redonnons aux adultes que nous sommes, donc à l’individu, la volonté de se sauver lui-même afin de revoir plus décemment les règles du collectif !!!

 

J’ai dans ma cave une vieille bouteille de rêve et de raison, une des rares dont le délectable mélange ne tourne pas au vinaigre ! Je lève mon verre à tous les enfants du monde !

Dessine moi un mouton…

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